{"id":10421,"date":"2015-03-24T00:07:57","date_gmt":"2015-03-24T00:07:57","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10421"},"modified":"2015-03-24T00:07:57","modified_gmt":"2015-03-24T00:07:57","slug":"les-options-dangereuses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-options-dangereuses\/","title":{"rendered":"Les options dangereuses"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>Les options dangereuses<\/u><\/strong><u>(info # 012303\/15)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar St&eacute;phane Juffa<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDevant Tikrit, en Irak, c&rsquo;est l&rsquo;Arm&eacute;e iranienne qui dirige l&rsquo;assaut contre la ville encore tenue par les combattants de l&rsquo;Etat Islamique. Les Kurdes, dont les premi&egrave;res lignes ne sont distantes que de quelques dizaines de kilom&egrave;tres de ce th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;op&eacute;rations, et les sunnites, en Irak et dans le monde arabe, s&rsquo;inqui&egrave;tent vivement de cette ing&eacute;rence, faisant remarquer qu&rsquo;il est plus qu&rsquo;improbable que les Perses se retirent une fois le territoire conquis.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu Y&eacute;men, c&rsquo;est &eacute;galement T&eacute;h&eacute;ran qui tire les ficelles de la Guerre civile et qui se dissimule derri&egrave;re la r&eacute;bellion des Houthis chiites, auxquels il fournit les armes et l&rsquo;encadrement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA Damas, ce sont les ayatollahs iraniens qui sont les seuls garants du maintien du r&eacute;gime de Bachar al Assad, et au Liban, leurs suppl&eacute;tifs chiites du Hezbollah paralysent totalement la vie politique, tandis qu&rsquo;ils &eacute;tendent leurs zones g&eacute;ographiques d&rsquo;influence et qu&rsquo;ils terminent de phagocyter l&rsquo;Arm&eacute;e nationale.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSelon de r&eacute;cents rapports concordants, environ 13 000 prisonniers aux mains du r&eacute;gime alaouite ont &eacute;t&eacute; pass&eacute;s par les armes, et 20 &agrave; 30 000 autres ont &quot;d&eacute;finitivement disparu&quot; ; la Guerre Civile syrienne a fait &agrave; ce jour, selon les bilans tenus par notre correspondant &agrave; Beyrouth Micha&euml;l B&eacute;h&eacute;, plus de 300 000 morts et sept fois plus de bless&eacute;s et d&rsquo;invalides permanents.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour r&eacute;pondre favorablement &agrave; une condition iranienne secr&egrave;te &eacute;nonc&eacute;e durant les n&eacute;gociations sur l&rsquo;atome, le D&eacute;partement d&rsquo;Etat est en train de constituer une d&eacute;l&eacute;gation qui devrait se rendre dans la capitale syrienne pour &quot;discuter&quot; avec Bachar al Assad. John Kerry a d&eacute;j&agrave; averti que des contacts avec le r&eacute;gime de Damas &eacute;taient &quot;in&eacute;vitables&quot; ; quant &agrave; al Assad, il a pos&eacute; des conditions suppl&eacute;mentaires &agrave; l&rsquo;accueil des ambassadeurs U.S.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;armada yankee en Syrie et en Irak, envoy&eacute;e pour combattre les extr&eacute;mistes arm&eacute;s, n&rsquo;a jamais ouvert le feu contre les miliciens du Hezbollah libanais, les soldats iraniens ou contre les forces du r&eacute;gime alaouite. Ce, malgr&eacute; que ces combattants affrontent r&eacute;guli&egrave;rement leurs ennemis de l&rsquo;Arm&eacute;e Syrienne Libre, officiellement alli&eacute;e des Occidentaux (entra&icirc;n&eacute;e et arm&eacute;e par eux, notamment en Jordanie), et pas uniquement les organisations djihadistes DAESH et al Nosra.