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CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.

Envoyé par breitou 
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
30 mars 2021, 02:48
LA LÉGENDE DE LA HA’CHOUE
PAR ALBERT SIMEONI

Paris le 29 MARS 2021.
Toute ressemblance avec des personnages existants n’est que pure coïncidence.
Tout partage doit faire figurer le nom de l’auteur.

Dans le quartier de la Hara en Fevrier 1915. Rue SIDI DRIF. Un jeune couple s’installe dans un immeuble vétuste. Un petit appartement de 25 m². Insalubre. La famille Chmimél, Jacob épouse Fertouné. Jacob travaille chez son oncle, il vend des tissus. Il est coupeur au mètre. Il est très religieux et fréquente la syna qui se trouve à la Hafssia. Une syna enterrée sous le sol, on y descend par des escaliers usées.
9 mois plus tard, Fertouné 20 ans, accouche d’une petite fille, aux yeux bleus, une poupée Barbie mais elle n’a pas de poids, elle est chétive et le médecin pense que sa maigreur peut lui être fatale. Elle est née presque prématurément et qu’il fallait surtout bien la nourrir. Et la peser chaque semaine. Fertouné est accablée mais ne perd pas espoir, elle fera tout pour que sa fille vive. Hélas, elle ne peut pas allaiter, elle n’a pas de lait pour comble de malheur. Elle demande conseille à ces voisines et chacune d’elle se propose de la téter mais Fertouné ne veut pas, elle tient à ce que se petite fille, sa propriété s’en sorte que par ses efforts. Elle réfléchit et décide de la nourrir dans un premier temps avec de pois chiches qu’elle mâche et avec précaution lui introduit la NEINE par petites doses. Le lendemain, elle prépare une petite purée de HELBE (funègrec) et pois chiche, une mixture...préalablement sucrée afin que sa petite chérie ne rejette pas cette amertume. Comme elle n’a pas de balance, elle va voir l’épicier du coin, qui accepte de peser chaque semaine le petit poupon. En une semaine Rosita prend 50 grs. Pas assez au goût de sa mère. Mais elle ne se décourage pas. Puis voilà qu’une idée germe dans son esprit, elle en parle à sa maman Twouira qui lui donne une recette inédite. Le bouillon de semoule.
200 grammes de semoule qu’elle verse dans de l’eau chaude, elle remue sans arrêt tandis que la graine grossit, elle rajoute un peu de céleri, pas d’ail un peu de sel et un soupçon de sucre et une demi goutte de citron, un peu d’huile d’olive Elle obtient un bouillon blanc assez léger. Fluide surtout pour que la petite puisse avaler. Et tous les matins, midis et soirs, elle nourrit sa fille de ce ‘sorbet’. La petite semble apprécier. Et au bout de qqs jours ses joues semblent prendre du volume. Son corps prend forme et la pesée montre que la petite a prit 250 grammes en deux semaines. Un mois plus tard, c est 500 grammes et les semaines qui viennent la petite passe de 1 kgs à sa naissance à 3 kilos. Le médecin n’en croit pas ses yeux et lui demande ‘...Kifech ââmelt.. ? ( Comment as tu fait…?) ‘...Hchitélé qol youm crimé mta chmid…’...( Je l’ai engraissé avec de la semoule cuite…!) ‘...Béch nââ’yéta HA’CHOUE… ! ‘ Je vais la nommer Celle qu’on engraisse’)
Ainsi née la HA’CHOUE le plat des enfants et des grands, des familles pauvres parce qu’à la HARA est un creuset de petites créations. Depuis, son met à fait le tour de toute la HARA et chaque maison avait sa hachoué MADE HARA.
Nous fumes nourris de cela assez souvent dans notre famille, par des soirs où le froid était cinglant.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
05 avril 2021, 10:26
La légende du HAMAM.
Par Albert Siméoni.
L’Enfant de la Goulette.
M.A le 7 avril 2021.
Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur.
Tous les événements cités ici ne sont que pure imagination.
Wilpékedia nous donne tout sur l’origine du Hamam.
Mais moi, je donne ce que j’invente et crée.


