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LE PTB ET MOI.

Envoyé par albert 
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 10:36
Et bien sur dans ce même régistre, il y avait DEB EL FAR...! Il y avait son petit porte monnaie, en fait un noeud de mouchoir, ses sous, qu'elle cachait dans son corset de crainte qu'il ne s'envole.
Je vais t'en rappeller ye bahle que tu es.
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 10:39
'..Que de Bonsoirs...' que de '...Bonjours...!'
Et les ‘Comment vas-tu.. !’ pleuvent
Sans le vouloir. Tout cela est dérisoire.

Du matin au soir, c’est la même dialectique
On n’en peut plus, parfois ‘...Vive la politique... !’

Que d’anniversaires souhaités par la clique
On n’en peut plus de ces gâteaux mirifiques.
Même les bougies brulent nos fesses, tant de fardeaux
Dans nos bedaines donnent la brioche à la Douda.
Ce n’est pas du théâtre mais du fourre tout.

Bien sur, je vais m’en prendre plein la gueule
Par un lancer de p’tits fourrés
Mais n’oubliez pas, que ma critique ne ressemble pas à un pavé
Lancé par jalousie envers les bedaineuses, bien grasses et enveloppées.
Je croyais que seule la naine l’était mais je découvre une panoplie d’enrobée.

De la Brunaute à la Jakonde, en passant par Elsa et la Suzy, tutti quanti
Je saute de joie à les voir défiler en tenue de mannequin payée à crédit
Alors qu’elles ressemblent à mes bonnes madeleines du matin
Que je plonge dans mon verre de thé rehaussé de bon romarin.
BONSOIR LES MEMES.



Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 11:19
genial !!

tu sais parler des femmes et aux femmes toi !!!

guette bien ta boite aux lettres !! tu vas avoir droit a une medaille !!!
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 11:40
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 11:47
‘...Suite à mes qqs textes sur ma grand-mère Mieha z'al, j'ai reçu des Etats Unis, plus précisément un gentil mot de Madame Pariente Tilda qui me parle aussi de sa grand-mère Bahla.

Ben, je suis assez surpris qd même que ma vieille mémé puisse rappeler aussi qqs beaux souvenirs.

Merci Madame Pariente.


Une dame internaute, sur mon adresse e-mail m’écrit donc juste quelques lignes.

Bahle, Meiha, Koueïka qu’importe le prénom puisqu’elles avaient toutes la même tendresse, la même gentillesse, leurs manières d’aimer leurs petits-enfants. COMME NOUS A PRESENT NOUS AIMONS LES NOTRES.
JUSTE RETOUR DES CHOSES.


Madame Pariente habitait à cette époque une ville cotiére du centre de la Tunisie lorsqu’elle était jeune fille...

Pendant les vacances scolaires, ses parents montaient à Tunis pour rendre visite à la maman, belle maman et grand-mère Bahle.

Elle narre.

‘...Vers la fin de mon séjour chez elle !! elle me faisait assoir sur son lit, elle ouvrait un grand foulard !! et elle m'embrassait pendant des heures, en faisant mine de déposer ses bisous dans le foulard, pour faire un grand nœud par la suite, pour disait elle, ouvrir ce foulard pendant mon absence et trouver mes baisers ...Qu’est ce que j'ai cru longtemps a ce stratagème !! Ye nakess... !

‘...Ma grand mère Bahla, femme très digne et très sage, ne parlait jamais très fort, toujours un mot gentil dans la bouche, longtemps elle a été vêtue d'une fouta (large étoffe à motifs en toile lin à franges que les femmes et les hommes se ceints au hammam ou ailleurs) et blousa !! Mon grand -père Nessim, avait un restaurant tunisien à coté de la rue Bab el Khadra !!

Ils habitaient àTunis au dessus de la teinturerie DAVIN !! pendant des années !! Au 66 avenue de Paris, ils avaient 6 enfants 4 garçons et 2 filles... !

Bahle était une vraie femme cordon bleue. Les voisines venaient souvent la consulter pour quelques conseils culinaires. Si par malheur, l’une d’elles venait trahir son trouble sur un ragout raté, alors Bahla ôtait sa blouse accompagnait la malheureuse voisine pour solutionner son problème, sauver ce qui pouvait être sauvé parce que dans mon temps, on ne pouvait se permettre de jeter la nourriture même légèrement
brulée. Bahla avait sa façon de sauver les ragouts. Tout le monde lui était reconnaissant.
Elle était si serviable qu’elle mettait très souvent la main à la patte pour aider en cuisine, la famille qui célébrait une communion (bar mitswat), un mariage ou une quelconque circoncision.

Jamais un haussement de voix, une querelle, jamais une plainte, jamais un manque à table et lorsque je m’asseyais autour de la table, elle venait s’asseoir auprès de moi. Ajoutant sa petite touche personnelle à ma coiffure.

Bahle n’est plus là. Elle est dans le paradis blanc des mamies.