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans le Golan, &agrave; 22 kilom&egrave;tres de la r&eacute;daction, ce sont les Pasdaran &ndash; les Gardiens de la R&eacute;volution khomeyniste &#8211; qui ont pris la t&ecirc;te des op&eacute;rations contre les islamistes d&rsquo;al Qaeda-al Nosra et l&rsquo;Arm&eacute;e Syrienne Libre. Laquelle a f&eacute;licit&eacute; Binyamin Netanyahu pour sa victoire et remerci&eacute; l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l pour les soins qu&rsquo;il porte &agrave; ses bless&eacute;s ainsi qu&rsquo;&agrave; la population du haut plateau.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPendant ce temps, tr&egrave;s loin de l&agrave;, &agrave; Washington, devant le S&eacute;nat, James Clapper, le directeur des services de renseignement des Etats-Unis, la&nbsp;<em>National Intelligence<\/em>, a pr&eacute;sent&eacute; son Estimation Annuelle de S&eacute;curit&eacute;. Contrairement aux ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, l&rsquo;Iran et le Hezbollah ont &eacute;t&eacute; retir&eacute;s de la liste des entit&eacute;s terroristes mena&ccedil;ant les int&eacute;r&ecirc;ts am&eacute;ricains.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn lit au contraire dans&nbsp;<a href=\"http:\/\/issuu.com\/openbriefing\/docs\/worldwide-threat-assessment?e=3295350\/1764486\">ce rapport<\/a>&nbsp;qui n&rsquo;est pas secret, que T&eacute;h&eacute;ran apporte son concours afin d&rsquo;emp&ecirc;cher que le Califat islamique ne s&rsquo;empare de nouveaux territoires en Irak ; on y trouve &eacute;galement ce commentaire pour le moins remarquable : La R&eacute;publique Islamique &quot;a l&rsquo;intention de r&eacute;duire le sectarisme, de construire des alliances responsables, et d&rsquo;att&eacute;nuer les tensions avec l&rsquo;Arabie Saoudite&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa M&eacute;na a r&eacute;cemment montr&eacute; des images et des vid&eacute;os de miliciens du Hezbollah juch&eacute;s sur des chars U.S flambant neufs, en train de monter au combat, en Syrie, contre des opposants au r&eacute;gime. Le gouvernement am&eacute;ricain n&rsquo;a fourni aucune explication sens&eacute;e quant &agrave; l&rsquo;origine de ces armes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe prince saoudien al Walid Ben Talal Ben Abdel Aziz, dans une interview accord&eacute;e &agrave; la cha&icirc;ne am&eacute;ricaine&nbsp;<em>Bloomberg<\/em>, a d&eacute;clar&eacute; : &quot;Les dirigeants d&rsquo;Isra&euml;l et d&rsquo;Arabie Saoudite s&rsquo;inqui&egrave;tent du fait qu&rsquo;Obama prend de plus en plus le parti de l&rsquo;Iran. L&rsquo;Iran va profiter de ses n&eacute;gociations avec les grandes puissances pour obtenir une lev&eacute;e partielle des sanctions sans qu&rsquo;il ne s&rsquo;engage &agrave; mettre un terme &agrave; son programme nucl&eacute;aire&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl a pr&eacute;cis&eacute; : &quot;L&rsquo;Arabie saoudite, les Arabes et les musulmans sunnites approuvent une attaque isra&eacute;lienne contre l&rsquo;Iran pour d&eacute;truire son programme nucl&eacute;aire. Les sunnites appuieraient une telle attaque, car ils sont hostiles aux chiites et &agrave; l&rsquo;Iran&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<em>Reuters<\/em>a diffus&eacute; des extraits du brouillon d&rsquo;accord n&eacute;goci&eacute; entre Kerry et Zarif. Il mentionne, entre autres mesures, le maintien en activit&eacute; quotidienne de 6 000 centrifugeuses durant dix ans. Or la th&eacute;ocratie chiite n&rsquo;a aucun autre d&eacute;bouch&eacute; pour ces tonnes d&rsquo;uranium enrichi que des applications militaires, puisqu&rsquo;elle re&ccedil;oit des Russes tout le combustible n&eacute;cessaire &agrave; son unique r&eacute;acteur nucl&eacute;aire civil &agrave; Bushehr.