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Hommage aux "Enfants d'Oslo"

Envoyé par lapid 
Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 02:50
« Les enfants d’Oslo » - Par Shimshon SARFATI -

La catastrophe aérienne qui coûta la vie aux « enfants d’Oslo » en novembre 1949 et l’unique rescapé.

Au mois de mars 1945, une organisation norvégienne, la « Europa Hilfen », en collaboration avec la Croix-Rouge norvégienne, proposa à Monsieur Perets Léchem, directeur de l’Alyah des jeunes, l’ « Alyat Hanoar » de faire guérir des enfants sur lesquels pesait la menace de la tuberculose. On mit à leur disposition un camp dans l’une des plus belles régions de la Norvège. On offrait une couverture totale des frais de vol et de séjour des enfants. Cette proposition ouvrit dès lors, l’Afrique du Nord à l’Alyah des enfants.

En Tunisie, agissait une section de l’Alyat Hanoar, sous la direction de Lydie Gozlan. Cette même année, 1949 ; les négociations entre l’organisation norvégienne, le « Joint » et la section de l’Alyat Hanoar aboutirent enfin, et il fut conclu que les enfants seraient transférés au sanatorium en Norvège pour y passer leur convalescence avant de partir en Israël. L’intention était de protéger de la maladie des enfants affaiblis qui auraient pu en être victimes. En collaboration avec le dispensaire de l’ «O.S.E. » on fit subir des examens aux candidats à l’Alyat, y compris aux enfants.

A la tête de l’organisation médicale se tenaient le Dr Léon Moati et l’infirmières Suzette Cohen-Coudar. Lydie Gozlan, représentante de l’Alyah des Jeunes en Tunisie assistée de Perets Léchem, se chargèrent de convaincre les parents de leur confier les enfants en âge d’immigrer. On espérait ainsi que les parents suivraient les enfants, ainsi que les autres membres de la famille. C’était une tâche difficile que de convaincre les parents, surtout qu’ils s’agissait d’enfants habitués à la vie de famille, âgés de 7 à 11 ans, et qui étaient très liés à leurs parents. Soudain, ils allaient se retrouver sans leur papa, sans leur maman et dans un pays froid et lointain. On garantit aux familles des candidats pour l’Alyat que leur serait accordée la priorité pour réaliser leur rêve.

Parmi les famille qui acceptèrent d’envoyer leurs enfants se trouvait la famille Allal qui confia à l’Alyat des jeunes, ses quatre enfants dont son fils aîné Isaac, âgé de 11 ans. Cette famille avait par ailleurs perdu tous ses biens avec la destruction de leur maison lors d’un bombardement allemand en 1943. Soixante petits enfants juifs faisaient la queue pour monter dans l’avion. Ils attendaient avec impatience leur départ pour l’étranger. C’était la première fois qu’ils quittaient leur maison.

Les enfants étaient accompagnés de l’infirmière Suzette Cohen-Coudar de Tunis, et de Lusa Schwarts-Jansen d’Oslo, une jeune norvégienne qui travaillait au camp de vacances, et Myriam Zayonts d’Israël , employée de l’Agence Juive.

Deux avions « Dakota » d’une société hollandaise de charters avaient été affrétés. Les deux avions décollèrent de Tunis, à intervalle de 10 minutes à cinq heures du matin en ce 20 novembre 1949. Le second tournait en l’air dans le ciel aux alentours de la capitale, lorsque le pilote tenta de se frayer un passage à travers un épais brouillard, pour atteindre la piste d’atterrissage. En cours de vol, il s’avéra que l’équipe hollandaise ne connaissait pas suffisamment les aéroports norvégiens. Il s’avéra également que sur la carte dont le pilote disposait, était indiquée la présence d’une colline haute de 164 mètres, alors que dans la réalité, il s’agissait de 343 mètres de hauteur.
Le brouillard était des plus denses. L’équipe de pilotage envoya des signaux de détresse à la tour de contrôle, mais cette dernière ne les capte pas correctement.

L‘avion perdit tout à coup de l’altitude et percuta la colline de plein fouet. En raison du choc, l’avion se retourna et la plupart des passagers en furent éjectés, le nez de l’avion prenant alors feu.

Lorsque l’on apprit la disparition du deuxième avion, des milliers de personnes sortirent par une pluie battante pour commencer les recherches dans les régions marécageuses. En ce mois de novembre en Norvège, la garde civile, la police et la Croix-Rouge mobilisèrent toutes leurs forces. L’armée royale de l’air norvégienne envoya force avions et les bateaux des gardes-côtes ratissèrent l’eau. Même le roi Hacon en personne demanda à être tenu au courant de l’évolution des recherches heure après heure.

La Tunisie reçut avec un émoi considérable l’annonce de la disparition de l’avion.

La mère d’Isaac Allal tenta de mettre fin à ses jours, des gens étant venus annoncer à Joseph Toubiana, âgé de 19 ans, et frère des passagers, Jacqueline, William et Michaël que l’on ignorait où se trouvait l’avion, il eut une crise cardiaque et mourut sur le champ. Entre-temps, en Norvège, les recherches se poursuivaient dans de dures conditions climatiques dans l’espoir de découvrir l’endroit où s’était abîmé l’avion. Les médecins des équipes de secours estimèrent que même s’il y avait eu des survivants au moment du crash de l’avion, leurs chances de survie étaient pratiquement nulles en raison de l’intense vague de froid qui régnait dans cette région. Au bout de 42 heures de recherches, c’est un spectacle particulièrement dur qui se révéla aux yeux des premiers secours. Il y avait là des corps d’enfants carbonisés à côté de corps déchiquetés, au bout de plusieurs heures, on dénombrait 34 cadavres, 27 d’entre eux étant des enfants. On découvrit les corps des quatre membres de l’équipage, et ceux des trois infirmières qui s’étaient jointes aux enfants.

