{"id":10823,"date":"2015-06-30T00:15:30","date_gmt":"2015-06-30T00:15:30","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10823"},"modified":"2015-06-30T00:15:30","modified_gmt":"2015-06-30T00:15:30","slug":"musique-spiritualite-et-transformation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/musique-spiritualite-et-transformation\/","title":{"rendered":"Musique, spiritualit\u00e9 et transformation"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\tMusique, spiritualit&eacute; et transformation<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t\tLa centralit&eacute; du chant chez &lsquo;Habad<\/p>\n<p>\n\t\t\tpar Tzvi Freeman<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"co_content_container\">\n\t<co:body xmlns:co=\"www1.chabadonline.com\/alpha1\"><\/p>\n<p>\n\t\tNigoun&nbsp;: nom masculin singulier, pluriel: nigounim, un chant de la tradition kabbalistique\/&rsquo;hassidique, g&eacute;n&eacute;ralement sans paroles. Consid&eacute;r&eacute; comme un chemin vers une conscience plus &eacute;lev&eacute;e et la transformation de l&rsquo;&ecirc;tre.<\/p>\n<p>\n\t\t\u25cf &laquo;&nbsp;Si les mots sont la plume du c&oelig;ur, enseigna Rabbi Chn&eacute;our Zalman de Lyadi, alors le chant est la plume de l&rsquo;&acirc;me.&nbsp;&raquo; Celle-ci, cependant, &eacute;crit dans la direction oppos&eacute;e de celle du c&oelig;ur&nbsp;: tandis que les mots v&eacute;hiculent le sens vers le bas, depuis la conscience primordiale de D.ieu jusque dans l&rsquo;esprit des sages et les l&egrave;vres des proph&egrave;tes afin de les inscrire sur les c&oelig;urs humains, le chant transporte l&rsquo;&acirc;me vers le haut pour &ecirc;tre absorb&eacute;e dans la Lumi&egrave;re Infinie.<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; pourquoi les nigounim n&rsquo;ont g&eacute;n&eacute;ralement pas de mots. Les mots limitent et d&eacute;finissent, mais le nigoun &eacute;meut l&rsquo;&acirc;me au-del&agrave; de toute limite. Au-del&agrave; des mots.<\/p>\n<p>\n\t\t\u25cf Un tsadik (un &laquo;&nbsp;juste&nbsp;&raquo;) est celui qui a ma&icirc;tris&eacute; l&rsquo;animal int&eacute;rieur et acc&eacute;d&eacute; &agrave; un &eacute;tat sup&eacute;rieur de l&rsquo;&ecirc;tre. Dans un nigoun, un Juste encode son &acirc;me. Lorsque nous chantons un nigoun d&rsquo;un tsadik, nous nous connectons avec les v&ecirc;tements les plus intimes de l&rsquo;&acirc;me du tsadik et, de l&agrave;, nous nous unissons avec la lumi&egrave;re que le tsadik a trouv&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; pourquoi chaque note et chaque nuance d&rsquo;un nigoun doivent &ecirc;tre pr&eacute;cises. Tous comme les mots d&rsquo;un texte sacr&eacute;, elles doivent &ecirc;tre apprises et r&eacute;p&eacute;t&eacute;es dans leur forme parfaite. Parce que l&rsquo;esprit et l&rsquo;&acirc;me du tsadik sont contenus en leur sein.<\/p>\n<p>\n\t\t\u25cf Les parties du nigoun sont appel&eacute;es des &laquo;&nbsp;portes&nbsp;&raquo;, repr&eacute;sentant des voies d&rsquo;acc&egrave;s d&rsquo;un monde spirituel vers un autre qui lui est sup&eacute;rieur. Chaque niveau exige non seulement un nouveau souffle, mais un nouvel &eacute;tat de conscience. Le cinqui&egrave;me Rabbi de Loubavitch, Rabbi Chalom DovBer, a enseign&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Chaque porte doit &ecirc;tre r&eacute;p&eacute;t&eacute;e deux fois. La premi&egrave;re ne fait que tracer une forme&nbsp;; la seconde grave profond&eacute;ment dans l&rsquo;&acirc;me.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; pourquoi un nigoun ne doit jamais &ecirc;tre pr&eacute;cipit&eacute;. Le rythme, le silence, l&rsquo;attention, tout doit &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute; afin que le nigoun agisse en profondeur.<\/p>\n<p>\n\t\t\u25cf Le saint Rabbi Yossef Its&rsquo;hak de Loubavitch enseigna&nbsp;: &laquo;&nbsp;Un nigoun ouvre des fen&ecirc;tres dans l&rsquo;&acirc;me.