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu vu de ce qui pr&eacute;c&egrave;de, et qui est uniquement tir&eacute; d&rsquo;informations du domaine public, il appara&icirc;t que : 1. L&rsquo;Administration Obama n&rsquo;a pas attendu la signature du trait&eacute; avec T&eacute;h&eacute;ran pour agir comme s&rsquo;il existait d&eacute;j&agrave;. 2. La Maison Blanche a amorc&eacute; un double changement d&rsquo;alliances en faveur de la &quot;R&eacute;publique Islamique&quot;, aux d&eacute;pens &agrave; la fois de J&eacute;rusalem et des Arabes sunnites (largement majoritaires au sein de l&rsquo;islam). 3. Nombre des actions concr&egrave;tes entreprises par l&rsquo;Administration sont objectivement incompatibles avec les int&eacute;r&ecirc;ts essentiels de l&rsquo;Am&eacute;rique, voire incompr&eacute;hensibles.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn observe &eacute;galement que la nature du r&eacute;gime khomeyniste et ses exactions permanentes contre les droits fondamentaux des personnes n&rsquo;ont aucune influence sur la d&eacute;cision du Pr&eacute;sident Obama de se rapprocher de T&eacute;h&eacute;ran et de laisser intacte sa capacit&eacute; de production de composants nucl&eacute;aires, ce, tout en acceptant de lever l&rsquo;enti&egrave;ret&eacute; des sanctions qui le frappent. [Et non partiellement, comme le croit le prince saoudien. NdA.].<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette r&eacute;flexion nous est inspir&eacute;e par le rapport r&eacute;cemment d&eacute;voil&eacute; &agrave; Oslo par l&rsquo;ONG fran&ccedil;aise &quot;Ensemble Contre la Peine de Mort&quot;, qui informe que 753 personnes ont &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;es en 2014 en Iran, ce qui correspond &agrave; une augmentation des mises &agrave; mort de 10 % par les ayatollahs relativement &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis l&rsquo;entr&eacute;e en fonction du partenaire de n&eacute;gociations de la Maison Blanche, Hassan Rohani, d&eacute;crit &agrave; Washington comme un &quot;pr&eacute;sident plus lib&eacute;ral&quot;, le nombre des ex&eacute;cutions a sensiblement augment&eacute; ; il &eacute;tait de 827 durant les 18 mois pr&eacute;c&eacute;dant son &eacute;lection, contre 1 193 depuis icelle durant une p&eacute;riode &eacute;quivalente.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMahmoud Amiry-Moghaddam, le directeur d&rsquo;<em>Iran Human Rights<\/em>, a tenu &agrave; pr&eacute;ciser que &quot;le but de ces ex&eacute;cutions n&rsquo;est pas de combattre le crime mais de semer la terreur parmi la population&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSimultan&eacute;ment &agrave; ces &eacute;v&egrave;nements exceptionnels, le Secr&eacute;taire de la Maison Blanche charg&eacute; des relations avec la presse, Josh Ernest, imit&eacute; en cela par plusieurs autres officiels &eacute;tasuniens s&rsquo;exprimant sous le couvert de l&rsquo;anonymat, a fait savoir que, &quot;suite aux d&eacute;clarations effectu&eacute;es par le 1er ministre Netanyahu [durant la campagne &eacute;lectorale. Ndlr.], les Etats-Unis vont proc&eacute;der &agrave; la r&eacute;vision de leur position [&agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;Isra&euml;l. Ndlr.] et vont d&eacute;cider de leur future orientation dans cette situation&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn plus de son intervention devant le Congr&egrave;s, le 3 mars dernier, l&rsquo;Administration reproche &agrave; M. Netanyahu les trois initiatives suivantes :<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t1. D&rsquo;avoir utilis&eacute; la fausse information selon laquelle la partie arabe de l&rsquo;&eacute;lectorat isra&eacute;lien &quot;se rendait aux urnes en masse&quot; afin d&rsquo;inciter les citoyens isra&eacute;lites, en suscitant la peur, &agrave; accomplir leur devoir &eacute;lectoral et &agrave; soutenir sa candidature.