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CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.

Envoyé par breitou 
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
15 septembre 2019, 06:01
https://www.baya.tn/rubriques/life-style/bien-etre/zoom-sur-le-droo-ou-le-sorgho/


LA LÉGENDE DU DRÔÔ…..lE BOL DE SORGHO A LA MANIERE DES JUIFS TUNES.


Les dates, les noms sont imaginaires mais rien ne peut démentir les faits si personne n’en a jamais parlé.


DRÔÔ, un mot magique, qui aujourd’hui encore nous fait saliver.
Si mes r légendes sont placées dans l’ancien quartier Juif de la Hara c’est parce que souvent c est dans ses quartiers que naissent bien souvent ce qu’on appelle les bols, les plats des pauvres. Qui des années plus tard deviennent les icônes de nos tables.

1845, le 1 mai, alors que MAIRA fait son marché du coté de la Hafssia, son regard est attiré par un paquet sans aucune étiquette.
Elle demande au vendeur ambulant, ‘...Chnoué elli temé fél baqou ehdé… ? ( qu’est ce qu’il y a dans ce paquet là) ‘...Taqwit safi ( De la pure vitamine) jebou’ouli mél Maghreb… ! On me l’a apporté du Maroc) ‘...Ou kifféch i tâaqel… !’ Et comme cela se mange)...’...Wallayi mé nedré ââli, en’tin zarab, ech bech tekh’ssar ( essaye de le cuisiner, tu ne perds rien)...MAIRA suit le conseil du vendeur et prend le paquet. Un kilo environ, elle le repèsera plus tard, elle trouve 900 grs ‘..Elle dira ‘..Mohamed ghachech, mohamed m’a roulé) qu’à cela ne tienne, les juifs le sont aussi.

Bref. Elle rentre chez elle et sans plus attendre, avant que son mari ne rentre de son boulot de cordonnier, elle allume un petit brasier dans son canoun. Elle remplit un une casserole d’eau et verse le contenu de cette poudre. Elle laisse chauffer. Au bout d’une heure, elle voit que sa soupe, ressemble à des grumeaux, bcp de bouillonnements mais aussi des ‘tqawirats ( des boules compactes) Sa fille Ischtir ‘..Y’ mââ, el hachoué khir méné ( Maman, la soupe de semoule est bcp mieux) ‘..Ah, el hachoué en daoura ehné béch mé taqed’lich) (..Mais la soupe aussi, je la remue pour ne pas qu’elle ne fasse des grumeaux, qu’elle ne se noue). Elle ressort, et va à la rencontre du marchand Mohamed celui qui lui a volé 100 grs...’..Essmââ Mohamed, el kilou mtaââk 900 grs, melle béche tââ’tini baqou akhor ou zidli 100 grs ) (Écoute, toi ton kilo pèse 900 grs, dc tu vas me revendre un autre paquet avec 100 grs en plus) Le marchand acquiesce. Dar dar chez elle, et recommence l’opération, mais cette fois çi en remuant sans arrêt. Enfin, la soupe s’épaissit. Une belle couleur zarbouyi ( grise) elle goûte mais elle trouve le goût sans fade, elle rajoute du sucre pillé à la bouteille et là, elle semble enchantée.

Son mari transit par le froid d’un hiver rigoureux, se met à table et Maïra, lui sert sa mixture ‘...Douk elli taa’yéb’tleq) ( Goûte à ce que je t’ai cuisiné ce soir) Chaidou gôute et il semble emballé ‘...Chnoué ehdé… ? ‘...El rajel qalli TAQ’OUIT… ! ‘ Le monsieur m’a dit que c est de la vitamine. Yé Maira, hassilou âândéq souabé mta hrir, yesser bnit, trââ jibli tâârf khobj béch en ââ’bi qerchi ( Franchement, tu as des doigts de fée, donnes moi un bout de pain que je remplisse mon ventre) Il coupe des bouts de pain, les plonge dans sa soupe et là, le mec se régale.

Mais Maïra ne va pas en rester là, elle re-cuisine le lendemain, la même soupe en y rajoutant un bon morceau de MAKROUD.
C’est le nirvana. Elle fait goûter sa voisine IRINA qui pour un peu aller tourner de l’œil, tellement elle a apprécié ce bol...’..CHNOUE EL SAHFA ehdi, mta farh..( Mais comme c’est bon, c est quoi ce bol de fête..!) Fariné ou dawarta ( De la farine que j’ai remuée longtemps) Elle a dit DAWERTA...Remuée, tournée...En entend DRÔO… Elle devient celle qu’on remue. Pris d’une idée géniale, elle va voir….SI MANSOUR, qui tient une petite échoppe de beignets...’...Ye SI MANSOUR, jebtleq sahfa DRÔÔ...( Si Mansour, je t ai apporté un bol de DRÔÔ..) L’autre dubitatif, goûte à la merveille. ‘..Yé Maïra, loucen thab, nââmeleq blassa fél torkiné ehdi ou tby elli ââ’meltou ( ...Si tu veux, je te fais un petit coin et tu écoules ce que tu as inventé)

Deux mois plus tard, le FTAIRI et Maïra ne savent plus où donner de la tête, le bruit court qu’une nouvelle soupe est apparue dans LA HARA...Et cette rumeur déplace presque tout Tunis.

Mansour laisse tomber les beignets pour aider sa nouvelle associée dépassée par les évènements et aussi par la fatigue, pour se lancer dans la fabrication du DRÔÔ tous les matins. Trois grandes ‘..TANJRAT’ ( grande marmite au fond rond) remplies à raz le bord de farine de SORGHO...cuisent dés 4 heures du matin, la précieuse denrée, mais bien plus que cela, Maïra propose de rehausser son DRÔÔ avec des raisins sécs, du chkenj’bir, elle rajoute un plat de pâtisserie orientale dite HARISSA BEL LOUZ...Elle se fournira en DEBLA et en boulou chez NATHAN de Tunis et pour couronner le tout, elle rajoute du sucre par dessus la mélasse, du sucre en poudre, dit glace, fourni par DIDECKH qui tient une boutique de farine de blé, (petite minoterie)

En un an, les deux associés, ne savent plus où mettre l’argent qui tombe à flots.

Mäira, à la mort de son associé, ouvre une boutique à l’enseigne... ‘..EL SAHFA DRÔÔ’..Le bol de DRÔÔ….

La boutique existe tjs du coté de la RUE DE PARIS. Pas loin de l’ancien CHEZ LES NÈGRES. Sauf que la LÉGENDE DIT qu’elle n’a existé que dans l’imaginaire d’un BREITOU
.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
21 septembre 2019, 12:55
LA LÉGENDE DE LA GHRAME.