En 1798, sous lé règne de Mahmoud Bey, alors que la Goulette n’était qu’une campagne dans laquelle qqs maisons faites d’ argile (gorbis) posées comme des cubes, lui donnait un semblant de ville, alors qu’elle n’était que hameau, coupé au sud par un bras de mer qui se jetait dans la lagune, ( la sebkha).
Une centaine de familles éparpillées d’entre les étangs vivaient surtout de pêche. L’empire ottoman veillait sur la Tunisie. Mahmoud Bey avait parmi sa cour, un conseiller juif. Un certain Chicly Cohen, connu pour être un homme pieux et plein d’idées, il avait le titre de constructeur ( architecte). Il souffla un jour à l’oreille du Bey de creuser une grande tranchée coté SUD de la Goulette, pour mieux aérer la lagune. Et surtout permettre aux habitants d’élargir leur horizon.
Cohen alla plus loin en demandant au BEY d’assécher les marées surtout et de se construire une belle maison ( qui deviendra plus tard, la première municipalité de ce patelin). Sans plus tarder, le BEY emballé par ce projet, ne perdit pas de temps. Il fit venir d’Afrique, tout un contingent de sénégalais ( qui seront plus tard les tirailleurs sous la France) pour accomplir la renaissance de cette ville.
En deux ans, la percée fut achevée et Son architecte conçu des berges en bois. Il fit construire une passerelle et souffla à l’oreille du Bey, de construire deux grands espaces au centre ville, aménagé en petits chambres ( les OUKALLAS).
La Goulette fut asséchée en 5 ans grâce à ces travailleurs qui bossaient nuits et jours en chantant. 3 ans plus tard, la Goulette doublait sa population. Des petits commerces firent leur apparition, et le BEY nomma un de ses ministres comme président de la municipalité, car le BEY offrit son palais pour que les habitants aient un statu, des documents etc.…
En 1812, Chycli coule du ciment sur les deux berges du canal Sud. Il conçut des quais. Une idée de génie. Car les premières chaloupes pouvaient y accoster. Des voiliers venus de l’autre coté du Boukornine, d’Italie, apportèrent tout ce qui manquait à la ville. La Goulette devenait un comptoir commercial. De 2000 Habitants, elle passe à 5000 et chose innovante, des familles italiennes viennent s’installer pas loin des quais. On parle pour la première fois en italien à la Goulette et le quartier eut l’approbation du conseil municipale pour être dénommé LA PICCOLA CHICHILIA.
La Goulette prenait son essor grâce à cette nouvelle communautés qui a fait de la pêche ce que la Goulette est devenu, la ville du Poisson.
Alors que le carrosse du BEY passait par le sentier 131, ( pas loin de la Karaka) il aperçoit un autochtone chauffer de l’eau de mer et plonger ses pieds dedans. Il descend de son carrosse et questionne le mr, un turc du nom de Aboubaker. Il apprend par la bouche même de ce vieux monsieur, que le sel de mer chauffé est excellent pour les rhumatismes. Le Bey remonte dans son carrosse et informe son ami COHEN de ce qu’il vient d’apprendre...Voulant en savoir plus, Cohen rencontre le vieux et discute à bâtons rompus à savoir comment il a su cela...Il lui dévoile que c est un ancien remède de sa grand mère. Il lui propose un projet alors que le vieux ignare ne comprend rien à ce que le conseiller du Bey lui propose. Mais, il lui explique qu’il veut que son remède doit aussi servir à la population goulettois et lui montre des croquis de ce qu’il veut entreprendre, il lui propose d’en être le propriétaire une fois la construction terminée. Aboubaker comprend enfin la proposition et accepte l’idée de faire connaître son savoir en la matière.
Voilà que des familles juives fuyant les persécutions d’outre mer, s’installent à la Goulette avec l’aide de MR COHEN. La Goulette compte plus de 500 familles entre juives italiennes. Tandis que la population autochtone est mise à l’écart à cause de leur analphabétisme.
C’est sous le règne de SADOK BEY en 1880, avec l’arrivée du protectorat français que fut construit la première ligne ferroviaire dite TGM. Ce chemin de fer fut providentiel pour les gens de la capitale et des autres régions, car le carrosse disparaissait, remplaçé par des calèches tenus par des maltais.
Enfin, la construction de ce qu’on allait appeler HAMAM ( Bain chaud) fut inauguré en 1890. Et le premier propriétaire d’origine turc allait prendre la direction. Il sera nommé HAMAM ABOU-BAKER. Son hamam était composé de 3 chambres, une salle de massage, une salle chaude à vapeur, et une salle de repos. Tous les murs étaient carrelés en style andalous.
Le conseil municipale, aborda ce qu’on va appeler, une révolution, des rues et avenues furent construites, elles porteront des noms de ville de Tunisie, des noms célèbres, des places aux noms célèbres et la première église sera construite sur la place de LA PICCOLA CHICHILIA. Le premier curé se nommait padre CHINI.
Il n’a fallu que deux semaines pour que le Hammam de Abou- Baker devienne le lieux le plus couru par les goulettois. On pouvait y manger dans la salle de repos, parler affaire, et surtout se détendre. Les femmes n’étaient pas encore acceptées ce ne fut que bien plus tard que deux jours dans la semaine leur furent accordées.
Des années plus tard, si Abou Baker légua son hammam à son fils CHERIF qui rebaptisa le hammam en son nom. Au tout début, l’eau était de l’eau de mer stockée dans des cuves. Par un système de tuyauterie ingénieux, l’eau, passant par ces tuyaux, était chauffée par du charbon de bois ( htab) sans interruption. Le premier masseur se nommait Hamouda, il était handicapé d’une jambe mais ses mains étaient d’or.
Ainsi se termine la LEGENDE DU HAMAM DE LA GOULETTE.
(L'église Saint-Augustin-et-Saint-Fidèle de La Goulette est une église tunisienne située à La Goulette.
Elle est animée par des frères capucins siciliens au sein du quartier italien de La Petite Sicile.
Si des registres paroissiaux existent dès 1838, l'église actuelle commence à être édifiée à partir de 1848 pour être achevée en 1872. À partir de 1898, le cardinal Lavigerie demande aux ermites de saint Augustin, originaires de Malte, de prendre en charge la paroisse ; le plus célèbre d'entre eux est le père Salibat qui apporte des modifications et embellissements à l'édifice. Elle devient vite un lieu d'attraction avec le pèlerinage à Notre-Dame de Trapani et sa procession à travers la ville.
À partir de 2007, le bâtiment fait l'objet de travaux de réfection, un peintre italien, Alberto Bogani, donnant à l'édifice une nouvelle décoration. )
(La synagogue Beit Mordekhai de La Goulette, ( initialement appellée la synagogue de l’hôpital) également appelée synagogue Bessis ou synagogue de l'Hôpital, est une synagogue tunisienne située sur la rue Khaznadar à La Goulette (banlieue de Tunis).
Architecture
Sans doute offerte par Isaac Bessis à la communauté locale dans les années 1910, elle est signée par l'architecte italien Benoît Barsotti qui mêle motifs sculptés et éléments classicisants ou orientalistes (acrotères, colonnettes et corniches)1. De style moderne, elle ne se différencie pas des maisons de sa rue2.
L'accès à la synagogue s'effectue en traversant un passage, ouvert au centre d'une façade symétrique mais désormais séparé de la rue, puis par une porte surmontée des Tables de la Loi1. À l'intérieur, la salle de culte de forme carrée est centrée autour de quatre piliers qui soutenaient une ancienne partie supérieure comportant une tribune pour les femmes et un lanterneau, avant que des travaux dans les années 1980 ne la suppriment et ajoutent un portique devant l'arche sainte (hekhal)1.
Elle est reconstruite en 1995 après un écroulement de sa toiture un an auparavant) Source Wikepedia.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
09 avril 2021, 10:11
LA LÉGENDE DE LA BALANCELLE
Par Albert SIMEONI
L’ENFANT DE LA GOULETTE
Toute reproduction sans autorisation de l’auteur est interdite
Tous les personnages cités dans ce récit n’ est que pure coïncidence.


Les italiens s’installent à la Goulette, dans le quartier qu’ils nommeront la PICCOLA CHICHILIA. Ils auront leur café, et même des arriérés boutiques pour des femmes peu vertueuses.

La maffia sans bruit ni trompette s’est infiltrée dans la quartier. Leur padrino DON GIOVANI un homme de 45 tenait la dragée haute. Tout petit commerce qui s’ouvrait devait contribuer financièrement à l’organisation.

Paolino Carbone, un jeune de 10 ans, féru de jouets faits mains, son papa était menuisier, il passait le plus clair de son temps à inventer des petits trucs en bois à la grande joie de ses parents...ROSITA et PEPINO. Après l’école, il entrait vite chez lui pour compléter ce qu’il avait commencé a veille. Son papa lui fourni qqs outils rudimentaires, limes, toiles émeris, petit rabot, tenaille, marteaux, clous colle etc. le jeune PAOLINO avait trouvé dés son jeune âge à vendre ses petites inventions dans la cour de recréation. Le jeune est très dégourdi.

