{"id":10577,"date":"2015-05-12T00:28:22","date_gmt":"2015-05-12T00:28:22","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10577"},"modified":"2015-05-12T00:28:22","modified_gmt":"2015-05-12T00:28:22","slug":"jerusalem-et-riad-couper-la-tete-de-lanaconda","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/jerusalem-et-riad-couper-la-tete-de-lanaconda\/","title":{"rendered":"J\u00e9rusalem et Riad : couper la t\u00eate de l\u2019anaconda"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>J&eacute;rusalem et Riad&nbsp;: couper la t&ecirc;te de l&rsquo;anaconda&nbsp;<\/u><\/strong><u>(info # 011105\/15)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Jean Tsadik&nbsp;<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa semaine derni&egrave;re l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un Airbus saoudien &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport de Tel-Aviv, photographi&eacute; sous toutes ses coutures, a fait le buzz. C&rsquo;&eacute;tait la premi&egrave;re fois qu&rsquo;un appareil du royaume des Ibn Saud atterrissait publiquement en Isra&euml;l, un pays avec lequel Riad n&rsquo;entretient pas de relations diplomatiques.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tBeaucoup d&rsquo;encre a coul&eacute; &agrave; propos de ce mini-&eacute;v&egrave;nement, et il convient de ne pas lui donner plus d&rsquo;importance qu&rsquo;il n&rsquo;en a vraiment. La compagnie portugaise Hi Fly, qui louait cet appareil &agrave; la Saudi Arabian Airlines, le transporteur national de la monarchie, a d&rsquo;ailleurs vu son contrat d&eacute;nonc&eacute; par les Saoudiens. Ces derniers ont fait valoir que leurs inspecteurs a&eacute;ronautiques n&rsquo;auraient pu se rendre dans l&rsquo;Etat h&eacute;breu pour superviser les travaux d&rsquo;entretien, &agrave; cause, pr&eacute;cis&eacute;ment, de l&rsquo;absence de relations diplomatiques entre les deux pays.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAuparavant, ils avaient d&eacute;clar&eacute; que l&rsquo;information quant &agrave; la pr&eacute;sence du gros porteur dans les ateliers de la soci&eacute;t&eacute; Bedek, pour y subir un entretien de routine, &eacute;tait fausse. Reste que l&rsquo;A330 saoudien s&rsquo;y trouve toujours et que les travaux ont d&eacute;but&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl sera int&eacute;ressant de suivre cette affaire pour voir si les ponts entre la Saudi et Hi Fly sont r&eacute;ellement coup&eacute;s, ou si l&rsquo;avion reprendra au contraire du service sous ses couleurs actuelles apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute; entre les mains des techniciens h&eacute;breux.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA notre avis, cette p&eacute;rip&eacute;tie n&rsquo;est pas anodine et elle t&eacute;moigne du processus de rapprochement ind&eacute;niable entre J&eacute;rusalem et Riad&nbsp;; Hi Fly, dont nous connaissons la bonne r&eacute;putation dans le monde a&eacute;ronautique, n&rsquo;aurait pas hypoth&eacute;qu&eacute; ses contrats valant plusieurs dizaines de millions de dollars sans avoir re&ccedil;u le OK de ses clients avant d&rsquo;envoyer l&rsquo;A330 se refaire une beaut&eacute; en Terre Sainte.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe petit avatar participe &agrave; d&eacute;montrer tout le bon sens qui existe pour le Roi Salman bin Abdulaziz Al-Saud, qui a succ&eacute;d&eacute; en janvier dernier &agrave; son demi-fr&egrave;re Abdallah d&eacute;c&eacute;d&eacute;, d&rsquo;avoir recours au savoir-faire de ses voisins H&eacute;breux, plut&ocirc;t que de faire syst&eacute;matiquement appel aux fournisseurs de services europ&eacute;ens ou am&eacute;ricains.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCela est vrai pour l&rsquo;entretien des appareils et des &eacute;quipements civils, mais &eacute;galement de tout leur arsenal militaire, allant des chasseurs-bombardiers aux chars d&rsquo;assaut. On parle ici d&rsquo;un march&eacute; de plusieurs milliards de dollars annuels, qui apporterait des avantages p&eacute;cuniaires aux deux parties.