(..Action de payer qq chose qui a été involontairement cassé)
(On appellera cela dommage et intérêts)

Or, la rumeur où la superstition, veut que le fauteur ne paye pas ce qui a été cassé involontairement au préjudiciable, si tel était le cas, ce dernier verrait un membre de sa famille mourir avant la fin de l’année.)

1812, dans le quartier de la HARA, par un jour de marché, sur la place SIDI SARDOUK….Haim, un vieux monsieur, connu dans tout le quartier pour sa gentillesse et sa modestie, prit de vertige trébuche et tombe sur l’étal d’un potier qui exhibait ses vases et autres canouns. Une jarre tombe à terre et se brise. Un attroupement ne tarde pas à se former et on relève le vieux monsieur tout étourdi.

Qqs âmes charitables, se proposent de le raccompagner chez lui qd l’étalagiste ‘...Euchqoun béch i khalless el taq’ssira ( Qui va me payer la casse) Le vieux monsieur a la force de lui répondre ‘...Rabi i khallessa.. !’( D ieu te paiera) L’autre ‘...Ech’ma lei rabi lei hatté chey, t’khalless, el hal’biyé’ (Ni bon D ieu ni quiconque, tu payes la casse, ma jarre.)

La lemé ( la troupe de curieux) est horrifiée par ce qu’impose l’étalagiste au vieux démuni.

Le vieillard plein de sagesse lui rétorque ‘...Néref elli Magh’roum bche’latéq, ouéne mhayar ââla khrass’teq, loucen jé âândi teoué dél ouaq en khal’sseq… ( Je sais que tu es passionné par tes objets, et je suis mal aisé, mais si j’avais les moyens, je paierai sur le champ.. !’ Le marchand ne voulait rien entendre. Le vieux sage ‘..Khemem eli yom’qon dafat el blé.. ! Cen bech yez’araleq hajjé ouel hal’biyé ehdi men’âât hayatéq…’( pense que tu as sans doute payé le diable, qu’il allait t’arriver qq chose et c’est la poterie qui a sauvée la vie) ‘...Yézzi mé doui, khalless’ni fél ouaqt ..’ ( Cesse tes bavardages, payes moi sur le champ)...Alors que le vieux Sage leva les yeux au ciel ‘...Yé rabi, Ghrémou béch touli GHRAME ( Sa passion va se transformer par un évènement grave) L’autre ne comprend rien à ce qu’il dit…

Voilà que passe à ce moment là, le bijoutier H’FITOU, qui a entendu le fait divers. Il remet au vieux le prix du vase ‘..Khoud ye HAIM, khalssou...’ ( Tiens Victor, paye lui) Le vieux tend la pièce de monnaie à la grande satisfaction du potier.

Deux mois plus tard, sur la place du marché de SIDI SARDOUQ, le potier ne répond plus présent et pour cause, un de ses enfants, en voulant traverser un oued fut emporté par le courant. Son épouse, tombe malade et décède. Qd à lui par le chagrin de ces deux pertes, son sort fut scellé, il devient fou dans son village.

Gardez vous de vous faire payer une chose pour un fait commis involontairement, car un jour…...
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
29 janvier 2020, 11:50
CONTES ET LÉGENDES DE TUNISIE.

LA NIKITOUCHE…

M.A le 28 JANVIER 2020

‘ Nikitouche petite pâte rondes faites à la main, accompagné dans bouillon de poulet et d’une cuisse, deux parfois et souvent avec des ailes)

EN 1895…..Vivait dans le quartier de la HARA, une dame de 5 enfants, veuve à 22 ans elle se nomme MECHAOUDA….Et pour nourrir ses 5 enfants en bas âge, elle faisait du ménage chez des familles aisées de TUNIS. Plus de 15 heures de travail journalier, harassant pour des sommes modiques.

Ses enfants en bas âge étaient surveillés par sa maman aveugle et handicapée...Dans le quartier, MECHAWDA était connue et les voisins venaient souvent déposer au pas de sa porte, toutes sortes de vêtements, de vieux jouets d’une façon anonyme.

A la HARA, la pudeur faisait force de loi et surtout le respect sans compter le partage, la veuve était celle que le quartier protégeait et aidait. La solidarité était de mise.

Bcp de gens aisés de TUNIS ont contribué par l’intermédiaire de la communauté à apporter leur obole. Et parfois se déplacer en incognito lorsqu’une famille perd le piler de la maison à un âge bien jeune ( mes parents paternels sont morts bien avant leurs 30 ans laissant 4 orphelins) Le plus âgé mon père 11 ans.

La dernière des filles de Messaouda rentre à la maison avec dans sa main, une pâte que lui avait offert le pâtissier juif CHMYANE alias LAHOUEL.
La petite fille NINI jouait avec cette pâte à modeler qd sa maman en rentrant du travail, harassée lui demande qu’est ce qu’elle fait avec cette pâte..’..Nââmel boutchi béch nel’aab ( je fais des petites billes pour jouer)

La maman prend ces petites billes, une vingtaine en tout et pense à les faire cuire mais comment… ? ‘...Hram tel’yab bél nââma, ââtyemli ( C’est pas bien de jouer avec la nourriture, donne les moi) La fillette se soumet et le maman, qui ne manque pas d’idée, chauffe une casserole avec un volume d’eau. Le matin même, un voisin lui avait offert un poulet égorgé pour le dîner du soir. L’eau chauffe et la maman a la présence d’esprit de plonger les petites pâtes rondes dans ce qui devient un bouillon, elle rajoute carcasse de poulet, cuisses et ailes. Au bout de qqs minutes, les petites pâtes jaunes grossissent et épaississent le bouillon. L’eau de la marmite boue, tandis que les petites pâtes tournent en rond sous la cuillère de la maîtresse de maison. Les enfants sont intrigués par ce qu’ils sentent, une bonne odeur envahit les deux chambres et se répand dans le couloir sombre. Au bout d’une heure, l’eau s’étant légèrement évaporée, elle voit un miracle, une masse de petites pâtes collées à la viande de poulet, un peu d’eau donne à cette mixture l’allure d’un bouillon léger. Les enfants sont servis et en redemandent. Hélas, les portions ne suffisent pas à tous les nourrir mais les enfants peu exigeants se partagent les plats. ‘...Ya mââ, chech’mou el shan ehdé .. ? ( Comment se nomme ce plat…. ! ‘...Menarefch, NINI méchetou ââla nita, dawart el ââjin cime el boutchi ( Je ne sais pas, NINI a touché la pâte et sans le vouloir, elle a formé des petites billes) ‘...NIKI TOUCH…. ? Lance Mraima… !’ l’aînée de la famille..’...NIKITOUCH…. ? DIT LA MAMAN…. !


