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 LIVRES  SUR LE CINEMA


   Patrick Dewaere : La frayeur de vivre de Jean Marc Loubier  MICHEL LAFFON  Octobre 2002

 

 

                                L’artiste est connu , sa renommée date de 1973 avec un film détonnant de Bernard Blier

« Les Valseuses » et sa notoriété durera jusqu’à sa mort dramatique en 1982 après un parcours de vingt films. Mais  sa carrière avait débuté bien longtemps avant avec 11 films, 2 courts métrages, près de 40 téléfilms et 25 pièces de théâtre comme troisième couteau. Ce récapitulatif exhaustif montre la vie d’un enfant tiraillé entre sa vie privée et professionnelle, un être fragile cachant ses blessures que la notoriété a refermées sans les résoudre. L’enfant devenu star n’a à nouveau pas le choix de sa destinée , ni de ses rôles .

Fragilisé , ce colosse aux pieds d’argile vivra une injustice  qui le déstabilisera et dans un ultime choix attentera à sa vie .

                            Le livre retrace le parcours d’un être bouleversant ,peut être notre James Dean français avec les mêmes failles, les mêmes déchirures affectives et le même aura,  exploité, mis à l’écart parfois , détruit de vouloir ne pas assumer son être, son entourage et les contradictions de la vie.

 

Le cinéma par ceux qui l’ont fait  CHRISTIAN GILLES  l’Harmattan 2002

  

           Tome III : Le cinéma de l’occupation

 

 

                       Ce troisième opus met en texte une période dite trouble - et pourtant bien claire- où le cinéma était devenu la deuxième occupation après celle des allemands (1)L’auteur reprend son approche interviewe

Claude Autant Lara  qui ici reprend sa diatribe antisémite , qualifiant la présence des juifs avant leur interdiction totale de s’occuper de cinéma (2) d’influence néfaste , s’octroyant des jugements de valeur et des attitudes courageuses contre eux. Décidément « Claude attend l’arabe » comme l’a appelé le Canard Enchaîné n’est plus l’esprit virulent qui nous avait séduit et reste un personnage aigris que parfois d’autres intervenants du livre évitent de l’évoquer. Ces derniers (3)d’ailleurs parlent plus d’histoires sur leurs films que de films ayant de grandes   histoires , de l’atmosphère du cinéma  plutôt  que de celle de la France dans une époque  peu désirable. Des réponses a l’interviewer qui rend bien compte de l’esprit de cette p ériode

 

(1)     220 films furent produits en France de l’armistice à l’occupation

(2)     4 lois datant du 17 novembre 41

(3)     Marcel Carné, André Cayatte, Christian Jaque Jean Delannoy, Georges Lacombe pour les réalisateurs

Alain Cuny ,Renée Faure, Jany Holt, René Faure, Odette Joyeux, Madeleine Sologne pour les acteurs

 

 

Tome IV :Le cinéma d’après guerre : 1945/1950

 

 

              Nous nous demandons dans la partie suivante si le cinéma français allait se relever de la qualité précédente malgré le contrôle allemand (1) si les films d’après guerre allaient raconter l’Histoire , si le retour des exilés français et le règlement de compte du 7 ième art allaient calmer les esprits. Peu de réponses à ces questions , les entretiens tournent autour de petits faits sans corrélation et pas toujours avec intérêt. Seule pointe un esprit contradictoire  parmi les témoins (2): celui de Edwige Feuillère : « J’aime ce courant où des vents d’Est nous sont arrivés des russes blancs, des hongrois, des juifs allemands qui fuyaient le nazisme .une véritable tour de Babel , impressionnante dans sa diversité , s’était ainsi formée .Chacun apportait son expérience professionnelle son vécu et les écouter me passionnait » Il est frustrant d’avoir de telles personnalités et de pas avoir aborder l’état d’esprit du début de la décennie 40.

 

 

(1)     contrôle qui exerça contrairement à notre culture peu d’interdits ,peu de censure.

(2)     Yves Allégret, Denise Grey, Viviane Romance, Simone Valère, Noël Noël, Ginette leclerc, Maria Casares entre autres

 

           Tome V : La qualité Française 1951-1957

 

 

             Cette période surévaluée et injuste pour les autres nous interpellent moins malgré la réalisation d’œuvres fortes et pertinentes (« Le salaire de la peur » « Lola Montès » «  Madame de » ) et de cinéastes passionnants (Clément, Clair, Autant Lara, Becker, Ophuls , Cayatte et Guitry) et de parcours impressionnants tel l’opérateur Henri Alekan , et les actrices Danielle Darrieux et Micheline Presle (1)

Une place est faite aux chanteurs acteurs  parmi les personnes approchées (2)

 

 

(1)     Henri alekan  qui officia avec Joseph Losey, Térence Yoiung et Amos Gitaï.Les deux actrices ont respectivement 60 et 70 ans de carrière et Danielle Darrieux tourne encore (« 8 femmes » en 2002)

(2)     Daniel Gélin, Danielle Darrieux, Jean Marais, Micheline Presle , Mouloudji, François Périer, Serge Reggiani, Michel Auclair, René Clément , Georges Guétary,

 

 

 

             En 5 tomes et près de 120 interviews l’auteur tente de faire revivre une conception du cinéma français, ce qui rend sa présentation  aussi nostalgique que l’évocation des décennies 30à 50 par les intervenants. De ce panel assez représentatif auquel on peut reprocher quelques oublis et une volonté de ne point trop politiser le débat ; il en résulte parfois une certaine amertume et un grand amour du métier. Un très bon produit pour cinéphiles, historiens et curieux de tout bord.