Alors qu’il était avec son papa dans son atelier situé au quai de la Goulette, il remarque ces petites barques qui déballaient du menu fretin, l’enfant réfléchit et va dessiner un petit croquis d’une de ces barques à quai retenue par une corde.

Sans dire mot, il rentre chez lui, redessine la barque mais avec de plus grandes proportions, mieux encore, il pense à tout, à faire une cale au cas où… Il se met à l’œuvre et en parle à son père qui dubitatif l’encourage dans son projet. Il n’a que 10 ans l’enfant. Le papa lui donne accès à son arrière boutique. Le jeune se lance dans la fabrication de lattes, son papa l’aide à couper selon son vœu ce qu’il demande. Il pose des tréteaux et commence à coller les lattes entres elles. Chacune d’elle mesure 10 mètres. Il colle dc ces lattes et une fois l’armature finie, il enduit tout cela avec du goudron chaud, pour rendre imperméable son squelette. Le papa est sidéré. Il compose une cache dans le fond de la cale. Cache qui servira à abriter le moteur. Grande innovation puisqu’on sait que les barques ont des voiles qui ne leur permettent pas de dépasser les cotes. Il recouvre son goudron d’une peinture étanche. Il s’attaque au mat, puisque il avait aussi prévu une grande voile. Il attaque les flancs des lattes. Tout en pensant qu’il doit laisser un espace au fond de sa cale. Pour une raison bien simple, les pêcheurs doivent stoker leur poisson. Au bout de 6 mois de travail acharné et sous l’œil vigilant de son papa, son œuvre est finie et sur les tréteaux repose la grande barque. ‘...Figlio ma dimé comé vai si nommé questa barca… ? ( Mon fils, dis moi, comment vas tu nommer cette chose…. ? ‘...Balancio… !’ ( Balance…!)‘...Balancio… ? ‘ Si padre perché questa barqa dove seguiré el movimento del mare… ( Oui papa, parce que cette barque soit suivre les mouvements de la mer) ‘...Voglio dire come une bambino nel braccia dél sua mama per lo dormire… ? (...Tu veux dire comme un bébé que sa maman berce pour l’endormir…?) ‘..Si padre.. ! ‘..Alors si permette BALANCELLA….. ! ( Alors si tu le permets BALANCELLE…!) ‘...Si Padra come voglio..!( Oui Papa comme tu le veux) Ainsi est née la prémière balancelle sous les mains d’un bambin à l’esprit génial

. Une fois la grande barque terminée, Pépino demande à ses ouvrier de préparer des rondins de bois, et les ouvriers médusés découvrent cette chose formidable.

En ce DIMANCHE 18 AVRIL DE L AN 1942 aprés J.C….La première balancelle nommée L’HIRONDELLE est mise à flots sous le regard du maire CHAIX enchanté par cette trouvaille. Sur l’eau, la balancelle se tient droite sur les eaux calmes du chenal.

Un millier de personnes assiste à la démonstration. Ils sont ébahis, enthousiasmés par ce qu’ils voient. Le jeune PAOLINO a l’honneur de mettre le moteur en route et voilà la grande barque avancer sur les flots, dépasser les blocs avec à son bord, le MAIRE, un représentant du BEY et des personnalités françaises. Il dépasse les blocs et se dirigent vers l’île de ZEMBRA, la BALANCELLE flotte avec une grande aisance.

Les commandes affluent chez le papa et plus de 15 balancelles sortent de son atelier. 2 ans plus tard.
Les filets sont à bords, chaque balancelle peut prendre 8 personnes mais l’enfant ne s’arrête pas, il va inventer les TIRARS, ces cageots où on entrepose le poisson dans les cales, recouverts de glace. La pêche à la ligne n’a plus court, les italiens pèchent aussi à la traîne puisque le jeune avait aussi prévu une ouverture à l’arrière de sa balancelle, un treuil pour remonter la masse et ensuite le tri. A 15 ans, il devient PATRON PÉCHEUR. Propriétaire d'un chalut et 3 balancelles.

Les clients affluent de toutes parts de la Tunisie. MAHDIA...MONASTIR...SFAX...SOUSSE...KERKENNAH etc.… LA GOULETTE avait donné le ton et elle fut la première ville de la production des BALANCELLES.
A 25 ans, le jeune PAOLINO reçoit la plus haute distinction BEYLICALE le NICHEN EFTIKHAR.
Il mourut à 85 ans à bord de sa première balancelle l’hirondelle. Ses enfants reprennent la grande menuiserie et la modernisent.

Ainsi est née ce qui allait faire de notre ville le centre du monde.

Albert BREITOU SIMEONI ABRHAM
LE 8/04/2021.

Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
11 avril 2021, 10:57
LA LEGENDE DE LA MADONNA DI TRAPANI
Par l’Enfant de la Goulette
Albert Siméoni.
11 Avril 2021. Aprés J.C.
Tous les personnages cités dans ce récit ne sont que pure imagination.
Tout partage doit nommé le nom de l’auteur.


1947, la guerre s’est terminée. L’Italie comme tous les autres nations européennes panse ses blessures.
Dans la petite ville de Trappani qui comptait à cette époque une centaine d’habitants, située sur la cote Ouest de la Sicile pas loin de la mer, à quelques kilomètres de PALERMO, Andréa artisan menuiser reprend l’affaire de son papa spécialisé dans la fabrication des statues saintes. Il est agé de 32 ans, et sa passion est la sculpture sur bois. Il est célèbre dans toute la Sicile. Son papa bien qu’Age, aime le regarder sculpter.
Des chefs d’œuvres sortent de ses mains, et les commandes affluent surtout que bcp d’églises ont
été saccagées et surtout volées, durant la guerre.
En cette nuit du 1 Avril 1947, il monte au second étage de son atelier pour monter au lit. Il est 23 heures 10. Il est fatigué, parce qu’il se lève tôt pour bosser. Son papa dort dans l’autre chambre.
A 3heures 15 du matin, il ouvre les yeux, une lumière aveuglante illumine sa chambre et là, il croit
rêver, il voit devant sa porte une apparition, la SAINTE VIERGE tenant l’enfant Jésus, elle est si belle qu’il ne peut soutenir le regard de SAINTE. Mais il note tout dans sa tête, tout en se protégeant les mains de cette lumière intense, une écriture ceint la tête de la SAINTE ‘...Sono la MADONA DI TRAPANI, la madonna dei PESCATORE… !
Il est figé par cette apparition qui va durer qqs secondes,elles vont lui paraître une éternité. Il se lève pour informer son père mais se ravise aussitôt parce qu’il voit sur le sol des gouttes qui ressemblent à des larmes. Il se met à genoux et de son index, il frôle une larme qu’il goûte, elle est amère. Il s’agenouille et se met à prier en pleurant.
Puis, il descend en silence dans son atelier, s’empare d’une boite en bois et remonte la poser au dessus des larmes. Il ne retrouve plus le sommeil.
Le lendemain matin, il ne dit rien à son papa mais il comprend que cette apparition n’est pas anodine, c’est un message. La Vierge lui demande de sculpter sa statue. C’est son interprétation.
Le second soir, il fait un rêve et revoit la MADONNE qui lui souffle ‘LA GOLETTA’. Il retient ce nom alors qu’il ne sait même pas de quoi il s’agit.
Il sort vers les 9 heures et se rend chez un des chefs de la maffia locale pour s’informer sur ce nom.
‘...La Goletta, figliolo, si trova in Tounisia, aviccino el marre, molti di nostri vivono in questa cita… ! Ché une chiésa me sembra, ma perché mi parlare della Goletta…. ? (‘ La Goulette, mon fils, se trouve en Tunisie, pas loin de la mer, bcp des nôtres vivent dans cette cité, il y a même une église.. !’ ) ‘...Da niente, capo voglio sapérè solamenté…!) (De rien, chef, je voulais savoir tout simplement…!)