Mechaouda, ne compte pas s’arrêter là, elle achète le lendemain de la farine et pétrie sa pâte, une fois terminée, tous ses enfants s’y mettent pour former les petits billes….La bonne maman refait ce qu’elle a fait trois jours plus tôt.

Sa grande casserole, bien chaude en main et bien couverte, elle sort et va retrouver la gargote du coin de CHOUILEM AZRIA...Alias el Mnih ( le bon) Elle lui fait goûter sa mixture au poulet et là, le miracle se produit. Il lui commande trois grandes marmites pour le vendredi et le samedi.

La rumeur court dans le quartier et le gargotier ne désemplit plus on lui commande même des cuvettes à emporter.

Chouilem, assez âgé propose à Mechaouda de prendre sa place et même de lui céder le local en lui donnant une certaine somme toutes les fins de mois. Au bout d’un an, MECHAOUDA devient propriétaire de l’ancienne gargote de CHOUILEM.

On fait la queue pour goûter sa NIKITOUCH, des gens du grand Tunis se déplacent pour s’attabler chez elle, et son menu indique...MARDI NIKITOUCH...VENDREDI ET SAMEDI à emporter. Fermé le DIMANCHE. L’argent afflue et les sous deviennent des dinars.
Forte de son concept...SARINA LA CADETTE âgée de 18 ans ouvre un magasin sur l’avenue DE PARIS à Tunis le 1 JANVIER 1950 sous l’enseigne... ‘...CHEZ SARINA… !’

LA HARA FUT et la famille DE FEU HAIM EL ÂÂYEB devient célèbre dans tout TUNIS. Fortune est faite. Mechaouda meurt à 92 ans laissant des enfants mariés à l’abri du besoin. Elle fut grand mère 12 fois. Et arriére grand mère 4 fois.

Par ALBERT SIMEONI.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
15 février 2020, 10:00
Contes et légendes de Tunisie.

La BOURSE

En 1948, soit 3 ans après la fin de la guerre, Syoun, un juif tunisien très religieux , employé comme portefaix dans la HARA voir un carrosse passé d’entre les rues étroites. Un fiacre, un monsieur distingué pose le pied sur la marche pied et rentre dans une bijouterie. Il en ressort qqs minutes plus tard, repose le pied sur le marche pied et donne l’ordre à son cocher de démarrer, ; tout cela sous l’œil de SIYOUN. Le fiacre part et voilà que ce dernier voit tomber de la poche de ce MR une bourse. Il n’a pas le temps d’alerter le propriétaire hélas mais relève la bourse. Il l’ouvre sans témoin et là, il compte 10 pièces d’or. L’homme faillit s’évanouir. Il court derrière le fiacre mais il perd sa trace. Une idée lui vient dans la tête, questionner le bijoutier. ‘...Jei eyetbli loucen naref feyet SI HAMADI, win saqen...Qotlou me narefch el ââlye ehdi… ! ( Il m’a demandait si je connais une famille SI HAMADI, je lui ai répondu que non.. ! Siyoun est déçu et que va t’il faire avec ces pièces, lui l’honnête homme, se rendre à la police et remettre la bourse alors qu’il connaît la corruption dans ce milieu. Le soir, il en parle à sa femme, religieuse aussi, elle lui conseille surtout de ne pas dépenser cet argent de le cacher peut être qu’un jour l’homme riche apparaîtra au souk. Les années passent et la bourse est tjs entre les mains de SIYOUN qui depuis des années, porte en lui le regret de n’avoir pu rendre à cette bourse à son propriétaire.

Siyoun ignorait que ce richard est de BEJA et qu’il est propriétaire terrien, il cultive le blé et possède une minoterie. Il se nomme SADOK BEN OSMAN.

En 1952, l’homme d’affaire suite à des mauvaises saisons, touche à la faillite et et son affaire périclite. L’homme à 3 garçons dont un de 18 ans. Las de voir son père se morfondre, et déprimé, il décide de se rendre à Tunis, pour chercher du travail. Le seul endroit qui lui permettrait de trouver du boulot c’est la HARA. Le jeune homme parle arabe bien sur. Fils de campagnard et agriculteur, il n’a jamais été à l’école. Il bossait avec son papa. Said erre dans la hara et demande à chaque commerçant s’ils ont besoin de qq’un. Hélas, rien de concret. Le hasard lui fait croiser SYOUN. Lors d’un accident, ce dernier trébuche sur une dalle et SAID l’aide à le relever et l’accompagne même chez lui. Fritne reconnaissante, lui sert un bon thé dans le salon, qui fait office de chambre à coucher. SYOUN et SAID parle de tout mais surtout parle de son papa et de ses déboires. Mais lui rapporte un fait miraculeux ‘...Mon papa devait rénover sa minoterie mais hélas, il a perdu sa bourse dans la HARA. .. ! Siyoun n’en revient pas….Il vient de découvrir le papa qui a perdu les 10 louis d’or.
‘..Yé ouldi, ech’mââ, tnejem tej’ni âând bouq, ghadoué, … ? ( Mon fils écoute, peux tu m’ennmener chez ton papa demain… ? Le jeune homme interloqué, et curieux ‘...Baba fi hallé, mrid yesser… !’ ( Mon papa est dans une sale situation, il est malade…!) ‘..En hab en cheffou, ghad’oué neq’ri calice ou nem’chiou lou… ! ( Demain, je loue une calèche et nous irons le voir… ! Le jeune homme ne peut refuser.

Dés l’aube, ils se mettent en route. Ils mettent 24 heures pour arriver au domicile du vieux SADOK BEN OTHMA. SAID, invite Syoun à entrer dans la grande maison et le présente à son papa alité. ‘...Ye sidi, ââchré snin ouene ness’téna fiq, ou rabi sob’hanou bâât’li liq’...( Monsieur, cela fait dix ans que je vous cherche et D ieu que son nom soit béni m’envoie chez toi par l’intermédiaire de ton fils SAID….!’ Le papa ne comprend rien...SIYOUN tire de sa poche la fameuse bourse et là, le malade se remet sur pied et étreint son bienfaiteur avec des larmes dans les yeux. Les deux papas pleurent sous le regard de SAID.

Grâce à ces pièces d’or, une fortune, SADOK a repris son affaire de minoterie et la même modernisée. Il a convenu avec SIYOUN de lui ouvrir un entrepôt à la GOULETTE rue de KORBOUS, sans jamais rien payer des sacs de blé qu'il lui offre gratuitement et cela durant toute sa vie et celle de ses enfants.

C’est dans cet entrepôt que PETIT GOSSE TRAVAILLAIT.