 

 

 

 

                             CHAPLIN   De David Robinson  RAMSAY  Octobre  2002

 

 

                   La vie et l’art (1)du plus grand amuseur public est évoqué ici. Le mot d’amuseur n’est guère péjoratif pour ce génie qui fut l’homme orchestre de tous ses films étant à la fois Acteur, auteur, scénariste, musicien , cinéaste et producteur. L’homme fut parfois bien plus que cela , il avait dépassé sa représentativité pour parler dans des colloques ou autres réunions de tout sujet politique et aborder des thèmes comme l’entente des peuples, la guerre, l’entente entre les peuples, les démocraties agonisantes, la paix et la défense des minorités. David Robinson pour mieux cerner le personnage trop illustre pour être réellement connu, a accès à ses archives privées et nous relate la  naissance du mythe, son enfance dans l’Angleterre victorienne, ses démêlés avec un Hollywood puritain , sectaire et parfois raciste(2). Il montre aussi l’esthète , le perfectionniste maladif de Chaplin, éternel insatisfait, qui recommençait mille fois ses scènes et qui mit 2 à 4 ans pour chacun de ses chefs d’œuvre qu’il réalisait tous les 6 ou sept ans et parfois plus (3). Lui qui exploita le thème de la survie dans ses films eut la même préoccupation dans sa vie privée nous rappelle l’auteur au travers les témoignages inédits de ses proches et par ce chemin réhabilite l’autobiographie de Chaplin jugée trop exhaustive pour être crédible. Un livre essentiel pour mieux un des plus grands génies créatifs de l’histoire du cinéma.

 

 

                      

(1)     pour reprendre le titre original du livre « Chaplin his life and art »

(2)     Ses ennuis  avec la morale pour une paternité non revendiquée et pour cause, le vécu du maccarthysme, le cauchemar du maccarthysme la fuite des Etats Unis pour incompatibilité d’humeur , son reproche d’être marié avec une juive l’actrice Paulette Godard (paulette Lévy de son vrai nom) ou d’être lui même juif. Qu’importe la réponse il le fut quelque part dans sa vie et le temps d’un film « Le dictateur »

(3)     Les lumières de la ville 1931

Les temps modernes   1936

Le dictateur     1940

M. Verdoux   1946

Les feux de la rampe  1951

Un roi à New York   1957

La comtesse de Hong Kong   1967

 

ABBAS  KIAROSTAMI   FOIS 3

 

 

                     Cinéaste iranien reconnu  et célébré (1) Abbas Kirostami reste pourtant méconnu comme artiste , lui qui est peintre photographe , graphiste, réalisateur de publicités et de films pédagogiques, scénaristes pour d’autres réalisateurs  (2) avant d’être l’auteur de près de 10 longs métrages dont  « Le  goût de la cerise » palme d’or à Cannes en  1997. Il est cette année avec un autre film « Le vent nous emportera » au programme de l’option cinéma au baccalauréat (3). Lui le grand évocateur du temps passé, de la mort, de la vie est dans cette approche raconté au travers de textes, d’entretiens et d’une filmographie complète (3). Ce grand admirateur de Fellini reste un des cinéastes les plus passionnants de notre époque et son dernier film déjà présenté précédemment le confirme (5)

  

 

 

(1)     Festival de Montpellier dès le 25 octobre 2002 Grands prix à Venise, à Cannes

(2)     Plus de 10 films comme scénariste

(3)     Film présenté au festival précité , le synopsis vient de paraître dans la collection « Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma » N° 74  Septembre 2002 

(4)     Rencontre avec le grand cinéaste Akira Kurosawa, entretien avec l’auteur

(5)     « Ten » Dont le scénario est publié dans la même collection N° 73  septembre 2002

 

 

 

 

 

                           HISTOIRE   DE   MA    VIE par Charles Chaplin 2002  Robert Laffont

 

 

 

                        Cette année restera celle de Chaplin sur le plan cinématographique. Avec la réédition de ce livre autobiographique, nous apprenons plus sur l’homme que sur le génie créatif. Cet homme né de famille pauvre à Londres dut se battre dès son plus jeune âge dans l’Angleterre élisabéthaine, contre la pauvreté , contre  un Hollywood trop directif pour l’indépendant qu’il voulait être , contre  une Amérique hostile pour l’esprit libre qui se proclamait et l’homme politique qu’il revendiquait. Celui qui occupa avec son personnage universel Charlot les écrans durant 25 ans pour l’abandonner après le Dictateur, fréquenta les têtes les plus illustres du vingtième cercle :Picasso,  Enrico Caruso, Georges Bernard Shaw, Churchill, Ghandhi, Einstein Rachmanikov, Stravinsky  et des politiques : Lord Mounbatten, Roosevelt, Neru, Chou En Laï ainsi que « La Mecque du cinéma »(1)  pour donner corps à son œuvre.  Eternel coureur , fidèle en amitié(il garda comme employée  durant tout vie une actrice du temps du muet qui pourtant ne tournait plus avec elle, ne rompant pas ainsi le rare lien qu’il lui rappelait ses années difficiles) et en amour  il eut plusieurs fois les ligues moralistes américaines sur le dos et dut répondre d’accusations de paternité non reconnu. Chaplin  gardera grief contre cette Amérique pudibonde qu’il quittera  , refusant toujours de se faire naturaliser, le génie ne supportant plus la trop grande ingérence de son pays d’accueil dans sa vie privée (soupçonné d’être communiste, reproche de s’immiscer trop dans la vie politique américaine – la réalisation du dictateur ne lui fut pas pardonné en 1940 )

 

 

 (1)     surnom donné à Hollywood

 

ROGER CHEMOUNI


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