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette &eacute;valuation pourrait &eacute;galement englober des projets de mises-&agrave;-niveau (<em>upgrade<\/em>) de mat&eacute;riels existants, dans lesquels les Isra&eacute;liens sont des experts renomm&eacute;s, et, bien &eacute;videmment, l&rsquo;acquisition d&rsquo;&eacute;quipements fabriqu&eacute;s localement, &agrave; commencer par les drones.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;ailleurs, il n&rsquo;est plus n&eacute;cessaire de dissimuler qu&rsquo;une collaboration de cette sorte existe, et que le royaume a modifi&eacute; ses lois en 2006 afin de permettre de se procurer l&eacute;galement des objets fabriqu&eacute;s en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour saisir la taille de ce march&eacute; potentiel, il n&rsquo;est que de rappeler que la monarchie saoudienne est l&rsquo;Etat, au monde, qui d&eacute;pense la plus grande proportion de son budget &agrave; l&rsquo;achat d&rsquo;armes, et que cela en fait le second acheteur &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle plan&eacute;taire en valeur absolue. Disposant des moyens que lui conf&egrave;re son rang de second producteur d&rsquo;or noir, et d&eacute;tenteur des deuxi&egrave;mes r&eacute;serves mondiales, vous parlez d&rsquo;un pouvoir d&rsquo;achat.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn sait &agrave; la fois beaucoup et peu de choses quant &agrave; l&rsquo;&eacute;tendue r&eacute;elle de la coop&eacute;ration entre les deux entit&eacute;s&nbsp;; n&rsquo;ayant pas pour habitude de propager des rumeurs, pas plus que de compliquer des transactions que nous consid&eacute;rons strat&eacute;giquement pr&eacute;cieuses dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la r&eacute;gion, nous devons nous exprimer avec prudence.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn commen&ccedil;ant par rappeler l&rsquo;&eacute;vocation sibylline qu&rsquo;avait effectu&eacute;e le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;ministre Netanyahu devant le Congr&egrave;s am&eacute;ricain, au sujet des int&eacute;r&ecirc;ts communs et des convergences de vues entre le pays qu&rsquo;il dirige et des Etats arabes de la r&eacute;gion.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLui qui a coutume d&rsquo;en rajouter pour faire le show, s&rsquo;est montr&eacute; particuli&egrave;rement herm&eacute;tique sur le sujet. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on peut appeler un&nbsp;<em>understatement<\/em>, un euph&eacute;misme, en fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn sait, par exemple, que des drones arborant (ou non) l&rsquo;&eacute;toile de David sont r&eacute;guli&egrave;rement signal&eacute;s en mer Rouge. On leur attribue r&eacute;guli&egrave;rement des faits d&rsquo;armes, le plus souvent au Soudan&nbsp;; le 6 mai dernier, ils auraient an&eacute;anti une usine dans la r&eacute;gion d&rsquo;Omdurman (&agrave; proximit&eacute; imm&eacute;diate de la capitale Khartoum), &agrave; l&rsquo;aide de deux missiles. L&rsquo;installation d&eacute;truite abritait vraisemblablement une cha&icirc;ne d&rsquo;assemblage de fus&eacute;es iraniennes qui &oelig;uvrait sous la direction de Pasdarans.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe plus souvent, ces engins sans pilotes s&rsquo;en prennent &agrave; des convois d&rsquo;armements sophistiqu&eacute;s que les m&ecirc;mes perses tentent d&rsquo;acheminer par mer et par terre pour les livrer &agrave; leurs prot&eacute;g&eacute;s du Hamas &agrave; Gaza et du Hezbollah au Liban.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOr ces deux organisations terroristes et leur mentor iranien commun constituent les pires ennemis des Saoudiens&nbsp;; ceux avec lesquels ils sont pr&eacute;cis&eacute;ment en guerre au Y&eacute;men.