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ETRE NE

Envoyé par breitou 
ETRE NE
01 juillet 2020, 12:39
ALBERT SIMEONI
L’ENFANT DE LA GOULETTE.

Être né

Bien loin des paons, des cygnes et des grands arbres du BELVEDERE, je suis né là où prolifèrent les moineaux des terrasses, là où les terrains vagues nous ont apprit à défier les ronces, les vipères, les couleuvres, les charançons, les fourmis, moustiques, les milles pattes, né dans une île LA GOULETTE, coincée entre un lac qui pue et une mer presque bleue selon la saison, avec comme fond de toile, ce lointain paysage d’un bleu clair au soleil levant , bleu foncé au soir couchant, le tout couronné par sa majesté LE BOU KORNINE qui veillait sur tous nos faits et gestes.

Ne soyez pas surpris, oui nous vivions dans une île, puisque deux pont séparés au nord les BOURGEOIS, les kheredinois, les carthaginois, les marsoins etc de nous…ces derniers avaient le réputation d’avoir les meilleurs gambos, quand à notre réputation, elle sentait la brick à l’oeuf, le poisson frit, l’odeur des égouts, mais que voulez vous ces odeurs ont fait de nous ce que nous sommes des jeunes à part.

Je n’ai pas fréquenté le lycés Carnot, le lycée huppé, le café des NÈGRES, lieu des étudiants bien mis alors que nous nous fréquentions kawet klafess, ou maad’nouch, le café REX, le Lido, le Casino, des lieux modestes, où les injures et les blasphèmes faisaient force de loi. Nous fréquentions l’OSE.

C‘est vrai nous n’avions pas le COLISÉE, la ROTONDE, LE PALMARIUM, le costumier LAGHA, non nous avions LE CINEMA REX, le CINEMA THEATRE, nous avions ROGER LELOU, Le tailleur LA BANANE mais nous avions aussi les SULTAN, LES BERREBI, nous avions aussi notre crème sans doute pas trop à la VANILLE mais Ô combien à la saveur GRANIT.

Si j’étais né au BELVEDAIRE, je n’aurai pas connu le cerceau, le chariot, le tir à l’arc, la tire-boulette, le jeu des noyaux, de la boite à images, mes genoux écorchés et mes shorts déchirés, non, j’aurai été un enfant aux cheveux gominés, bien costumé, bien éduqué et mes parents m’auraient destinés au BARREAU ou bien à soigner les caries.

On dit que j’écris long, ZOLA écrivait encore plus long que moi, que je saute souvent du COQ à l’Âne, je défie quiconque de faire cela, de sauter du BIM au SERDOUK, et bien nous les GOULETTOIS, on sautait sur tout, on sautait qd il le fallait, oui nous sautions et personne ne pouvait sauter aussi bien que nous.

Pour une petite île comme la nôtre, le bruit des enclumes, le chant du MUEZZIN, le son du CHOFFAR nous suffisaient largement, l’universalité était notre richesse mais je ne dévoilerai pas le secret que nous détenons dans nos cœurs.Q

RIZZO, HAMDA, COUHIN ou UZAN vous le diront.

Albert ABRAHAM SIMEONI BREITOU.
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