{"id":10443,"date":"2015-03-31T01:54:34","date_gmt":"2015-03-31T01:54:34","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10443"},"modified":"2015-03-30T23:54:18","modified_gmt":"2015-03-30T23:54:18","slug":"51-avis-de-tempete-sur-le-lac-leman","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/51-avis-de-tempete-sur-le-lac-leman\/","title":{"rendered":"5+1 : avis de temp\u00eate sur le lac L\u00e9man"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>5+1&nbsp;: avis de temp&ecirc;te sur le lac L&eacute;man&nbsp;<\/u><\/strong><u>(info # 013003\/15)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Jean Tsadik&nbsp;<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl plane une grande confusion sur ce qui se d&eacute;roule entre les quatre murs de la salle de n&eacute;gociations de l&rsquo;h&ocirc;tel Beau Rivage &agrave; Lausanne entre les 5+1 et la d&eacute;l&eacute;gation iranienne.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl existe encore, certes, divers diff&eacute;rends &agrave; r&eacute;soudre entre les protagonistes. Mais &agrave; en croire le journaliste iranien Amir Hossein Motaghi, qui suivait les discussions, qui fut longtemps le principal conseiller du &quot;Pr&eacute;sident&quot; Hassan Rouhani, et qui vient de demander l&rsquo;asile politique aux autorit&eacute;s helv&eacute;tiques, il s&rsquo;y d&eacute;roule d&rsquo;autres &eacute;v&egrave;nements fort pr&eacute;occupants.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;apr&egrave;s Motaghi, qui s&rsquo;est confi&eacute; au&nbsp;<em>Telegraph<\/em>&nbsp;de Londres, le r&ocirc;le principal des Etats-Unis ne consiste pas &agrave; arracher des compromis aux repr&eacute;sentants des ayatollahs, mais &agrave; persuader les autres membres des 5+1, le Royaume-Uni, la France, la Chine, la Russie et l&rsquo;Allemagne, d&rsquo;accepter les revendications perses pr&eacute;sent&eacute;es par Javad Zarif.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe plus clair du temps, pr&eacute;cise Motaghi, les Am&eacute;ricains se font les avocats des th&egrave;ses du r&eacute;gime iranien, poussant leurs alli&eacute;s &agrave; admettre l&rsquo;accord. Un texte dont la pr&eacute;gnance s&rsquo;est r&eacute;duite au fur et &agrave; mesure des difficult&eacute;s, suivant ainsi la d&eacute;valuation de son intitul&eacute;, &eacute;tant pass&eacute; d&rsquo; &quot;agr&eacute;ment cadre&quot; &agrave; &quot;d&eacute;claration de principes&quot;, pour n&rsquo;&ecirc;tre plus d&eacute;sormais qu&rsquo;une &quot;entente diplomatique&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat, John Kerry, se contenterait actuellement d&rsquo;un document d&rsquo;un ou deux feuillets qui permettrait la poursuite des rencontres en vue d&rsquo;un trait&eacute; ult&eacute;rieur &ndash; qui ne sera vraisemblablement pas finalis&eacute; &agrave; la date butoir fix&eacute;e initialement au 30 juin prochain. Ce document&nbsp;<em>a minima<\/em>&nbsp;se bornerait, par la force des choses, &agrave; indiquer les probl&egrave;mes &agrave; r&eacute;soudre, et, de mani&egrave;re tr&egrave;s laconique, la marche &agrave; suivre pour en venir &agrave; bout.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans certaines des autres d&eacute;l&eacute;gations on craint une nouvelle entourloupe du genre du faux accord non sign&eacute; de novembre 2013, qui ne consistait, comme la M&eacute;na l&rsquo;avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; en exclusivit&eacute;, qu&rsquo;en un document de travail non paraph&eacute;, priv&eacute; de toute force contraignante.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette fois, il sera toutefois plus difficile pour le Pr&eacute;sident Obama de brandir devant les cam&eacute;ras un document pr&eacute;par&eacute; par ses conseillers et pr&eacute;sent&eacute; au monde comme le trait&eacute; sign&eacute; avec les T&eacute;h&eacute;ranais.