{"id":10399,"date":"2015-03-27T03:49:42","date_gmt":"2015-03-27T03:49:42","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10399"},"modified":"2015-04-20T00:36:36","modified_gmt":"2015-04-20T00:36:36","slug":"annees-fascinantes-1954-1957-a-anieres-geneve-a-linstitut-ort-2eme-partie4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/annees-fascinantes-1954-1957-a-anieres-geneve-a-linstitut-ort-2eme-partie4\/","title":{"rendered":"Ann\u00e9es fascinantes (1954-1957), \u00e0 Ani\u00e8res-Gen\u00e8ve, \u00e0  l&rsquo;Institut ORT. (2\u00e8me partie\/4)"},"content":{"rendered":"<p align=\"center\">\n\t<strong>Ann&eacute;es fascinantes (1954-1957), &agrave; Ani&egrave;res-Gen&egrave;ve, &agrave;&nbsp; l&#39;Institut ORT. (2&egrave;me partie\/4)<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<strong><a href=\"http:\/\/www.harissa.com\/news\/article\/ann%C3%A9es-fascinantes-1954-1957-%C3%A0-ani%C3%A8res-gen%C3%A8ve-%C3%A0-linstitut-ort-1%C3%A8re-partie4\">ARTICLE PRECEDENT<\/a>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>La fronti&egrave;re Suisse-France<\/strong><\/p>\n<p>\n\tL&#39;institut &eacute;tait situ&eacute; &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres de la station de douanes Suisses pour le passage en France.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"anieres 001\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/B 1.jpg\" \/><\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s un no-men-s-land de pr&eacute;s d&#39;un kilom&egrave;tre on passe la douane fran&ccedil;aise et on entrait dans le village de Veigy.&nbsp; On traversait cette route en v&eacute;lo, on y allait souvent, pour &eacute;conomiser quelques sous. On y pour s&#39;y couper les cheveux ou pour poster les lettres aux parents ou amis. Le timbre pour une lettre de Gen&egrave;ve vers&nbsp; l&#39;Afrique du Nord coutait beaucoup plus cher que celle qu&#39;on envoyait par la France.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong><img decoding=\"async\" alt=\"05.jpg\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/B 2.jpg\" style=\"height: 490px; width: 350px;\" tabindex=\"0\" \/><\/strong><\/p>\n<div dir=\"ltr\">\n<div aria-label=\"Download attachment image008.jpg\" data-tooltip-class=\"a1V\" id=\":6a0\" role=\"button\" tabindex=\"0\" title=\"Scanning for viruses...\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/div>\n<p>\n\tAlors nous nous arrangions &agrave; tour de r&ocirc;le et un de nous collectait toutes les lettres des amis pour les envoyer de Veigy.<\/p>\n<p>\n\tNous &eacute;tions bien connus du personnel des deux cot&eacute;s de la fronti&egrave;re, qui ne nous faisaient aucun probl&egrave;me. Nous &eacute;tions bien re&ccedil;us par les habitants du village fran&ccedil;ais et certains de nos amis faisaient partie de l&#39;&eacute;quipe de football du village, et y allaient souvent s&#39;entrainer.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>La Direction<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Une tr&egrave;s dynamique secr&eacute;taire avait servi&nbsp; trois directeurs durant les ann&eacute;es 54 55 et 56,&nbsp;<strong>Mme Warm<\/strong>. C&#39;est une Dame qui aidait de tout c&oelig;ur chaque &eacute;tudiant qui allait la voir.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"reunion\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/B 3.jpg\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t<strong>Mr Berlant<\/strong>&nbsp;qui a pris son poste apr&egrave;s qu&#39;il fut remplac&eacute;, &agrave; l&#39;&eacute;cole de Tunis, par son second,&nbsp;&nbsp;<strong>Mr Aberstein<\/strong>. Mr Berlant s&#39;habillait &eacute;l&eacute;gamment et portait souvent un papillon.