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L'ENFANCE QUE JE N'AI PAS EU (SUITE)
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Depart de Mateur vers la mi-Fevrier pour Tunis en 1935, je n'avais pas encore
12 ans, des jours et des jours de préparation surtout pour les affaires personnelles, les
livres, les cahiers, des jouets? je n'en ai jamais eu, mais des outils et surtout ma
carabine dans sa gaine originale ( Un cadeau du fils du commissaire de police)elle faisait
partie des objets confisqués par la police ou d'affaires non résolues..
Le départ a été pour Mardi, le train devait quitter Mateur vers 10 heures du matin, le
trajet de 60 km devait durer un peu plus de 3 heures, avec des arrets de pres de 20
minutes presque toutes les demi heures, pour permettre aux voyageurs de débarquer avec
leurs bagages et aux partants d'embarquer, il y avait naturellement les premiéres, qui
étaient presque vides et les secondes ou on
étaient entassés, les uns sur les autres sur des banquettes d'un coté a l'autre, avec
des paniers énormes dans les porte-bagages, voisinant avec des poulets attachés par 3 ou
4 et des fois plus. et souvant ils faisaient sur nos tetes, les chevres, les moutons et
les chiens etaient aussi parmi les passagers, voyage gratuit mais pas de places assises,
meme les enfants devaient etre sur les genoux de leurs parents, les animaux de plus grande
taille, comme veaux, vaches ou cochons devaient prendre place dans le fourgon de bagages,
avec les caisses et les grand bagages impossible a embarquer avec les voyageurs, les
mouches et les petites bestioles voyagaient gratuitement, a la gare il y avait des
fourgons plus luxueux pour les grandes lignes, comme Tunis-Gabes ou Tunis-Algérie, il n'y
avait pas de wagons bars ou restaurant sur les petites lignes, et de toutes façons ce
n'était pas Kasher, l'ambiance non plus, mais ce n'était pas les marchands qui
manquaient, boissons, beignets et toutes sortes de patisserie tunisienne (MAKROUDS,
ZLABIAS, MKHARAKS, GHREIBAS) et des pains tabounas (JRADAK), enfin l'heure de départ 10
heures du matin, long sifflet du controlleur, le train démarre,la fumée et la vapeur
entraient meme dans les fourgons, sur tout le trajet, ou heureusement il n'y avait qu'un
seul tunnel sans aucune évacuation, avec les fenetres ouvertes cela suffisait a faire
changer les chemises de couleur, avec les fenetres fermées on suffoquait, en été ou
meme en hiver, enfin premier arret, DJEDEIDA, 20 minutes d'arret, les gens étaient tres
nerveux, en 20 minutes. il fallait débarquer et laisser les autres embarquer avec leurs
couffins énormes, leur poulets et le reste, ce n'était pas facile ceux qui montaient
empechaient ceux qui voulaient descendre, le vocabulaire utilisé ne faisait partie
d'aucun dictionnaire, Francais ou Arabe, les marchands sur les quais étaient aussi
nombreux que les voyageurs, et certains voyageurs des jeunes en principe attendaient que
le train prenne de la vitesse pour me pas payer et le plus souvent ils ne payaient pas et
les marchands faisaient la meme chose pour ne pas rendre la monnaie, ils attendaient aussi
le démarrage et ainsi de suite a chaque arret, jusqu'a l'arrivée a Tunis meme que
c'était en Fevrier, il faisait chaud et humide, les sous vetements étaient collés a la
peau, nous étions en tout 8 dont 6 enfants, mon petit frére Lilo aujourd'hui agé de 67
n'avait pas encore 2 ans et heureusement il tétait encore, autrement le voyage aurait
été impossible, en plus il avait mal au menton, il avait encore 4 points, suite a une
chute dans les escaliers quelques jours avant, a mon avis il avait une infection et
c'était la raison pour laquelle il pleurait meme en tétant, enfin on arrive a la gare de
Tunis, tout le monde était devant la porte voulant descendre les premiers, avec leurs
poulets et bagages devant, pendant quelques minutes qui m'ont semblé des heures, personne
n'arrivait a sortir, on était resté les derniers, sauf mon frere Hanania-André qui lui
est sorti par la fenetre, il avait 18 ans, coiffé de so chapeau feutre (un BORSALINO)de
sa Bar Mitsva et pas de patience, enfin notre tour, direction la sortie , une seule sortie
de controle, en meme temps le train d'Hamam Lif était la aussi, un monde fou, et
heureusement pour nous, mon pere portant le Fez qu'il n'a jamais enlevé s'est vu ouvrir
en vitese la porte de secours réservée auxpersonnes de la haute classe et a la famille
Beylicale, dont mon pere faisait partie par l'apparence et dire qu'on disait "l'habit
ne fait pas le moine" dans notre cas c'etait faux, l'habit fait le moine, surtout
apres la sortie, pas de taxis mais des fiacres a 4 ou 5 places. il y en avait une douzaine
pour plus de 500 voyageurs, une fois dehors, la police nous a fait avancer 2 fiacres en
priorité croyant qu'ils avaient a faire a un Bey, ma mere connaissait la musique, du coup
sa figure était voilée son grand foulard était la pour ca et nous voila partis vers
notre nouvelle demeure au 5 Rue des Négresses, cette fameuse rue avec un tunnel ( SABAT
EI OUSFAN) séparait la hara de Souk el Grana, le premier souk commencant dans la medina,
depuis la place Bab Cathagene, 2 flics en vélo nous ont ouvert la route et dégagé les
marchands ambulants avec leurs charettes. l'un des marchands a meme fait la
réflexion" c'est un bey que je vois pour la 1ere fois"ils n'ont rien demandé a
mon pere et mon pere s'est laissé faire comme un prince Beylical, ont était obligé de
passer par Sidi Bou Hadid, ou un pieton arrivait difficilement a marcher vu les marchands
ambulands vendant de tout sauf cravates et ceintures. exclusivité des vendeurs Chinois
qui occupaient les environs de la Place Lavigerie (Porte de France) finalement la rue des
Negresses, rue spéciale ou on trouvait les laveuses de linge, elles étaient toutes
assises, les jambes croisées, tout le long des murs, attendant les clientes qui devaient
les emmener pour laver leur linge.
Simon Barouk
A SUIVRE
"ON S"EST FAIT AVOIR"SERA LE TITRE DU PROCHAIN EPISODE
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