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t2. De d&eacute;velopper pesamment l&rsquo;implantation de Har Khoma afin d&rsquo;emp&ecirc;cher l&rsquo;extension de la ville de Bethlehem en direction de J&eacute;rusalem. Un officiel du gouvernement U.S a d&eacute;clar&eacute; &agrave; ce propos que le 1er ministre &quot;confirmait que la politique des implantations constituait un moyen en vue de saper l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;un Etat palestinien&quot;. Le m&ecirc;me intervenant pr&eacute;cisant qu&rsquo; &quot;en continuant l&rsquo;expansion des implantations, il sabotait intentionnellement les n&eacute;gociations de paix conduites par John Kerry&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t3. D&rsquo;avoir annonc&eacute;, juste avant les &eacute;lections, qu&rsquo; &quot;il ne permettrait pas [l&rsquo;&eacute;tablissement] d&rsquo;un Etat palestinien&quot;. Depuis, M. Netanyahu a tent&eacute; d&rsquo;att&eacute;nuer cette assertion en se d&eacute;clarant toujours &quot;favorable &agrave; la solution des deux Etats mais uniquement lorsque la situation le permettra&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA la Maison Blanche, on juge cette finasserie rh&eacute;torique &quot;risible&quot;, n&rsquo;ayant jamais cru le 1er ministre lorsqu&rsquo;il s&rsquo;affirmait favorable &agrave; cette hypoth&egrave;se.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tBarack Obama est principalement irrit&eacute; par cet incident ; on souligne autour de lui qu&rsquo;il s&rsquo;est impliqu&eacute; personnellement, tout comme John Kerry, notamment aupr&egrave;s de plusieurs chefs d&rsquo;Etats, afin de bloquer les man&oelig;uvres de l&rsquo;Autorit&eacute; Palestinienne &agrave; l&rsquo;ONU, en soutenant sans cesse que seules des n&eacute;gociations bilat&eacute;rales directes entre les parties pouvaient conduire &agrave; la paix.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans le m&ecirc;me cercle, on se demande en quoi consiste le choix de Binyamin Netanyahu pour r&eacute;soudre le diff&eacute;rend d&rsquo;Isra&euml;l avec les Palestiniens. On craint ouvertement une dislocation de l&rsquo;AP, qui ne disposerait plus de cash pour se maintenir, surtout apr&egrave;s la d&eacute;cision du gouvernement isra&eacute;lien de cesser de lui transf&eacute;rer le produit des taxes qu&rsquo;il collecte &agrave; sa place. On se dit, &agrave; Washington, que dans sa politique au jour le jour, subissant l&rsquo;influence de partis encore plus radicaux que le sien, le vainqueur des derni&egrave;res &eacute;lections pourrait favoriser la disparition de l&rsquo;Autorit&eacute;, m&ecirc;me au prix de devoir envoyer Tsahal reprendre le contr&ocirc;le de chaque village de Cisjordanie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est le renoncement &agrave; la solution &agrave; deux Etats par le chef de l&rsquo;ex&eacute;cutif de J&eacute;rusalem qui pousse surtout M. Obama et son &eacute;quipe &agrave; consid&eacute;rer une r&eacute;vision de leur politique &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;Etat h&eacute;breu, &eacute;vitant cependant d&rsquo;en parler officiellement jusqu&rsquo;&agrave; la d&eacute;signation des formations qui adh&eacute;reront &agrave; la nouvelle coalition gouvernementale et &agrave; la distribution des portefeuilles.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans un premier temps, Barack Obama pourrait d&eacute;cider de se d&eacute;sengager personnellement de la gestion des relations avec J&eacute;rusalem, &quot;n&rsquo;ayant pas de temps &agrave; perdre avec des politiques qui ne m&egrave;nent nulle part ou seulement &agrave; une recrudescence de la violence g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e&quot;, comme nous l&rsquo;a confi&eacute; directement un membre de l&rsquo;Administration.