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne simple lecture de la carte permet de s&rsquo;apercevoir que Port Soudan n&rsquo;est &eacute;loign&eacute; que de 300 kilom&egrave;tres de Djeddah et de la Mecque, et de pas plus de 850 km de Sanaa, au Y&eacute;men, o&ugrave; ont lieu une grande partie des bombardements r&eacute;alis&eacute;s par les aviations saoudienne et arabes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDes rapports &eacute;manant de sources fiables font &eacute;tat de survols fr&eacute;quents de drones non identifi&eacute;s sur les lieux des frappes, avant et apr&egrave;s qu&rsquo;elles aient lieu. Cela suit un mode op&eacute;ratoire pratiquement identique &agrave; celui que l&rsquo;on a pu observer l&rsquo;&eacute;t&eacute; dernier dans le ciel de&hellip; Gaza.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAffirmons-le sans tourner autour du pot&nbsp;: nous serions terriblement &eacute;tonn&eacute;s si ces a&eacute;ronefs n&rsquo;appartenaient pas au&nbsp;<em>Khe&rsquo;l Avir<\/em>, et ne fournissaient pas des informations op&eacute;rationnelles aux aviations arabes participant &agrave; l&rsquo;op&eacute;ration&nbsp;<em>Temp&ecirc;te d&eacute;cisive<\/em>. Il est &agrave; noter que les avions sans pilotes fournissent des donn&eacute;es en temps r&eacute;el plus utiles que celles des satellites&nbsp;; dans les arm&eacute;es U.S et dans Tsahal, ils poss&egrave;dent l&rsquo;avantage in&eacute;gal&eacute; de remplir simultan&eacute;ment deux missions&nbsp;compl&eacute;mentaires : l&rsquo;observation et l&rsquo;interventioncontre des objectifs au sol.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNous serions &eacute;galement surpris d&rsquo;apprendre que les pilotes saoudiens et ceux d&rsquo;autres forces a&eacute;riennes participant au conflit ne soient pas encadr&eacute;s par des sp&eacute;cialistes du&nbsp;<em>Khe&rsquo;l Avir<\/em>. Plusieurs raisons plaident en ce sens&nbsp;: 1. Une grande similitude op&eacute;rationnelle entre l&rsquo;Arm&eacute;e de l&rsquo;air isra&eacute;lienne et ce que l&rsquo;on peut apprendre de la mani&egrave;re de proc&eacute;der des pilotes saoudiens, malgr&eacute; le peu d&rsquo;information qui nous parviennent&nbsp;; 2. Des r&eacute;sultats d&rsquo;une pr&eacute;cision satisfaisante de la part d&rsquo;&eacute;quipages n&rsquo;ayant aucune exp&eacute;rience du combat&nbsp;; or il est pratiquement impossible de r&eacute;aliser ce genre d&rsquo;exploits dans l&rsquo;improvisation. 3. Un nombre r&eacute;duit de bavures, les tirs se concentrant sur les objectifs s&eacute;lectionn&eacute;s, en &eacute;pargnant relativement les acteurs collat&eacute;raux sur les sc&egrave;nes d&rsquo;interventions. 4. La prudence du r&eacute;gime saoudien, peu enclin &agrave; entreprendre des missions aventureuses&nbsp;sans en ma&icirc;triser les cons&eacute;quences ; ledit r&eacute;gime a pris l&rsquo;habitude de toujours s&rsquo;entourer des meilleurs experts &eacute;trangers dans toutes ses entreprises sophistiqu&eacute;es&nbsp;; 5. Riad ne fait pas confiance aux Am&eacute;ricains depuis le rapprochement amorc&eacute; entre Washington et T&eacute;h&eacute;ran&nbsp;; dans le m&ecirc;me temps, le roi et son entourage sont convaincus de l&rsquo;existence d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t commun sup&eacute;rieur avec J&eacute;rusalem sur la n&eacute;cessit&eacute; absolue de contenir la pouss&eacute;e de la &quot;R&eacute;publique&quot; Islamique. Ils ont en outre observ&eacute; que les Isra&eacute;liens ne constituaient aucune menace pour leur r&eacute;gime, et qu&rsquo;ils ne leur avaient jamais pos&eacute; le moindre probl&egrave;me.