{"id":10515,"date":"2016-07-15T00:00:36","date_gmt":"2016-07-15T00:00:36","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10515"},"modified":"2016-07-14T23:53:21","modified_gmt":"2016-07-14T23:53:21","slug":"philippe-seguin-ce-juif-tunisien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/philippe-seguin-ce-juif-tunisien\/","title":{"rendered":"Philippe Seguin, ce juif tunisien\u2026."},"content":{"rendered":"<p>\n\tBiographie &agrave; ne pas manquer: Philippe Seguin, ce juif tunisien&hellip;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tConnaissait-on r&eacute;ellement le pupille de la Nation devenu une figure du gaullisme? Et se connaissait-il lui-m&ecirc;me? Dans&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/fils-perdu-R%C3%A9publique-Michel-Taubmann\/dp\/2354173032\/ref=sr_1_fkmr0_1?ie=UTF8&amp;qid=1429439647&amp;sr=8-1-fkmr0&amp;keywords=Le+Fils+perdu+de+la+R%C3%A9publique%2C+par+Michel+Taubmann.+En+savoir+plus+sur+http%3A%2F%2Fwww.lexpress.fr%2Factualite%2Fpolitique%2Fphilippe-seguin-au-nom-du-vrai-pere_1668727.html%23aO8f29RQxUFdo5GY.99\" target=\"_blank\">Le Fils perdu de la R&eacute;publique,&nbsp;<\/a>Michel Taubmann &eacute;voque le secret de sa filiation avec un juif de Tunis.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>[Extraits]<\/strong><br \/>\n\tLa m&egrave;re de Philippe S&eacute;guin, Denise Dani&egrave;le, est issue, elle aussi, d&rsquo;une famille de colons, arriv&eacute;s plus r&eacute;cemment encore que les S&eacute;guin en Tunisie. Son p&egrave;re, Joseph Dani&egrave;le, est venu de Nice &agrave; 28 ans, au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle. Il fut d&rsquo;abord directeur du Cr&eacute;dit lyonnais &agrave; Sousse puis &agrave; Bizerte, avant de devenir agent d&rsquo;affaires &agrave; Tunis. Son &eacute;pouse, la m&egrave;re de Denise, est n&eacute;e dans une famille d&rsquo;entrepreneurs de travaux publics, les Nicolas.<\/p>\n<p>\n\tIls ont construit plusieurs immeubles dans le quartier juif de Tunis qu&rsquo;on appelle le Passage. Denise et ses parents habitent dans l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, au 44, avenue de Londres. Cette art&egrave;re, rectiligne et fade, bord&eacute;e de constructions modernes, faisant l&rsquo;angle avec l&rsquo;avenue de Madrid, reliait la ville arabe &agrave; la ville europ&eacute;enne. Elle longeait le vieux cimeti&egrave;re juif, contenant les tombes de trois saints v&eacute;n&eacute;r&eacute;s, qui sera transform&eacute; apr&egrave;s l&rsquo;ind&eacute;pendance en grand jardin public. L&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; des habitants de l&rsquo;avenue de Londres &eacute;taient juifs, commer&ccedil;ants ou fonctionnaires modestes.<br \/>\n\t&laquo;&nbsp;Je ne connais pas de non-juifs habitant avenue de Londres &agrave; cette &eacute;poque&nbsp;&raquo;, t&eacute;moigne Jean-Pierre Allali, auteur de plusieurs ouvrages sur les juifs tunisiens. Install&eacute;e au 44, avenue de Londres, la famille &laquo;&nbsp;francaouie&nbsp;&raquo; de Denise faisait exception.<\/p>\n<p>\n\tN&eacute;e le 20 ao&ucirc;t 1920 &agrave; Sousse, Denise, fille unique de Joseph Dani&egrave;le et d&rsquo;Ad&egrave;le Nicolas, fut toujours choy&eacute;e par ses parents. Comme les filles S&eacute;guin, elle a &eacute;tudi&eacute; chez les soeurs &agrave; Notre-Dame de Sion. Sans dipl&ocirc;me &agrave; l&rsquo;issue de sa scolarit&eacute;, qui co&iuml;ncide avec le d&eacute;but de la guerre, elle travaille comme vendeuse dans un magasin de lingerie f&eacute;minine, o&ugrave; elle sympathise avec le g&eacute;rant.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong>Un autre p&egrave;re au pass&eacute; moins glorieux<\/strong><\/p>\n<p>\n\tCe presque trentenaire, de haute taille, &agrave; la voix forte, est chaleureux et joyeux. Passionn&eacute; de th&eacute;&acirc;tre et connaissant par coeur les chansons de Charles Trenet et de Tino Rossi, ce jeune p&egrave;re de famille, de confession juive, n&rsquo;est pas le plus fid&egrave;le des &eacute;poux. Le grand sourire qui illumine son visage ne laisse pas les femmes indiff&eacute;rentes. Denise s&rsquo;&eacute;prend de lui. Elle tombe enceinte en juillet 1942 d&rsquo;un b&eacute;b&eacute; qui sera Philippe S&eacute;guin. Le jeune commer&ccedil;ant juif est-il le p&egrave;re ?