Il y une chose que je conserve depuis plus de 40 ans, c’est cette couverture à baisers repliée que je garde en souvenirs de Bahle. Elle est imprégnée de sa belle odeur personnelle.... ! Et surtout de ces pétales d’amour emprisonnées comme son beau prénom est gravé dans mon cœur... !’


Merci Madame Pariente, votre texte est beau.
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 12:18
qui est madame pariente ?????

C'est ma grand mere celle la ?????
C'est mon histoire !!
d'ou sort tu ca breitou ????
je reve !!!!
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 12:24
Je suis discret moi ye NAKSSA.

Bien sur que c'est l'histoire de BAHLE.
Que veux tu que je mette comme prénom et nom de famille....?
Avec toi on ne sait pas à quoi s'attendre.


PETITE FILLE DE BAHLE, MAHLEQ...!
En tout cas, j'ai bcp appréciè cette façon d'envellopper et de garder les bisous.
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 12:27
mais qui t'a raconté tt ca ???

c'est de l'imposture pure et simple !!!
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 12:58
MEIHA.



Emma en français.
Ce français qui lui faisait défaut mais qui ne l’empêchait pas de vivre avec son judéo arabe.

Le seul cursus scolaire qu’elle a connu c’est apprendre à être une bonne épouse.
Et rien d’autre. Plus tard, élever ses enfants. Tenir la maison en bonne maitresse, servir son mari. Cuisiner selon les sous que son mari lui rapporterait le soir.

Meiha était de cette promotion non reconnue par l’Education Française.

Malgré son immense chagrin, elle a fait preuve d’un courage exemplaire selon ses arabes voisins du quartier de la rue Achour, une famille noble de notables les BOUHEJBA.

Des années plus tard, un jour d’été, je ne me rappelle plus la date, on frappe à la porte de notre maison de la rue du Limousin.

Je me lève. (J’avais 30 ans) Une femme, d’un certain âge, très bien habillée, une allure presque de sultane est plantée devant moi, elle demande à voir Haye.

Maman se lève de sa sieste pour découvrir l’inconnue, cette belle dame que je croyais française. La dame se présente et sans retenir son émotion, elle fond en larmes.

Elle ne reconnaît pas de prime abord cette dame à la mise moderne.

‘...Hayè... ! Hayè... !’ Qu’elle répète.

Et là maman en un rien la reconnaît et la prend dans ses bras et les voilà toutes deux n’en faire qu’une.

C’était la fille de madame BOUHEJBA, Nassiba venue des Etats-Unis après une longue absence revoir du pays. Grâce et beauté.

Elle me reconnue. ‘...Enti BibEEEEr... !’ Qu’elle me dit. Je l’embrasse et là, maman me rappelle la jeune fille qui avait grandi dans l’entourage de MEIHA.

‘..Wine mimti Meiha... ?’ Qu’elle demande à maman qui l’a fait asseoir.

Maman l’informe de sa disparition qqs années auparavant et voilà la Nassiba repartir dans une averse de larmes sans fin. Puis, elle se lève et va embrasser de sa main, le grand cadre de ma mamie qui trônait au-dessus de la machine à coudre de marque Singer.
Et de se remettre de ses larmes en sanglotant.

Meiha était comme on dit en judéo ‘...M’ssaréna maq’ssou’sin âân’dem... !’ ( Ses intestins coupés chez eux, ce qui veut dire, qu’elle était presque tout le temps chez eux... !’

Pendant l’occupation allemande, les Bouhejba cachèrent durant un certain temps chez eux mon oncle. On pouvait par les escaliers intérieurs du patio de la maison arabe de ma mémé accéder dans leur cour en y posant une échelle.)

Nassiba profitant de son séjour en Tunisie, se renseigna à cette époque , auprès de la communauté juive de Tunis, pour nous retrouver. Elle connaissait très bien notre nom de famille et de là, le reste fut facile. Nassiba durant plus de six heures ne tarissait pas d’éloges sur sa seconde ‘Mim’ta (Maman) comme elle aimait à le rappeler. Et sur maman.

Elle voulait connaître toute ma famille mais hélas mes frères étaient étudiants en France.

Mon papa était à son boulot et donc n’a pu la voir. Je fus le seul chanceux dans tout cela,heureux d’avoir été mis, grâce au hasard, face à notre histoire.

Un pan de l’histoire de ma famille, cotée maternelle, pénétrait donc chez nous ce jour là, par la grande porte bleue de notre maison.

Nassiba jeune, était devenue à cette époque, pour Meiha presque sa fille, après le décès de ses enfants.

Jusqu’au jour où enfin, Meiha accouchait sept ans plus tard de ma maman.

Nasssiba repartait à la nuit tombée. Un chauffeur était venu la prendre au seuil de la porte de notre maison de la rue du Limousin.

A Suivre....
Re: LE PTB ET MOI.
21 octobre 2008, 12:59
Elsa cesse de tromper les amis ok...?
Bahle et son histoire n'est pas tienne.
Tu es du genre à te confier toi???? Hein alors...???
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