Sans perdre de temps, Andréa décide d’arrêter ce qu’il fait et pose un grand rondin, un tronc d’arbre debout sur le sol. Il commence à sculpter ce qu’il a vu. Il a tout retenu de son accoutrement, de son visage, son sourire, de l’enfant Jesus etc. Il garde son secret pour lui, car pense t’il s’il racontait cela son atelier deviendrait un lieu de pèlerinage. Il va garder le miracle pour lui et surtout entourer les larmes sur le sol, qui ne semble pas sécher, d’une verrière et chaque soir avant de s’endormir Andréa prie la ste VIERGE DE TRAPPANI, la future patronne des pêcheurs des Goulettois.
‘...Madre mia, Madre di santita, perché mé,… ? sono sanza fede ma oggi tutto à cambiato, la tua statu sara, si sara nella chisé della GOLETTA...Ti lo juro… !’ Mére, Mére de sainteté, pourquoi moi ??? Qui suis sans foi, mais aujourd’hui j’ai changé, ta statue sera, elle sera dans l’église de la Goulette…Je te le jure !’

2 mois plus tard, son vieux papa découvre pour la première fois, cette statue qui n’existe nulle part.
‘...Andréa, ma come é bella, dime come é qanto lo véda et … ? (...Comme elle est belle, dis moi quand tu l’a vu et où… ?) ‘ Son garçon se tait ‘...Tu lo diro padre, ma non adesso… !’ ( Je te le dirai papa mais pas maintenant..!)
La statue ressemble à deux gouttes d’eaux à ce qu’il a vu. Une grande piété émane d’elle et surtout son sourire de JOCONDE, qui laisse son papa pantois devant ce chef d’œuvre. ‘...Ma come sé chiama… ? ‘ Comment se nomme t’elle…?) ‘..LA MADONNA DI TRAPANI padrone dei pescatore goletesi.. ? ‘ Son père reste bouché bée, il ne connaît pas cette ville mais si son fils l’ affirme alors elle sera celle là.

Andréa retourne voir le parrain, DON PEPE à son actif 36 meurtres signés.

‘...Don Pépe, si posso aiutare mi, per expediré une statua nella citté della Goletta, é possibile… Capo… ?
‘...Ma come no, quando volé, alora vai espedito un messagio à DON GIOVANNI per l’informare
del questa intiativa… ! ( Mais comment non, qd tu veux, dans ce cas, je vais avertir DON GIOVANNI de ton initiative…!)

Une semaine, plut tard, au large de Trappani, une balancelle jette l’ancre. Le patron pécheur Albertino envoie un message radio au parrain. ‘...Siamo chui Capo… ! ( Nous sommes là..!) Sans perdre de temps, Andréa recouvre la statue d’une bâche, elle est posée sur un grand brancard, dix hommes la soulèvent et la transportent sur la plage, une grande barge les attend. Ils posent en se signant la madone qui va voyager. La barge ( batah) se dirige vers la balancelle, elle s’accote à elle. Des cordes tenues par des poulies, descendent et entourent le brancard, la manœuvre est délicate. La Madone est soulevée avec précaution, et une demi heure plus tard, elle est calée avec grand soin sur le pont.

Le 5 Aout 1947, LA MAGDALENNA lève l’ancre, direction le port de la Goulette. A son bord, Andréa et son papa ainsi que les porteurs qui dés la première avancée lancent ‘..E VIVA LA MADONNA DI TRAPPANI… !’

La grande MAGDELENA suit les cotes et enfin après une journée de navigation, cap vers la Goulette. Don Pépé avertit DON GIOVANNI du départ de la Madone. Après 5 jours de navigation sur une mer d’huile, la balancelle est en vue. Elle est juste en face de la JETEE.

Le prêtre CHINI de l’église ST FIDELE DE LA GOULETTE est averti. Il averti aussi lors d’une messe, d’une grande arrivée, D’UNE GRANDE DAME, et que toute la PICOLLA CHICHILIA doit se rendre sur la gréve.

Il n’en fallut pas plus pour que le quartier se vide. Une foule immense attend sur le sable chaud, celle qui sera leur SAINTE PATRONNE. Les ouvriers font l’opération inverse, elle est mise sur une barge et elle se rapproche de la cote. Elle n’est plus qu’à 50 mètres du rivage que des hommes et des femmes rentrent dans l’eau pour accueillir LA SAINTE MERE. C’est la bousculade, alors qu’elle est encore bâchée. La MADONNE est portée par les mêmes porteurs de TRAPPANI et soudain alors que le Prêtre découvre la madone on entend ‘..E VIVAAAA...LA MADONNA DI TRAPPANI…. !

Nous sommes le 14 AOUT. Une foule immense accompagne la statue habillée de fil d’or de bijoux offerts par DON GIOVANNI. Enfin, elle rentre dans l’Église, l’émotion est grande, le silence aussi.
Les petits enfants de cœur entonne L AVE MARIA alors qu’elle prend place sous le CHRIST. Dans son espace réservé.
LE 15 AOUT 1947, fête de l’Assomption, elle sortira toute chamarré devant une foule hétéroclite pour bénir la mer et les pêcheurs.

