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Les soirées du patrimoine juif tunisien

Envoyé par jero 
Les soirées du patrimoine juif tunisien
12 juin 2014, 23:24
L’association chemins croisés des civilisations et la fondation de la
maison de la Tunisie organisent

Les soirées du patrimoine juif tunisien
Le 3,10, 24 juin 2014 à Paris

C’est à l’initiative de l’Association Chemins croisés des
Civilisations à Paris que s’est mis en place cet événement public pour
mettre en valeur le patrimoine culturel des juifs de Tunisie en partenariat
avec la fondation de la maison de la Tunisie .

Programme

Dans le cadre du cycle de notre association Chemins Croisés des
Civilisations portant sur le patrimoine culturel juif tunisien, je vous
présente le programme des soirées qui vont avoir lieu à Paris en
partenariat avec la fondation de la Maison de Tunisie qui est comme suit :



Le 10 juin

A 19 h à la salle polyvalente de la Maison de Tunisie : Projection du film
» Ciao Habiba » de la réalisatrice Sarrah Benillouche : quelques mois
après la révolution de jasmin, une cinéaste revient au pays natal, elle
cherche la trace d'une diva Habiba Msika , une femme trop libre immolé par
le feu dans les années 30....

Conférence de l’historienne Lucette Valensi : Les céramistes Chemla,
céramistes d’art

Exposition dans la salle polyvalente de la Maison de Tunisie : La vie
artistique des juifs Tunisiens (collection Bernard Allali)

Le 24 juin

A 19h à la salle polyvalente de la Maison de Tunisie : Projection de photos
de la collection sur le patrimoine juif Tunisien de Bernard Allali et
commentaires du collectionneur

Conférence de Jean Pierre Darmon (Archéologue, Directeur de Recherche
honoraire CNRS/ENS) : Souvenirs juifs : La synagogue de Naro (Hammam-Lif)
(fin Vème siècle) et la synagogue de Clipea (Kélibia) (début Vème
siècle)



Lucette Valensi
Historienne spécialiste de l'islam méditerranéen

Née en 1936 à Tunis dans la famille juive d'un fabriquant de céramique,
sous le nom de Lucette Chemla , Lucette Valensi s’est consacrée à
l’étude du Maghreb précolonial et aux relations entre Orient et Occident.
Lucette Valensi, directrice d’études émérite à l’EHESS, spécialiste
de l’histoire et anthropologie de l'Islam méditerranéen, a dirigé
l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman.
Elle a publié de nombreux ouvrages, notamment Fables de la mémoire. La
glorieuse bataille des trois rois (Seuil, 1992) et La Fuite en Égypte.
Histoires d’Orient et d’Occident (Seuil, 2002).
Son engagement anticolonialiste l'a fait passer du soutien au FLN algérien
aux Comités Vietnam.

Parmi ses publications

Islam en dissidence : Genèse d'un affrontement (Le Seuil, 2004), écrit avec
Gabriel Martinez-Gros

La Fuite en Égypte, histoires d’Orient et d’Occident (Le Seuil, 2001) Un
essai d’histoire religieuse, l'auteur raconte comment l’épisode biblique
a nourri l’art occidental et la pensée orientale

Fables de la mémoire. La bataille des Trois Rois (Le Seuil, 1992)

Venise et la sublime porte (1987)

Mémoires juives Gallimard, 1986), écrit avec Nathan Wachtel.

Juifs en terre d'islam. Les communautés de Djerba(Archives contemporaines ,
1984), écrit avec A.L. Udovitch.

Fellahs tunisiens (Ehess, 1977) : L'économie rurale et la vie des campagnes
aux XVIIIe et XIXe siècles,

Le Maghreb avant la prise d'Alger (1969)

SARAH BENILLOUCHE : réalisatrice

Les voyages musicaux et leurs jeux de miroir sont la matière secrète de mes
films. Mon cinéma tournant autour de l’errance, de la mémoire, de
l’exil, de l’identité et de l’utopie, je suis en quête de ces
cultures orales, de ces musiques, qui me semblent en être porteuses. Je vois
dans leur transmission, envers et contre tout, une sorte de résistance
populaire inconsciente au formatage de l’air du temps. Mon dernier film «
Les Belles de Cadix », décrit des personnages qui s’emparent du Carnaval
de Cadix pour dire en chantant leur point de vue insolent sur le monde. Mon
avant-dernier film : « Sur un air andalou » (Grenade-Fès-Jérusalem)
relate le voyage d’une cinéaste en quête de la légende multiculturelle
et musicale d’Al-Andalus. J’ai le désir de poursuivre ce travail autour
de la musique judéoarabe comme mémoire commune. Il ne s’agit pas de
nostalgie au sens sentimental ou folklorique, ni de mystifier une utopique
entente entre juifs et musulmans, mais il me paraît important de faire
émerger une mémoire enfouie, pour tenter de dessiner, tant qu’il est
encore temps, un horizon multiculturel.