&nbsp; Le souvenir le plus charmant que je retiens fut quand il prit son dessert &agrave; la salle &agrave; manger&nbsp; (le Directeur d&eacute;jeunait le plus souvent avec nous &agrave; sa table sp&eacute;ciale), il avait &eacute;pluch&eacute; puis d&eacute;coup&eacute; une poire avec un couteau et une fourchette. Je n&#39;avais jamais vu cela auparavant.<\/p>\n<p>\n\tVers la printemps 55, il fut remplac&eacute; par celui qui l&#39;avait d&eacute;j&agrave; remplac&eacute; &agrave; Tunis. Un monsieur s&eacute;rieux, &agrave; qui personnellement je dois beaucoup. J&#39;avais senti, une sympathie sp&eacute;ciale pour ses anciens jeunes &eacute;l&egrave;ves qu&#39;il avait connus &agrave; Tunis. Il avait arrang&eacute; avec la direction centrale de l&#39;ORT, de nous verser une certaine somme mensuelle, comme argent de poche, et plusieurs autres aides qui facilitaient, pour certains, la vie loin de la famille. Vers le milieu de ma deuxi&egrave;me ann&eacute;e, il fut promu&nbsp; au bureau central de l&#39;ORT et remplac&eacute; par&nbsp;<strong>Mr Wolsky<\/strong>que j&#39;ai eu malheureusement peu de temps de connaitre.<\/p>\n<p>\n\tLa direction &eacute;tait assist&eacute;e par&nbsp;<strong>Mr Sacerdot&eacute;<\/strong>, l&#39;&eacute;conome, qui devait faire marcher la Maison avec le budget dont il disposait. Il &eacute;tait d&#39;origine italienne. Il &eacute;tait habill&eacute; tr&egrave;s chic, bien ras&eacute; et parfum&eacute;. Ce qui m&#39;avait impressionn&eacute; le plus &eacute;taient les soins qu&#39;il donnait &agrave; ses ongles, ils &eacute;taient toujours impeccables.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le corps enseignant<\/strong><\/p>\n<p>\n\tCe qui a &eacute;t&eacute; nouveau pour nous dans l&#39;enseignement &eacute;tait que les notes allaient de z&eacute;ro &agrave; six, maximum<\/p>\n<p>\n\tComme je l&#39;ai dit, les classes (de dix &eacute;tudiants au plus) se passaient dans l&#39;Institut m&ecirc;me, et nos profs venaient de Gen&egrave;ve. A leur t&egrave;te se trouvait le directeur p&eacute;dagogique,&nbsp;<strong>Mr Dupraz (qu&#39;on appelait Dudu).&nbsp;<\/strong>Il enseignait plusieurs mati&egrave;res de la Physique aux technologies et aux initiations &agrave; l&#39;enseignement, la p&eacute;dagogie. Pour les &eacute;tudes qu&#39;il enseignait, on utilisait des livres (plut&ocirc;t des brochures) qu&#39;il avait r&eacute;dig&eacute;s lui-m&ecirc;me. Il avait une apparence et une voix qui voulait intimider tout le monde et surtout certains de ses coll&egrave;gues.<\/p>\n<p>\n\tPlus tard, en 1956, Mr Dupraz fut arr&ecirc;t&eacute; et condamn&eacute; par le tribunal de Gen&egrave;ve pour avoir falsifi&eacute; les montants des sommes d&eacute;pens&eacute;es pour l&#39;achat des timbres, et &quot;il quitta&quot; l&#39;Institut. Contrairement aux autres membres du corps enseignant, je n&#39;ai jamais eu de sympathie pour ce monsieur et c&#39;&eacute;tait mutuel, surtout en deuxi&egrave;me ann&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\tLe prof de math, Mr&nbsp;<strong>Wermus&nbsp;<\/strong>&eacute;tait un survivant de la Shoa. Il &eacute;tait souvent chagrin&eacute; par la conduite de ces jeunes juifs qui &quot;n&#39;avaient pas,&nbsp;&nbsp;&nbsp; (la plupart venaient d&#39;Afrique du Nord), v&eacute;cu les horreurs de la guerre&quot; Il &eacute;tait d&#39;une intelligence et d&#39;une sensibilit&eacute; qui lui donnaient beaucoup de respect.<\/p>\n<p>\n\tLe&nbsp;<strong>prof de dessin<\/strong>&nbsp;industriel Mr Basset, &eacute;tait un Mr plus ag&eacute; que les autres, mais plein de gentillesse et d&#39;humour.