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn plus de ce qui pr&eacute;c&egrave;de, les lecteurs de la M&eacute;na sont au courant, depuis plusieurs ann&eacute;es d&eacute;sormais, gr&acirc;ce aux t&eacute;moignages de notre correspondant permanent en Jordanie, Fay&ccedil;al H, de l&rsquo;existence de contacts r&eacute;guliers entre responsables isra&eacute;liens et saoudiens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOr nous sommes en mesure d&rsquo;affirmer que ces rencontres se sont multipli&eacute;es et ont gagn&eacute; en importance ces derniers temps. On peut parler de coordination strat&eacute;gique face &agrave; l&rsquo;ennemi commun&nbsp;; on sait, par exemple, qu&rsquo;en cas d&rsquo;attaque des H&eacute;breux contre l&rsquo;infrastructure nucl&eacute;aire perse, les Saoudiens leur ouvriraient leur espace a&eacute;rien et leur offriraient un appr&eacute;ciable soutien logistique.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAux derni&egrave;res nouvelles en provenance de Fay&ccedil;al H, on devrait parler d&rsquo;un pacte d&rsquo;alliance, qui pr&eacute;voirait une intervention coordonn&eacute;e contre les ayatollahs au cas o&ugrave; l&rsquo;accord pr&eacute;par&eacute; par les 5+1 ne parviendrait pas &agrave; incurver de mani&egrave;re satisfaisante la progression de la th&eacute;ocratie chiite vers la bombe atomique.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;ailleurs, si un trait&eacute; &eacute;tait effectivement sign&eacute; entre T&eacute;h&eacute;ran et les grandes puissances, il est pr&eacute;vu que la coop&eacute;ration r&eacute;gionale entre les grands Etats sunnites et Isra&euml;l se p&eacute;rennise et prenne ses distances &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de Washington, dont le r&ocirc;le se verrait encore r&eacute;duit.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDes media am&eacute;ricains ont &eacute;galement &eacute;voqu&eacute; un financement des activit&eacute;s de Binyamin Netanyahu par les Saoudiens, avan&ccedil;ant m&ecirc;me le chiffre de seize milliards de dollars. Ces sommes seraient destin&eacute;es &agrave; renforcer les capacit&eacute;s de surveillance et d&rsquo;intervention, de m&ecirc;me qu&rsquo;&agrave; participer au d&eacute;veloppement d&rsquo;armements dans l&rsquo;optique d&rsquo;une confrontation avec la junte cl&eacute;ricale perse.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;autres observateurs d&rsquo;outre-Atlantique avancent aussi que Riad aurait particip&eacute; au financement de la campagne &eacute;lectorale du Likoud, jugeant que l&rsquo;opposition isra&eacute;lienne se montrerait trop molle et inefficace face &agrave; la menace commune.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNous, d&rsquo;avouer honn&ecirc;tement que nous ne poss&eacute;dons aucun d&eacute;but de preuve concernant ces all&eacute;gations, mais que, dans l&rsquo;atmosph&egrave;re qui pr&eacute;vaut d&eacute;sormais entre les deux pays, l&rsquo;hypoth&egrave;se qu&rsquo;elles soient r&eacute;elles &ndash; totalement ou partiellement &#8211; n&rsquo;est pas sensationnelle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA M&eacute;tula, nous avons &eacute;galement enregistr&eacute; avec attention l&rsquo;assertion lanc&eacute;e sur sa page&nbsp;<em>Facebook<\/em>&nbsp;par le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du parti y&eacute;m&eacute;nite al-Haq, Hassan Zayd, selon laquelle des chasseurs-bombardiers isra&eacute;liens auraient directement particip&eacute;, le 26 mars dernier, pour la premi&egrave;re fois, &agrave; des attaques au sol au Y&eacute;men au c&ocirc;t&eacute; des aviations arabes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette d&eacute;claration est difficile &agrave; v&eacute;rifier, mais on ne lui accorde ici que peu de cr&eacute;dit&nbsp;: il n&rsquo;est en effet pas dans la tradition de Tsahal de s&rsquo;impliquer dans des conflits qui ne concernent pas directement Isra&euml;l&nbsp;; de plus, le risque humain et politique de voir l&rsquo;un de nos pilotes tomber entre les mains des Houthi, des miliciens du Hezbollah, des partisans de l&rsquo;ex-pr&eacute;sident Saleh, de militaires iraniens, voire de combattants li&eacute;s &agrave; al-Qaeda, ne nous para&icirc;t pas g&eacute;rable.