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Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour

Envoyé par Lu_sur_Adra 
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:43
Par Girelle (Girelle) le jeudi 03 mai 2007 - 20h38:

En tous cas, "l'indignation" de madame Royal quant aux élèves handicapés était plus que surprenante!!

Elle avait sans doute oublié que mentir, à l'époque de internet est difficile et dangereux, quant à Sarkozy, c'était un problème qu'il n'avait pas en tête visiblement.

Cette tentative de faire sortir Sarko de ses gonds était tout à fait artificielle, jugez en vous même:
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:44
Par Girelle (Girelle) le jeudi 03 mai 2007 - 21h54:

Claude Allègre, l'ancien ministre de l'Education qui avait Ségolène Royal comme déléguée à l'Enseignement scolaire, vient de démonter la saine colère bidonnée de celle-ci lors du débat d'hier soir. Il vient de déclarer sur RTL :



"Ségolène Royal n'a jamais rien fait pour les handicapés sous mon ministère, tout a été fait par Luc Ferry sous le gouvernement Raffarin. Je regrette moi même de n'avoir rien pu faire à l'époque pour les handicapés et je suis outré par l'attitude de Ségolène Royal, hier soir. Sa colère était préparée à l'avance et je n'accepte pas de telles méthodes en politique, je suis là pour défendre la vérité. Je suis de gauche, mon choix de candidat n'allait pas vers Ségolène Royal et je suis vraiment désolé de voir la gauche en être arrivée là où elle est aujourd'hui. Je ne voterai pas Ségolène Royal et je me retrouve dans la même position que François Bayrou, mais diamétralement opposée."

> Je donne ces indications par honnêteté, ça ne préjuge en rien de mon vote
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:44
Par Victor (Victor) le jeudi 03 mai 2007 - 23h14:

Deux France, par Jean-Marie Colombani

LE MONDE | 03.05.07

l n'est un secret pour personne que Nicolas Sarkozy aborde le second tour de l'élection présidentielle en position de force. Les sondages le donnent invariablement vainqueur, et le face-à-face télévisé tant attendu n'a pas été de nature à renverser, à lui seul, le cours de la campagne.

La tentation peut être grande, dans ces conditions, de se projeter au-delà, de considérer que nous sommes déjà entrés dans l'ère Sarkozy. Au contraire, l'importance de l'enjeu – l'amorce d'une phase nouvelle de notre histoire politique, le choix d'un modèle de société – incite à réaffirmer que chaque voix compte.

Les sondages ne sont pas l'élection. Et celle-ci, quel qu'en soit le résultat, crée à son tour un rapport de forces dans le pays qui influencera l'attitude de l'heureux(se) élu(e) dans son mode de gouvernement comme dans son appréhension de la diversité des aspirations de la société française.

De ce point de vue – et même si le duel télévisé, beaucoup trop technique et manquant d'ampleur, ne l'a pas fait apparaître avec suffisamment de clarté et l'a même, à certains égards, masqué –, il y a bel et bien en présence deux France, deux visions de la société.

Elles étaient parfaitement visibles lors des deux grands meetings parisiens des candidats : le public de Bercy montrait une société homogène; celui de Charléty une société plus diverse, plus colorée. Dans le premier cas, beaucoup d'inclus; dans le second, beaucoup d'aspirants à l'intégration, de candidats à intégrer cette classe moyenne dont le sort reste une des clés de l'avenir.

La mondialisation, on le sait, si elle donne du travail à des centaines de millions d'êtres humains, comporte un risque : la distribution des bénéfices n'est pas égale. Entre les pays. Mais aussi au sein même de chaque pays, en brisant les équilibres sociaux, en remettant en route la machine à inégalités qu'un demi-siècle d'Etat-providence avait inversée.