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/B 4 .jpg\" \/><\/p>\n<div dir=\"ltr\">\n<div aria-label=\"Save attachment to Drive image010.jpg\" data-tooltip-class=\"a1V\" id=\":68p\" role=\"button\" tabindex=\"0\" title=\"Save to Drive\">\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>\n\t&nbsp;Il &eacute;tait officier de r&eacute;serve dans l&#39;arm&eacute;e Suisse et un jour, il nous apporta son pistolet Parabellum, le d&eacute;monta et donna &agrave; chaque &eacute;l&egrave;ve, une des pi&egrave;ces &agrave; dessiner.<\/p>\n<p>\n\tLe prof de Fran&ccedil;ais,&nbsp;<strong>Mme Pinot,<\/strong>&nbsp;&eacute;tait une femme jeune, la fille du&nbsp;<strong>Dr Syngalowsky<\/strong>. Elle avait un corps fin comme un mannequin&nbsp; et s&#39;habillait &eacute;l&eacute;gamment avec des talons tr&egrave;s hauts qui donnaient le vertige au prof de math.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe prof d&#39;H&eacute;breu<strong>, Mr Dani&eacute;ly<\/strong>&nbsp;avait une personnalit&eacute; des plus aimables. Il &eacute;tait isra&eacute;lien d&#39;une famille originaire de Boukhara. En plus de son travail &agrave; l&#39;Institut, il &eacute;tait tr&egrave;s actif dans la communaut&eacute; juive de Gen&egrave;ve&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;M Danieli entretenait des relations amicales ou plut&ocirc;t familiales avec plusieurs &eacute;tudiants.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"aniedrres - Copy (2)_2\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/B 6.jpg\" style=\"height: 394px; width: 640px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<div dir=\"ltr\">\n<div aria-label=\"Download attachment image011.jpg\" data-tooltip-class=\"a1V\" id=\":69o\" role=\"button\" tabindex=\"0\" title=\"Scanning for viruses...\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div aria-label=\"Save attachment to Drive image011.jpg\" data-tooltip-class=\"a1V\" id=\":69p\" role=\"button\" tabindex=\"0\" title=\"Save to Drive\">\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>\n\tLoin de notre famille et des veill&eacute;es de Shabbat, nous l&#39;aimions, m&ecirc;me s&#39;il venait de Gen&egrave;ve, le vendredi soir, en voiture apr&egrave;s le diner, pour nous organiser un &quot;Oneg Shabbat&quot;. Ceci ne plaisait pas &agrave; nos amis Isra&eacute;liens du Bne Akiva, qui lui reprochaient aussi d&#39;avoir quitt&eacute; Isra&euml;l pour s&#39;&eacute;tablir en Suisse. Ils ne fr&eacute;quentaient pas ces soir&eacute;es qui &eacute;taient pleines de chaleur et de Juda&iuml;sme.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"08.jpg\" src=\"HTTP:\/\/harissa.com\/images\/B 5.jpg\" style=\"height: 464px; width: 640px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn plus de cela et en dehors des heures r&eacute;guli&egrave;res d&#39;&eacute;tudes, il donnait des cours facultatifs d&#39;instruction g&eacute;n&eacute;rale. En premi&egrave;re ann&eacute;e il m&#39;introduisit dans le monde de la Pal&eacute;ontologie et de la Phr&eacute;nologie, cette pseudo science qui localisait nos facult&eacute;s dans les bosses que nous avions sur notre crane. De l&agrave; nous vient le dicton &quot;il a la bosse des maths&quot;. En seconde il nous enseigna une nouvelle science qui devait permettre (autant que possible) de mesurer les niveaux d&#39;intelligence des candidats:&nbsp;<strong>la Testologie,<\/strong>&nbsp;cette science qui fut invent&eacute;e en Am&eacute;rique durant la 2eme guerre mondiale. L&#39;Arm&eacute;e avait un besoin urgent de cr&eacute;er un bar&egrave;me de s&eacute;lection des candidats &agrave; l&#39;&eacute;cole d&#39;officiers. Bar&egrave;me qui re&ccedil;ut le nom de Quotient d&#39;Intelligence, le QI. Aujourd&#39;hui ces examens de