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu-del&agrave; des nombreuses rumeurs, des informations non-publiables et de celles qui sont inv&eacute;rifiables, il est extr&ecirc;mement probable que des conseillers isra&eacute;liens soient actuellement &agrave; pied d&rsquo;&oelig;uvre en Arabie saoudite. L&rsquo;ampleur prise par la coordination strat&eacute;gique entre Riad et J&eacute;rusalem est telle, que le gouvernement saoudien ne prend m&ecirc;me plus la peine de nier que des rencontres ont lieu.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans l&rsquo;entourage de Binyamin Netanyahu, on voudrait d&eacute;sormais que ces relations s&rsquo;officialisent un peu, et que le royaume des Ibn Saoud cesse son activit&eacute; diplomatique hostile &agrave; Isra&euml;l dans les instances internationales et notamment &agrave; l&rsquo;ONU.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe nouveau roi, Salman bin Abdulaziz Al-Saud, que l&rsquo;on dit mod&eacute;r&eacute;, s&eacute;rieux, non-corrompu, travailleur, et qui fut le d&eacute;tenteur du portefeuille de la D&eacute;fense avant de s&rsquo;asseoir sur le tr&ocirc;ne, ne serait pas oppos&eacute; &agrave; une reconnaissance politique d&rsquo;Isra&euml;l&nbsp;; il la conditionnerait toutefois &agrave; des progr&egrave;s dans le dossier palestinien, m&ecirc;me s&rsquo;il consid&egrave;re le Hamas comme un ennemi et qu&rsquo;il ne voue pas la plus grande estime &agrave; Mahmoud Abbas et &agrave; l&rsquo;OLP.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais l&rsquo;essentiel, sur les bords du golfe d&rsquo;Aqaba, consiste ces jours &agrave; couper la t&ecirc;te &agrave; l&rsquo;anaconda iranien, qui s&rsquo;installe graduellement aux fronti&egrave;res du monde sunnite et d&rsquo;Isra&euml;l. Qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;touff&eacute; le Liban et la Syrie, qui enserre le Y&eacute;men et qui lorgne sur l&rsquo;Irak, en d&eacute;pit de la passivit&eacute; inqui&egrave;te des Occidentaux. Mais ces derniers sont plus pr&eacute;occup&eacute;s par l&rsquo;avanc&eacute;e de DAESH que par le p&eacute;ril perse, ce que J&eacute;rusalem et Riad ne parviennent pas &agrave; comprendre. Lors, dans ces conditions, il ne leur reste pratiquement pas d&rsquo;autre choix que celui de collaborer. Etroitement, m&ecirc;me. &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&eacute;rusalem et Riad&nbsp;: couper la t&ecirc;te de l&rsquo;anaconda&nbsp;(info # 011105\/15)[Analyse] Par Jean Tsadik&nbsp;&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; La semaine derni&egrave;re l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un Airbus saoudien &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport de Tel-Aviv, photographi&eacute; sous toutes ses coutures, a fait le buzz. C&rsquo;&eacute;tait la premi&egrave;re fois qu&rsquo;un appareil du royaume des Ibn Saud atterrissait publiquement en Isra&euml;l, un pays avec lequel Riad&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19688,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[192,85,27,49,83,40,11,35,37,1],"tags":[],"class_list":["post-10577","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-avant","category-binyamin-netanyahu","category-hamas","category-hizballah","category-jean-tsadik","category-liban","category-moyen-orient","category-tel-aviv","category-tsahal","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10577","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10577"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10577\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19688"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10577"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10577"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10577"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}