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l ENFANT ET LE VIEILLARD VOLET 15°

Envoyé par breitou 
l ENFANT ET LE VIEILLARD VOLET 15°
30 janvier 2021, 10:02
L’Enfant et le vieillard….VOLET 15°

Toute ressemblance avec des personnages connues, existantes, n est que pure coïncidence…

Mes textes peuvent être partagés en citant l’auteur merci.

Invité chez les Mounir, assis au milieu du salon sur une grande natte, la table basse débordait de tapisseries orientales KACHER et typiquement juive, makrouds, briks au miel, manicottis, yoyos imbibés de miel, cakes à la farine, croquants, orgeat, citronnade etc, j’étais surpris par tant de bonnes choses que nos mamans et mémés autrefois honoraient nos tables lors de nos fêtes.

Tout le monde me regardait comme un martien venu de Mars. Le silence fut interrompu par le vieille mami ‘….Tawel yedeq si Albert, ness’tenaw fiq…! ( Allez y Albert, nous t’attendons… !’ ( La tradition tunisienne veut que ce soit l’invité qui donne le coup d’envoi).

Je tendis la main pour verser un verre de citronnade, Khalled en fit de même suivi par ses sœurs, tandis que les autres membres choisissaient leur gâteaux préférés. Nous discutions en arabe, et le fait d’entendre mon ancienne langue dans un pays que j’avais presque oublié, me rapella mon enfance, mon vécu, et c’est cette famille là qui a chamboulé ma mémoire. Chaque fois, que je goûtais à une pâtisserie, les paroles de ma mère, de ma grand mère résonnaient dans mes oreilles, comme un écho venu d’ailleurs.

Alors, que nous grignotons ces belles choses sucrées, la grand mère ‘….Habit en qolqom hajje, elli me tarfouach, ye ouledi, seqritou eli daweb qalbi, rajli taouefé zaghir, centou zghar, tejelt omri 26 ââm, edhé tarfou’ou melle hajje barq me tarf’ouah, rani BENT YOUDI...Baba ess’mou...Mardoché…. !
(….Je voulais vous confier qq chose, que vous ignorez tous,un secret qui ronge mon coeur, mes enfants, mon mari est mort jeune, vous étiez petits à cette époque, je suis devnu veuve à 26 ans mais je suis née juive et mon papa se nommait Mardoche…!) Et là stupeur générale, elle vient d’avouer qu’elle est née juive.

Tout le monde baissa la tête, un silence pesant s’installa dans le salon et le premier à se lever fut Khalled qui alla prés d’elle, pour lui prendre la main et l’embrasser, la vieille se mit à pleurer, comme si elle avait commis un délit, elle pleurait, Mounir, se leva à son tour et enlaça sa belle mère, sa fille en fit de même alors que la vieille sanglotait, tous les membres de la famille se levèrent les larmes aux yeux et vinrent entourer celle qui durant des années à bosser seule pour élever et marier sa fille.

Ses petits enfants, devant cet aveu, s’approchèrent d’elle et lui baisèrent les pieds….L’émotion était à son comble.
‘...Eye Si Albert, bent Mardoche, kif baba ou ommi twefew, si Hamadi jari, âa’weni barché, cent rajel mnih, ââtani bit ou qalli mé tkhémem aala hatté chey, khoundi cime ekh… ! ( Oui…..Je suis la fille MARDOCHE SITBON, lorsque mes parents sont morts, j’atais bien jeune, orpheline je le fus à 13 ans, c’est Hamadi notre voisin, qui m’a bcp aidé, il m’a logé dans une chambre à part, et il m’a dit de ne penser à rien, considère moi comme ton grand frère…..!)