Psychom&eacute;trie sont une des premi&egrave;res conditions pour &ecirc;tre re&ccedil;u aux hautes &eacute;tudes, en tous cas en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\tEn 2<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;ann&eacute;e on proposa aux &eacute;l&egrave;ves avanc&eacute;s en H&eacute;breu, de passer les examens de la &quot;T&eacute;oudda Y&eacute;roushalmit&quot; qui avec le dipl&ocirc;me de l&#39;Institut nous permettrait d&#39;&ecirc;tre re&ccedil;u dans une universit&eacute; en Isra&euml;l. Cette T&eacute;ouda &eacute;tait organis&eacute;e par les repr&eacute;sentants Isra&eacute;liens dans la diaspora et comprenait&nbsp; l&#39;&eacute;tude de la Litt&eacute;rature H&eacute;bra&iuml;que et l&#39;histoire du Juda&iuml;sme. C&#39;est Mr Dani&eacute;ly qui nous pr&eacute;para&nbsp; &agrave; ces examens.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Les instructeurs des Ateliers<\/strong>, qui &eacute;taient tr&egrave;s souvent engag&eacute;s par Mr Dupraz, faisaient de leur mieux pour nous pr&eacute;parer &agrave; l&#39;ann&eacute;e de stage dans l&#39;industrie suisse, en 3eme ann&eacute;e<\/p>\n<p>\n\t<strong>Les cours de comptabilit&eacute;<\/strong><\/p>\n<p>\n\tCe cours qu&#39;on &eacute;tudiait en&nbsp; 2eme ann&eacute;e, n&#39;a jamais eu trop de popularit&eacute;&nbsp;&nbsp; parmi les &eacute;tudiants et paraissait n&#39;&ecirc;tre d&#39;aucun int&eacute;r&ecirc;t technique ni p&eacute;dagogique. Personne ne voulait &eacute;chouer dans cette mati&egrave;re qui n&#39;exigeait, pensait-on, que &quot;l&#39;usage des 4 op&eacute;rations d&#39;arithm&eacute;tiques &quot; Nous n&#39;aimions pas beaucoup trimballer ces feuilles immenses du &quot;Grand Journal&quot;.&nbsp; Alors une tradition s&#39;&eacute;tait &eacute;tablie &agrave; l&#39;institut, &agrave; la fin de l&#39;ann&eacute;e on r&eacute;unissait toutes les grandes feuilles, de toutes les classes et on en faisait un grand &quot;feu de camp, une sorte d&#39;autodaf&eacute;&quot;, comme pour effacer ces heures qu&#39;on aurait pu remplir de quelque chose de plus int&eacute;ressant.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes &eacute;tudiants &eacute;taient libres de rentrer &agrave; n&#39;importe quelle heure de la nuit. On avait m&ecirc;me vu, quelques fois, des &eacute;tudiants qui ne respectaient pas la&nbsp;<strong>consigne de n&#39;inviter aucune personne &eacute;trang&egrave;re&nbsp;<\/strong>&agrave; l&#39;Institut. Il y avait un &eacute;tudiant qui avait pouss&eacute; le culot jusqu&#39;&agrave; prendre de la salle &agrave; manger, un dimanche,&nbsp; un plateau&nbsp; charg&eacute; pour au moins deux personnes, vers sa chambre. Il fut rep&eacute;r&eacute; par un employ&eacute; du personnel et report&eacute; &agrave; la direction. On a pass&eacute; l&#39;&eacute;ponge sur ce cas et nous fumes avertis que cet abus de confiance serait s&eacute;v&egrave;rement sanctionn&eacute; si cela se reproduisait.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le personnel d&#39;entretien<\/strong><\/p>\n<p>\n\t<strong>Le sous sol<\/strong>&nbsp;comprenait les Ateliers de toutes les sections, m&eacute;canique, Froid,&nbsp; Menuiserie, Electricit&eacute; et les autres mati&egrave;res qui les accompagnaient comme la Soudure&hellip;<\/p>\n<p>\n\tL&#39;aile centrale du b&acirc;timent qui a &eacute;t&eacute; ajout&eacute;e et qui comprenait, juste sous la salle &agrave; manger:&nbsp;<strong>la Cuisine<\/strong>&nbsp;avec les installations modernes du temps. Un tr&egrave;s jeune couple juif Orthodoxe, &eacute;taient les Chefs de cuisine de l&#39;Institut. La femme, belle, portait toujours une perruque rousse, le mari &eacute;tait lui-m&ecirc;me roux.