Soudain, en plein milieu du décompte des cadavres, on entendit un gémissement ! A côté des débris de la queue de l’appareil, apparut devant l’équipe de secours, un enfant blessé de 11 ans, c’était Isaac Allal. Il était l’unique survivant. Il était resté tout seul dans la nuit. Ses deux frères et sa sœur étaient parmi les victimes de la catastrophe.

Seul, dans le sépulcre d’un avion brisé au milieu des cendres et le bras droit pris dans un débris de l’appareil. Parfois, il entrouvrait les yeux, essayant de comprendre… Où était-il ? Qu’était-il arrivé ? Où donc étaient passés ses petits camarades avec qui il était parti de Tunis pour un beau séjour de joie et de santé en Norvège ? C’est alors qu’il s’était rappelé : l’avion qui tournait en rond, soudain un grand choc, une lueur, des cris… Puis, tout était devenu noir, noir et silencieux.

Mais que se passait-il ? N’avait-on pas chuchoté près de l’enfant ? Deux hommes étaient surgis. Isaac était sauvé !
Mais le jeune Isaac bien que sauvé, avait souffert pendant deux jours de froid et de faim sous les débris de l’avion.
A l’hôpital de Drammer, au sud d’Oslo, on considérait comme un véritable miraculé, le petit tunisien de 12 ans, que toute la Norvège choisit comme héros national. Il était sorti indemne de l’accident où avaient trouvé la mort ses camarades, le personnel d’accompagnement et l’équipage. Il ne paraissait même pas affecté par la chute, ni par les 42 heures passées dans un froid intense et sans nourriture. La tragédie qui avait frappé les enfants juifs fit la une de tous les médias à travers le monde.

La Norvège se couvrit tout entière des couleurs du deuil. Tout le pays était frappé par les dimensions de l’horreur. La tragédie de ces enfants perdus dans la tourmente et qui n’étaient pas arrivés à bon port émut profondément les Norvégiens. Le mardi 22 novembre 1949, jour où avaient été découverts les débris de l’avion fut déclaré journée de deuil national et tous les lieux de divertissement restèrent clos. On s’intéressa tout particulièrement au problème que posait le lieu de sépulture des enfants, la plupart des parents des victimes exigèrent de ne pas rapatrier les corps de leurs disparus en Tunisie mais de les transporter directement en Israël pour y être enterrés. La section de l’Alyat des jeunes soutint elle aussi qu’il convenait d’enterrer les enfants en Israël. Le gouvernement tunisien, qui jusqu’alors avait fait mine d’ignorer l’émigration de ses citoyens juifs vers Israël, craignit que son statut au sein du monde arabe ne soit affecté, et il exigea que les enfants fussent enterrés sur son territoire. Seule l’accompagnatrice Myriam Zayonts fut inhumée en Israël. Lorsque les corps eurent été identifiés à Oslo, ils furent rapatriés par voie aérienne sur Tunis le 30 novembre 1949. Le 1er décembre 1949, les funérailles des 24 enfants eurent lieu à Nabeul, Sousse, Moknîne et Tunis. Aux quatre cérémonies assistaient des représentants des gouvernements français et tunisien, aux côtés de ceux de la communauté et des organisations sionistes de Tunisie.

Le Bey exprima ses condoléances et le deuil en Tunisie était grand. C’est par dizaines de milliers que les gens se rendirent aux obsèques, des milliers de milliers de musulmans suivirent aux côtés de leurs concitoyens juifs les cercueils, dans un deuil commun. Le plus émouvant était de voir ces petits cercueils en bois où reposaient des enfants. L’affaire des « enfants d’Oslo » était un évènement des plus tragiques. Jamais le judaïsme tunisien ne s’était trouvé aussi uni dans un si profond deuil.

Quant à Isaac Allal, le seul rescapé, il devint le chouchou des médias norvégiens, le roi lui envoya des présents. On alla même jusqu’à lui faire rencontrer le prince héritier. « Les cadeaux que j’ai reçus remplissent trois pièces » s’enorgueillit-il de son lit d’hôpital, lors d’une conversation téléphonique qu’il eut avec sa mère qui l’appelait de Tunis. Il lui raconta que, lors de la catastrophe, il jouait avec la ceinture de sécurité et l’avait attachée, lorsque tous les autres s’étaient vus projetés à l’extérieur, lui était resté sur son siège. Quelques mois plus tard, après son rétablissement à l’hôpital, le roi de Norvège évoqua la possibilité d’adopter Isaac Allal, toutefois, Israël insista pour qu’il arrive en Israël.

Après avoir passé quelques mois dans le village d’enfants, il s’en revint rejoindre ses parents et tous trois montèrent en Israël en 1950.

