PAPYS ET MAMIES.
23 mai 2021, 10:51
MAMIES ET PAPYS.

PAR ALBERT SIMEONI
L ENFANT DE LA GOULETTE.

Je n’ai pas eu la chance de connaître mes deux papys, ni ma mamie paternelle Julie. Décédée bien avant son époux, Breitou, d’où que je porte son nom. Il ne tarda pas aussi à partir par le chagrin.
Je n’ai pas connu les calins de mes grands parents, SAUVEUR CHOUA le papa de feu maman, il décède le soir même de mon feqen el couhin, les prières du défunt se faisaient dans la chambre mortuaire, celle de ma maman tandis que ma vente aux enchères se faisait dans le palier soit un mois jour pour jour aprés ma naissance le 9/3/1945, je suis né le 9/2/45. le destin est ainsi fait et ce que l’ont dit lorsque un nouveau né dans ces circonstances, CLALOU RASSOU, on ne le dit pas mais on le chuchote, j’ai donc bouffé la tête de mon aïeul maternel.

Je n’ai pas connu les câlins de mes deux grands pères, je n’ai pas senti leur odeur, je ne me suis jamais assis sur leurs genoux, et je n’ai pas eu la chance d’attraper leurs mains pour un méne méne.

Je n’ai jamais dormi auprès de l’un deux ni entendu leurs ronflements, jamais un baiser de leur part jamais un petit cadeau, jamais rien, ils étaient partis avant que je ne sente leur caresses sur mes joues ou leurs mains caresser mes cheveux. Jamais. On disait d’eux qu’ils étaient d’une grande gentillesse hnen, chref ( doux, humain). Ma grand mère a beaucoup ressenti son veuvage, elle était triste d’autant plus qu’elle a vécu un grand drame, la perte de ses 4 enfants. Emportés de maladie à la HARA.

Je n’ai pas connu mes papys, je n’ai pas caressé leur moustache, j’ai seulement des photos anciennes des CPA où on les voit posér d’une façon digne. Élégante, l’un portait le chapeau melon, vêtu d’un costume de livournais, et l’autre son tablier de poissonnier, j’imagine ce qu’ils auraient pu me raconter d’autant que mes parents ne tarissaient pas d’éloges sur eux, deux personnages ‘comiques’ qui aimaient rire.

J’allais souvent me recueillir sur la tombe de mon papy CHOUA. Mon papa, marbrier, lui avait confectionné son dernier habit de lumière , et moi sous le soleil torride, je lisais maintes et maintes fois son nom gravé pour l’éternité, dans BORGEL devenu un cimetière des herbes folles.

Si je les avais connus, j’aurai tant raconté sur eux, autant, sinon plus que sur ma grand mère MEIHA qui m’a élevé dans la langue judéo. Elle qui se levait la nuit en cachette, pour me sauver des griffes de mon père qd de trop je pleurais. Elle me blottissait entre ses bras, et je dormais sur son ventre, jusqu’à entendre cette belle symphonie de bsal ou loubia qui jouait un air de ragoût maison, dans ses intestins.

Non, je n’ai pas connus mes grands papys. Ni mamie Julie, qui était très belle.
MADAME BETTY si vous connaissait une recette pour pour les faire revenir...? Merci.
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