‘ …..VIVA LA MADONNA DI TRAPPANI …. !’ Sera le cri de ralliement tous les 15 AOUT lors de sa sortie en mer.
LA MADONE durant 20 ans n’était plus sortie, elle était toute seule dans une chambre située dans l’avenue DU CARDINALE LAVIGERIE. Ce fut qqs années plus tard, que la procession fut autorisé et de toutes parts on vient toucher la ste MÈRE DES PÊCHEURS ITALIENS qui ne sont plus là.

Andréa est dans le coma, il a 98 ans, entouré par ses 10 enfants et son épouse. Il ouvre les yeux et là, il voit devant lui le miracle….LA MADONE EST DEVANT LUI, Elle lui sourit et elle vient le prendre par la main. Andréa part avec la foi au cœur.

Albert Siméoni.




La procession de la madone de trapani goulette août 2018

Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
15 avril 2021, 11:03
LA LEGENDE DE BICHI.
PAR L'ENFANT DE LA GOULETTE.
Albert Simeoni.


Tous les personnes et événements cités dans cette légende ne sont que pure coïncidence.
LE 15 AVRIL 2021

Tous les événements cités dans cette légende ne sont que pure coïncidence.
Pour partager le nom de l’auteur doit être cité. Merci.


1958 du coté de l’Oukalla de la Goulette vivait la famille Naamen.
HAIM et son Épouse Rose alais WARDA.
Le premier fils, l’aîné se sera nommé BICHI. Il sera fils unique
Le jeune enfant grandit donc dans une chambre qu’il partagera avec ses parents.
L’espace se composait d’une petite salle, la salle à manger, et d’une petite cuisine. Le robinet et les wc étaient dehors, dar arbi. en commun. Le jeune aimait courir derrière les poules qui picoraient
dans une grand espace herbeux qui servait aussi de dépotoir, et les moineaux, face à son ‘studio’ de misère.
Il grandit mais il n’éprouve aucun passion pour l’école, il y va qd même par obligation. Mais ce qui retient le plus son attention est de regarder sa maman cuisiner. Il était collé à sa robe, et curieux de tout ce qu’elle préparait.
N’étant pas très porté pour la scolarité, comme je l’ai dit plus haut, il trouve un moyen pour subvenir aux besoins de sa famille. A 15 ans, il installe devant le studio, coté cour, un canoun et par dessus un grill que l’on connaît. Il fait cuire son premier poisson, rajoute un œuf dans le plat en étain, et ainsi il se fait une petite clientèle dans l’oukallah même. L’idée lui vient de rajouter selon les conseils de sa maman, une salade cuite mais hachée. Les ‘oukaliens’ trouvent son plat génial. Tjs sur les conseils de sa maman, il coupe des pommes de terre en morceaux longitudinalement et les fait frire à part. Son plat prend de la consistance, il rajoute un piment doux ou fort selon la demande du ‘client’.
Bichi se fait une renommé dans les deux ‘Oukalléts’. On parle alors de ‘COMPLET POISSON DE BICHI. Devant ce succès inattendu, il apprend que, juste face à sa maison coté rue Franklin Roosevelt, une boutique va se libérer, les propriétaires des français décident de quitter la Goulette après plus 150 ans de bons et loyaux services, ils étaient boulangers.
Bichi sur les conseils de ses parents, investit dans la boutique, il installe 6 tables à l’intérieur et agrandit surtout la cuisine. Il engage deux employés SIMON et Elie HABABOU deux frères. Bichi demande à la municipalité de la Goulette l’autorisation d’occuper 20 mètres carrés sur le trottoir. Ce qui lui fut accordé.
La chance va lui sourire, le premier restaurant aux poissons voit le jour, et le complet POISSON rentre dans les mœurs des Goulettois. On vient même de Tunis se régaler de ses mulets, de sa testira, de ses tomates cuites et piments, de son œuf présenté d’une belle façon et des frites qui jalonnent les bords de ses plats.
Il pose une grand enseigne ‘ RESTAURANT CHEZ BICHI’
Ses parents décèdent et Bichi ressent une très grande tristesse, il fermera durant 8 jours au grand dam de sa clientèle. La semaine du deuil étant passée, et devant la clientèle de plus en plus nombreuses, Bichi agrandit sa terrasse, elle couvre 100 métrés carrés. 75 tables sont posées et c’est là son génie, il pose juste devant l’entrée de son restaurant, une vitrine, dans laquelle toutes sortes de poisson sont présentés et innovation, c’ est le client qui choisit son poisson. Nous sommes en 1961.
CHEZ BICHI devient la coqueluche de toute la Goulette et de Tunis.
BICHI en tablier blanc accueille avec sa grande sympathie les clients. Ainsi ‘manger’ chez Bichi devient synonyme de grande gastronomie, car notre ‘inventeur du complet poisson’ va rajouter à son menu, grillades, brik à l œuf, etc.
Le renom de son restaurant dépasse les frontière de la Goulette. 10 employés sont à son actif.
A 40 ans, il se marrie, il aura 2 garçons et une fille.
Bichi Naamen devient célèbre il mourra accidentellement sur la route TUNIS/GOULETTE.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
17 avril 2021, 09:59
La LEGENDE DU BOU KORNINE
PAR L’ENFANT DE LA GOULETTE
Albert Siméoni.


Tous les événements cités dans ce récit ainsi que les personnages et noms de ville sont purement imaginaires et ne rapportent à aucun fait réel.


L’AN 102 apres Mahomet.

Dans les montagnes de l’Atlas, l’univers du silence, là où se rassemblent tous les échos des hameaux situés à des milliers de kms, vivait dans une caverne, un Hermite du nom de BOUASSILA. Il était connu à cette époque pour être un guérisseur, et les bédouins venaient de loin à dos de mules ou sur des chameaux pour le consulter.
On le disait devin et surtout très proche de D ieu, Allah. Un homme pieux et religieux qui parlait aux montagnes. Les villageois le payaient en nature, qui d’un panier d’œufs, de poules, de moutons etc. Les animaux sauvages ne le craignaient pas, ils venaient même chasser jusque devant sa caverne.
Il avait prit l’habitude de regarder à longueur de journée les montagnes bleues et herborisée, d’entendre d’entre ses arbres le ruissellement d’une cascade OM ET ME ( la mère de l’eau)

Il y avait une montagne qui retenait son attention il l’avait surnommé EL ABOU KORNINE LE PERE DES CORNES, parce que son sommet était fendu en deux partie. Il en avait déduit qu’il y avait très longtemps, elle devait être volcan éteint. Il tenait cela de son arrière grand père ABOUKACEM. Chef du village de HARAMA. Un bled perdu de 100 âmes à cette époque au seuil de l’ATLAS.

