{"id":10309,"date":"2015-02-26T02:54:18","date_gmt":"2015-02-26T02:54:18","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10309"},"modified":"2015-02-26T03:43:47","modified_gmt":"2015-02-26T03:43:47","slug":"la-goulette-le-paradis-des-grands-et-des-petits-par-patricia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-goulette-le-paradis-des-grands-et-des-petits-par-patricia\/","title":{"rendered":"LA GOULETTE &#8211; Le paradis des grands et des petits, par Patricia"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLA GOULETTE &#8211; Le paradis des grands et des petits, par Patricia<br \/>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\tLe soleil se couchait, on pouvait l&#39;apercevoir entre deux immeubles, cette grosse boule rouge qui disparaissait tout doucement dans les profondeurs. Nous venions de nous lever d&#39;une longue sieste, l&#39;odeur de la mer collait encore sur notre peau, nous avions h&acirc;te de sortir et rencontrer nos amies, nos robes de cotonnade &eacute;taient de couleurs, ce qui faisait ressortir notre bronzage d&#39;&eacute;t&eacute;, elles &eacute;taient a fleurs ou en vichy ou d&eacute;cor&eacute;es de nids d&#39;abeilles, on ne s&#39;&eacute;loignait pas.<\/p>\n<p>\n\t\tLe long des petites ruelles, les odeurs de fleurs &eacute;gayaient nos c&oelig;urs, une odeur de roses et d&#39;&eacute;glantines, un vent doux sifflait sur nos visages brules par le soleil mais tellement beaux et de bonne mine.<\/p>\n<p>\n\t\tIci les bus ne passaient pas, on pouvait voir la cal&egrave;che au cheval guid&eacute;e par un italien Umberto ou des grands se plaisaient a faire le tour de la Goulette sur notre passage.<\/p>\n<p>\n\t\tOn s&#39;arr&ecirc;tait prendre un bomboloni ou un paquet de frites salees. Nous longions la rue du caf&eacute; vert jusqu a l&#39;ancien petit port de la Goulette avec quelques pi&egrave;ces dans nos poches de nouveau les odeurs se m&ecirc;laient ce qui nous ravivait : jasmins &#39;feul &#39;, &nbsp;mais grilles{katania}, &#39;tabouna avec les petites olives noires de Grece &#39;les graines de lin sal&eacute;es {malh ou bnina} &#39;glibettes &#8230;<\/p>\n<p>\n\t\tNous nous attardions chez le marchand de jouets ambulant poste en face du caf&eacute; vert, ils vendaient toutes sortes de bric abrac en jouet ainsi que des fils a scoubidou. A ses cotes se trouvait la charrette au nougat.<\/p>\n<p>\n\t\tLes gens au caf&eacute; vert &eacute;taient attables avec un cidre ou un caf&eacute; arabe ou th&eacute; au pignon pour toute une soir&eacute;e nous savions que nous n avions aucune chance de trouver une place. Le soir tombe, chacun scrutait l autre tr&egrave;s discr&egrave;tement en faisant un salut de la t&ecirc;te<br \/>\n\t\tPresque tout le monde se connaissait, plus particuli&egrave;rement les grands les jeunes allaient s assoir contre le mur d en face le caf&eacute; vert que l on nommait &#39; le mur des lamentations&#39; le peu d argent de poche que les parents leur remettaient, ils le gardaient pour aller dans une boite de nuit a la Marsa ou alors s attabler pour une brik a l&#39;&oelig;uf.<\/p>\n<p>\n\t\tPass&eacute;&nbsp;le caf&eacute; vert , nous observions les gens assis au pas de leur porte sur des chaises longues color&eacute;es, un jasmin a la main et de l&#39;autre leur &eacute;ventail. Ils &eacute;taient quelques uns, habilles de jeuba {djelaba} et de savates {beulgha de peau de ch&egrave;vre, les restaurants &eacute;taient pleins: poissons complets &#39; entrec&ocirc;te et spaghettis&#39; grillades et chips ou tout simplement une kemia<\/p>\n<p>\n\t\tLe temps nous paraissait toujours trop court pendant les vacances et vers la fin c&#39;&eacute;tait d autres odeurs qui faisaient notre joie: cartable et cahiers neufs ainsi que de nouveaux tabliers d &eacute;cole.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LA GOULETTE &#8211; Le paradis des grands et des petits, par Patricia &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le soleil se couchait, on pouvait l&#39;apercevoir entre deux immeubles, cette grosse boule rouge qui disparaissait tout doucement dans les profondeurs. 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