{"id":10883,"date":"2015-07-08T23:28:35","date_gmt":"2015-07-08T23:28:35","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=10883"},"modified":"2015-07-08T23:28:35","modified_gmt":"2015-07-08T23:28:35","slug":"ce-nest-pas-la-fin-du-monde-mais-cest-sans-doute-la-fin-de-la-grece","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/ce-nest-pas-la-fin-du-monde-mais-cest-sans-doute-la-fin-de-la-grece\/","title":{"rendered":"Ce n\u2019est pas la fin du monde, mais c\u2019est sans doute la fin de la Gr\u00e8ce"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>Ce n&rsquo;est pas la fin du monde, mais c&rsquo;est sans doute la fin de la Gr&egrave;ce <\/u><\/strong><u>(info # 010807\/15)<\/u><u>[Analyse &eacute;conomique]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar S&eacute;bastien Castellion<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDimanche dernier, les Grecs se sont prononc&eacute;s &agrave; 61,3 % pour rejeter les conditions mises par la Commission Europ&eacute;enne, la Banque Centrale Europ&eacute;enne et le Fonds Mon&eacute;taire International &agrave; l&rsquo;attribution d&rsquo;un nouveau pr&ecirc;t d&#39;urgence destin&eacute; &agrave; &eacute;viter l&#39;effondrement financier complet du pays.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;offre europ&eacute;enne consistait en une facilit&eacute; de paiement pour faire face aux obligations &agrave; court terme de la Gr&egrave;ce, plus un fonds d&rsquo;investissement de 35 milliards d&rsquo;euros pour des projets structurants.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn &eacute;change, les Europ&eacute;ens demandaient :<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; l&#39;imposition d&#39;une TVA &agrave; 23 % sur la restauration collective et l&#39;abolition de sa baisse dans les &icirc;les ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; l&#39;application d&#39;une avance d&#39;imp&ocirc;t de 100% sur les soci&eacute;t&eacute;s et les travailleurs ind&eacute;pendants, afin de lutter contre une fraude fiscale tr&egrave;s r&eacute;pandue dans le pays ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; l&#39;abolition des r&eacute;ductions d&rsquo;imp&ocirc;t pour les agriculteurs ; une baisse de 900 millions d&#39;euros (0,5 % du PIB) des d&eacute;penses de l&#39;aide sociale (subventions, etc.) ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; une limitation imm&eacute;diate des pr&eacute;-retraites et l&#39;abolition progressive de la retraite compl&eacute;mentaire ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; l&rsquo;augmentation des recettes des caisses de s&eacute;curit&eacute; sociale en supprimant leurs contributions aux tiers qui en d&eacute;tiennent des parts ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; l&#39;augmentation des pr&eacute;l&egrave;vements pour soins de sant&eacute; sur les pensions de 4 % &agrave; 6 % ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; le gel des retraites jusqu&#39;en 2021 ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; une l&eacute;gislation sur les licenciements collectifs ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; une r&eacute;duction des salaires dans le secteur public ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; a poursuite de la privatisation du secteur de l&#39;&eacute;lectricit&eacute; ;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&#8211; l&rsquo;abandon des plans du gouvernement Syriza de faire revenir les cotisations sociales patronales au niveau de l&#39;ann&eacute;e 2014.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe r&eacute;sultat du r&eacute;f&eacute;rendum fut c&eacute;l&eacute;br&eacute; par des sc&egrave;nes de liesse dans les rues des villes grecques. Mais moins de 48 heures plus tard, il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; clair que la Gr&egrave;ce, une fois de plus, avait pris une d&eacute;cision qui ne peut qu&rsquo;aggraver sa crise et augmenter le risque d&rsquo;un effondrement complet.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tHier, 7 juillet, les dirigeants europ&eacute;ens se sont r&eacute;unis &agrave; Bruxelles pour discuter des cons&eacute;quences de la d&eacute;cision grecque. A l&rsquo;issue de cette r&eacute;union, le gouvernement d&rsquo;extr&ecirc;me gauche d&rsquo;Alexis Tsipras a jusqu&rsquo;&agrave; dimanche pour pr&eacute;senter des propositions de r&eacute;forme aux partenaires europ&eacute;ens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans les prochains jours, deux sc&eacute;narios sont envisageables.