Ils avaient tous les larmes aux yeux et la jeune Rym dit (...Mémèti, ehne en haboueq, tqoun eli tqoun, hobné liq ââla dîme yebqa hai…!) ( Grand mére, nous nous t’aimons, quelque soit ce que tu es, notre amour pour toi sera éternel…!) ’...Rabi samahni, rani chey’bé, ou l’amor âândou waqt… ! E’lioum saraht kalbi loucen si Albert me jech… ! ( Que D ieu me pardonne, je suis vieille, et la vie a un temps, je me suis donc soulagé de ce poids, cela grâce à Albert….!) Je me levais à mon tour et allait l’éteindre…. !’ je lui dis ‘ ...El moufid ouhé el hob mta ouledeq ou hfidateq, el baqi me âân’dou hatté mané…!’ ( L’important est l’amour que que te portes tes enfants et petits enfants, tout le reste ne compte pas…!) …..

ALBERT SIMEONI
Je tendis la main pour verser un verre de citronnade, Khalled en fit de même suivi par ses sœurs, tandis que les autres membres choisissaient leur gâteaux préférés. Nous discutions en arabe, et le fait d’entendre mon ancienne langue dans un pays que j’avais presque oublié, me rapella mon enfance, mon vécu, et c’est cette famille là qui a chamboulé ma mémoire. Chaque fois, que je goûtais à une pâtisserie, les paroles de ma mère, de ma grand mère résonnaient dans mes oreilles, comme un écho venu d’ailleurs.

Alors, que nous grignotons ces belles choses sucrées, la grand mère ‘….Habit en qolqom hajje, elli me tarfouach, ye ouledi, seqritou eli daweb qalbi, rajli taouefé zaghir, centou zghar, tejelt omri 26 ââm, edhé tarfou’ou melle hajje barq me tarf’ouah, rani BENT YOUDI...Baba ess’mou...Mardoché…. !
(….Je voulais vous confier qq chose, que vous ignorez tous,un secret qui ronge mon coeur, mes enfants, mon mari est mort jeune, vous étiez petits à cette époque, je suis devnu veuve à 26 ans mais je suis née juive et mon papa se nommait Mardoche…!) Et là stupeur générale, elle vient d’avouer qu’elle est née juive.

Tout le monde baissa la tête, un silence pesant s’installa dans le salon et le premier à se lever fut Khalled qui alla prés d’elle, pour lui prendre la main et l’embrasser, la vieille se mit à pleurer, comme si elle avait commis un délit, elle pleurait, Mounir, se leva à son tour et enlaça sa belle mère, sa fille en fit de même alors que la vieille sanglotait, tous les membres de la famille se levèrent les larmes aux yeux et vinrent entourer celle qui durant des années à bosser seule pour élever et marier sa fille.

Ses petits enfants, devant cet aveu, s’approchèrent d’elle et lui baisèrent les pieds….L’émotion était à son comble.
‘...Eye Si Albert, bent Mardoche, kif baba ou ommi twefew, si Hamadi jari, âa’weni barché, cent rajel mnih, ââtani bit ou qalli mé tkhémem aala hatté chey, khoundi cime ekh… ! ( Oui…..Je suis la fille MARDOCHE SITBON, lorsque mes parents sont morts, j’atais bien jeune, orpheline je le fus à 13 ans, c’est Hamadi notre voisin, qui m’a bcp aidé, il m’a logé dans une chambre à part, et il m’a dit de ne penser à rien, considère moi comme ton grand frère…..!)

Ils avaient tous les larmes aux yeux et la jeune Rym dit (...Mémèti, ehne en haboueq, tqoun eli tqoun, hobné liq ââla dîme yebqa hai…!) ( Grand mére, nous nous t’aimons, quelque soit ce que tu es, notre amour pour toi sera éternel…!) ’...Rabi samahni, rani chey’bé, ou l’amor âândou waqt… ! E’lioum saraht kalbi loucen si Albert me jech… ! ( Que D ieu me pardonne, je suis vieille, et la vie a un temps, je me suis donc soulagé de ce poids, cela grâce à Albert….!) Je me levais à mon tour et allait l’éteindre…. !’ je lui dis ‘ ...El moufid ouhé el hob mta ouledeq ou hfidateq, el baqi me âân’dou hatté mané…!’ ( L’important est l’amour que que te portes tes enfants et petits enfants, tout le reste ne compte pas…!) …..

ALBERT SIMEONI
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