Un soir BOUASSILA se réveillE en sursaut, un grondement fit voler des milliers d’oiseaux et les bêtes sauvages épouvantées quittèrent leur tanières pour s’abriter bcp plus loin.
Bouassila quitte son lit et debout sur le seuil de sa caverne, il voit sortir de la montagne une grandE vapeur. Il déduisit rapidement que le volcan s’est réveillait. Or cette vapeur, sortait en forme de signes, il prit un bâton et sur le sol IL dessine ce qu’il voit. Les vapeurs s’échappaient selon un tempo bien ordonné. ‘...Serait ce un signe d’Allah qui me souffle qq chose… ? ‘ Il se met à genoux, et prie. Le lendemain matin, il étudie les signes tracés sur le sol. Il voit une parabole, un dôme surmonté d’un croissant. Des colonnes et surtout un flèche donnant l’ouest comme direction.

Il comprend que c’est la direction de la MECQUE. D ieu lui signifie t’il d’aller ‘pèleriner’… ? Handicapé comme il est, et sachant que le voyage sera trop long à dos de mule, il réfléchit à ce message. La nuit suivante, il voit en rêve sa montagne préférée se mouvoir vers l’Ouest. Il en déduit que D ieu avait choisi le EL ABOU KORNINE pour le représenter. A la seule condition qu’elle ne doit en aucun cas s’arrêter durant ce long périple.


Sans perdre de temps, il prend son bâton de pèlerin et gravit la haut montagne. Il y mettra un jour plein et enfin arrivé, il lui tient ce langage…’...Je viens de la part de D ieu le miséricordieux, le bienfaiteur, le karim, le bienveillant...Il m’a chargé d’une mission que je ne peux entreprendre ABOU KORNINE, mais il a décidé que ce sera toi qui ira à ma place à la MECQUE pour prier et devenir HAJ… Mais tu ne dois à aucun prix t’arrêter en chemin..!’

La montagne écoutait. Il embrasse son flanc et redescendit soulagé. Deux jours plus tard, il ordonne à la rivière d’aller remplir le cratère afin que LA MONTAGNE s’abreuve en chemin. Une semaine plus tard, la vapeur qui sort du cratère le fait comprendre qu’elle accepte sa demande. Et à sa grande surprise le miracle se produit, la Montagne semble avancer lentement…. Laissant derrière elle un grand nuage de poussière. Trois jours plus tard, il voit disparaître la grande montagne derrière l’horizon.

Un mois plus tard, elle rentre en Algérie ( sans passeport) avance au rythme d’une limace….Le 5 avril de l’ère Hégirien 102, soit 6 mois après son départ, EL ABOU KORNINE frôle la frontière tunisienne. Elle est harassée et l’eau vient à manquer. Elle traverse Ghardimaou, Souk et Arba des bleds perdus pas loin de la frontière tunisienne…. Elle affronte les vents violents et toutes les intempéries. La réserve d’eau s est épuisée. EL ABOU KORNINE avance à bout de force Tous les arbres et les herbes accrochés à ses flancs se fanent et ces derniers mis à nus pour subissent les affres de la nature. Ne pouvant plus continuer à avancer, elle pense se reposer juste qqs minutes et elle s’arrête juste en face du village qu’on appelle HAMAMLIF. EL ABOU KORNINE a failli à sa mission. Et D ieu pour la punir ‘….Tu resteras ici jusqu’à la fin des temps les pieds dans l’eau…. !’

La nouvelle parvient aux oreilles de BOUASSILA, qui se met à pleurer à chaudes larmes. Sa chère montagne est perdue à tout jamais, elle ne reviendra plus sur son emplacement. A sa place un trou béant, rempli d’alluvions. La pluie a vite fait de COMBLER cette espace vide, un grand étang à l’odeur nauséabonde a prit la place de la REINE DE L ATLAS.

Ainsi la LÉGENDE a voulu que se soit la Goulette et les goulettois qui après des siècles admirent cette montagne qui à son flanc rasé sur toute sa hauteur, une large bande où rien ne pousse.

BOUASSILA meurt de chagrin, sa dernière volonté fut qu’il soit enterré dans un des flancs de sa montagne préféré, ce qui fut fait le 1 OCTOBRE 103 après Mahomet.

‘…. Passants, visiteurs, mes chers tunes sachez que vous ne trouverez jamais la tombe ce cet Hermite mais son âme vole au dessus des cimes et les ailes des moineaux, des goélands portent la parole de cet homme de paix et de sagesse….Allah est grand pour tous.

Bessmellah alla el rahime.

Albert Siméoni.

Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
18 avril 2021, 08:32
LA LÉGENDE DE LA GRANITE

Par L’Enfant de la Goulette
Albert Siméoni.
Paris le 18 AVRIL 2021.

Tous les évènements cités dans ce récit ainsi que les personnages ne sont que pure imagination. Toute reproduction doit signifier le nom de l'auteur sinon procès.

Fuyant L' Italie de Mussolini, où l’ordre règne et que les CHEMISES NOIRES bcp trop zélés font d'énormes dégâts, la famille Zambito ne pouvant plus supporter les restrictions et les menaces, décide d’immigrer en 1944.
Elle pense s’installer à New York mais son épouse Josephina dissuade son époux, elle a de la famille en Tunisie et particulièrement à la Picolla CHICHILLIA où son frère tient un atelier de carénage sur le quai N° 12 depuis 1948.
José est un excellent pâtissier mais aussi un grand glacier à PALERMO….VIA LOMBARDI 27 .
Ses glaces étaient uniques. Pour immigrer, les autorités mussoliniennes avaient établi des conditions draconiennes pour la sortie du territoire, car beaucoup d’italiens étaient communistes et Mussolini à cette époque les avait dans le collimateur de sa police idem pour la maffia.

Jose contacte le chef de quartier, un maffieux CARBONARO de la famille CORLEONE, et lui demande s’il peut lui faire traverser la Méditerranéen dans un de ses navires en partance pour Tunis.

‘...Si é posso ma tu séi ché….!( Oui bien sur mais tu sais que…. !’ ‘...Quanto… ? ( Combien…?)..’..Diciamo per té 1000 Lires…!) ( Pour toi ce sera Mille lires…!) José accepte et dans la nuit du 18 mars 1944 toute la famille munie de quatre valises, embarquée dans une camionnette bâchée, passe sans encombre, le grand portail du quai EDUARDO FILIPPE. Les douaniers sont de mèche avec la maffia. La famille monte à bord du PANTALERIA...Un navire marchand.
Deux jours plus tard, le navire accoste au port de la Goulette et toute la famille de l’épouse est là pour les accueillir avec joie.

