{"id":1089,"date":"2011-03-01T17:38:15","date_gmt":"2011-03-01T17:38:15","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1089"},"modified":"2011-03-01T17:38:15","modified_gmt":"2011-03-01T17:38:15","slug":"les-tunisiens-ont-pris-gout-a-la-contestation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-tunisiens-ont-pris-gout-a-la-contestation\/","title":{"rendered":"Les Tunisiens ont pris go\u00fbt \u00e0 la contestation"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article-header\" nodeindex=\"1\" sizcache=\"0\">\n<h1 nodeindex=\"3\">\n\t\tLes Tunisiens ont pris go&ucirc;t &agrave; la contestation<\/h1>\n<h1 nodeindex=\"3\">\n\t\t<span class=\"Apple-style-span\" style=\"font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif; font-size: 17px; line-height: 29px; \">Depuis la chute du pr&eacute;sident Zine el-Abidine Ben Ali, les Tunisiens ont pris go&ucirc;t &agrave; la contestation. Et ils ne s&#39;en privent pas. Jour apr&egrave;s jour, les manifestations se succ&egrave;dent pour r&eacute;clamer le d&eacute;part des pontes de l&#39;ancien r&eacute;gime. Dans ce pays o&ugrave; tout est &agrave; reconstruire, on d&eacute;laisse un peu le soccer pour d&eacute;couvrir les joies des d&eacute;bats politiques&#8230;<\/span><\/h1>\n<\/div>\n<div class=\"leftbar\" nodeindex=\"2\" sizcache=\"0\">\n<div class=\"entry\" nodeindex=\"4\" sizcache=\"0\">\n<p nodeindex=\"1\">\n\t\t\tLe directeur de l&#39;&eacute;cole secondaire de Zarzis avait oppos&eacute; une fin de non-recevoir aux &eacute;l&egrave;ves qui voulaient descendre dans la rue. Alors ils ont men&eacute; leur propre micro-r&eacute;volution entre les murs de l&#39;&eacute;cole. En ce 24 f&eacute;vrier, ils sont r&eacute;unis au centre-ville, pancartes &agrave; la main, &agrave; scander un seul mot &#8211; le plus populaire du printemps arabe: &laquo;D&eacute;gage!&raquo;<\/p>\n<p nodeindex=\"2\">\n\t\t\tPour eux, la r&eacute;volution du jasmin n&#39;est pas termin&eacute;e. &laquo;Nous n&#39;allons pas nous taire, nous l&#39;avons fait pendant trop longtemps, dit Youssna Milaoli, 18 ans. Aujourd&#39;hui, tout a chang&eacute;. Tout le monde peut parler, manifester.&raquo;<\/p>\n<p nodeindex=\"3\">\n\t\t\tDepuis la chute du pr&eacute;sident Ben Ali, le 14 janvier, les Tunisiens ont pris go&ucirc;t &agrave; la contestation. Et ils ne s&#39;en privent pas. &laquo;Il y a des manifestations chaque jour, dans chaque ville, chaque village&raquo;, dit Moez Jumai, journaliste pour Radio Kalima. Clandestine jusqu&#39;au d&eacute;part du dictateur, sa radio diffuse maintenant sur la bande FM.<\/p>\n<p align=\"center\" nodeindex=\"4\">\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p nodeindex=\"5\">\n\t\t\tLes Tunisiens appellent cela les &laquo;d&eacute;gage parties&raquo;. Ils manifestent pour obtenir la d&eacute;mission d&#39;un diplomate ou d&#39;un ministre jug&eacute; trop proche de l&#39;ancien r&eacute;gime. Dimanche, apr&egrave;s deux jours de violents affrontements qui ont fait six morts &agrave; Tunis, ils ont r&eacute;ussi &agrave; obtenir la t&ecirc;te du premier ministre, Mohamed Ghannouchi.