<\/p>\n<p>\n\tJe me souviens tr&egrave;s bien de la Patronne de la&nbsp;<strong>Blanchisserie<\/strong>&nbsp;qui lavait et repasser tout notre linge et nos draps. Une Dame &acirc;g&eacute;e et tr&egrave;s aimable, qu&#39;on appelait M&eacute;m&eacute;. J&rsquo;aimais la regarder &lsquo;laminer&rsquo; nos draps<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"lingerie Meme\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/B 7.jpg\" style=\"height: 181px; width: 333px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Elle avait toujours un gentil mot quand on allait chercher nos affaires ou demander une petite faveur, comme repasser une cravate froiss&eacute;e ou autre..<\/p>\n<p>\n\tLe nettoyage de tout le&quot; b&acirc;timent &eacute;tait la besogne de 2 ou 3 jeunes italiennes dont la belle Graziella l&#39;autre s&#39;appelait Romilda<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le rez de chauss&eacute;e<\/strong><\/p>\n<p>\n\tL&#39;entr&eacute;e principale &eacute;tait au milieu de la fa&ccedil;ade, et donnait sur un grand&nbsp;<strong>hall&nbsp;<\/strong>dont le centre &eacute;tait d&eacute;cor&eacute; d&#39;une grande roue, qui repr&eacute;sentait le Logo de l&#39;ORT.<\/p>\n<p>\n\tIl y avait une table de ping-pong pour nous d&eacute;fouler de temps en temps. Je d&eacute;crirai ici les lieux dont je me souviens le plus. Le hall dont les murs&nbsp; &eacute;taient d&eacute;cor&eacute;s de fresques style &quot;socialiste&quot;, donnait directement &agrave; la salle &agrave; manger<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;A droite, on trouvait&nbsp;&nbsp;<strong>l&#39;Aula,<\/strong>&nbsp;une sorte de salle de th&eacute;&acirc;tre de taille moyenne, dans laquelle se c&eacute;l&eacute;braient toutes les manifestations culturelles et locales: conf&eacute;rences, concerts, Palmar&egrave;s de fin d&#39;ann&eacute;e, Pourim, Hanouca, etc&hellip; Je reviendrai plus tard sur quelques uns de ces &eacute;v&eacute;nements.<\/p>\n<p>\n\tUne&nbsp;<strong>synagogue<\/strong>&nbsp;&eacute;tait am&eacute;nag&eacute;e &agrave; cot&eacute; de l&#39;aula avec deux Sepher Thora et tout le n&eacute;cessaire. A part le petit groupe de religieux, qui y&nbsp; priait, tr&egrave;s souvent, il y avait affluence les jours des grandes f&ecirc;tes.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"Syna inst\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/B 8 .jpg\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<div dir=\"ltr\">\n<div aria-label=\"Download attachment image014.jpg\" data-tooltip-class=\"a1V\" id=\":683\" role=\"button\" tabindex=\"0\" title=\"Scanning for viruses...\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div aria-label=\"Save attachment to Drive image014.jpg\" data-tooltip-class=\"a1V\" id=\":684\" role=\"button\" tabindex=\"0\" title=\"Save to Drive\">\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>\n\tLes bureaux de la direction &eacute;taient &agrave; gauche du hall, ainsi que la&nbsp;<strong>cabine t&eacute;l&eacute;phonique&nbsp;<\/strong>r&eacute;serv&eacute;e aux &eacute;tudiants, dont je me rappelle encore le num&eacute;ro: 8 32 97. Il &eacute;tait, pour moi, le premier num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone de ma vie, bien qu&#39;il ne soit pas seulement le mien.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>1<sup>er<\/sup>&nbsp;&eacute;tage<\/strong><\/p>\n<p>\n\t<strong>La biblioth&egrave;que,&nbsp;<\/strong>au&nbsp;milieu, juste au dessus du hall, entre les grandes chambres de 1ere ann&eacute;e (6 &eacute;tudiants par chambre) de chaque cot&eacute;. Au fond du couloir, il y avait les classes. On allait &agrave; la biblioth&egrave;que pour avoir plus de tranquillit&eacute; pour nos &eacute;tudes. Il y avait aussi une salle de billard, les toilettes et les douches.