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn effet, les membres du Congr&egrave;s ont d&eacute;sign&eacute; le 31 mars courant [demain] comme la date limite pour la signature par l&rsquo;Administration du pr&eacute;-accord d&eacute;finitif avec Khamenei. La majorit&eacute; R&eacute;publicaine dans les deux chambres, mais aussi un grand nombre de D&eacute;mocrates, ont d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; que, s&rsquo;ils ne voyaient pas, &agrave; la fin du mois, un m&eacute;mo qui les satisfasse, tant au niveau du fond que de la forme, ils envisageraient s&eacute;rieusement de d&eacute;cider de nouvelles sanctions &agrave; l&rsquo;encontre de la th&eacute;ocratie chiite. Cette d&eacute;cision mettrait probablement un terme aux tentatives de Messieurs Obama et Kerry de r&eacute;soudre le probl&egrave;me du nucl&eacute;aire persan par la voie diplomatique.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa Maison Blanche s&rsquo;est elle aussi exprim&eacute;e &agrave; ce sujet, avertissant qu&rsquo;elle imposerait son veto &agrave; l&rsquo;adoption de telles sanctions. Cependant, elle ne pourra le faire que si elles sont vot&eacute;es par moins des trois quarts des repr&eacute;sentants et des s&eacute;nateurs.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOr le nombre des parlementaires ind&eacute;cis qui se d&eacute;termineront dans un sens ou dans l&rsquo;autre, d&eacute;pendra, dans une large mesure, de ce que l&rsquo;Administration va leur pr&eacute;senter. Un brouillon b&acirc;cl&eacute; ne r&eacute;solvant pas leurs principales inqui&eacute;tudes, ou un constat d&rsquo;&eacute;chec mal document&eacute; par le gouvernement, mettraient M. Obama dans une situation tr&egrave;s d&eacute;licate.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCela explique le forcing entrepris par John Kerry en Romandie pour arrondir les angles avec Zarif, qu&rsquo;il a d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute; huit fois cette semaine, mais aussi pour inviter ses alli&eacute;s &agrave; la souplesse, voire &agrave; la complaisance.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPourtant, tous ne sont pas pr&ecirc;ts &agrave; se montrer d&eacute;bonnaires en acceptant n&rsquo;importe quoi. C&rsquo;est d&rsquo;abord le cas de la France, suivie du Royaume-Uni et de l&rsquo;Allemagne. C&rsquo;est Paris qui se montre le plus circonspect&nbsp;; non que les Fran&ccedil;ais soient tenaill&eacute;s par l&rsquo;inqui&eacute;tude d&rsquo;ent&eacute;riner un accord qui mettrait, outre Isra&euml;l, l&rsquo;Europe sous la menace des ogives nucl&eacute;aires khomeynistes, mais parce que les bailleurs de fonds qui maintiennent la France en respiration artificielle &ndash; l&rsquo;Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe &ndash; font pression sur elle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tFait extr&ecirc;mement inhabituel, Riad a b&eacute;ni le r&eacute;cent voyage sur les bords de Seine du ministre isra&eacute;lien du Renseignement strat&eacute;gique, Youval Steinitz, venu expliquer &agrave; Laurent Fabius, au nom de tous les d&eacute;tracteurs du compromis avec T&eacute;h&eacute;ran, les points sur lesquels il ne fallait en aucun cas c&eacute;der &agrave; Obama et &agrave; Khamenei.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa r&eacute;action des Arabes est des plus compr&eacute;hensibles, lorsque l&rsquo;on sait qu&rsquo;ils affrontent indirectement les Iraniens dans la campagne qu&rsquo;ils m&egrave;nent contre les chiites au Y&eacute;men. Ils voient aussi les Pasdaran s&rsquo;incruster dans la Guerre Civile Irakienne, paralyser le Liban, s&rsquo;approcher du royaume hach&eacute;mite et s&rsquo;instiller sur le Golan face &agrave; Isra&euml;l. Et ils constatent que &ccedil;a n&rsquo;a absolument pas l&rsquo;air de d&eacute;ranger Barack Obama, qui r&eacute;serve les missiles de ses avions aux seuls sunnites partout o&ugrave; ils interviennent. Quant aux images que nous avons diffus&eacute;es du Hezbollah chiite libanais guerroyant en Syrie sur du mat&eacute;riel am&eacute;ricain &agrave; peine sorti des cartons, elles font sauter les Arabes au plafond.