&nbsp;&raquo; D&rsquo;abord il doit y avoir une profonde contemplation en concentrant sa pens&eacute;e sur l&rsquo;unit&eacute; du cosmos et de son Cr&eacute;ateur, afin de voir cette unit&eacute; au sein de chaque chose jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;elle devient plus r&eacute;elle encore que la perception de soi. Cependant la contemplation peut rester fig&eacute;e dans le domaine de l&rsquo;intelligence froide. Avec un nigoun, ce qui est retenu prisonnier au fond de l&rsquo;&acirc;me se d&eacute;verse dans l&rsquo;esprit, et de l&rsquo;esprit dans le c&oelig;ur. La m&eacute;ditation peut &eacute;clairer l&rsquo;intelligence, mais un nigoun peut &eacute;lever et transformer tout votre &ecirc;tre.<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; pourquoi les anciens proph&egrave;tes chantaient et jouaient des instruments de musique en attendant l&rsquo;esprit proph&eacute;tique. Ils se d&eacute;pouillaient ainsi des barri&egrave;res du corps et de l&rsquo;esprit et s&rsquo;ouvraient pour devenir des canaux de la Lumi&egrave;re Infinie. Pas seulement pour atteindre la transcendance, mais pour amener cette transcendance ici-bas sur terre, pour &eacute;veiller les c&oelig;urs de l&rsquo;humanit&eacute; aux v&eacute;rit&eacute;s profondes de la vie sur terre.<\/p>\n<p>\n\t\t\u25cf &laquo;&nbsp;Le chant, &eacute;crivit le second Rabbi de Loubavitch, Rabbi Dovber, est au c&oelig;ur de la vie&nbsp;; sa source est dans l&rsquo;extase la plus sublime.&nbsp;&raquo; Et il expliqua&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;&nbsp;Un fleuve sortait d&rsquo;&Eacute;den pour arroser le jardin&#8230;&nbsp;&raquo; (Gen&egrave;se&nbsp;2,&nbsp;10)&nbsp;: &agrave; partir de la source de tout d&eacute;lice, le fleuve de la vie coule vers le bas, se ramifiant &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur vers chaque monde et chaque &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;. Chaque chose a soif de se r&eacute;unir avec sa source en haut, et de ce d&eacute;sir vient son chant, et avec ce chant, elle prend vie. Les cieux chantent, le soleil, les plan&egrave;tes et la lune&nbsp;; chaque animal, chaque plante, chaque pierre a sa chanson particuli&egrave;re, selon la fa&ccedil;on dont il ou elle re&ccedil;oit la vie. Jusqu&rsquo;&agrave; ce que le cosmos tout entier vibre de la symphonie des innombrables anges, &acirc;mes, animaux et plantes, et m&ecirc;me de chaque goutte d&rsquo;eau et mol&eacute;cule d&rsquo;air, chantant tous le chant qui leur donne vie.<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; pourquoi un nigoun apporte un regain de vie nouvelle et de gu&eacute;rison, adoucit l&rsquo;&acirc;me am&egrave;re et remplit une maison de lumi&egrave;re, comme les chansons que David chantait pour le roi Sa&uuml;l et qui gu&eacute;rissaient son esprit amer.<\/p>\n<p>\n\t\t\u25cf Un chant est unit&eacute;. Un chant tourne autour de lui-m&ecirc;me dans un cercle d&rsquo;unit&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il n&rsquo;y ait ni d&eacute;but ni fin. Et comme le Rabbi &ndash; Rabbi Mena&rsquo;hem Mendel Schneerson &ndash; l&rsquo;a enseign&eacute;, un chant unit ceux qui le chantent et l&rsquo;entendent. En effet, quand des mots sont prononc&eacute;s, chacun les per&ccedil;oit selon sa compr&eacute;hension, alors que dans le chant, nous sommes tous unis dans un m&ecirc;me &eacute;lan et une m&ecirc;me m&eacute;lodie.<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; pourquoi il est dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le monde entier entonnera un chant nouveau&nbsp;&raquo; lors de l&rsquo;&egrave;re messianique qui arrive tr&egrave;s bient&ocirc;t &ndash; le chant de l&rsquo;unit&eacute; intrins&egrave;que qui s&rsquo;exprime partout dans notre monde.<\/p>\n<p>\t<\/co:body><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\tPAR TZVI FREEMAN<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Musique, spiritualit&eacute; et transformation &nbsp; La centralit&eacute; du chant chez &lsquo;Habad par Tzvi Freeman &nbsp; Nigoun&nbsp;: nom masculin singulier, pluriel: nigounim, un chant de la tradition kabbalistique\/&rsquo;hassidique, g&eacute;n&eacute;ralement sans paroles. 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