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa bonne nouvelle est qu&rsquo;aucun d&rsquo;entre eux ne devrait provoquer une crise &eacute;conomique mondiale. Depuis que la Gr&egrave;ce est entr&eacute;e dans un cycle de d&eacute;fauts de paiement et de ren&eacute;gociation de sa dette en 2010, les banques et les march&eacute;s financiers ont largement cess&eacute; de lui pr&ecirc;ter de l&rsquo;argent. Le secteur priv&eacute; ne d&eacute;tient plus assez de dette grecque (environ 56 milliards d&rsquo;euros en tout) pour qu&rsquo;une faillite totale du pays entra&icirc;ne des effets en cha&icirc;ne incontr&ocirc;lables.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa plus grande partie du risque, soit environ 265 milliards d&rsquo;euros, est d&eacute;sormais port&eacute;e par les autres Etats europ&eacute;ens : 65 milliards pour l&rsquo;Allemagne, 49 milliards pour la France, 43 milliards pour l&rsquo;Italie etc. Pour tous ces pays, une faillite grecque entra&icirc;nera une d&eacute;gradation de leurs propres comptes et une charge suppl&eacute;mentaire pour leurs contribuables. Mais cette d&eacute;gradation ne sera pas assez grave pour entra&icirc;ner un effondrement de leurs &eacute;conomies : la dette publique fran&ccedil;aise, par exemple, atteint d&eacute;j&agrave; 2 052 milliards d&rsquo;euros et ne serait donc augment&eacute;e que de 2,5%.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa mauvaise nouvelle est que le seul choix qui se pr&eacute;sente aujourd&rsquo;hui &agrave; la Gr&egrave;ce &ndash; et qui sera tranch&eacute; dans les premiers jours de la semaine prochaine &ndash; est, soit d&rsquo;accepter des conditions plus dures que celles qu&rsquo;elle a rejet&eacute;es dimanche, soit de faire face &agrave; un effondrement complet de son &eacute;conomie et de quitter le club des &eacute;conomies d&eacute;velopp&eacute;es pour rejoindre durablement le Tiers Monde.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa premi&egrave;re hypoth&egrave;se, celle d&rsquo;un nouveau pr&ecirc;t europ&eacute;en, exigerait que le gouvernement grec parvienne &agrave; surmonter l&rsquo;immense irritation de ses partenaires face au comportement qui a &eacute;t&eacute; le sien depuis son &eacute;lection en f&eacute;vrier dernier.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe ne sera pas facile. Les Europ&eacute;ens sont exasp&eacute;r&eacute;s de voir Alexis Tsipras refuser des r&eacute;formes qui &ndash; au moment o&ugrave; ils acceptent de lui pr&ecirc;ter leur argent une fois de plus pour &eacute;viter l&rsquo;effondrement du pays &ndash; leur semblent la moindre des choses. Ils n&rsquo;accepteront pas ses vagues promesses d&rsquo;augmenter les imp&ocirc;ts sur les hauts revenus, qui sont assorties d&rsquo;estimations totalement irr&eacute;alistes des montants qui pourraient &ecirc;tre ainsi recouvr&eacute;s. Ils savent parfaitement, et Tsipras le sait aussi bien qu&rsquo;eux, que les Grecs les plus ais&eacute;s ont fait fuir depuis bien longtemps hors du pays tout ce que le fisc pourrait saisir.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette exasp&eacute;ration europ&eacute;enne affaiblit la position de n&eacute;gociation de Tsipras. Pour calmer un peu ses coll&egrave;gues, il a mis fin, d&egrave;s le lendemain du r&eacute;f&eacute;rendum, aux fonctions de son ministre de l&rsquo;&eacute;conomie, Yannis Varoufakis, qui s&rsquo;&eacute;tait rendu insupportable par son arrogance.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPlus encore que par l&rsquo;irritation de ses partenaires, la position de Tsipras est affaiblie par la r&eacute;action des acteurs &eacute;conomiques face au r&eacute;f&eacute;rendum de dimanche.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&egrave;s lundi, les banques ont ferm&eacute; ; le montant maximal de retrait dans les distributeurs automatiques a &eacute;t&eacute; r&eacute;duit &agrave; 60 euros ; les investisseurs et les march&eacute;s financiers ont commenc&eacute; &agrave; se pr&eacute;parer &agrave; un effondrement de l&rsquo;&eacute;conomie grecque et &agrave; sa sortie de la zone euro. Malgr&eacute; la mise en place imm&eacute;diate d&rsquo;un contr&ocirc;le des capitaux pour limiter l&rsquo;h&eacute;morragie de liquidit&eacute;s hors du pays, le syst&egrave;me financier grec n&rsquo;a plus qu&rsquo;environ 500 millions d&rsquo;euros disponibles en caisse, soit moins de 50 euros par citoyen du pays.