<\/p>\n<p>\n\tBeaucoup d&rsquo;indices et de t&eacute;moignages recueillis au cours d&rsquo;une longue enqu&ecirc;te nous incitent &agrave; l&rsquo;affirmer. Les enfants de Philippe S&eacute;guin comme les descendants de son suppos&eacute; p&egrave;re biologique ont refus&eacute; de confirmer cette paternit&eacute; cach&eacute;e. Mais ils ne l&rsquo;ont pas non plus explicitement d&eacute;mentie. L&rsquo;auteur respecte leur souci de discr&eacute;tion. Mais il ne peut occulter ce secret de famille, tr&egrave;s largement connu dans l&rsquo;entourage de Philippe S&eacute;guin et qui ne rel&egrave;ve pas uniquement de la vie priv&eacute;e.<br \/>\n\t&laquo;&nbsp;On ne peut rien comprendre &agrave; Philippe, explique un ancien ministre UMP, si on ignore &agrave; quel point il &eacute;tait coup&eacute; en deux. L&rsquo;homme politique voulait incarner un patriotisme inspir&eacute; par l&rsquo;exemple d&rsquo;un p&egrave;re, Robert S&eacute;guin, mort au champ d&rsquo;honneur. Mais l&rsquo;homme priv&eacute; souffrait d&rsquo;avoir appris &agrave; l&rsquo;&acirc;ge adulte l&rsquo;existence d&rsquo;un autre p&egrave;re, moins glorieux.&nbsp;&raquo; Est-ce une volont&eacute; de semer des petits cailloux pour la post&eacute;rit&eacute; ?<\/p>\n<p>\n\tDans ses M&eacute;moires, Philippe S&eacute;guin &eacute;crit quelques lignes, dans le cadre d&rsquo;une r&eacute;flexion g&eacute;n&eacute;rale sur la cohabitation entre communaut&eacute;s, qui pourraient &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;es comme une allusion &agrave; la situation de sa m&egrave;re : &laquo;&nbsp;Rien ne faisait plus scandale dans la bonne soci&eacute;t&eacute;, &eacute;crit Philippe S&eacute;guin, que la rumeur d&rsquo;une liaison, r&eacute;elle ou suppos&eacute;e, d&rsquo;une Fran&ccedil;aise avec un juif &ndash; f&ucirc;t-il fran&ccedil;ais &ndash; ou, pis encore, avec un Arabe.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Plus qu&rsquo;une rumeur<\/strong><\/p>\n<p>\n\tPour le reste, les M&eacute;moires de Philippe S&eacute;guin &ndash; les divers entretiens qu&rsquo;il a accord&eacute;s et les livres qui lui furent consacr&eacute;s de son vivant &ndash; ne mettent jamais en doute sa filiation &laquo;&nbsp;officielle&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Je ne sais rien concernant le cas particulier de Philippe S&eacute;guin, confie Jean-Pierre Allali, historien du juda&iuml;sme tunisien, c&rsquo;est une rumeur qui court depuis plusieurs d&eacute;cennies.<br \/>\n\tC&rsquo;est vrai, le p&egrave;re attribu&eacute; &agrave; Philippe S&eacute;guin, bien connu dans la communaut&eacute;, lui ressemblait comme deux gouttes d&rsquo;eau. Pas seulement les traits du visage mais aussi la stature, la corpulence, la voix, grave et rauque, le rire, les expressions du visage. C&rsquo;&eacute;tait tr&egrave;s frappant. Est-ce vrai ? Je ne sais pas. Est-ce plausible ? Bien s&ucirc;r. A cette &eacute;poque, il y a eu des cas de substitution de p&egrave;re ou de mariages arrang&eacute;s pour sauver l&rsquo;honneur d&rsquo;une jeune fille.&nbsp;&raquo; [&hellip;]<\/p>\n<p>\n\t<strong>Il assiste &agrave; l&rsquo;enterrement de son p&egrave;re biologique<\/strong><\/p>\n<p>\n\tDans la nuit du 17 au 18 ao&ucirc;t [1995], &agrave; 2h45 tr&egrave;s pr&eacute;cis&eacute;ment, son p&egrave;re biologique, Albert Hayat, rend l&rsquo;&acirc;me &agrave; son domicile personnel du 15, rue Auguste-Lan&ccedil;on, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Ag&eacute; de 82 ans, Albert Hayat &eacute;tait malade depuis longtemps. Mais son &eacute;tat de sant&eacute; s&rsquo;est brutalement aggrav&eacute;. Dans Paris d&eacute;sert&eacute; par les vacanciers, Albert Hayat est accompagn&eacute; seulement par son &eacute;pouse, Arlette, et un de ses fils, David, &acirc;g&eacute; de 57 ans.<br \/>\n\tPhilippe S&eacute;guin, alors en vacances, revient &agrave; Paris. Un peu &agrave; l&rsquo;&eacute;cart du cort&egrave;ge, il suit l&rsquo;enterrement d&rsquo;Albert Hayat dans le carr&eacute; juif d&rsquo;un cimeti&egrave;re parisien. Sa pr&eacute;sence ne passe pas inaper&ccedil;ue. Les participants &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie sont peu nombreux. Il est un personnage connu. Et certains membres ou amis de la famille comprennent alors le lien secret entre Albert Hayat et Philippe S&eacute;guin.<\/p>\n<p>\n\tPar L&rsquo;Express<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Biographie &agrave; ne pas manquer: Philippe Seguin, ce juif tunisien&hellip;. &nbsp; &nbsp; Connaissait-on r&eacute;ellement le pupille de la Nation devenu une figure du gaullisme? 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