
Né à TUNIS en 1917.
École des Beaux-Arts de TUNIS.
Élève de Armand Vergeaud qui fût le condisciple de Matisse et de Rouault à l’atelier Gustave Moreau.
Bourse de voyage du Gouvernement Tunisien en 1947.
Fréquenta à PARIS l’atelier de Fernand Léger.
Prix Arte 1954.
Membre du Jury du Salon Tunisien.
Animateur du Salon du la Jeune Peinture à TUNIS 1952 à 1956.
A participé à divers salons et expositions de groupes :
Salon Tunisien,
Salon de l’Afrique du Nord,
Salon de la Jeune Peinture,
Biennale de Menton,
Salon d’Automne,
Salon des Indépendants,
Expositions particulières à TUNIS, RABAT, BEYROUTH, PARIS (galerie Saint-Placide)
Décorations au titre du 1% :
Hôtel des Postes, à SOUSSE ,
Collège de SOUSSE (TUNISIE).
Oeuvres dans les collections particulières à TUNIS, RABAT BEYROUTH, CASABLANCA, ALGER PARIS, GENÈVE, LOS-ANGELES.
Oeuvres acquises par le Gouvernement Tunisien.
Mort à Versailles, en 1994.
Texte écrit à loccasion dune exposition à Paris
– De quelle alchimie intime est issue son unité, son autonomie ?
– Et quelle est cette puissance en mouvement, ce pressentiment obscur et préexistant qui stimule l’acte, lui donne son sens et sa direction ?
– Quelle est cette intuition qui choisit les moyens techniques, qui définit la réalité visible des formes et des couleurs par lesquelles l’uvre prend corps et trouve son entité ?
– L’acte de peindre est une liberté fondée sur la volonté de couler dans l’uvre son état de sensibilité et de tenter du contraindre le spectateur à passer par cet état.
– Apprendre à définir son mythe intérieur, à rechercher le mode d’expression le plus apte, à lextérioriser dans son caractère et sa plénitude.
– Je crois à la forme et au signe. Formes méditées, formes signifiantes, formes organisées soumises à un rythme, formes dont la structure et les rapports organisent un langage.
– Que la forme soit équivoque.
– Que d’elle naisse l’inquiétude par tous ses équivalents possibles de la réalité, sans qu’il y ait une référence exacte au réel.
– Que la forme soit un signe au contenu explosif, par tous ses possibles.
– Un signe vivant, c’est-à-dire qu’il n’est point à jamais fixé comme un symbole, mais capable de mutation, d’évolution, de transformation.
– Un signe soumis à la sensibilité et aux impératifs du mythe intérieur.
– Dire, c’est pour moi, organiser des signes. Tension des formes qui saffrontent et se répondent. Rythmes, couleurs, lumière et ombre, que de tout cela naisse un état psychologique.
– Que l’uvre soit un poème plastique dont les rapports inouïs suscitent le rêve.
– Que la forme soit dense et pleine et véhémente et que sa cruauté soit à l’image de la férocité des temps actuels et que l’inquiétude quelle révèle soit le reflet de l’instabilité du présent.
V. JOURNO.

Autoportrait du peintre
