Re: REVUE DE PRESSE - ARTICLES INTERESSANTS - 2
Auteur:
Henri (IP enregistrée)
Date: 30 November 2009, 04:14
Le boucher de Ma’aloth « modérisé » toujours en cavale
[Dimanche 22/11/2009 23:08]
En principe, un criminel, et surtout de ceux qui tuent des innocents par haine ou en raison de tout autre déséquilibre mental, est emprisonné à vie ; s’il ne l’est pas, un mandat de recherche est délivré ; s’il peut se trouver dans un autre pays, Interpol s’en mêle; s’il s’enfuit, on le traque et on aggrave sa peine ou ses conditions de détention. On ne se dit certainement pas que, puisqu’il a déjà été en prison, alors peu importe qu’il se soit enfui.
La presse française vient de titrer, pendant près de trois mois, qu’un certain Treiber était toujours en cavale, et elle ne n’a été rassurée et/ou rassurante qu’après sa capture. Cet individu s’était en effet enfuit de prison où l’avait conduit le meurtre de deux femmes à la chloropicrine. En novembre 04, il avait été arrêté alors qu’il n’était que soupçonné de ce crime. Comme il n’a cessé de défendre son innocence, d’autres pistes ont été suivies par les enquêteurs qui ont fini par douter, bien que de fortes présomptions frisant l’évidence pèsent sur lui, après la découverte des corps dans sa propriété et l’utilisation par lui de la carte de retrait de l’une des deux victimes. Evadé depuis le 8 septembre 09 dans un carton d’un atelier alors que son procès était toujours prévu pour avril 2010, il vient seulement d’être repris, le 21 novembre.
Cet exemple n’est cité qu’à titre d’illustration, et il devrait en principe montrer qu’on peut continuer à dormir sur ses deux oreilles. La justice veille. Donc, a fortiori, on peut supposer que si un criminel commanditait un méga-crime, dix fois plus dévastateur que le meurtre précité, et qu’il planifiait le massacre des élèves d’une école en recrutant des tueurs, les entraînant et leur remettant des armes et des explosifs, les autorités ne s’accorderaient aucun répit avant de l’avoir incarcéré et placé sous haute surveillance. Et surtout, la pensée qu’un tel monstre sanguinaire non seulement ne soit pas inquiété, que les médias n’ameutent pas les populations, mais qu’il reçoive les honneurs de toute la politique mondiale, y compris de la classe du pays où le massacre serait commis, ne nous effleurerait certainement pas. Qu’il soit honoré comme un chef d’Etat mais qui, ne l’étant pas, voie converger vers ses poches des sommes fabuleuses ? Impossible, cette supposition est grotesque, révoltante… et pourtant, la réalité dépasse cette élucubration apparente, car c’est le cas du boucher de Ma’aloth.
Ma’aloth, vous vous rappelez? L’affaire aurait-elle été ignorée ou étouffée pour que personne ne s’en souvienne? Le 15 mai 1974, des terroristes armés du Front démocratique pour la libération de la Palestine, l’une des branches de l’Olp, s’étant infiltrés en Israël depuis le Liban, ont fait irruption dans l’appartement d’une jeune famille à Ma’aloth, assassinant le père, la mère et leur enfant de quatre ans. Poursuivant leur course meurtrière, ils ont ensuite pris en otage, dans l’école Nétiv Meir de la ville, cent cinq adolescents et dix enseignants de la ville de Safed, de passage dans la région pour une excursion et des activités éducatives. Ils ont froidement assassiné vingt-deux enfants et trois adultes. Sans leur élimination par la Sayereth Matcal, commando de Tsahal, ils auraient anéanti l’ensemble des Juifs qu’ils séquestraient. Soixante-huit personnes ont été blessées.