Plus tard, il allait se marier et s’installer au mochav Yanouv, qui fut établi grâce à l’aide du gouvernement norvégien, qui désirait immortaliser le souvenir des victimes, en geste de bonne volonté. Avec la participation de nombreuses associations norvégiennes, le gouvernement norvégien fit parvenir au mochav Yanouv 27 maisons, au nombre des victimes, pour que chaque enfant soit immortalisé par une maison. Beaucoup des premiers membres de cette colonie agricole du Charon étaient proches des jeunes morts dans l’accident d’avion.

Isaac Allal devint agriculteur et il eut six enfants. Il est mort le 14 février 1987 des suites d’une longue maladie à l’âge de quarante-huit ans, il avait représenté l’un des symboles de la lutte pour l’émigration vers Israël.

L’affaire des « enfants d’Oslo » est un événement tragique. Ce fut avant tout la tragédie des familles de victimes. Mais d’un autre côté, rien n’avait autant uni les Juifs de Tunisie dans une douleur commune. Le 23 novembre 1949, Joseph Sprintzak, le président de la Knesset, le parlement israélien, prononça l’éloge funèbre des enfants morts et exprima les condoléances de la Knesset face à la catastrophe qui était devenue, la mort de 27 enfants qui désiraient se rendre en Israël.

Le 13 novembre 1969, on inaugura à Nétivot dans le Néguev un monument à la mémoire des victimes de la catastrophe.

Le 24 novembre 1989, on dévoila en Norvège une stèle commémorative impressionnante érigée pour les victimes de cette tragédie à proximité du lieu où s’était écrasé l’appareil. C’est également en novembre 1989 que fut érigé un monument commémoratif au mochav Yanouv, dans le Charon.

Béni soit leur souvenir

Les [27] enfants
:

UZAN Khamoûs

UZAN Colette

ALLAL Elie

ALLAL Danielle

ALLAL Haïm

ALLAL Rachel

BRAMLI Joseph

BESNAION Yvette

BESNAIOU Janine

DEMRI Gozlan

DEAI Pierrette

DEAI Michel

DEAI Rachel

GALULA Marie

GALULA Robert

HATTAB Gaston

HATTAB Joseph

HATTAB Raymond

HATTAB Gaston

ISRAEL Dolly

LOUZOUN Ephraïm

LOUZOUN Khamoûs

LOUZOUN Jacqueline

TAMMAM Henriette

TOUBIANA Emile

TOUBIANA William

TOUBIANA Jacqueline

Les accompagnateurs :

ZAYONTS Miryam

COHEN-COUDAR Suzette

SCHWARTS-JANSEN Lysie

L’équipage :

H. WESTENBER

A.V.D. FOUW K.

STUKJE

FROUWS


« Ils sont morts les enfants, ils sont morts les enfants hébreux, des enfants destinés à devenir de futurs citoyens de l’Etat d’Israël », propos du président de la Knesset, Joseph Sprintsak, lors de l’éloge funèbre des enfants d’Oslo, le 23 novembre 1949.

Source :
[www.leborgel.com]
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 04:05
1er Decembre 1949 - Tunis -

J'avais 11 ans et demi. A peu pres l'age de la majorite des enfants d'Oslo.

Je n'oublierai jamais ce jour de Deuil pour la communaute juive de Tunis qui etait venue, tres nombreuse, accompagner vers leurs dernieres demeures ses chers enfants. En effet toute la communaute juive endeuillee se retrouvait avec beaucoup d'emotion autour de ces petits cercueils recouverts d'un drap blanc. La gorge serree par l'emotion, on ne pouvait empecher les larmes de couler. Le depart du cortege s'est effectue a partir du "Depositoire" de l'Avenue de Londres juste a l'entree de l'ancien cimetiere de Tunis. L'avenue de Londres et les rues avoisinantes etaient noires de monde. Puis, lentement, se constitua le cortege de corbillards blancs, chacun d'entre eux tires par deux chevaux recouverts de blanc et aussi precedes par des personnes tenant les cordons d'un drap, lui aussi, tout blanc. La foule massee tout le long des trottoirs se joignait au fur et a mesure au cortege dans un silence impressionant qui en disait long sur l'emotion qui nous etreignait tous. Je ne sais plus combien de temps ces obseques ont dure mais ce qui est presque certain c'est que le cortege s'est etale sur quelques kilometres avant de prendre la direction du cimetiere du Borgel.

C'est avec beaucoup d'emotion que j'ai relu et decide de republier l'article de Shimshon SARFATI sur Les "enfants d'Oslo".

Il y a environ deux ans, je suis alle avec mon frere, accompagnes de nos epouses, au mochav Yanouv dans le Sharon (pas loin de la route qui relie Natanya a Tulkarem, environ a une dizaine de kilometres de Natanya) . Nous nous sommes recueillis devant le monument commemoratif a la memoire des enfants d'Oslo et de leurs accompagnateurs. J'ai pu apercevoir certaines des 27 maisons offertes par le gouvernement norvegien afin que chaque enfant soit immortalise dans ce mochav. Certains des membres de la famille d'Isaac Allal continuent a vivre dans ce mochav ainsi que certains proches des victimes de l'accident d'Oslo.

"Isaac Allal allait se marier et s’installer au mochav Yanouv, qui fut établi grâce à l’aide du gouvernement norvégien, qui désirait immortaliser le souvenir des victimes, en geste de bonne volonté. Avec la participation de nombreuses associations norvégiennes, le gouvernement norvégien fit parvenir au mochav Yanouv 27 maisons, au nombre des victimes, pour que chaque enfant soit immortalisé par une maison. Beaucoup des premiers membres de cette colonie agricole du Charon étaient proches des jeunes morts dans l’accident d’avion. Isaac Allal devint agriculteur et il eut six enfants. Il est mort le 14 février 1987 des suites d’une longue maladie à l’âge de quarante-huit ans, il avait représenté l’un des symboles de la lutte pour l’émigration vers Israël."