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSi le gouvernement grec veut vraiment rester membre de la zone euro et obtenir une aide d&rsquo;urgence des pays europ&eacute;ens, il devra, d&rsquo;ici dimanche, prouver enfin qu&rsquo;il peut &ecirc;tre un partenaire cr&eacute;dible.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tConcr&egrave;tement, cela signifie qu&rsquo;il devra presque certainement accepter des conditions plus rigoureuses que celles que son peuple a rejet&eacute;es dimanche. De plus, il n&rsquo;est pas certain du tout qu&rsquo;il obtienne en &eacute;change davantage qu&rsquo;une ligne de cr&eacute;dit d&rsquo;urgence lui permettant de r&eacute;gler ses dettes imm&eacute;diates. Le fonds d&rsquo;investissement de 35 milliards, promis la semaine derni&egrave;re, pourrait donc passer &agrave; la trappe.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis son &eacute;lection en f&eacute;vrier dernier, le gouvernement Tsipras a toujours fait l&rsquo;hypoth&egrave;se que les Europ&eacute;ens ne voulaient pas perdre la Gr&egrave;ce et finiraient par lui accorder ce qu&rsquo;elle demande. A entendre les diplomates europ&eacute;ens cette semaine, c&rsquo;est exactement l&rsquo;inverse qui est vrai aujourd&rsquo;hui. Les puissances pr&ecirc;teuses s&rsquo;accommoderaient parfaitement d&rsquo;un d&eacute;part de la Gr&egrave;ce. Ce d&eacute;part leur permettrait de se consacrer enfin &agrave; d&rsquo;autres dossiers et de cesser de nourrir l&rsquo;app&eacute;tit sans fin d&rsquo;un passager clandestin. On ne convaincra pas les Europ&eacute;ens d&rsquo;accorder un nouveau pr&ecirc;t &agrave; un pays qui n&rsquo;inspire plus aucune confiance &agrave; personne, sauf si ce pays accepte des contreparties s&eacute;v&egrave;res et v&eacute;rifiables.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSi aucun compromis ne se dessine sur ces bases, l&rsquo;&eacute;conomie grecque s&rsquo;effondrera dans l&rsquo;indiff&eacute;rence presque absolue de ses voisins. Cet effondrement se d&eacute;roulera &agrave; peu pr&egrave;s comme suit :<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLundi ou mardi prochain, les banques grecques, faute de liquidit&eacute;s disponibles, refuseront la plupart des paiements et cesseront l&rsquo;essentiel de leurs op&eacute;rations.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe gouvernement devra faire face &agrave; son incapacit&eacute;, &agrave; la fin du mois de juillet, de payer ses fonctionnaires en euros. Il aura moins de deux semaines pour mettre en place une forme de monnaie parall&egrave;le &ndash; appelons-la &laquo; drachme &raquo;, si vous voulez &ndash;, dont l&rsquo;Etat annoncera qu&rsquo;il l&rsquo;accepte en paiement de ses propres cr&eacute;ances.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl est probable, cependant, que les moyens techniques de la mise en place de ces nouveaux assignats n&rsquo;existent tout simplement pas dans un temps aussi court. Les Grecs devront donc attendre et vivront, pendant quelques jours ou quelques semaines, dans une &eacute;conomie purement et simplement priv&eacute;e d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA ce stade, la capacit&eacute; que peuvent avoir les &eacute;conomistes de mod&eacute;liser les comportements s&rsquo;arr&ecirc;tent. Les exemples historiques montrent seulement qu&rsquo;une absence de liquidit&eacute;s pendant plus de cinq ou six jours se traduit presque toujours par des &eacute;meutes, des sc&egrave;nes de pillage, et une rapide mont&eacute;e des mouvements extr&eacute;mistes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans l&rsquo;hypoth&egrave;se la plus pessimiste, ce pourrait &ecirc;tre, en quelques jours, la fin de la d&eacute;mocratie en Gr&egrave;ce &ndash; soit parce que le pays entier sombrerait durablement dans le chaos, soit parce que ce chaos ne serait &eacute;vit&eacute; qu&rsquo;au prix de l&rsquo;instauration d&rsquo;une dictature qui assurerait une r&eacute;pression suffisante en attendant la mise en place du nouveau