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tM. Obama pourrait m&ecirc;me dessaisir le Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat John Kerry de ce fardeau, persuad&eacute; que &quot;M. Netanyahu le hait et qu&rsquo;il le prend pour un&nbsp;<em>cr&eacute;tin<\/em>&quot;, selon la m&ecirc;me source. La gestion r&eacute;guli&egrave;re des relations entre les deux pays serait confi&eacute;e &agrave; John Biden, le vice-pr&eacute;sident, qui conserve des rapports corrects avec le leader du Likoud.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe pensionnaire de la White House ne r&eacute;pondrait plus aux appels t&eacute;l&eacute;phoniques du 1er ministre, ce qui, en cas de crise grave ou de conflit, pourrait s&rsquo;av&eacute;rer hautement dommageable aux int&eacute;r&ecirc;ts d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes officiels am&eacute;ricains qui propagent ces messages soulignent tous que Washington poursuivrait la coop&eacute;ration militaire avec les H&eacute;breux, par l&rsquo;interm&eacute;diaire des hauts fonctionnaires du D&eacute;partement de la D&eacute;fense (mais dans quelle atmosph&egrave;re et dans quelles proportions ?), et qu&rsquo;il ne soutiendra pas les efforts de M. Abbas aupr&egrave;s de la Cour P&eacute;nale Internationale, ne souhaitant pas la d&eacute;l&eacute;gitimation d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn revanche, l&rsquo;Administration ne s&rsquo;opposerait plus, en tout cas pas automatiquement, sans contreparties de la part de J&eacute;rusalem, &agrave; des r&eacute;solutions condamnant l&rsquo;extension des implantations &agrave; laquelle elle s&rsquo;&eacute;tait toujours oppos&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne autre option, bien plus pr&eacute;judiciable pour les Isra&eacute;liens, que l&rsquo;on envisage autour du pr&eacute;sident, est celle constitu&eacute;e par la non utilisation du veto am&eacute;ricain au Conseil de S&eacute;curit&eacute; lorsque, sous l&rsquo;impulsion de la France, on soumettra au Conseil un projet de r&eacute;solution voulant imposer aux adversaires les conditions d&rsquo;une solution d&eacute;finitive au diff&eacute;rend, sur la base des deux Etats.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette initiative, en gestations chez les Europ&eacute;ens, exigerait des H&eacute;breux un retrait territorial et la redivision de J&eacute;rusalem, laissant dans le flou la question du retour des r&eacute;fugi&eacute;s, les aspects s&eacute;curitaires, et les autres contre-engagements palestiniens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe texte, &agrave; l&rsquo;instar de celui qui a &eacute;t&eacute; adopt&eacute; &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale fran&ccedil;aise, pr&eacute;coniserait un retour &agrave; la ligne de d&eacute;marcation de 1967, incluant des &eacute;changes hypoth&eacute;tiques de territoires mais uniquement avec l&rsquo;aval des seuls Palestiniens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes Europ&eacute;ens pourraient m&ecirc;me proposer &agrave; Manhattan un m&eacute;canisme de p&eacute;nalisation-punition-sanction &agrave; l&rsquo;encontre du parti ne respectant pas les injonctions du Conseil de S&eacute;curit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPetite parenth&egrave;se, elle concerne la France : la M&eacute;na est au courant de consultations et de diverses &eacute;valuations &eacute;mises par des institutions et des personnalit&eacute;s isra&eacute;lites fran&ccedil;aises et isra&eacute;liennes ; au cas o&ugrave; Paris parviendrait &agrave; faire soumettre une proposition de r&eacute;solution dans ces termes &agrave; l&rsquo;ONU, et plus encore si elle passait la rampe, il est &agrave; pr&eacute;voir un exode massif des Juifs fran&ccedil;ais et un durcissement sans pr&eacute;c&eacute;dent des relations entre