Ascenseur social en panne

La question posée dans toutes nos sociétés développées est donc celle de la classe moyenne qui, hier, voyait ses revenus grossir avec l'âge et était assurée que ses enfants auraient une vie meilleure, et qui voit aujourd'hui sa feuille de paie bloquée et ses enfants passer de stage en stage malgré les sacrifices faits pour leur éducation. L'ascenseur social est en panne non seulement pour ceux qui sont au bas de l'échelle, mais pour une partie toujours croissante de cette classe moyenne.

Malgré une lisibilité insuffisante, le projet de Ségolène Royal est tout entier centré sur cette problématique. Et c'est avec raison qu'elle fait de la refonte du dialogue social la clé du retour de la confiance. Les relations de méfiance, en France, entre les entreprises, l'Etat et les salariés ont non seulement un coût, mais sont aussi un obstacle au retour de la croissance.

La crise de la valeur travail, selon Ségolène Royal, n'est pas celle du désir individuel de travailler, mais celle de la capacité à travailler ensemble. Son dispositif tend tout entier à remettre en confiance les classes moyennes, à leur redonner une mobilité qui fait défaut, en même temps que la réassurance que donne, à celles-ci, des services publics puissants et modernisés.

Nicolas Sarkozy, au fond, a une vision plus "américaine", en ce sens que les dispositifs qu'il imagine (notamment fiscaux : le bouclier fiscal à 50 % n'est jamais qu'une façon d'éliminer de fait l'ISF) favorisent le haut de la pyramide sociale. Ses accents industrialistes, mais aussi protectionnistes, lui permettent, dans le même temps, d'être entendu des milieux ouvriers. Il défend donc le haut et le bas de la société, au nom d'une vision qui évoque le "conservatisme compassionnel" des conservateurs américains : il faut encourager les "riches" à investir, de façon à redonner du travail au plus grand nombre.

Conception revancharde de l'histoire

Ce sont là deux modèles – encore qu'à les écouter il n'y en aurait plus qu'un seul : la social-démocratie du nord de l'Europe ! – parfaitement cohérents et défendables. D'autant plus qu'ils ont en commun de vouloir réformer le pays. A ceci près que l'addition des propositions concrètes de Nicolas Sarkozy (une certaine idée de la fiscalité, des déductions diverses, notamment pour faire une France de propriétaires, des primes pour les heures supplémentaires) peut être source de nouvelles inégalités et aboutit à favoriser les plus favorisés. Au reste, le vote des beaux quartiers (comme, à l'inverse, celui des cités en faveur de Mme Royal) montre que l'opinion a parfaitement compris le message.

Ce qui gêne, chez M. Sarkozy, outre un renvoi classique à la vieille lutte des classes, c'est aussi une conception revancharde de l'histoire. Avoir centré sa campagne d'entre-deux-tours sur la dénonciation de l'héritage de Mai 68 est le signe clair d'une volonté de revanche idéologique. Ce qui embarrasse, c'est cette façon d'opposer les "travailleurs" aux "tricheurs", ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi. Bref, une conception qui antagonise; et qui, à l'inverse, rend crédible la démarche de Mme Royal, laquelle refuse précisément cette dichotomie.

N'est pas non plus raisonnable la marche arrière que M. Sarkozy nous promet dès qu'il parle de renforcer l'arsenal législatif répressif (déjà largement pourvu) en mettant en cause, par des peines planchers et le recours à l'automaticité des peines, l'un des principes mêmes d'une justice républicaine qu'est l'individualisation de la peine, et l'idée que l'appareil répressif vise aussi à réinsérer. Enfin, la qualité de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec Martin Bouygues, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault est la marque d'une puissance potentielle dans les médias qui appelle une vigilance de tous les instants.

Pourtant, le président de l'UMP a de bonnes chances de devenir le président du pays. Pour trois raisons : en premier lieu parce qu'il a largement réussi son OPA sur les électeurs du FN, ambition voulue, assumée et annoncée depuis 2002 et constamment réaffirmée depuis comme un objectif politique décisif pour la droite; en deuxième lieu parce qu'il a su mobiliser sur l'adhésion à son programme, sa capacité à le mettre en œuvre et à engager rapidement des réformes, contrairement à Ségolène Royal, dont le vote est pour une bonne part un vote défensif, de protection; enfin, cette adhésion forte est le fruit du travail de refondation de la droite, engagé méthodiquement depuis cinq ans et plus encore depuis la prise de l'UMP par M. Sarkozy.