Ne cherchez jamais MIDI A 14 HEURES ….14 HEURES C EST DEUX HEURES APRÈS MIDI CAR LORSQUE VOUS DÉCIDEZ D’UNE CHOSE N’ATTENDAIT PAS LE LENDEMAIN...14 HEURES.

LA MINOTERIE ET SEMOULERIE DE DE BEJA EXISTENT TJS SOUS L ENSEIGNE DE STMS...CREE EN 1958.

ICI BREITOU. C’ÉTAIT CONTES ET LÉGENDES DE TUNISIE.

[kapitalis.com]…/bayahi-vend-son-activite-minoterie-…/

Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
10 mai 2020, 11:58
LA KOUKLA….LA LÉGENDE.

Cette légende est imaginaire. Mais elle aurait pu exister.

Les temps étaient durs dans l’ancienne HARA.
L’ancien quartier juif que les tunes n’ont pas sauvegardé de peur d’une invasion sioniste.
Patrimoine détruit, alors que dans d’autres pays, en Europe centrale, et même au Maroc ils réalisent à présent cette richesse qui fait d’un pays celui de la mémoire immortelle. Les enfants sauront un jour notre histoire, la notre, principaux acteurs d’un vécu d’une population qui a sut dans sa misère vivre son quotidien dans des conditions de ghetto.

Alors, certains ont détruits les murs, ces murs qui avaient une histoire, ces murs de pierre pour la plupart penchés mais qui auraient pu être restaurés sont tombés dans l’anéantissement voulu des autorités tunisiennes. La présence juive même mural a disparu mais on sauvegardé les tombes des rabbins, qqs synagoges et là encore mais c est notre communauté qui s’en occupe mais jusqu’à qd..

Bien sur on a sauvegarde la M’DINA… mais pas la HARA, on a fait taire les murs, ceux des juifs.

Koukla est une jeune fille HARAOUITE. Mcheida et Bartou sont ses parents. Des parents aussi pauvres que job mais la jeune de 6 ans, aînée d’une fratrie de 5 enfants, bien que n’étant pas scolarisée à cette époque de l’ére 1890 ( toutes les personnes citées sont imaginaires¨) était animée d’une belle intelligence, cela se remarquait à son regard vif.

Elle était tout le temps collée aux jupes de sa maman, surtout dans la cuisine, curieuse de tout, elle lui demandait de lui apprendre les mets qu’elle cuisinait, des mets où la mayonnaise n’avait aucun sens, on ne la connaissait dans cette famille du droo, de la bsal ou loubia, du hams, m’hamess bref, les mets des pauvres avec bcp de pain.

Un jour, à l’insu de sa maman partie faire son marché du coté du BAHRI, elle faconne avec une petite pâte d’argile, une boule… elle s’amuse à la farcir avec tout ce qui lui tombe dans la main et même du persil, du sel, bref, elle joue.

Puis, voulant inventer une chose, elle monte sur l’escabeau, tire un paquet de semoule déjà entamé, verse une petite quantité d’eau, rajoute un œuf, sûrement une intuition, une peu de viande hachée, du sel, un soupçon de poivre et remue tout cela. Elle obtient une pâte compacte. Elle s’amuse à la rouler dans sa main et elle obtient la forme d’une grosse bille. Profitant de l’absence de sa maman, elle plonge sa grosse bille dans la tajine qui mijote sur la canoun, un tajine de blé. Elle reste devant son blé tout en surveillant avec crainte sa création qui durcit sous le feu doux du canoun.

Sa maman rentre, va vite voir si son ragoût a cuit et, remuant le tout, elle voit cette forme bizarre.
Elle appelle sa fille , qui toute honteuse, se met à pleurer pensant avoir fait une grosse bévue, mais loin d’être grondée, sa maman soulève cette ‘grosse bille’ la sort du tajine et la goûte. Elle n’en croit pas son palais. Elle trouve la chose succulente et va même jusqu’à féliciter sa fille pour ce qu’elle a fait. Son papa rentre le soir, tout fourbu, fin gourmet, il goûte à cette forme ronde et la trouve délicieuse.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là parce que notre bonne maman fait goutter à sa sœur, venue en visite, cette nouveauté. Elle n’en revient pas et souffle à l’oreille de sa sœur, d’aller présenter son ragoût a CHOUCHOU EL TEBEKH…..RUE SIDI EL SARDOUK...Ce dernier est enchanté par cette saveur qui va bien en bouche et propose à MCHAIDA de venir spécialement tous les vendredis soir à la cuisine pour préparer ce plat divin. ‘...Quel nom allons nous lui donner yé mrââ… ? Elle réfléchit et là sans hésiter ‘..KOUKLA ( du nom de sa fille) qu’elle annonce.

Ainsi est née la KOUKLA dans l’HARISSA grâce à l’ingéniosité d’une petite fille de 5 ans.
On accourt de tout TUNIS POUR GOÛTER A CETTE BOULE MAGIQUE.
Fortune est faite grâce au savoir faire de la maman et de sa petite fille.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
29 juin 2020, 05:14
Albert Siméoni


CONTES ET LÉGENDES DE TUNISIE
PAR ALBERT SIMEONI

L’ASSIDA.

MOHAMED BASSIDOU est né en 1855 dans le village de SIDI FREJ Pas loin de MADHIA.
Un village de 150 âmes pour la pluart glaneurs. Situation peu enviable.

BASSIDOU est né de père musulman et de mère juive. La famille habite un taudis ; pas loin d’un champ de blé mais elle ne s’en plaint pas. Bassidou travaille au port, sur les quais, il charge et décharge les voiliers en provenance et en partance pour la France. Il est payé par les patrons pêcheur au GOTSS c est dire au lot de poisson. Il rentre ts les soirs avec son lot de poisonn, donne à sa femme une petite partie de son salaire, sardine, petits thons, merlans, etc...Le reste sera revendu sur la place du marché. Sur une table à tréteaux. L’homme est très connu pour sa gentillesse mais encore mieux , il fréquente la synagogue alors qu’il est musulman et le rabbin un jour ‘...Mais BASSIDOU, tu es musulman… ? ‘...Qolli ye rebi, el emen, ( la foi) âân’da ouj… ? ( la foi a t’elle un visage) Là le rabbin ne sut répondre. Dc il va s’asseoir au fond de la petite syna, pose un calot,,et écoute sans comprendre tous les vendredis et samedis les prières sans intervenir. Par respect pour sa femme, qui honore le CHABATH. Mais il fréquente aussi la mosquée et un jour l’imam ‘...Qallouli eli tkhallet el slaa mta rebi YOUSSEF…. ? ( On me rapporte que tu fréquentes la syna de…. ‘...YAKHIR EL DIN AANDOU OUJ… ? (Est ce que la religion a un visage..!) L’imam ne lui reposera plus la question.