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Je voudrais rendre hommage aussi a Shimshon SARFATI qui a su nous faire partager son emotion en ecrivant cet article :

Extrait de l'oeuvre de Shimshon SARFATI

Tounis 'El Khadra' , Tunis la verte : Un regard nostalgique sur la Tunisie juive d'antan à l'intention des jeunes genérations

Traditions ancestrales, Légendes et Coutumes juives Tunisie, 1881-1948 - Traduit de l'hébreu par Dr.Emmanuel DOUBCHAK

Shimshon Sarfati est né à Tunis en 1924. Pendant la Seconde Guerre mondiale (1942-1943), il a été interné dans un camp de travaux forcés à Bizerte, en Tunisie.

A la fin de ses études en 1945, il quitte la Tunisie pour préparer l’immigration d’Afrique du Nord, et monte sur le Yehouda Halevy, premier bateau clandestin d’immigrants illégaux à partir d’Alger en 1947.

Pendant de nombreuses années, Shimshon Sarfati a joué un rôle important dans l’intégration des nouveaux immigrants et leur installation dans le pays, de par les postes qu’il a occupés et par son activité publique, qu’il fut contraint d’abandonner à la suite d’une grave maladie.

Malgré son enracinement profond en Israël, il a toujours gardé une nostalgie réelle pour sa Tunisie natale et les paysages de son enfance. Désireux de préserver les traditions et le patrimoine de ses pères, il s’est totalement investi dans ce livre, effectuant à cet effet un très sérieux travail de recherche sur les coutumes et leurs origines auprès des anciens de la communauté, dans l’espoir de les conserver et de les transmettre aux générations futures, car il est dit « Ne délaisse pas les instructions de ta mère ».

Le présent livre constitue la première version française de l’original. Il a été traduit de l’hébreu par Emmanuel Doubchak, traducteur et linguiste, spécialiste de langues sémitiques.

Shimshon SARFATI est décédé le 6 juin 1998 à Lod.
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 09:34
Le quartier juif était particulierement touché par la Catastrophe aérienne d'Oslo, et presque dans chaque rue il y avait une maison en deuil. Dans la rue voisine à la notre, une famille pleurait la perte de leurs deux enfants chéris.

Arrive en Israël, la Maa'bara dans laquelle j'ai habite (fin années 50) n'était pas loin du Moshav Yanouv, du moins "à vol d'oiseau." Je sentais que je devais aller le visiter.

A la première occasion, nous avions emprunté à un voisin, mes 2 nouveaux amis et moi, une charrette attelée à un cheval et primes la route à travers les Pardessim (orangeraies). Après une heure de sentiers sablonneux, nous arrivâmes au Moshav.

Je me rappelle seulement que nous étions en admiration devant leurs beaux Tsrifim (baraques), offerts par les norvégiens et qui étaient bien plus luxueux que les nôtres.
Pièces jointes:
yanouv.jpg
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 12:55
LU SUR ADRA

« MAKTOUB » , roman historique epique.

« Maktoub « sera ensuite traduit et publie en Français.

Son auteur, Yaakov Ichay , ne en Tunisie , a fait son Alya au debut des annees cinquante. Il est actuellement membre du Moshav Yanouv situe non loin de Nathanya.

Dans son roman, l’auteur developpe une saga de grande envergure qui accompagne l’histoire d’une famille juive tunisienne sur plus de 100 ans.

Opportunite de decrire la communaute juive de Tunisie avec ses deux composantes, les « Touansas « et les « Granas » , les usages de prieres, les odeurs de cuisine, les mets, les proverbes , les fables , les plages, le desert, l’arrivee des Français en Tunisie et celle des Anglais en Palestine, les debuts des mouvements nationaux, l’acces des Etats a l’Independance, l’Alya en Israel , et en parrallele le depart et l’installation en France.

Au centre de l’epopee , la catastrophe des « enfants d’Oslo », qui a eu lieu en Novembre 1949, un an apres la creation de l’etat d’Israel.

Deux Dakota prennent leur envol au dessus de l’aeroport de l’Aouina , en Tunisie, a destination d’Oslo , en Norvege, avec plus de cinquante enfants a bord. Le but de ce voyage , organise par des volontaires Norvegiens, sous le patronage de « L’Alyat Ha Noar « ce sont des vacances studieuses prevues dans un camp utilise par des officiers S.S. pendant la 2 eme guerre mondiale. Par manque de chance, l’un des avions s’ecrase sur un sommet enneige, peut etre a cause de la fatigue du pilote ou d’une erreur cartographique, ou pour les deux raisons ensemble. Les corps de 24 enfants de 15 familles malchanceuses sont ramenes pour etre enterres a Nabeul, Sousse, Moknine et Tunis.