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>2eme &eacute;tage<\/strong><\/p>\n<p>\n\tIl y avait les chambres des &eacute;l&egrave;ves de 2<sup>e<\/sup>me ann&eacute;e. Nous disposions aussi d&#39;une &quot;chambre noire&quot; o&ugrave; l&#39;on pouvait d&eacute;velopper nos&nbsp; films et nos photos personnelles, il suffisait d&#39;amener ses propres mati&egrave;res chimiques. Il y avait tout le mat&eacute;riel n&eacute;cessaire et un appareil d&#39;agrandissements.<\/p>\n<p>\n\tS&eacute;par&eacute; du b&acirc;timent d&#39;une vingtaine de m&egrave;tres il y avait ce que j&#39;appellerai&nbsp;<strong>le Cottage<\/strong>, une petite maison, &agrave; moiti&eacute; d&eacute;truite, de quelques chambres. Elle nous servait &agrave; la pratique de &quot;l&#39;installation &eacute;lectrique&quot;. A l&#39;aide d&#39;un marteau et d&#39;un burin on y creusait des sillons dans lesquels on pl&acirc;trait des c&acirc;bles &eacute;lectriques. Je l&#39;aurai facilement oubli&eacute;e si ce n&#39;&eacute;tait le cerisier qui la surplombait et dont les branches touchaient le toit. Au temps des cerises, il suffisait de grimper sur le toit, de se coucher le dos sur le toit et les cerises vous caressaient le front. Pour un tunisien, les cerises j&#39;en ai vues plut&ocirc;t, en photos.<\/p>\n<p>\n\tPuisqu&#39;on parle de fruits, je me souviens qu&#39;autour de l&#39;institut il y avait plusieurs&nbsp; champs de pommiers. Jusqu&#39;&agrave; Gen&egrave;ve, J&#39;ai vu des&nbsp; palmiers, ainsi que des oliviers, mais des pommiers et des cerisiers je ne me rappelle pas.<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/www.harissa.com\/news\/article\/ann%C3%A9es-fascinantes-1954-1957-%C3%A0-ani%C3%A8res-gen%C3%A8ve-%C3%A0-linstitut-ort-3%C3%A8me-partie4#node-5913\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/a><wbr><a href=\"http:\/\/www.harissa.com\/news\/article\/ann%C3%A9es-fascinantes-1954-1957-%C3%A0-ani%C3%A8res-gen%C3%A8ve-%C3%A0-linstitut-ort-3%C3%A8me-partie4#node-5913\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/a><wbr><a 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target=\"_blank\">Absf@netvision.net.il<\/a><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\t<\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ann&eacute;es fascinantes (1954-1957), &agrave; Ani&egrave;res-Gen&egrave;ve, &agrave;&nbsp; l&#39;Institut ORT. (2&egrave;me partie\/4) &nbsp; ARTICLE PRECEDENT&nbsp; &nbsp; La fronti&egrave;re Suisse-France L&#39;institut &eacute;tait situ&eacute; &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres de la station de douanes Suisses pour le passage en France. Apr&egrave;s un no-men-s-land de pr&eacute;s d&#39;un kilom&egrave;tre on passe la douane fran&ccedil;aise et on entrait dans le village de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16449,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[39,10,17,92,13,1],"tags":[],"class_list":["post-10399","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique-du-nord","category-france","category-souvenirs","category-suisse","category-tunis","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10399","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10399"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10399\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16449"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10399"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10399"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10399"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}