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;Iran tente militairement de b&acirc;tir un empire dans tout le Moyen Orient. L&rsquo;Am&eacute;rique d&rsquo;Obama coop&egrave;re avec lui en Irak et en Syrie, tout en s&rsquo;effor&ccedil;ant, &agrave; n&rsquo;importe quel prix, de signer un accord trism&eacute;giste avec T&eacute;h&eacute;ran, qui&nbsp;lui permettra&nbsp;: 1. de construire l&eacute;galement des bombes atomiques dans dix ans et de se pr&eacute;parer &agrave; le faire en attendant&nbsp;; 2. de r&eacute;cup&eacute;rer des milliards de dollars et de redresser son &eacute;conomie&nbsp;; 3. de r&eacute;int&eacute;grer les trav&eacute;es de la communaut&eacute; internationale, de reprendre le commerce des armes et de concurrencer les pays arabes sur le march&eacute; p&eacute;trolier.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour ces raisons, les cr&eacute;anciers de la France lui demandent de ne pas se contenter d&rsquo;un accord privant la junte cl&eacute;ricale chiite de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la Bombe durant 10 ans, comme Washington est pr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;accepter, mais d&rsquo;exiger que la dur&eacute;e de l&rsquo;agr&eacute;ment soit de 20 ans &agrave; tout le moins.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAutre objection arabo-isra&eacute;lienne soutenue par le Quai d&rsquo;Orsay&nbsp;: l&rsquo;obligation sine qua non de voir les Perses accepter contractuellement des inspections inopin&eacute;es par les inspecteurs de l&rsquo;AIEA des sites de leur choix. Cette condition s&rsquo;ajoute &agrave; celle de l&rsquo;installation de cam&eacute;ras de surveillance &eacute;mettant en direct et 24h sur 24h dans les installations jug&eacute;es &agrave; risque, et &agrave; l&rsquo;obligation, pour le r&eacute;gime de T&eacute;h&eacute;ran, d&rsquo;adopter et de respecter le Protocole Additionnel du Trait&eacute; de Non-prolif&eacute;ration Nucl&eacute;aire. Jusqu&rsquo;&agrave; ce mardi matin, les ayatollahs s&rsquo;opposaient au principe des visites surprises.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tToujours au chapitre des visites&nbsp;des commissaires : la France, les Arabes et Isra&euml;l exigent que les Iraniens permettent enfin aux inspecteurs de l&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Energie Atomique de visiter des sites militaires iraniens dont ils sont tenus &agrave; l&rsquo;&eacute;cart, en particulier, celui de Perchin.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;AEIA suspecte fortement que les Perses s&rsquo;y soient livr&eacute;s &agrave; des s&eacute;ries de tests, au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, li&eacute;s &agrave; la production d&rsquo;armes atomiques.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette exigence est peut-&ecirc;tre la plus cruciale de toutes, puisque T&eacute;h&eacute;ran persiste &agrave; affirmer n&rsquo;avoir jamais entretenu de programme nucl&eacute;aire &agrave; finalit&eacute; militaire&nbsp;; au cas o&ugrave; les inspecteurs trouveraient sur ces emplacements les traces qu&rsquo;ils sont convaincus qu&rsquo;ils trouveraient, le mensonge iranien serait mis &agrave; nu, ce qui remettrait en question l&rsquo;ensemble de la coop&eacute;ration avec les ayatollahs et accentuerait de fa&ccedil;on dramatique les revendications de la communaut&eacute; internationale.