Au cours de l’annee 1998, une des rescapees demande a son fils de l’aider a organiser , en Israel , une rencontre de tous les enfants qui ont atterri sains et saufs en Norvege avec le deuxieme avion. A la suite des recherches effectuees par le fils, officier superieur dans l’armee de defense israelienne, il s’avere que la plupart des enfants se sont installes en France et en Israel, quelques uns au Canada et aux Etats Unis. L’un des enfants qui avait ete charge par sa famille, avant le depart en vacances, de prendre soin de sa cousine - mission qu’il n’a pas reussi a assumer - a disparu dans les annees quarante dans les rues bruyantes de Marseille. Les recherches et l’enchainement de l’epopee mettent en lumiere une longue histoire d’amour qui demarre au debut du vingtieme siecle pour se terminer en France en Tunisie et en Israel.
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 13:09
LU SUR ADRA

LES ENFANTS D'OSLO - La Commémoration des Enfants d’Oslo : 1949 – 1999 - Par Shira Simhony -

Le 7 novembre 1999, a eu lieu au Moshav Yanouv en Israel, le 50e anniversaire à la mémoire des 27 enfants morts à la suite d’un accident d’avion en Norvège.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités israéliennes et norvégiennes, les familles des victimes et tous les amis de la communauté d’origine tunisienne.

La cérémonie organisée sous le patronage de la municipalité communale du Sharone, du comité des familles des enfants et de la Société des Mouvements de Jeunesse d’Afrique du Nord a duré près de deux heures comprenant les discours commémoratifs, les prières et les groupements amicaux, le tout suivi d’une légère collation.

Le Ministre Israélien des Affaires Intérieures, Monsieur Elie Yischai (originaire de Tunisie) ainsi que Monsieur David Tal, directeur du Ministère du Travail représentaient le gouvernement et ont prononcé des discours très touchants, de même que les représentants du gouvernement norvégien.

Monsieur Claude Sitbon ...a ouvert la cérémonie en exprimant le souhait que cet accident soit reconnu officiellement par le gouvernement et que se déploient tous les efforts possibles pour que les dépouilles des regrettés enfants soient enterrées en Israel. De plus, il a lu la réponse du Premier Ministre Israelien Ehoud Barak, adressée à Monsieur Ron Debash, Président de la Société des Mouvements de Jeunesse d’Afrique du Nord, qui l’avait invité à nous honorer de sa présence, mais dont les obligations officielles à l’étranger l’empêchaient de participer à la cérémonie.

Shira Simhony

Ci-joint une traduction de la réponse du Premier Ministre Israelien Ehoud Barak :

.......C’était le 20 novembre 1949, il y a 50 ans, que deux avions transportant 58 enfants juifs, membres de l’ « Alyiat Hanoar », quittaient Tunis pour Oslo. Dans ce pays, les Norvégiens avaient mis à leur disposition un emplacement pour les former à leur Alyia en Israel. Un des avions n’arriva pas à destination - il fut porté disparu dans les Fjords, et ses débris furent découverts à une distance de 50 Km d’Oslo. Un seul enfant fut rescapé parmi les débris : Ytskhak Elal, âgé de 11 ans, seul flambeau survivant des 26 enfants, 26 fleurs fauchées dans ce froid nordique, dans leur voyage vers le pays si cher à leurs yeux, Eretz Israel. C’est un triste chapitre de l’Histoire d’Israel déjà bien parsemée de malheurs.

L’enfant Ytskhak Elal et sa famille s’installèrent au Moshav Yanouv. Le gouvernement norvégien bâtit pour ces familles en Israel 27 maisons. Aujourd’hui, comme à cette époque, les Norvégiens nous tendent les bras et participent à l’œuvre sioniste et à notre douleur par des actions discrètes. De nos jours, alors que chaque désastre devient domaine du public et des médias, il est émouvant de constater combien inconnue et réservée fut la mort de ces enfants, et combien profond fut l’amour du pays qu’ils ont inculqué à leurs parents par leur mort, les entraînant jusqu’ici. Les enfants qui n’avaient pas réalisé leur alyia, ont réalisé leur rêve – et ce site, Moshav Yanouv s’épanouit par la force de leur âme pure.

Cet évènement ressemble peut-être à la destinée et à l’«alyia » de cette communauté magnifique, la communauté des juifs de Tunisie, dont les souches si anciennes remontent à Carthage et à Djerba, où se trouve la synagogue la plus antique du monde.

Je suis fier de me retrouver ici au cœur de cette honorable communauté dont l’œuvre sioniste demeure silencieuse et discrète et qui se distingue par ses personnalités célèbres dans les domaines de la science, de la médecine, des arts et de la politique. Cette communauté a su étendre ses racines dans les corporations agricoles, les moshavim, les kiboutzim et les villes en voie de développement et elle a su nous empreindre de valeurs chaleureuses, aimables, pacificatrices et modératrices.
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 13:22
LU dans : [www.darnna.com]

le 20 - 11 - 1949 soit le : 29 - Heshvan - 5710,

C’était le 20 novembre 1949,

cette annee ca tombe le 1 decembre 2005

il y a 56 ans, deux avions transportant 58 enfants juifs, membres de l’ « Alyiat Hanoar », quittaient Tunis pour Oslo.

Un des avions n’arriva pas a destination - il fut porte disparu dans les Fjords, et ses débris furent découverts a une distance de 50 Km d’Oslo.Il s´agissait d´un avion type DOUGLAS C-47A-25-DK qui appartenait à la compagnie Aero Holland.

L´avion étant en provenance de l´aéroport de Brussel-Zaventem en Belgique et devait atterrir à l´aéroport de Oslo-Fornebu en Norvège.