Enrico le beau frère avait tout prévu pour leur installation. Il propose même à son beau frère José de lui ouvrir un magasin de pâtisserie et de glaces sur l’avenue DU CARDINAL LAVIGERIE à QQS MÈTRES DES DEUX ÉCOLES PRIMAIRES FRANÇAISES...UNE POUR LES FILLES ET L AUTRE POUR LES GARÇONS.

‘..Ma non ti préoccupa, ti pourra mé remboursé qd tu voglio à ton rythme… !’ Jose accepte et deux mois plus tard, la pâtisserie /glacier CHEZ JOSE ouvre ses portes. José était très connu à Palerme pour ses sorbets et il n’eut aucun mal à retrouver une clientèle avisée. Son affaire marche bien, puisqu’il rajouta en plus de sa pâtisserie, le pain italien et la baguette et tout ce qui va avec.

Au bout de 6 mois, il rembourse son beau frère. Par une après midi de forte chaleur, José se désaltère en buvant une citronnade, son jeune fils Alessandro 11 ans, après ses cours, aide son papa dans la confection des gâteaux et sert les glaces. Le papa se désaltère et laisse son verre à moitié plein. Son fils, loin de jeter l’autre moitié ‘l’enfourne’ dans un des frigos.

Trois heures plus tard, le jeune ouvre le frigo et se rend compte que la citronnade a gelé. Il prend un couteau pointu et casse par petits à coups le fond solide de cette citronnade. Il en apprécie les granulés qui fondent instantanément dans son palais. Il a une idée en tête. Sans rien dévoiler à son papa, il se munit d’une boite de sauce tomate vide, qu’il remplit de citronnade mais là où son intelligence va lui jouer un tour, il intercale sa boite à moitié pleine de jus et l'intercale dans une autre boite mais plus grande. Il trou la petite boite et accroche un fil de fer. Puis, il réfléchit à l’étape suivante, il place des glaçons entre la petite boite pleine de citronnade et la grande boite… Le fil de fer va lui servir à tourner la petite boite. Il tourne, il tourne et là il s’aperçoit que le jus de la citronnade, telle une arpète, se colle aux parois du petit 'baquet'…

Il n’en revient pas. Il se munit d’une petite cuillère à café et gratte les parois, la matière couvre sa petit cuillère et il goûte ce délice. Il appelle son papa et le fait goûter à ce qu’il vient de créer…
’..Ma como à fatto figlio… ? ( Mais comment as tu fait fiston…?) ‘..Facile padré, vieni a vedere come a procésso.. ! ( Viens voir comment j’ai procédé..!) Le papa découvre ce qui sera plus tard un grand baquet qui tournera par la force des bras dans un plus grand baquet rempli de glaçons. ‘..Ma come si chiama questa merveglia… ? ( Mais comment se nomme cette merveille….?) ‘...GRANITO...( en fait il a donne le nom de petits grains, ceux qu’il a croquer au début) ‘...GRANITO….GRANITO…. VA Bene, vraiment mon fils tu as dépassé ton papa et tes ancêtres… !
Deux semaines plus tard, José installe un grand tonneau rempli de glaçons et il intercale un baquet en aluminium. Ce fut la ruée vers EL GRANITO.

Ainsi mes chers amis, LA GRANITE est née à la Goulette et fut reprise par Bébert LE GLACIER D’ÉTÉ DE LA GOULETTE…..Puis par CURATOLLO qui créa la BRIOCHE AU CHOCOLAT A LA GLACE…..et plus tard, Hamadi, petit glacier situé à proximité de CHEZ BICHI, s’empare de la GRANITE. Mais le jeune JOSÉ plus créatif que jamais, y rajouta des fraises dans son sorbet.

Et c’est ainsi qu’après la sortie du CINÉMA THÉÂTRE tous les Goulettois se délectaient chez Hamadi de ces deux sorbets parfumés au citron ou à la fraise.

La pâtisserie CHEZ JOSÉ ferma ses portes en 1961. Elle retourna en Italie faire fortune avec SA GRANITA.
Pas la peine d’ouvrir vos livres d’histoire, je suis le seul à connaître LA LÉGENDE DE LA GRANITE.


Albert Siméoni
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
12 juin 2021, 13:00
LA LÉGENDE DE LA LEB’KHA ( cataplasme ou onguant dit arbi)
Par Albert Siméoni l’imaginaire.
L’enfant de la Goulette

10/06/2021

Tous les personnages cités dans ce récit ne se rapportent à aucun fait réèl, les noms des lieux sont imaginaires mais sachez que sans l’imagination, il ,n’ y a pas de créations. L’art de créer ou d’inventer, donne à son auteur la satisfaction de rendre ce que nous avons connu en fais réels.
Lebka ….Cataplasme fait à base d’huile, de sel, de graisse, de beurre rance, ou même de bougies molles... etc.
Il y a fort longtemps dans le village de SIDI BELGACEM, vivait une tribu de nomades qui s’est sédentarisée dans un bled perdu. Ils ont construit des gourbis et comme ils étaient aussi éleveurs de bétail, ils commercialisaient leurs animaux domestiques dans le plus proche village de SIDI MANSOUR dans le sud de la Tunisie pas loin de Tozeur.
Une jeune fille de 20 ans orpheline et à peine mariée se retrouve veuve, son époux décède accidentellement alors qu’il cueillait des olives dans un douar, et à ce titre elle décide de vivre seule, à l’écart du village, le chef du clan consent à son désir, vivre son deuil comme elle l’entend.
Les parents de la jeune fille étaient connus comme des rebouteurs, de père en fils. Ils soignaient les gens avec des plantes, des incantations et surtout bcp d’encens pour ceux ou celles prises par le diable. Ils avaient aussi le don de rassurer, de donner confiance à tous ceux ou celles qui se présentaient à lui sans prendre de l’argent parce que, disait ‘il ‘….Rabi ââweni meghir flouss.. !’ (
D IEU M’AIDE SANS ARGENT)