Habiba Msika, l’aimée de tous », un nouveau film de Sarah Benillouche

« Habiba Msika, l’aimée de tous », un nouveau film de Sarah Benillouche
La réalisatrice franco-tunisienne Sarah Benillouche tourne, actuellement, à
Tunis un documentaire sur l’artiste Habiba M’sika, intitulé Habiba
M’sika, l’aimée de tous. Elle a choisi le Théâtre municipal de
Tunis–où la chanteuse et comédienne était montée sur les planches dans
les années 50 lors de représentations théâtrales, pour filmer les
témoignages d’un grand nombre de personnalités artistiques, à l’instar
des actrices: Fatma Ben Saïdane, Raja Ben Ammar, Amira Chelbi, Soumaya
Boualagui, Amira Rezgui et parmi les chanteuses : Sonia M’barek, Amel
Mathlouthi, Olfa Souissi, la danseuse Malek Sebaï, ainsi que les historiens
Kastali et Hamrouni qui a écrit un livre sur Habiba M’sika et aussi le
chroniqueur Tahar Melligi.
Sarah Benillouche revient sur les pas de Habiba M’sika en découvrant tout
à fait par hasard son histoire de femme libre dans les années 20. «J’ai
été étonnée qu’une femme soit comédienne et chanteuse à cette
époque. J’ai vu qu’elle représentait quelque chose dans l’imaginaire
de ceux qui ont voulu apporter leur témoignage, c’est alors que je me suis
lancée dans la réalisation du film», explique-t-elle. Le film se veut une
quête : «Je me suis dit que peut-être à travers elle je pouvais retrouver
un lieu qui est ce pays que j’ai quitté enfant, la mémoire de mes
grands-parents et la musique de cette époque».
Libre, belle et célèbre
Habiba M’sika représentait la femme libre, belle, riche et célèbre et
adoptait un mode de vie fantasque. Elle déchaînait les passions des hommes
qui ont croisé son chemin comme l’Irakien Baghdadi, le Tunisois Chedly, le
Français Raoul et le juif tunisien Mimouni qui, dans un élan de folie
amoureuse, a mis fin à sa vie de manière tragique en la brûlant vive chez
elle à Testour. La réalisatrice Selma Baccar a retracé sa vie dans un long
métrage de fiction La danse du feu (1995). «J’ai trouvé son film très
intéressant. Je voulais qu’elle apporte son témoignage, mais
malheureusement elle est très engagée en ce moment», nous dit Sarah
Benillouche.
Habiba M’sika, l’aimée de tous n’est pas une biographie, encore moins
un film historique ou pédagogique, «c’est tout juste un documentaire
impressionniste» où la cinéaste tente de reconstruire la vie de la
célèbre vedette. «Malheureusement, les contemporains de Habiba M’sika
sont tous morts. Le seul musicien encore vivant, âgé aujourd’hui de 90
ans, est Salah Mehdi. Il y a aussi Ezzedine Madani qui connaît bien son
histoire», avoue-t-elle. Comment retrouver ses traces? Et comment des
artistes ou des personnes intéressés par l’artiste pourraient
l’incarner aujourd’hui avec leur vision sur cette époque et ce
personnage ? L’auteur du film leur a donné rendez-vous au Théâtre
municipal où Habiba M’sika a joué et fait scandale pour voir un peu de
façon très libre ce que chacun raconte sur elle aujourd’hui.
«De son travail au théâtre, il n’y a aucune trace, pourtant elle a
drainé les foules à une période où les pièces étaient adaptées en
arabe classique, comme les pièces de Shakespeare dans lesquelles elle
campait souvent des rôles masculins. C’est le côté audacieux et
transgressif du personnage qui m’a interpellée», indique Benillouche qui
a, par ailleurs, demandé aux chanteuses Sonia M’barek et Amel Mathlouthi
d’interpréter de façon informelle et a capella, un fragment des chansons
de Habiba M’sika. Le film, dont le tournage dure une semaine, est produit
par une télévision régionale en France et les productions du Golem de
Muriel Levy qui a été à l’origine du projet. Après une tournée dans
les festivals, il sera disponible sur DVD. La réalisatrice souhaiterait
également le montrer en Tunisie.
Neila G.
LaPresse.tn