Sa bonté est proverbiale. Et son respect fait l’admiration de tous.

Il passe par son épicier habituel, et achète un kilo de semoule de blé dur, un kg de couscous, trois tomates, une bouteille d’huile en vrac, du sel, poivre, bref la liste que son épouse lui a remise.
Il rentre avec ses courses et sa femme a court d’idée lui demande quoi faire comme dîner….Qu’à cela ne tienne, BASSIDOU rentre dans son cagibi, une petite cuisine, allume un canoun. Il se saisit d’une casserole verse un peu d’eau, du sel et verse sa semoule. Il attend, au bout de 20 minutes, il a devant lui, rien, un morceau de pâte aussi dur que du pain rassi. Il réfléchit et recommence l’opération mais cette fois çi afin que la semoule ne durcit pas et éviter les grumeaux , il la remue lentement. L’eau s’étant évaporée, il obtient une mélasse bien blanche, crémeuse. Il rajoute un peu de sel et sert sa matière dans 4 plats. ‘..Ye ouledi, mejelét chrouné, qollou bechweye, ebdew bel hrouf… ( Mes enfants, c est encore très chaud, commencer par les bords) Les enfants mangent cette soupe d’une façon indifférente, sans appréciation. Bassidou est déçu. Mais rien ne l’arrête, le surlendemain, il ne s’avoue pas vaincu, il recommence mais en y rajoutant un peu d’ail….Il pose un regard sur ces deux tomates et surtout sur les deux sardines enveloppées dans leur papier. Et là, il a une idée géniale, il se saisit des tomates, les presse fortement avec ses mains, il obtient un jus, une sauce qu’il décide de faire cuire juste un peu, la sauce tomate est née. Il verse comme l’avant veille dans les 4 plats en y rajoutant sa sauce au milieu de la crème, mieux encore, qqs feuille de persil, une moitié de sardine dans chaque plat et là le miracle se produit, les enfants en redemandent. Plus tard, il rajoutera du thon pour remplacer la sardine et des morceaux de harengs ( rung) qu’il a fumé. Les enfants sont aux anges.

Un matin, il entend un carrosse. Il reconnaît, par sa fenêtre, le carrosse de la fille du BEY SI MOKHTAR BEY. Elle descend de la voiture, et demande s’il y a un FORGERON pas loin, la roue de son carrosse est sorti de sa cache. Il dit en connaître un, son voisin SI TAMBOURA...En attendant, il invite dans son modeste logis et lui sert de l’eau et surtout lui demande la permission de lui faire goûter son met. Connue pour être prés du peuple, La princesse OULEYA acquiesce et la jeune fille est emballée par ce qu’elle goûte. Elle prend congé du pauvre monsieur.
Qqs jours plus tard, 4 gardes armés se présentent à sa porte et demande mr BASSIDOU ‘...El Maleq i nadilek fel kssar… ( Le Roi te demande au palais) Surpris, il obéit et devant le roi il entend ce qui va le rendre célèbre. ‘...Sallem aaliq ye BASSIDOU….Netlob meneq loucen tnejem tayeb’li el shan eli clatou benti…. ! ( Bonjour mr…...Je te demande si tu peux me préparer le plat que ma fille a goûté chez toi) BASSIDOU fait la ré vérence, puis emmené à la cuisine et il prépare le plat des pauvres. Le Roi est emballé et lui propose de faire partie de son personne cuisinier. Il accepte...’...Kolli ye sidi BASSIDOU, chess’mou el shan ede…. ? ( Comment se nomme ce plat.. ? Prit en dépourvu, il lance ‘ASSIDA BEL TOUM YE SIDI EL BEY… !’

Le Bey lui offre dans un coin de son immense jardin, une maison. Toute la famille déménage et mr BASSIDOU devient chef cuisinier de ses cuisines.

Le petit peuple apprend la nouvelle. Elle veut goutter à cette CHOSE...Son épouse, trè dégourdie et avec la permission du BEY obtient l’autorisation d’ouvrir une échoppe au centre de SIDI FREJ.
La fortune est faite.

L’ASSIDA devient le plat le plus populaire du royaume grâce à un MONSIEUR PLEIN DE FOI , de VOLONTÉ. Un homme qui a choisit l’amour de D IEU des deux cotés. Qui fut admis de partout et qui par ses bénéfices a ait des dons aux deux parties.

Être humain, n’est ce pas la plus belle récompense qui soit..

L ASSIDA EST NE LE 3 JANVIER 1908 DU COTE DE SIDI FREJ.

Elle fait son entrée en 1910 à la HARA DE TUNIS.

ALBERT SIMEONI. LE 29 JUIN 2020

Je rappelle que le terme ‘..YATIC ASSIDA...VEUT DIRE…..Ce que cela veut dire.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
03 août 2020, 06:02
LA LÉGENDE DE LA DEGUAZZA

PAR ALBERT SIMEONI

Tous les faits narrés dans cette légende ne sont que pure imagination et ne s’inspire d’aucun œuvre connue.

Dans le douar de SIDI CHAABANE, au fin fond de la Tunisie, pas loin de l’oasis de ZARZIS, vivait une famille dans un gourbi. 4 garçons et un fille du om de DEGUA. Une enfant De 8 ans, au regard bleu acier. Elle est blonde, sans doute une gène berbère. Elle n’est pas scolarisée, elle parle sa langue l’arabe du SUD ( pour le compréhension du texte, je ne peux écrire dans ce langage très gutturale) Ses principales taches sont d’aller chercher de l’eau avec des bidons attachés sur les cotés de la seule bête que la famille possède, une mule. Elle sait pétrir le pain et bien sur, il lui revient de faire ce qu’on appelle là bas le PAIN TABOUNA. Le jour du marché, c’est son papa SIDI AHMED  accompagné par sa mule qui fait ses emplettes, des emplettes qui ne ressemblent en rien à nos couffins remplis à ras le bord, la pauvreté laisse souvent les paniers à demi plein mais dans ces douars perdus, on se contente de ce D ieu donne et offre.