La jeune FATIMA n’avait pas ce don, elle voulait tout simplement vivre en recluse, les mois passent et la jeune veuve voit un matin le chef du clan lui rendre visite. ‘..Yé benti, el ouaqt mta lah’jen tââda, bouq ou mamaq qenou maroufin fi blédem, qenou féquéquét ou ehné lej’miné fequeq oulle féquéqa béch t’bari el makh’ssour, eli saqou tfeqet qol mél abd eli mha’yar ( Ma fille, le temps du deuil est passé, tes parents étaient reconnus comme rebouteurs, tu devrais penser à ceux ou a celles qui souffrent dans leur corps et dans leur chair et dans leur âme. La jeune veuve écoutait le vieux sage elle resta silencieuse. ‘..Ehné mrawah, khé’mem ââliné ye benti.. ( Je vais m’en aller mais pense à nous…!)
Fatma après des semaines de réflexion, prend conscience du rôle qu’elle peut jouer au nom du TOUT PUISSANT. Le destin fait qu’un jour, une maman passe devant son logis tenant son fils dans ses bras, elle sort de son gourbi et interpelle la maman attristée ‘...Yé benti, ouldi lil ou nar fayaq, réjlou mef’qouq ou méi l’qina hatta had béch i barri…. ! (Ma fille, mon fils ne dort ni le soir ni le matin, il souffre bcp de son pied, et nous n’avons trouvé personne pour le soulager… !’
A ces mots, la jeune veuve l’invite à franchir le seuil de son taudis, un chez elle dénué de luxe, un vrai tipie ou des objets hétéroclites sèment le sol en terre battue. Elle allonge le jeune garçon et demande à la maman d’attendre dehors. Elle chauffe de l’eau et plonge le pied endolori du jeune homme, elle y rajoute un peu de sel et avec soin, elle masse l’endroit enflé. Elle va dans un coin de son gourbi, écrase deux oignons dans son pilon et rajoute un peu de graisse de serpent. Elle mélange le tout puis l’étale dans une grande serviette qu’elle découpe préalablement en bande. Elle étale sa mixture tout au long du ‘pansement’ et serre bien fort le pied du jeune garçon. Elle appelle sa maman ‘...Yerjja el dareq, ou bââ’din er’jaa bââd tlétè yém téz ouldeq…’ ( Rentre chez toi, et ensuite tu reviendraS dans trois jours reprendre ton fils..)
La maman embrasse la main de la jeune veuve qui la retire prestement. 3 jours plus tard, la maman revient et là Ô miracle son fils marche sans hurler. Elle n’en croit pas ses yeux. Fatma se retire dans son home tandis que la maman du petit veut lui offrir une poule, Fatma refuse.
Au village, Mabrouka la maman du jeune homme ne tarit pas d’éloges sur la guérisseuse. Ainsi Fatma devient guérisseuse selon les dires des villageois. Qqs jours plus tard, c’est un laboureur SI AHMED qui vient la voir avec son âne clopinant. La veuve comprend qu’il va falloir aussi s’occuper des bêtes, les guérir. La bête souffre et dans ce cas là, elle est vouée à la mort. Mais Fatma lui conseille d’attendre avant de tuer son âne, son gagne pain. Elle tâte le pied de l’âne et se rend compte qu’il a dans son sabot un clou, mais que le clou a provoqué un oedeme au vu du pied enflé. Elle rentre dans son logis, s’attarde un instant et ressort avec une fourchette, elle retire délicatement le clou et là un flot de pue se déverse sur le sol. Elle conseille au fermier d’écraser deux tomates, de rajouter du sel, d’envelopper tout cela dans une feuille de vigne et de bander le pied de son compagnon avec cette mixture. Deux jours plus tard, l’âne de SIDI AHMED est sur pied, il reprend son labeur.
La nouvelle dépasse le grand hameau de SIDI MANSOUR et atteint la ville de Sousse. On ne parle plus de REBOUTEUSE mais de faiseuse de miracles au point qu’on la surnomme L’OULIYE la prophétesse.
Le fils du Cheikh de Sousse tombe malade. Les médecins s’acharnent autour de son lit, lui prescrivant des tas de médicaments, sans qu’aucune amélioration ne se ressente. On lui conseille d’aller voir L’OULIYE. Le cheikh s’empresse d’aller voir celle qui fait des miracles. Le jeune homme arrive en sueur dans un calèche, crachant ses tripes. Il est allongé et son visage et blême, il tousse sans arrêt. FATMA ne tarde pas à comprendre que le jeune homme souffre d’une pleurésie sévère.
‘..Sidi, mei day’ach oua’qteq, orja bah’dé ââl’téq ou erja qif el gamra teb’qa bida, . (...Sire, ne perd pas ton temps, rentre chez toi, auprès de ta famille et revient à la pleine lune) C’est à dire dans une semaine. Le Cheikh sort en pleurant du logis de la veuve. Il attendra dans l’angoisse la fin du calvaire de son fils.
Fatma sans perdre de temps, coupe un morceau de gras (chmen) provenant d’un mouton. Elle le fait fondre dans une casserole, rajoute de l’huile d’olive. Elle obtient un onguent très gras ; Elle sort de chez elle cueillir des feuilles de figuier. Elle prend sa mixture l’étale sur les feuilles préalablement trouées, et demande au jeune de se dévêtir jusqu’à la hanche. Elle ceint le jeune homme de ces feuilles engraissées. Le jeune homme est mal à l’aise. Elle reste à son chevet et voilà que le jeune homme au matin, tousse moins et que pour la première fois, il a passé une bonne nuit.
Le lendemain soir, au lieu de la graisse rance, elle imbibe les feuilles de pétrole. Même opération que la veille. Le jeune homme sent le pétrole mais la toux diminue d’intensité au petit matin. Le surlendemain, elle fait cailler du lait sur du charbon de bois. A force de remuer sa mixture, celle là ressemble à du beurre qu’elle laisse ‘rancir’ durant une nuit. Le soir, elle change de méthode, et c’est du beurre rance qui remplace le pétrole et ainsi durant 4 jours, elle alterne, chmen, pétrole et beurre rance. Le jeune homme ne tousse plus et demande même à manger. La pleine lune arrive et le lendemain son papa hésite à taper à la petite porte de ‘L’OULIYA. Et là, il voit son fils partager du pain tabouna et des olives noires avec la jeune dame. ‘..Brââ, ouldéq… !’ ( Il a guéri ton fils) Le cheikh ne peut retenir ses larmes. Il sort une bourse d’argent mais la dame refuse net d’être payée. ‘..Bara sadeq biyem..!( Va faire une bonne action avec..!)
Ainsi vraie ou fausse, la LEBKHA fut très connue en son temps là, j’en ai même fait l’expérience dans mon jeune âge, j’étais atteint d’une grave pneumonie que ma grand mére a soigné en imbibant durant trois jours du papier journal troué avec du pétrole. Je ne pouvais même pas me retourner.

Ainsi se termine la LÉGENDE DE LA LA LEBKHE.
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