Il en est résulté un projet discutable, contestable ou irrecevable, certes, mais cohérent et maîtrisé. C'est sa force et une bonne part de son pouvoir de conviction. Et c'est pourquoi il était absurde de le diaboliser.

Pas de mesures-phares

A l'inverse, le PS n'a pas su engager un travail de refondation comparable. C'est la faiblesse majeure qui a affecté la campagne de Mme Royal, dont on a pu apercevoir à la télévision qu'elle est, par sa force de caractère, armée pour tous les combats. Elle a eu l'intuition de devoir bousculer l'ordre socialiste, mais elle n'a pu le faire que de façon parcellaire, expérimentale ou improvisée, faute d'un socle solide de réflexion collective préalable, mûrie puis métabolisée par la candidate.

Il n'y a pas, dans l'arsenal qu'elle présente, de mesures-phares comparables, par leur effet, à ce que furent pour Lionel Jospin version 1997 les 35 heures ou les emplois-jeunes. Et, chemin faisant, les socialistes n'ont pas aperçu que l'idée même que les Français se font du "changement" a… changé ! C'est ce que Nicolas Sarkozy a pu récupérer (et masquer) avec son discours sur la valeur travail.

Il faut donc d'urgence, pour la clarté et la dynamique du débat démocratique, renouveler la pensée de la gauche. La mondialisation reste vécue comme une menace et diabolisée comme la cause de tous nos maux; seule la face négative de cette révolution planétaire est prise en compte et dénoncée. La gauche réformiste doit repenser de façon moderne le changement social. Elle doit sortir de l'impasse idéologique dans laquelle elle s'est trop longtemps enfermée. C'est pour elle la seule manière de retrouver sa vocation historique : incarner le mouvement, le changement et l'espérance, l'optimisme sur l'avenir.

Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement, tracé une perspective. Sa défaite, surtout si elle était lourde, plongerait inévitablement le PS dans les règlements de comptes, le retour en force de tous les archaïsmes et de toutes les utopies négatives. Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté.

Jean-Marie Colombani

[www.lemonde.fr]
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:45
Par Michka (Michka) le vendredi 04 mai 2007 - 00h21:

Colombani, ah oui le journaliste aux ordres!

Cela dit, les médias aux ordres de Sarkozy se sont fait un plaisir aujourd'hui de nous dire que la mégère acariâtre en tailleur Paule K s'en est bien sortie et comme d'habitude, les Français vont se faire une idée sur ce qu'ils ont vu en écoutant ce qu'on leur dit de penser sur ce qu'ils ont vu...

Hahaha! La réincarnation de Jésus

"Donnez-vous la main;
Aimez-vous les uns les autres!"

Pour clamer ensuite peuple insoumis, soulevez-vous!

En effet beaucoup de cohérence dans ses propos, c'est à se demander si elle n'aurait pas sniffé une ligne de coke avec sa copine Diam's.

En fait, je ne me suis pas trop marrée au débat d'hier.
Ce que j’en ai retenu et ce fut tellement flagrant, c’est que Ségolène Royal nous a montrés le visage de la femme castratrice, cassante et haineuse.
Et je pense que les hommes ne s’y tromperont pas, et même la femme que je suis, il y a eu comme un malaise de voir en elle une coupeuse de testicules.
C’est elle qui fait peur !
Non vraiment pas elle à la tête de la France.
Qu’elle reste avec les Delanoe, Lang et Montebourg qui en redemandent apparemment !
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:45
Par Girelle (Girelle) le vendredi 04 mai 2007 - 02h36:

"Coupeuse de testicules", vous avez dit: "coupeuse de testicules"? vraiment?!?!!