Un seul enfant fut rescapé parmi les débris : Ytskhak Elal, âge de 11 ans, seul flambeau survivant des 26 enfants, 26 fleurs fauchées dans ce froid nordique, dans leur voyage vers le pays si cher a leurs yeux, Eretz Israel.

L’enfant Ytskhak Elal et sa famille s’installèrent au Moshav Yanouv (PRÈS DE LA VILLE DE NATHANIA).

APRES LA CATASTROPHE
Le gouvernement norvégien bâtit pour ces familles en Israel 27 maisons.
il est émouvant de constater combien inconnue et réservée fut la mort de ces enfants,
(QUE J'AI DÉCOUVERT PAR HASARD,IL Y A 1 AN SEULEMENT)
et combien profond fut l’amour du pays qu’ils ont inculque a leurs parents par leur mort........

voici la stele et les noms des petits juifs tunisiens disparus dans la catasrtophe d'Oslo avec leurs accompagnateurs et l'equipage
Pièces jointes:
Les enfants d\'Oslo - Mochav Yanouv - 02xq.jpg
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 13:31
REGARDEZ CEt ENFANT, CELUI QUI A UN SPARADRAP SUR SON NEZ, C'EST ISAAC ALLAL LE SEUL SURVIVANT DE L'AVION QUI S'EST ECRASE.

Source :

[solyanidjar.superforum.fr]
Pièces jointes:
Isaac Allal , le seul survivant de la catastrophe d\'Oslo - oslo1310.jpg
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 13:37
Decouvrez : J'ai realise mon reve et j'ai uni les enfants d'Oslo

[solyanidjar.superforum.fr]


Ci-dessous Une autre photo D'Isaac ALLAL
Pièces jointes:
Isaac ALLAL - 2 - oslo-310.jpg
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
18 septembre 2007, 14:15
La tragedie des enfants d'OsloPar Roland Aloni - Pour AMIT ( Association Mondiale des Israelites de Tunisie )

.........La tragédie ... d'Oslo est le surnom que lui ont donné, les membres de la Communauté juive tunisienne et l'Etat d'Israël a la suite du crash d'un avion de l'Alyat Hanoar (L'Alya des Jeunes) qui volait de Tunis (Capitale) vers la Norvège. Au cours de cette catastrophe ont péri de jeunes enfants qui étaient en chemin vers Israël, vers le pays qui se forme. Roland Aloni Colonel (Res.), conclut l'événement par un article spécial qu'il a écrit dans une brochure éditée pour les 40 ans de l'événement.

La tragédie des enfants d'OsloRoland Aloni *

Introduction :

Le but de cette présentation : l'histoire de l'immigration de juifs en Israël est une longue histoire pleine d'aventures de nombreux héros inconnus. Les chemins de l'immigration légale et illégale étaient nombreux et inusuels, selon les conditions du lieu, l'attitude du gouvernement et de beaucoup d'autres facteurs. Les aventures des immigrants, des femmes, des hommes, des personnes âgées et des enfants sont fascinantes et malheureusement toutes n'ont pas eu la chance d'être publiées.

Qui connaît l'état de pauvreté des immigrants illégaux qui n'ont pas eu la chance d'atteindre les plages, sains et saufs? Combien de personnes sont au courant de l'histoire du bateau d'immigrants "EGOZ", sorti des plages du Maroc et qui a coulé en mer ? Combien de gens connaissent les épreuves des immigrants d'Ethiopie, leur souffrance et les chemins qu'ils ont du empruntés, pour arriver enfin en Israël ? Il y a encore l'histoire tragique de l'Alyat Hanoar qui partant de Tunis en passant par la Norvège n'a pas eu la chance d'arriver en Israël. C'est ce que je voudrais vous raconter aujourd'hui.

Au mois de Novembre 1949, deux avions Dakota de la compagnie aérienne norvégienne, ont décollé de l'aéroport de Tunis (Tunisie), en direction de l'aéroport d'Oslo (Norvège). L'un des avions arriva à destination mais le deuxième s'écrasa aux alentours d'Oslo. Il n'y a eu qu'un seul survivant dans l'avion, un enfant de l'Alyat Hanoar, Itzhak Allal.

Cinquante cinq ans après, il est bon de se souvenir qu'au début du mois de Décembre 1949, les corps avaient été rapatriés dans les villes de Tunis, et il est important de rappeler cet événement tragique. L'objectif de cette petite présentation est de montrer au lecteur l'histoire de l'immigration de jeunes de Tunisie vers Israël, et ce un an après sa création.

Généralités:

L'immigration des enfants de Tunisie, dans le cadre de l'Alyat Hanoar, n'a pas eu la chance d'être étudiée, d'avoir connu de couverture médiatique ou de citation, elle s'est faite en silence. La bienséance du judaïsme n'est pas d'être en première page.

Avec la création de l'Etat d'Israël en 1948, sont venus d'Israël des délégués d'institution de l'Etat, de façon officielle ou officieuse. Parmi eux, des émissaires des mouvements de jeunesses, de l'Agence Juive, et une déléguée de l'Alyat Hanoar, Mme Lydie Gozlan, née en Algérie, de nationalité française. Elle arriva en Tunisie en Novembre 1948, fit plusieurs visites dans différentes villes de Tunisie et remit au département de l'Alyat Hanoar de l'Agence juive, un rapport approfondi, qui refléta la situation du judaïsme tunisien, tel qu'elle l'avait vu.