Exposition « La vie artistique des juifs tunisiens»

l’association Chemins croisés des civilisations a demandé au grand
collectionneur Bernard ALLALI de mettre à la disposition du public Parisien
, une série de documents iconographiques sur la vie artisitiques des Juifs
Tunisiens.
Ces documents seront exposés à la salle polyvalente de la maison de Tunisie
Des reproductions de gravures, d’ estampes et de cartes postales ancinnes
du XIXème et du XXème siècles seront portés à la connaissance du public.
On découvrira avec une grande émotion ces témoignages par l’image
d’une contribution majeure des artistes juifs tunisiens à la vie
artistique en Tunisie :
- des portraits d’artistes
- des pochettes de disques anciens
- des photos des instruments
- des gravures anciennes

Le collectionneur Bernard Allali

Ce grand collectionneur a travaillé pendant plusieurs décennies à la
conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel des juifs de
Tunisie, il a aussi travaillé sur la sauvegarde des archives photographiques
de la Tunisie qui avaient été publiées depuis la fin du 19ème siècle
sous forme de gravures et estampes dans les livres de voyages, mais aussi
sous la forme de cartes postales depuis le début du Protectorat. Ces
documents sont des traces importantes de l’histoire de la Tunisie à
travers ces scènes et types qui dévoilent la réalité de notre pays.
Bernard Allali est un spécialiste du document photographique sur les juifs
mais aussi sur toutes les communautés des composantes de de la Tunisie,
(Maures - berbères - arabes - juifs - bédouins et noirs).Ces éléments
avaient été diffusés à l’époque à grande échelle, surtout sous forme
de cartes postales.
Un recensement méthodique de tous ces documents sur tous les types de
supports, permettra un jour de mieux cerner une grande partie du patrimoine
photographique de la Tunisie.

L'Association Chemins Croisés des Civilisations « CCC »


Une association culturelle qui a été crée au mois de janvier 2014 à Paris

Elle a pour but de :

- Contribuer au développement de l’amitié et du dialogue interculturel
entre les peuples et à la sauvegarde de leurs patrimoines
- Contribuer au tissage des liens socioculturels entre les peuples et les
communautés
- Contribuer au développement des projets écologiques durables et
responsables autour du patrimoine
-Contribuer à fournir des services d’apprentissage pédagogique des
langues

Mail : cheminscroisesdescivilisation3@gmail.com
Tél : France (+ 33) 75 33 16 030
Tunisie(+216) 25 017 338
Facebook : chemins croisés des civilisations
Twitter : chemins croisés



La Fondation de la Maison de Tunisie

Située au 14e arrondissement sur le boulevard Jourdan, la Fondation de la
Maison de Tunisie fait partie des 39 résidences de la Cité Internationale
Universitaire de Paris.
La Fondation de la Maison de Tunisie est un établissement français relevant
de l’Université de Paris et bénéficiant du statut de Fondation Reconnue
d’Utilité Publique depuis mai 2010. Elle a pour but d’exploiter et
entretenir la maison des étudiants tunisiens tout en contribuant à
l’œuvre de rapprochement intellectuel et moral poursuivie par les
fondateurs de la Cité Internationale Universitaire de Paris.
La Fondation de la Maison de Tunisie accueille, conformément à ses
règlements et aux règles communes d’admission définies par le règlement
général de la Cité Internationale Universitaire de Paris, les étudiants,
les chercheurs, les artistes et sportifs de haut niveau de nationalité
tunisienne. Elle accueille également les professeurs, et les savants
tunisiens venant séjourner à Paris pour des travaux désintéressés.
Bien plus qu’une simple résidence universitaire, la Fondation de la Maison
de Tunisie est un lieu de rencontre et d’échange culturel entre les
étudiants et chercheurs tunisiens et ceux d’autres nationalités dans un
esprit de tolérance et de respect mutuel. C’est aussi un lieu où les
résidents ont un rôle actif dans la vie de la Fondation et de la Cité.
En plus des services qu’elle offre à ses résidents, elle leur procure
tous les avantages qu’ils peuvent retirer de leur séjour à la Cité
Internationale Universitaire de Paris.

Adresse :
45 A, boulevard Jourdan
Cité Internationale Universitaire de Paris
75014 Paris
M° RER B Cité Universitaire,
Métro 4 station Porte d'Orléans
tram T3A station montsouris
Velib 14124 (Carte)
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Association Chemins Croisés des Civilisations , Paris "CCC"
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