ce pays et le juda&iuml;sme. L&rsquo;un des dirigeants principaux de la communaut&eacute; mosa&iuml;que de l&rsquo;Hexagone nous a &quot;pr&eacute;venus&quot;, lors d&rsquo;une r&eacute;cente visite &agrave; M&eacute;tula, qu&rsquo; &quot;une telle activit&eacute; mettrait en danger l&rsquo;existence m&ecirc;me de l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l et que l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; des Isra&eacute;lites de France, toutes sensibilit&eacute;s confondues, ne l&rsquo;accepterait jamais et r&eacute;agirait en cons&eacute;quence. J&rsquo;ignore d&rsquo;o&ugrave; vous tenez vos informations quant &agrave; cette activit&eacute; diplomatique de nos gouvernants et si elle est exacte&quot;, nous a confi&eacute; le leader communautaire, &quot;mais si c&rsquo;&eacute;tait le cas, elle &eacute;galerait en infamie les lois raciales de Vichy. De la part de personnes comme le pr&eacute;sident et Manuel Valls, qui n&rsquo;ont de cesse de se proclamer amis d&rsquo;Isra&euml;l&quot;, a pr&eacute;cis&eacute; notre interlocuteur, &quot;ce serait pire que tous les actes antis&eacute;mites que notre pays a subis depuis l&rsquo;Affaire Dreyfus&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tVoil&agrave; qui s&rsquo;annonce&hellip; anim&eacute; pour les mois &agrave; venir. Quant aux USA, ils n&rsquo;auraient pas m&ecirc;me besoin de se mouiller en se m&ecirc;lant &agrave; la r&eacute;daction de la r&eacute;solution, il leur suffirait de s&rsquo;abstenir durant le vote, ou m&ecirc;me de s&rsquo;y opposer sans faire jouer leur veto. Et Binyamin Netanyahu serait pay&eacute; de retour pour l&rsquo;arrogance qui fut la sienne en venant critiquer la politique d&rsquo;Obama au Congr&egrave;s, sous les fen&ecirc;tres du pr&eacute;sident. Mais les autres Isra&eacute;liens seraient &eacute;galement punis, m&ecirc;me ceux qui ne partagent pas la ligne sinueuse suivie par leur 1er ministre.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tBarack Obama s&rsquo;exposerait aussi &agrave; une temp&ecirc;te &agrave; Washington et &agrave; une guerre ouverte au Congr&egrave;s jusqu&rsquo;au dernier jour de son mandat ; c&rsquo;est la raison pour laquelle on doit parler ici d&rsquo;une option et non d&rsquo;une d&eacute;cision, de la part de l&rsquo;Administration et de son chef.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais attention, fait remarquer&nbsp;<em>Haaretz<\/em>, qui a recueilli le commentaire d&rsquo;un observateur washingtonien avis&eacute; de la politique am&eacute;ricaine ! Ce dernier note que, jusqu&rsquo;&agrave; r&eacute;cemment, il existait deux ailes parmi les conseillers de la Maison Blanche au sujet de la dispute isra&eacute;lo-palestinienne : celle proche du pr&eacute;sident, traditionnellement anti-Bibi, constitu&eacute;e par des gens comme Ben Rhodes, Dennis McDonough et Susan Rice, que contrebalan&ccedil;aient des amis d&rsquo;Isra&euml;l, tels Tom Donilon et Dennis Ross. Ces derniers s&rsquo;activant afin que les d&eacute;saccords entre Washington et J&eacute;rusalem ne d&eacute;g&eacute;n&egrave;rent pas en &eacute;ruption volcanique. &quot;Maintenant que Donilon et Ross sont partis, commente l&rsquo;observateur,&nbsp;<em>vous pilotez un avion sur une seule aile<\/em>&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa premi&egrave;re partie de cet article sugg&egrave;re que le Pr&eacute;sident Obama a fait certains choix strat&eacute;giques p&eacute;remptoires au sujet du Moyen-Orient, et que ceux-ci sont intervenus avant la r&eacute;&eacute;lection de M. Netanyahu, ses remarques douteuses, et m&ecirc;me avant qu&rsquo;il ne d&eacute;cide de venir s&rsquo;adresser au Congr&egrave;s.