Ca c'est un argument de choc!

Moi qui allait parler de sa position discutable quant à l'EPR de Flamandville, je remballe mon argument en constatant modestement qu'il ne ferait pas le poids.
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:46
Par Viviane (Viviane) le vendredi 04 mai 2007 - 10h43:

Intercall ne vous propose pas ces jours-ci des communications à bas prix, mais de voter pour Sarkozy. Ahurissant!!! Voici ma réponse:
Je ne savais pas que les télécommunications faisaient de la politique!
D'autre part il est inadmissible et interdit d'utiliser les couleurs du drapeau. Je vais en aviser l'Ambassade de France pour savoir si vous êtes dans la légalité pour ce fait. Votre initiative ou concours à cette campagne est absolument surprenant et peut aller à l'encontre de ce que vous recherchez.
Une chose est sûre: devant un tel comportement, et étant bien placée dans la ville de Natanya, je ne ferais pas de publicité ni souscrire mes amis, mon environnement et les autres à vos abonnements.
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:47
Par Bazooka (Bazooka) le vendredi 04 mai 2007 - 14h30:

Viviane,

entierement, totalement, integralement d'accord avec vous: je suis moi aussi scandalisee, j'ai commence a me renseigner pour savoir quelle action intenter, et vais profiter que je suis au Consulat dimanche pour demander ce qu'il faut faire. Je vous tiendrai informee, je pense qu'il serait bon de reunir nos forces.

Bon Shabbath.
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:54
Par Michka (Michka) le vendredi 04 mai 2007 - 17h20:

La furie révolutionnaire de l'international socialiste a parlé en ces termes :

" "Dressez-vous pour une France forte (..) Dressez-vous pour la lumière! Refusez l'esprit de revanche, refusez tous les mensonges et toutes les haines! En avant! Nous pouvons gagner, nous allons gagner!", a-t-elle insisté au terme d'un discours pugnace d'une quarantaine de minutes pendant lequel elle martelait son pupitre de colère.

Et de rajouter :

"Ma responsabilité, aujourd'hui, c'est de lancer une alerte par rapport au risque de cette candidature et par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays, tout le monde le sait mais personne ne le dit, il y a une sorte de tabou", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes.

""il y aura des tensions très fortes dans le pays puisqu'il a multiplié les provocations et les violences verbales, en particulier à l'égard des quartiers populaires", a jugé Ségolène Royal.

Cherchons l'erreur, qui monte les français les uns contre les autres?

Et bien c'est un bel aveu à mon avis.
Et je me surprends à penser que les émeutes de novembre 2005 ont été orchestrées par la gauche oui oui par la gauche pour diaboliser la droite et Sarkozy.
Ils sont capables de tout, ils se sont dévoilés à maintes reprises au cours de cette campage avec le
coup des médias, alors que dans la réalité les médias ont été excécrables avec Sarko.

Peuf! c'est du niveau du caniveau.

J'en avais parlé ici même :

"Que doit-on comprendre à cet appel à l'insurrection si Sarkozy est élu. Que la démocratie ne peut plus s'exercer dans ce pays et que la loi est faite par des insurrectionnels.

Pauvre France!"

Conclusion nos banlieues sont bien intrumentalisées.

Un jour où l'autre les gens se dévoilent et pas qu'en politique !
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:55
Par Michka (Michka) le vendredi 04 mai 2007 - 20h02:

Tiens donc, Claude MONIQUET, président de l’ESISC est en colère comme moi sur le cas pathologique de Dame Royale.

UPJF
Re: Election Présidentielle 2007 - 2ème Tour
06 mai 2007, 05:55
Par Girelle (Girelle) le vendredi 04 mai 2007 - 22h44:

Mais là, Lapid, on va peut être trouver aussi les déclarations de Madame Alliot Marie, qui va, on peut l'imaginer, être ministre de Sarkozy !!
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