Nous devons nous souvenir que la Tunisie était sous l'occupation des Nazis durant plusieurs années auparavant, chose qui a beaucoup influé sur la situation des juifs, tant du point de vue économique que social.

La situation de l'immigration dans les années quarante :

Jusqu'à la création de l'Etat d'Israël, dans les premières années des années quarante, ont immigré en Israël quelques centaines de juifs seulement, à la création de l'Etat et par la suite, dans les années 1948-1949, ont immigré plus de 6000 juifs de Tunisie. Cette tendance caractérisait également l'Alyat Hanoar : d'Octobre 1945 jusqu'à fin Septembre 1948 ont été enregistrés dans les institutions de "l'Alyat Hanoar" en Israël 15 enfants de Tunisie, et d'Octobre 1948 à Septembre 1949, 150 enfants. D'Octobre 1949 et jusqu'en Avril 1950 ont été enregistrés en Israël 250 enfants supplémentaires. L'augmentation était vraiment significative, et due en fait à une combinaison entre les actions des délégués de l'Alyat Hanoar et la prise de conscience des juifs de Tunisie.

Le taux de croissance de l'immigration s'inscrit pendant la période où les institutions nationales en Israël avaient limité l'immigration et déterminé des critères et des quotas mensuels et annuels, même au niveau de l'état de santé et de l'âge des candidats à l'immigration. Ces limites concernaient principalement les pays qui n'étaient pas considérés comme des pays à risque. Les communautés d'Afrique du Nord en général et la Tunisie parmi elles, n'étaient pas reconnues comme des pays à risque. Néanmoins il y avait des délégués, tel qu'Efraïm Ben Haim, qui considérait que la communauté juive d'Afrique du nord était en danger.

La situation de la population juive de Tunisie :

Au sujet de la situation des juifs de Tunisie, telle que l'a ressentie la déléguée de L'Alyat Hanoar, voici, les informations du rapport qu'a présenté, Mme Lydie Gozlan [1], le 15 Avril 1949, en Tunisie :

"Quand je suis arrivée en Tunisie, Israël était encore en état de guerre, et la France, qui gouvernait la Tunisie n'avait pas encore reconnu ce petit pays.

La population juive :

La Tunisie était sous protectorat français, cependant les tunisiens n'étaient pas des citoyens français mais tunisiens, donc assujettis aux lois du pays et du Gouverneur "le Bais" [2]. Il y a plus de cent mille juifs en Tunisie, pour plus de deux millions de musulmans et trois cent mille français, italiens et autres.

Voici la répartition de la population en Tunisie :

Tunis – la Capitale : environ 60.000.

Dans la banlieue de Tunis : environ 20.000.

Dans la plaine sud de Tunis : environ 16.000.

Dans l'île de Djerba : environ 4.200.

Des petites communautés à l'intérieur du pays et dans le nord – environ 6.000.

Cette population se répartit en 3 groupes : les riches, la classe moyenne et les pauvres.

Les riches se différencient de la plupart de la population et habitent dans les nouveaux quartiers européens, la classe moyenne, au centre ville et les pauvres, presque tous dans le ghetto (surnommé "La Hara").

Les juifs de Tunis ont de tout temps été sionistes, pas dans le sens moderne du terme, politique et dynamique, mais concernant leur foi au Messie….. Les familles tunisiennes espèrent immigrer en Israël, mais les riches veulent savoir d'avance quelle sera leur situation en Israël.

Les Jeunes : les enfants de riche étudient dans des écoles élémentaires et des lycées. En général tous les enfants de la classe moyenne étudient dans des écoles de "Kol Israël Haverim" (Alliance Israelite Universelle)

Les enfants pauvres, en général ne terminent pas les classes élémentaires. Dans le ghetto, on voit beaucoup d'enfants traîner dans la rue…..

Il y a aussi le problème de la santé des enfants. Pour ces communautés là, il n'y a aucun service médical et les enfants sont abandonnés sans traitement. La visite médicale exigée par l'Alyat Hanoar, permettra de déceler des maladies, le traitement exigé sera alors donné sur place, si possible dans la ville la plus proche dès que les institutions seront créées, et si nos accords avec l'O.S.E. et le JOINT se réalisent…..

Si la situation politique le permet, on pourra enregistrer environ 5.000 enfants, si les possibilités d'immigration s'agrandissent tant en France qu'en Israël, on pourra organiser des groupes.

Tels sont les propos du rapport détaillé qu'a présenté Mme Lydie Gozlan, au département de l'Alyat Hanoar à Jérusalem"

Les campements d'enfants en Norvège :

En 1949, a été signé un accord entre la direction du JOINT et le Bureau d'aide social norvégien selon lequel 200 places seraient réservées dans le centre de convalescence pour les malades de tuberculose, en faveur des enfants juifs d'Afrique du nord.

Le centre était dirigé sous le patronage d'une association Norvégienne "Europe – Yilpan" ]aide Européenne[, association affiliée à la Croix Rouge Norvégienne.

En Avril, le premier groupe arriva au campement – environ 200 enfants du Maroc. Fin Novembre le premier groupe termina son séjour au campement.

Le deuxième, composé d'enfants de Tunisie devait arriver après.

La tragédie :

Le 20 Novembre 1949, à 01h21 deux avions Dakota ont décollé de l'aéroport El Aouina à côté de Tunis en direction d'Oslo. Le premier avion a atterri à Bruxelles (Belgique) pour réparer son matériel de communication. Il repartit en direction d'Oslo à 12h56.