La jeune DEGUA qd sa domesticité est terminée aime à s’asseoir sous l’ombrage du grand olivier et jouer avec avec des pierres de diverses couleurs, et de diffétentes formes, elle va même même jusqu’à graver des lettres sur chaque pierre Lundi Tnin,..MARDI tléte et ainsi de suite , rien que le début des lettres T,TL,TL3, K, J, S, H 7 en tout, alors qu’elle lançais ses pierres, elle se rend compte que l’une d’elle s’agitait toute seule, comme si elle lui annonçait un message. Elle a une vision on scrutant la pierre, elle voit son papa en difficulté sur le chemin de retour, elle courre vite à la maison préviens sa maman et ses fréres qui rigolent de ce qu’elle raconte. Il ne croit pas que leur papa est tombé dans un fossé avec sa mule pas loin d’ici. Sans réfléchir, elle décide d’aller toute seule , un quart d’heure plus tard, en effet, son papa git au fond du fossé, mais vivant, il peine à se relever, elle descend, le soutient et le tenant par les bras, elle réussit à le faire monter en haut du talus, elle va vers la mule, lui parle et la mule lentement se met sur ses pattes. Les trois regagnent la maison et là la famille est surprise par ce qu’elle voit, DEGUA a vu juste. Et ça ne rigole plus, Aurait t’elle des dons de @#$%& la jeune fille pubère…. ? Ahmed la papa s’en remet ainsi que la mule. ‘...Degua.. !’ Dis moi’ lui dit sa maman….’...Comment as tu su cela… ? J’ai lu dans la pierre… ! ‘...Qu’elle pierre… ? ‘...Celle du LUNDI… !’ ..Et dc tu lis dans les pierres maintenant…. ? ‘..La jeune fille baisse la tête et s’en retourne à on jeu sans rien dire. Qqs jours, plus tard alors que la famille est réunie sous l’argile séché de leur gourbi ‘….Il faut protéger la maison, dans qqs jours, il va y avoir une crue, et il faut remonter plus haut pour échapper à la catastrophe…. !’ Tout le monde se regarde et là, la famille prend au sérieux ses prédilections. Elle fait se qu’elle dit, le gourbi est cassé et construit plus haut en hauteur. Trois jours plus tard, L’OUED CHAABANE débord de son lit, emporte tout sur son passage sauf le gourbi de la famille AHMED BAROUD. La famille lui doit la vie. Et là plus de question, il reconnaisse les dons et pouvoirs de leur sœur et fille.

Un jour son papa l’emmène au marché. Au souk de la place du village SIDI ATTROUSS. Elle remarque un jeune homme assez louche, elle comprend dans son regard, qu’il veut voler le pauvre marchand ambulant Elle va voir le marchand ‘...Fais attention, ce jeune homme en veut a ta marchandise…. ! Si tôt dit si tôt fait le voleur s’en prend au marchand mais celui là averti le maîtrise, les sbirs du bey l’emmène.

L’incident n’est pas passé inapercu aux yeux des badauds et chacun veut parler à la jeune fille ‘...Tu es voyante…. !’..Non, je sens, et je préviens… !’ Elle se fait connaître et des douars voisins, on accourt pour la consulter, elle prodigue ses conseils gratuitement. ‘...Tu te nommes coment ma fille … !’ Lui dit, une dame venu de KASSERINE pour lui prédire l’avenir. ‘...DEGUA…. ! ‘...DEGUAZA, c est mieux… !’
(Le Z est une lettre finale étrange.
Elle symbolise un va et vient, le croisement des temps. C’est la lettre de l’alliance entre le début et la fin. Le Z est alors associé au A, bouclant la ronde des lettres et ré-inséminant le début. Source WIKPEDIA)
Ainsi né le mot DEGUAZA. Celle qui prédit l’avenir en jetant sur le sol ses pierres et en laissant à la consultante le soin de choisir sa pierre. Ses conseils sont presque des miracles. Ses prévisions sont justes et même le BEY l’a faite venir chez lui pour lui demander conseil sur la marche à suivre, mettre une tribu arabe sur le droit chemin. Elle sera honorée par toute la cour. Le BEY décide de construire une maison a la famille, une grande maison avec un cabinet de consultation, mais sans que personne ne paie en espèces mais avec des victuailles s’il le désire.

DEGUA fait des émules, des jeunes filles viennent la voir, elle leur apprend à lire les pierres et à leur donner un sens.
Depuis les DEGUAZZE ont fleuri dans toute la TUNISIE. Pour la plupart des charlatans mais aucune ne ressemblât à DEGUA. Elle meurt à l’age de 103 ans, dans son ancien gourbi comme elle a demandé et enterrée sous l’ombre de l’olivier avec ses pierres.

Son nom sera gravé sur l’écorce de l’olivier...’...OUNI RAQ ‘DA EL MARHOUMA DEGUA, allah ou akbar, bel noum el AA’QOL ( Ici git…….qui dort su sommeil des justes.)

Pièces jointes:
DEGAZZA.jpg
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
05 août 2020, 12:48
Albert Siméoni


LA LÉGENDE DE LA MACARONI BASTARDA.

Tous les éventements narrés dans cette légende ne sont que pure imagination et ne s’inspire d’aucune œuvre connue.
Le partage doit citer mes patronymes. Merci
Toutes dérogations à cette condition verra son auteur mis en pâture sur mon mur et sera condamné à bouffer toute sa vie des pâtes seiches.

LE 8 MAI 1946.