Le responsable de ce carnage n’est autre que le « modéré » Mahmoud Abbas, soutenu aujourd’hui hypocritement par le monde libre qui fait des pieds et des mains pour le maintenir « au pouvoir » dans cette autonomie attribuée à son criminel prédécesseur par la corruption et l’iniquité. Un ministre des Affaires étrangères européen se couche à ses pieds pour lui supplier de rester quand il recourt à la ruse orientale bien connue du « retenez-moi sinon… » et ses nerfs le lâchent à l’idée que les yeux d’Israël se dessillent enfin et qu’il refuse une bonne foi pour toutes de « traiter » avec des criminels dont la traduction en justice pourrait changer la face du monde avant qu’il ne la perde. Où sont les mandats d’arrêts et les poursuites lancées contre le boucher de Ma’aloth?
Le seul politicien, ou l’un des rares peut-être, à refuser la supercherie de la fanfaronnade et de la fausse modération, reste le maire de Safed, Ychaï Maïmon, rescapé du massacre de Ma’aloth, alors qu’il était élève en classe de première. L’excursion extrascolaire qui a tourné au cauchemar il y a 35 ans restera définitivement gravée dans sa mémoire. Quand la terrifiante nouvelle annonçant qu’un groupe de terroristes armés écumait la région, il a été décidé qu’ils dormiraient à l’intérieur de l’école. « Il n’est venu à l’idée de personne qu’ils s’en prendraient à une école et qu’ils abattraient froidement vingt-deux élèves », a rapporté en 05 le maire de Safed. Les coups de feu et les cris déchirants de ses camarades résonnent encore dans sa mémoire.
Quand le boucher de Ma’aloth en 2005, a voulu se rendre à Safed, Ychaï a protesté contre cette injustice et déclaré qu’il lui faudrait d’abord lui passer sur le corps. « Le sang de mes amis hurle depuis la terre ». Dix ans plus tôt, déjà, le meurtrier avait tenté d’y entrer, mais il s’était heurté à une manifestation de protestation des habitants.
Heureusement, il reste cinquante justes pour sauver la ville. Mais que dire du monde politique qui a perdu la tête et s’affole ? Les « analystes » sont aux aboies et prévoient comme apocalyptique et catastrophique le retrait que fait miroiter le boucher de Ma’aloth, ce « modéré » – ce que les règles du jeu du « retenez-moi » ne permettrait pas, bien entendu - cela pourrait bien signifier la fin de ce que l’on s’évertue à nommer « l’autorité palestinienne ». Mais quand bien même il ne partirait pas, est-ce définitif? Jusqu’à quel âge va-t-il encore persister, même en ayant la peau dure?
Au contraire, une telle prévision ne pourrait que mettre les dirigeants d’Israël au pied du mur et les forcer à prendre le taureau par les cornes et à affronter leurs responsabilités, à reconnaître sans effroi le but de leur retour et de leur réinstallation sur leur terre de toujours, à ne pas faire dépendre leur sécurité de facteurs étrangers, ce qui, l’histoire l’a démontré, n’a jamais fonctionné, pas plus qu’essayer de faire comprendre aux nations que nous ne sommes pas les agresseurs, comme la double fuite du Sud-Liban et de Gaza qui n’ont fait qu’intensifier la haine anti sioniste et sémite l’a une fois de plus démontré.
Le mensonge et les courbettes ne peuvent résoudre les problèmes, mais au contraire les aggraver en essayant de les camoufler, ce qui revient à la tactique de l’autruche. Nous n’avons pas attendu près de 1942 ans avant de rentrer chez nous pour abandonner le cœur de notre patrie biblique à de vulgaires criminels. C’est au prix de cette compréhension et de cette reconnaissance de la justice qui ne doit pas se contenter de poursuivre les « petits » assassins u et iniquement que tout pourra aller enfin non seulement un peu mieux mais réellement bien. Et, de la même façon qu’on ne peut parvenir à anesthésier le sens critique des Juifs en essayant de leur faire avaler du cochon cacher, qu’on cesse de les forcer à avaler du bourreau d’enfants modéré, ça n’existe pas.
par Yéochoua Sultan, invité par la rédaction