D'après l'estimation, l'avion s'est écrasé au alentours d'Oslo vers 16h56. A minuit radio Norvège annonce qu'elle a perdu le contact avec l'avion et demande de l'aide. Tout au long de la journée du 21 Novembre, des recherches, ont eu lieu sur terre, en mer et dans les airs. Ce n'est que le 22 Novembre, après 42 heures de recherches, dans les fjords norvégiens, à 11h30, des norvégiens ont découvert des morceaux de l'avion, à 30 kilomètres d'Oslo, et dans l'avion un seul survivant, âgé de 11 ans, Itkhak Allal.

Au cours de cette tragédie, on péris 27 enfants, 4 membres de l'équipage et les 3 accompagnatrices du groupe : l'infirmière Suzette Cohen-Couder, Myriam Zunitz – deleguede l'Alyat Hanoar en Israël, et Lisa Shwartz-Yansen, l'infirmière norvégienne.

Le 1er Décembre ont eu lieu les cérémonies d'enterrement des enfants, dans les villes de Nabeul, Sous, Moknin et Tunis, pendant plus d'une semaine, ils s'étaient chargés de reconnaître les corps, de discuter avec les autorités norvégiennes et françaises, et enfin la décision fut prise de ramener les corps en Tunisie, et d'inhumer les enfants dans leur pays de naissance et non en Israël.

Ont participé aux quatre enterrements, des représentants des autorités tunisiennes et françaises, ainsi que des directeurs de communautés juives et toutes les associations sionistes en Tunisie. Des milliers de Juifs ont accompagné les cercueils des enfants.

On souleva le sujet des indemnisations, et il s'averra que d'après les statuts, l'assurance, n'était valable que pour les enfants blessés de 15 ans et plus. Ainsi, il n'y avait aucune chance de toucher des indemnisations de l'assurance.

Le représentant de l'Alyat Hanoar décida de donner à chaque famille, un montant de dix milles francs comme pré - indemnités, pour chaque enfant décédé tragiquement.

L'éloge du Président de la Knesset.

Dans la nuit du 23 Novembre 1949, au moment de clôturer la réunion de la Knesset, Yossi Shprinssak, son Président, a fait part de cette tragédie et a donné l'éloge que nous rapportons ci-après :

"Chers membres de la Knesset, je ne peux conclure cette réunion, sans vous demander d'exprimer la tristesse de la Knesset concernant la tragédie qui a eu lieu, la mort de 27 enfants en chemin vers Israël. Sont morts des enfants, des enfants hébreux, des enfants dont le futur était de devenir des citoyens de l'Etat d'Israël.

"La Knesset, mère d'Israël, pleure ces enfants avec les parents des disparus. ceux sont les épreuves vers le chemin de la liberté. Il n'y a pas de consolation pour la perte d'une jeune personne. La seule consolation serait que cet Etat, ce pays, rassemble tous les autres enfants et les protège du mal.

"Cette communauté, d'où viennent ces enfants, immigre maintenant en Israël, et c'est à elle que nous présentons nos condoléances, avec en plus l'espoir que les enfants d'Israël de cette Diaspora, s'implanteront ici, se développeront et grandiront ici, et là sera leur liberté.

"Dans nos condoléances pour la mort de nos enfants, nous présentons également les condoléances de la Knesset pour les accompagnateurs des enfants. Une des accompagnatrices, de Norvège, s'est réunit ici avant son départ pour amener les enfants dans cette maison, et a écouté tous nos débats.

"Les Norvégiens et les peuples aux alentours, ont recruté de nombreuses personnes afin de chercher ces enfants. Nous leur présentons nos chaleureux remerciements pour ce comportement d'humanité.

"Nous savons apprécier avec tendresse et respect l'attitude et l'aide du gouvernement norvégien pour la guérison de nos enfants, immigrants en Israël. L'expression de cette sensibilité humaine et noble, est une consolation à notre tristesse.

Ainsi se clôture la réunion.". (La réunion fut clôturée. Réunion פ"ט, le 2 Kislev 5710 – 23/11/1949 à 22h25) [3].

* Roland Aloni, colonel retraité licencié d'histoire à l'Université de Tel Aviv, né à Tunis.

[1] Document envoyé par Mme Lydie Gozlan, Déléguée de l'Alyat Hanoar (copie de ce document chez l'Auteur)

Rapport de ma mission en Tunisie pour l'Alya des jeunes.

[2] Il est bon de préciser qu'en 1926, le gouvernement français a encouragé les juifs à demander et à recevoir la nationalité française, peut-être pour avoir du poids contre la population italienne en Tunisie, et ainsi augmenter leur influence.

[3] De : "les enfants d'Oslo", rédigé par Haim Saadoun, brochure commémorative publiée par Yad Tabenkin, comité d'action de l'Organisation Générale et Union des natifs de Tunisie en Israël, marquant les 40 ans de la tragédie aérienne d'Oslo, Tel Aviv, 1989, (page 54).

Source : site d'AMIT

[www.amit4u.net]
Re: Hommage aux "Enfants d'Oslo"
05 mars 2009, 14:10
Monument "Les enfants d'Oslo" Mochav Yanouv dans le Sharon en Israel
Pièces jointes:
IMG_1753150.jpg
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