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe n&rsquo;est toutefois pas l&rsquo;avis des Etats-Unis, qui tentent de persuader les Europ&eacute;ens de se concentrer sur l&rsquo;avenir et d&rsquo;oublier les tests qui ont eu lieu dans le pass&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDes divergences persistent &eacute;galement quant &agrave; la lev&eacute;e des sanctions qui sont de trois types&nbsp;: les avoirs encore bloqu&eacute;s dans les banques occidentales, l&rsquo;interdiction de commercer avec les banques iraniennes et d&rsquo;acheter du p&eacute;trole perse, et la lev&eacute;e des sanctions &agrave; l&rsquo;ONU.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes 5+1 continuent &agrave; proposer une lev&eacute;e graduelle, simultan&eacute;e &agrave; l&rsquo;obtention des &eacute;vidences d&eacute;montrant que T&eacute;h&eacute;ran respecte sa part d&rsquo;engagements, alors que les ayatollahs, dont la situation &eacute;conomique est critique, campent sur une annulation imm&eacute;diate des sanctions du Conseil de S&eacute;curit&eacute; et des entraves commerciales.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa France, les Arabes et Isra&euml;l s&rsquo;opposent &eacute;galement avec fermet&eacute; &agrave; la poursuite par les chiites des activit&eacute;s de recherche et de d&eacute;veloppement, particuli&egrave;rement &agrave; la mise au point de nouvelles centrifugeuses. Pour ces pays, si ces occupations se poursuivaient pendant la dur&eacute;e de l&rsquo;accord, le&nbsp;<em>breakout time<\/em>&nbsp;menant &agrave; la capacit&eacute; atomique &agrave; l&rsquo;issue de celui-ci ne serait que de trois &agrave; quatre mois.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes n&eacute;gociations de Lausanne ont avanc&eacute; dans les autres domaines en suspens, notamment le nombre de centrifugeuses que la th&eacute;ocratie serait autoris&eacute;e &agrave; maintenir en op&eacute;ration. Elles se chiffrent &agrave; 6 000, alors que la demande initiale des grandes puissances se limitait &agrave; quelques centaines. De plus, T&eacute;h&eacute;ran n&rsquo;aurait aucune obligation de d&eacute;truire les autres centrifugeuses qu&rsquo;il poss&egrave;de, ce qui g&eacute;n&egrave;re la col&egrave;re et l&rsquo;incompr&eacute;hension des Isra&eacute;liens, sur les th&egrave;mes&nbsp;: mais que va-t-il bien faire avec autant de minerai enrichi dont il n&rsquo;a aucun usage, et pourquoi conserver 19 000 centrifugeuses si l&rsquo;on ne compte pas confectionner des bombes atomiques&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa &quot;R&eacute;publique&quot; Islamique entrepose d&eacute;j&agrave; quelques huit tonnes d&rsquo;uranium enrichi entre 3,5 et 5 pour cent&nbsp;; de quoi, si le processus de purification se poursuivait &agrave; 90 % et au-del&agrave;, assembler cinq ou six bombes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes interrogations l&eacute;gitimes de J&eacute;rusalem demeurent sans r&eacute;ponses, ce qui ne semble pas non plus inqui&eacute;ter la Maison Blanche. Jusqu&rsquo;&agrave; hier, celle-ci se rassurait en rappelant que Zarif avait donn&eacute; son accord pour transf&eacute;rer la plus grande partie de ses stocks en Russie et recevoir du carburant nucl&eacute;aire en barres (inutilisable pour faire des bombes) afin de faire tourner sa centrale de Bushehr.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQuel est le rationnel, pour un pays ruin&eacute;, de fabriquer et d&rsquo;exporter du mat&eacute;riel inutile &agrave; coups de centaines de millions de dollars&nbsp;? Ce qui n&rsquo;est pas raisonnable est suspect, dit-on &agrave; M&eacute;tula&hellip;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAujourd&rsquo;hui, du reste, Zarif a retir&eacute; la proposition d&rsquo;envoyer ces mati&egrave;res en Russie. Il sait parfaitement que l&rsquo;Am&eacute;rique veut si d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment un accord qu&rsquo;elle acceptera presque certainement cette rupture fondamentale de l&rsquo;&eacute;quilibre des n&eacute;gociations.