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe commentaire que cela inspirerait est : Quand on veut tuer son chat on dit qu&rsquo;il a la gale. Reste que Barack Obama est pr&eacute;sident des Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique et que l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l est largement tributaire de son bon vouloir, particuli&egrave;rement dans les domaines diplomatique et de l&rsquo;assistance militaire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est une faute politique, peut-&ecirc;tre un grave &eacute;garement strat&eacute;gique, de l&rsquo;oublier un seul instant ; le contenu de cet article d&eacute;montrant que la situation de l&rsquo;Etat h&eacute;breu n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; aussi d&eacute;licate depuis fort longtemps et que certaines d&eacute;cisions prises par Binyamin Netanyahu &eacute;taient tout sauf absolument n&eacute;cessaires, comme celles de proclamer aussi souvent la construction de logements dans les implantations, de snober les discussions avec Abbas qui n&rsquo;est pas un monstre &ndash; Salam Fayyad, moins encore avant lui -, ou celle d&rsquo;affirmer &agrave; tous les chefs d&rsquo;Etat de la plan&egrave;te qu&rsquo;on est en faveur de la solution &agrave; deux Etats, tandis que, dans les actes, ont fait pr&eacute;cis&eacute;ment montre du contraire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe manque de r&eacute;alisme dangereux, dans un papier pr&eacute;c&eacute;dent j&rsquo;avais parl&eacute; d&rsquo;amateurisme, de la politique obamienne &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;Iran ne fait pas de doute, et je ne dispose m&ecirc;me pas d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments me permettant de motiver ou d&rsquo;expliquer cette option. Elle ne justifie cependant pas les prises de risques intempestives et le populisme de Netanyahu, ni son manque criant d&rsquo;objectifs strat&eacute;giques.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe sont deux sujets distincts. Ce qui les r&eacute;unit ? La n&eacute;cessit&eacute; pour Obama de faire passer, d&rsquo;abord, avant de donner libre cours &agrave; son aversion pour Netanyahu et pour Isra&euml;l, son accord bidon sur l&rsquo;Iran. En esp&eacute;rant que les R&eacute;publicains vont lui donner du fil &agrave; retordre et que les vagues de ces tourbillons l&rsquo;emp&ecirc;cheront longtemps et lui passeront l&rsquo;envie de mettre ses menaces &agrave; ex&eacute;cution.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJ&rsquo;ai mentionn&eacute; l&rsquo;aversion de Barack Obama pour Isra&euml;l ? Moi ? Certes, parce que les dispositions qu&rsquo;il a prises depuis sa premi&egrave;re intronisation indiquent qu&rsquo;il ne nous porte pas dans son c&oelig;ur. Je me souviens particuli&egrave;rement de ce que la premi&egrave;re fois qu&rsquo;il avait re&ccedil;u le Pr&eacute;sident Peres &agrave; la Maison Blanche, il l&rsquo;avait fait passer par une porte d&eacute;rob&eacute;e et avait refus&eacute; de poser avec lui sur les photos. Shimon Peres, ce n&rsquo;est pas Netanyahu, il n&rsquo;y pas plus partisan que lui de la solution &agrave; deux Etats.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais m&ecirc;me cette antipathie proc&egrave;de de l&rsquo;anecdote ; si elle existe, il fallait composer avec elle et non pas lui donner du champ pour s&rsquo;exacerber. Parce qu&rsquo;en termes de Realpolitik, qui nous dirige tous et d&eacute;cide de notre destin, ce qui compte c&rsquo;est de gagner, non d&rsquo;avoir raison. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les options dangereuses(info # 012303\/15)[Analyse] Par St&eacute;phane Juffa&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; Devant Tikrit, en Irak, c&rsquo;est l&rsquo;Arm&eacute;e iranienne qui dirige l&rsquo;assaut contre la ville encore tenue par les combattants de l&rsquo;Etat Islamique. 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