Nous sommes à la PICOLLA CHICHILIA, le quartier nord de la GOULETTE. Là où vivent les italiens pêcheurs, cette grande communauté que la Goulette a perdu à cause de BOURGUIBA.
Ces italiens vieux et jeunes qui ont conquis nos cœurs autrefois et qui encore aujourd’hui peuplent ma mémoire. Ces italiens bien costumés le DIMANCHE pour aller prier à l’église et une fois la messe terminée, les voilà changer de vêtements et s’attabler entre eux pour des A FAN CULO, des TESTA DI MINGUA etc... Bachus et MARIE sont leurs compagnons de route surtout qd ils sortent sur leurs balancelles.
Panzo est une jeune garçon très dégourdi, on le surnomme sur les quais ‘...L' UCELLO… !’ ‘L’OISEAU ‘ Il ne reste jamais en place et comme tous les enfants de son âge, l’école et les études l’ennuient bcp dc, son papa décide de lui apprendre le métier de mécanicien. Son atelier ‘chez BATISTA’ est connu et apprécié par les patrons pêcheurs. Il règne sur 15 ouvriers, dont les 1/4 sont des arabes venus du KRAM, le reste surtout de la Goulette.
Panzo apprend vite, le système des moteurs, la soudure, la confection des pièces tant et si bien que son papa s’en étonne bcp.
L’enfant n’a que 10 ans mais le sérieux et la passion qui l’animent le laisse perplexe.
Un jour, Panzo fouille dans une grande caisse à outil et là il tombe sur ce qu’on appelle UNE RAHAYE ( un vielle mouminete à manivelle) dans un état qui laisse à désirer.
Il décide de la restaurer en cachette de son papa le dimanche alors que l’atelier est fermé. Deux dimanches lui on suffit pour rendre cette chose fonctionnelle et pour l’essayer, il pétrit de la pâte à modeler et l’introduit dans la bouche de l’instrument, il tourne la manivelle et là il voit apparaître des filets de pâtes à modeler, mais intelligent comme il est, il laisse seulement sortir que 5 cms afin que les filets sortis de son instrument ne s’emmiellent pas les pattes.
Il coupe avec délicatesse 10 filets d’argile, qu’il laisse sécher au soleil. Le lendemain, ses petites barrettes rondes durcissent au soleil et ressemblent à des petites craies ocres. Ils les montre à sa maman qui tout étonnée ‘...Ma di mi Panzo, come a fatto questo cosa… ? ( Dis moi moi PANZO, comment as tu fait ce genre de chose….. ? ‘...E un sécréto mama…. ! ‘( C ‘est un secret maman…!) ‘..Alora posso apprendere à comptare con questo baretti…. ?’ ( Alors tu peux apprendre à comper avec cela...) ‘…..Perqué non, si voglio… !’ ( Pourquoi pas, si tu veux… !’
Mais le jeune veut aller plus loin, comment faire ses petites languettes sans qu’elles tombent et redeviennent une pâte molle et compacte. Il réfléchit longuement durant deux nuits. Il trouve la solution, il lui suffit d’agrandir un peu les trous de la passoire, d’en boucher qq’un uns et il pense qu’il obtiendra le résultat escompté s’il intercale dans ses petits trous de petits tuyaux de 20 cms de long, ainsi la pâte à modeler suivra le couloir du petit tube et sortira plus longue. L’essai est très concluant. Il a 8 baguettes de pâte à modeler uniforme et longue de 20 cms. Il rentre le soir et montre son œuvre à sa maman. ‘….Ma comé à fatto questa cosé, si longua… ? ‘...E une sécréto mama… !’ Mama posso mi fare un po di pasta, comé, la pasta dél pané… ? ( Maman peux tu me faire une rondelette de pâte, comme celle du pain…. ? ‘...Ma certo figlolio, amore mio… ! ( Mais bien sur mon fils chéri… !’ Si tôt , si tôt fait, la maman lui prépare la pâte.
Panzo, la laisse se reposer un peu et qd il juge qu’elle a prit un peu de dureté, il s’en retourne à son atelier et en secret, il introduit la pâte légèrement durcie dans l’embouchure de l’instrument. Et là Ô miracle, il voit sa pâte sortir tout en longueur, il coupe délicatement chaque filet, laisse sécher et une heure plus tard, il obtient des baguettes de pâtes. Il n’en croit pas ses yeux. Il prend son labeur entre les mains, coure voir sa maman ‘...MAMA...MAMA...VEDO…...VEDO…..A CREATO QUESTO...POSSO FARE QUALCHE COSA CON QUESTA PASTA…. !’ (..MAMAN...MAMAN….J AI INVENTE CECI….PEUX TU EN FAIRE QQ CHOSE...AVEC CETTE PÄTE…..?) ‘...SI SI SIGURA MENTE…. !’ ( ..BIEN SUR CERTAINEMENT….!) Elle met les dix brindilles dans une casserole, laisse bouilliret voilà que les pâtes se ramollissent et deviennent mangeables. Son papa qui rentre le soir, découvre sur la table, un tas de... il ignore ce que c ‘est…..’...Ma scusaté, é questo é… ? ‘ (..Excusez moi, mais c’est quoi cela…..?) ‘...PASTA DEL TUO FIGLIO PANZO…. !’ '..Ma sono excellente...!') Dit le papa ravi.
Ainsi sont nés les pâtes connues sous le nom de PANZANI.
L’atelier est transformé en fabrique de MACARONIS BASTARDA….Sous l’enseigne ‘...PANZANI EL GUSTO DELLA VITA' BASTARDA parce que BATARDE. Née de rien, mais d’un enfant intelligent qui au bout de 5 ans, rendra sa famille millionnaires en TUNISIE. Puis milliardaire en ITALIE. L ‘usine commercialisera aussi la sauce, et toute sorte de pâtes sous toutes ses formes que l’on connaît.
‘ ...Panzo, mi chiamo Alberto, sono ebrai é la tua soria é la storia dei tutti italiani ché sono come la tua pasta AL DENTE….Sono come té della GOLETTA ma ché importa sei mia storia é véra o no ma il tuo nome é conuscoto à traverso él mondo… GRAZIE figliolo…. !’
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
23 août 2020, 11:33
La légende du M HAMAR. (aubergine farcie)


Lorsque Hmaira est née à la HARA, tous les voisins ont remarque cette intelligence dans son regard de bébé. ‘..Ehdi tet’le hadqa..!( Celle là, elle sera intelligente).
Nous sommes en 1908….Hmaira à 11 ans, derrière elle FELIX….MERIE….CHOUCHOU…. BREITOU….BIJACOU…..Une famille nombreuse soit 5 bouches à nourrir pour un papa qui bosse dans la bâtiment, tailleur de pierres. Un métier harassant mal payé par les italiens.
FRAIHA la maman devait se contenter de satisfaire toute cette smalla avec des plats superficiels, bcp de pâtes, bouillons et pain rassis, drôô, hachoué, bissara, aasida falssou… etc la pain n’était jamais perdu.
Un matin, alors qu’elle fait son marché, elle voit qq chose qu’elle ignorait, l’arabe qui tient son étalage, lui annonce ‘...BEIT ENJEL… !’ Sa couleur violet foncé et sa forme lui plait, elle en prend 4 pour un demi sou. Elle rentre chez elle, met les 4 ‘..BEIT ENJEL ‘ sur la DOKHANA et les oublie.
Elle prépare le bain chaud du soir pour masser les pieds de son mari. Entre temps, elle prépare les boulettes du chabath, elle les fait frire et les couvre d’un papier journal.
Hmaira, la jeune fille, rentre dans la cuisine et voit ses 4 choses étranges, elle pose un petit tabouret se saisit d’une, la coupe en deux, la regarde puis avec une cuillère en bois, creuse son ventre, elle a dans les mains l’écorce. Elle a la présence d esprit de prendre une boulette et de l’encastrer dans le ventre de l’écorce. Elle met son œuvre dans le four encore chaud, attend un peu et la fait sortir qd sa maman rentre à l’improviste, elle voit sa fille scrutait cette chose. ‘..CHNOUE ELLI AAMELT… ? ‘ Qu’as tu ais fais..?) ‘...CHEY, hatite el mahchia fel kerch el hajje edi… ! ( Rien, j’ai juste intercaler cette boulette dans ce creux… !) ‘ Sa maman au lieu de la gronder, goute à la chose et trouve cela délicieux, elle n’en revient pas.