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes interrogations concernent aussi le r&eacute;acteur &agrave; eau lourde en construction &agrave; Arak. Khamenei aurait accept&eacute; de modifier son architecture afin qu&rsquo;il ne produise plus que des quantit&eacute;s n&eacute;gligeables de plutonium, avec lequel on peut &eacute;galement confectionner des bombes atomiques.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais si quelqu&rsquo;un conna&icirc;t la raison pour laquelle l&rsquo;Iran a besoin d&rsquo;un r&eacute;acteur &agrave; eau lourde, &agrave; part pour fabriquer des armes atomiques, qu&rsquo;il parle maintenant ou qu&rsquo;il se taise &agrave; jamais. Il m&eacute;rite assur&eacute;ment un Prix Nobel. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTant de questions cruciales, d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts divergents et de flou artistique entourent les n&eacute;gociations de Lausanne. On y voit les Etats-Unis dans un r&ocirc;le in&eacute;dit, suivant des orientations strat&eacute;giques improbables, abandonnant leurs alli&eacute;s moyen-orientaux pour signer &agrave; tout prix et jusqu&rsquo;&agrave; demain un trait&eacute; qui ne fait l&rsquo;affaire de personne. Et certainement pas la leur.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est une situation &eacute;trange, ing&eacute;rable, presque infantile, dans laquelle on se demande bien ce que pensent les 4+1 en regardant John Kerry gesticuler et se ridiculiser de mani&egrave;re d&eacute;sordonn&eacute;e devant les Iraniens. Une situation qui permet &agrave; Binyamin Netanyahu d&rsquo;&eacute;voquer un axe Iran-Lausanne-Y&eacute;men. Dans les salons de l&rsquo;h&ocirc;tel Beau Rivage, les n&eacute;gociateurs sont effectivement assis sur une bombe. On se demande, sur notre rocher, comment Barack Obama va s&rsquo;en sortir. Et jusqu&rsquo;o&ugrave; ses alli&eacute;s le suivront dans son d&eacute;lire&nbsp;? R&eacute;ponse &agrave; partir de demain&nbsp;: on est au comble de l&rsquo;attente et de notre curiosit&eacute;. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>5+1&nbsp;: avis de temp&ecirc;te sur le lac L&eacute;man&nbsp;(info # 013003\/15)[Analyse] Par Jean Tsadik&nbsp;&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; Il plane une grande confusion sur ce qui se d&eacute;roule entre les quatre murs de la salle de n&eacute;gociations de l&rsquo;h&ocirc;tel Beau Rivage &agrave; Lausanne entre les 5+1 et la d&eacute;l&eacute;gation iranienne. &nbsp; Il existe encore, certes, divers diff&eacute;rends &agrave;&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19630,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[51,45,70,21,10,83,106,346,52,82,66,11,73,44,1],"tags":[],"class_list":["post-10443","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-allemagne","category-barack-obama","category-chine","category-etats-unis","category-france","category-jean-tsadik","category-john-kerry","category-lausanne","category-londres","category-maison-blanche","category-manitoba","category-moyen-orient","category-royaume-uni","category-russie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10443","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10443"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10443\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19630"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10443"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10443"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10443"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}