syst&egrave;me mon&eacute;taire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tM&ecirc;me si un semblant d&rsquo;ordre public est pr&eacute;serv&eacute;, une fois la nouvelle monnaie mise en place, sa valeur s&rsquo;effondrera imm&eacute;diatement. La richesse nationale grecque, qui a d&eacute;j&agrave; baiss&eacute; de 25% depuis 2008, perdra en quelques jours au moins la moiti&eacute; de sa valeur. En termes de richesse par habitant, la Gr&egrave;ce quittera le groupe des &eacute;conomies industrielles moyennes (qui contient, par exemple, le Portugal, Taiwan ou la R&eacute;publique Tch&egrave;que) et deviendra comparable au Mexique, &agrave; la Malaisie ou &agrave; la Turquie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour l&rsquo;Europe, la sortie de la Gr&egrave;ce de la zone euro mettra fin &agrave; la menace &eacute;conomique d&rsquo;une extension graduelle de la crise grecque aux autres pays de la zone. Elle cr&eacute;era, en revanche, une nouvelle menace institutionnelle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne Gr&egrave;ce appauvrie et revenue &agrave; la drachme cesserait, certes, de menacer la stabilit&eacute; de la zone euro par ses demandes permanentes de refinancement. En revanche, elle resterait membre &agrave; part enti&egrave;re de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne, qui ne dispose d&rsquo;aucun m&eacute;canisme institutionnel pour exclure ceux de ses membres qui se comportent mal.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOr, au sein de l&rsquo;Union, plusieurs politiques importantes exigent des d&eacute;cisions unanimes de tous les membres. C&rsquo;est le cas de la politique &eacute;trang&egrave;re et de s&eacute;curit&eacute; commune, des questions de justice et d&rsquo;affaires int&eacute;rieures, et des d&eacute;cisions relatives au financement des institutions europ&eacute;ennes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans tous ces domaines, une Gr&egrave;ce appauvrie et aigrie pourrait devenir une nuisance permanente, emp&ecirc;chant quotidiennement le bon fonctionnement de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne. Elle pourrait &ecirc;tre encourag&eacute;e dans ce r&ocirc;le si, rejet&eacute;e par l&rsquo;Europe, elle se trouvait un nouveau financeur en la personne d&rsquo;une puissance hostile &ndash; probablement la Russie, mais peut-&ecirc;tre aussi la Chine. Au prix d&rsquo;un soutien financier parfaitement supportable, une telle puissance pourrait s&rsquo;acheter le pouvoir de bloquer dans de nombreux domaines le fonctionnement quotidien de l&rsquo;Union.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCeux qui &eacute;voquent ce sc&eacute;nario pr&eacute;cisent cependant qu&rsquo;il serait un moindre mal. Il fait en effet l&rsquo;hypoth&egrave;se que la soci&eacute;t&eacute; grecque ne se serait pas enti&egrave;rement effondr&eacute;e apr&egrave;s avoir fait l&rsquo;exp&eacute;rience de plusieurs semaines de grave crise de liquidit&eacute;s. Rien ne garantit aujourd&rsquo;hui que les choses se passeront aussi bien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce n&rsquo;est pas la fin du monde, mais c&rsquo;est sans doute la fin de la Gr&egrave;ce (info # 010807\/15)[Analyse &eacute;conomique] Par S&eacute;bastien Castellion&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; Dimanche dernier, les Grecs se sont prononc&eacute;s &agrave; 61,3 % pour rejeter les conditions mises par la Commission Europ&eacute;enne, la Banque Centrale Europ&eacute;enne et le Fonds Mon&eacute;taire International &agrave; l&rsquo;attribution&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19813,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[51,81,34,10,1],"tags":[],"class_list":["post-10883","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-allemagne","category-bruxelles","category-divers","category-france","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10883","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10883"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10883\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19813"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10883"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10883"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10883"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}