Son mari rentre et trouve cette curiosité posée entre les machiates. Il goutte, il la trouve si bonne qu’il la bouffe entièrement. Le lendemain, sa maman prépare une farce avec un peu de viande, oignon, rajoute un peu de sel, de poivre, qqs lamelles de piment, et enfourne l’autre moitié dans le four,...’..YE H’maria, edi bech nyatouha M'HAMAR...THAB… ? ( ….Nous allons la nommer M"HAMAR, !!!! Elle fait goutter cette chose légèrement baveuse à sa voisine MAIRA, qui n’en revient pas.
Forte de sa découverte, elle va voir CHMIYANE le gargotier, qui goûte, il risque de tomber dans les pommes par ce goût savoureux. Il propose à HMAIRA de lui en faire une dizaine par jour pour 5 sous. Au bout de 3 mois, tout TUNIS devient adepte du M’HAMAR nouveau plat inconnu à ce jour, la famille BEL AHSSEN sort de la misérè, s’établit à TUNIS et propose sa denrée à tous les restaurateurs juifs. Fortune est faite.


Tous nos plats doivent avoir une histoire, elles font partie de la MYTHOLOGIE TUNISIENNE. Je revendique le droit de ces créations, de ces légendes imaginaires car nulle chose au monde ne doit rester sans histoire, sans naissance.

ALBERT ABRAHAM SIMEONI.
Re: CONTES ET LEGENDES DE TUNISIE.
23 mars 2021, 13:22
A LÉGENDE DE L Âassida bel toum

Par Albert Siméoni.
L’enfant de la Goulette
Toute reproduction est interdite sans l’accord de l’auteur
Toute ressemblance avec des personnes existantes n est que pure coïncidence.


Décembre 1893.
Du coté du marché el BAHRI.
Un vieil homme portant sa cachabiyé, adossé à un mur gris, assis en tailleur, évente un tas de charbon posé à même le sol. Une odeur acre s’en dégage et nourrit son atmosphère. Il attend que son charbon prenne la couleur feu. Puis, le voilà sortir de sa poche, un petit paquet . De son couffin, il sort une petite casserole, il y verse de l’eau, attend un moment puis lorsque l’eau commence à bouillir, il verse une sorte de farine, en fait de la semoule.
Maira ejjélé mel rajéla Mridekh, qui passait par là, remarque le manège de ce vieux venu d’ailleurs, surement d’un bled perdu du fin fond de la Tunisie.

Elle s’approche de lui alors qu’il remue avec une branche dépoullée de ses feuilles, sa mixture en prenant soin de ne pas arrêter le tournis.
Curieuse, elle s’adresse à lui ‘...Sbah el khir ye… !’ ‘...Ess’mi Hassidi, mén gomrassen… !’ Elle ne sait pas où se trouve cette ville

‘...Hassidi, zaréne biq, qolli ech noué qayad tayeb… ? ( ( Que cuisines tu…?) ‘...Meqla mta el zouala… !’ Un déjeuner de pauvre..!) ‘...Chess’mé él meqlé ehdi…!) ‘..Mei nedri ââliyé, rani jouyen…!( (..D’où j’en sais, mais j’ai faim..!) Elle regarde faire et au bout de qqs minutes, elle voit dans la casserole, la bouille s’épaissir. Cinq minutes plus tard, le viel homme sort de son couffin, un plat creux en étain, il verse sa mixture bien chaude, laisse refroidir un peu et par ses mains il ramasse, il pioche dans la matière, il semble s’en délecter…’..Nejjem en douq yé si Hassidi… ? ‘...Etfadel, ok’yad.. !’ ( Bienvenue, assieds toi..!)

Maira tout comme le vieux, mime son geste et goute à sa mixture. ‘...T’khssossa chwiyé melh, ou loucen zid tarf toum… !’ ‘...Rani zaouali, min en jib el melh ouel toum… ? ( Je suis pauvre, d’où veux que j’apporte le sel et l’ail…!’ ‘...Ech'téné… ! ‘ ( Attends) Elle se relève, sa jupe coincée entre ses fesse, achète une gousse d’ail, deux tomates, et un peu de sel. Elle revient vite le voir et l’aide à saler, à couper l’ail en fine lamelle et écrase surtout les tomates dans la mixture...Le vieux remet le tout sur le canoun et remue. Et là miracle, il goutte et n’en revient pas sa matière a prit de la couleur et du goût. Maira est subjuguée par le parfum et le goût. ‘...Ech’ma taréfa, el hara… ? ( ‘ Tu connais le quartier de la HARA… ?) ...Eye mta el youd…!) ( Le quartier juif..!) ‘ Eye, gha'doua fél ach’choué ijé el noumrou 32 sidi el Serdouk, doq ââl beb… !’ (Oui, demain vers l’après midi viens me voir, voici le numéro de ma maison, frappe à la porte.)
Meira est veuve, avec 4 enfants, son mari Mridekh est décédé d’une pneumonie à l'age de 30 ans. Elle est aidée financièrement par ses frères, Gaston, Elie, et Deidou.

Le lendemain, vers les 16 heures en ce jour du MARDI 15 DECEMBRE 1893 , un miracle va se produire. Hassidi est là devant la porte de Maira. Elle ouvre, et accueille le vieux monsieur avec tout le respect qui se doit à un vieil homme arabe.

‘...Ech’mani, kha'memt ââl ftour mta el bereh, en hab, loucen rdit, né tchr’qou fi.. !’ ( Écoute, j’ai pensé à ton déjeuner d’hier, je désire si tu le veux que nous nous associons… !’) Le vieux ne comprend rien. Elle rentre dans sa cuisine et lui sort le plat qu’elle a goûte hier mais enjolivé de câpres, de thon en fines lamelles et surtout nappé de sauce tomate. Le vieux n’en revient pas, il goute et ses yeux soudain s’émerveillent….’….Taref qifféch chemité… ? ( Sais tu comme je l’ai nommée…?) ‘..Lei.. !’ ‘..Bech’meq Âassida..Bel Toum ou bel reng.)( Par ton nom Aassida à l’ail et de hareng fumé).
Hassidi et Meira ont vite fait le tour des gargotes pour présenter leur plat, ce fut le départ d’une nouvelle vie pour nos deux indigents. Ainsi est née l’ASSIDA dite le plat du pauvre ou de l’indigent. Ils firent fortune. Ils ouvrirent une gargotte à l’enseigne ‘...Ijjé euch’kheun… !’ ( Viens te ¨réchauffer) sur Avenue de Londres.

Par Albert Siméoni.
Toutes reproductions est interdite sans mon accord express.il y tu


Pièces jointes:
image de assida.jpg
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