<\/p>\n<p nodeindex=\"6\">\n\t\t\tDeux autres ministres, qui faisaient aussi partie du cabinet du pr&eacute;sident d&eacute;chu, ont remis leur d&eacute;mission hier. Mais ces d&eacute;parts ne suffisent pas &agrave; satisfaire une bonne partie des Tunisiens, qui souhaitent une rupture compl&egrave;te avec l&#39;ancien r&eacute;gime.<\/p>\n<p nodeindex=\"7\">\n\t\t\tDans la capitale, les protestataires qui r&eacute;clament la d&eacute;mission du gouvernement de transition depuis une dizaine de jours campaient toujours, hier, sur la place de la Kasbah.<\/p>\n<p nodeindex=\"8\">\n\t\t\tPendant ce temps, &agrave; Zarzis, le militant Borhein Abichou s&#39;affairait &agrave; peindre des pancartes pour la prochaine manif. &laquo;Tunisie, &Eacute;gypte, Libye, m&ecirc;me combat&raquo;, disait l&#39;une d&#39;elles. &laquo;Freedom&raquo;, disait une autre. Et, bien s&ucirc;r, l&#39;incontournable: &laquo;D&eacute;gage!&raquo;<\/p>\n<p nodeindex=\"9\" sizcache=\"0\">\n\t\t\t<strong nodeindex=\"1\">Tout est &agrave; faire<\/strong><\/p>\n<p nodeindex=\"10\">\n\t\t\tCe bouillant d&eacute;sir de changement des jeunes et des militants se heurte aux objections des entrepreneurs et d&#39;une partie de l&#39;&eacute;lite tunisienne, qui pr&eacute;f&eacute;reraient une transition en douceur. Alors que le pays plonge dans l&#39;incertitude, les tenants de la mod&eacute;ration appellent les r&eacute;volutionnaires &agrave; tol&eacute;rer le gouvernement de transition jusqu&#39;aux &eacute;lections de juillet.<\/p>\n<p nodeindex=\"11\">\n\t\t\tD&#39;ici l&agrave;, les Tunisiens d&eacute;couvrent les joies des d&eacute;bats politiques. &laquo;Avant, on discutait sans cesse de soccer. C&#39;&eacute;tait des discussions &agrave; n&#39;en plus finir. Juste &agrave; propos du soccer. Maintenant, c&#39;est de politique que l&#39;on parle toute la journ&eacute;e!&raquo;, s&#39;esclaffe Mohamed Latif, chauffeur de taxi de Zarzis.<\/p>\n<p nodeindex=\"12\">\n\t\t\tIl y a de quoi d&eacute;battre pendant des heures. Zarzis, comme d&#39;autres villes, doit d&eacute;manteler les structures de l&#39;ancien r&eacute;gime et apprendre &agrave; b&acirc;tir une d&eacute;mocratie naissante. Ici comme ailleurs, tout est &agrave; faire. Les habitants ont fait &laquo;d&eacute;gager&raquo; le maire et ses conseillers &agrave; coups de manifestations devant l&#39;h&ocirc;tel de ville. Aujourd&#39;hui, c&#39;est le &laquo;comit&eacute; populaire provisoire de Zarzis&raquo; qui a pris les choses en main.<\/p>\n<p nodeindex=\"13\">\n\t\t\t&laquo;Nous devons tout reconstruire&raquo;, dit le porte-parole du comit&eacute;, Bouzoumista Hechmi. &laquo;Il faut m&ecirc;me cr&eacute;er de nouvelles lois. Celles de Ben Ali avaient &eacute;t&eacute; pens&eacute;es en fonction de son propre bien, et non de celui de son peuple.&raquo;<\/p>\n<p nodeindex=\"14\" sizcache=\"0\">\n\t\t\t<strong nodeindex=\"1\">G&eacute;n&eacute;ration Facebook<\/strong><\/p>\n<p nodeindex=\"15\">\n\t\t\tWalid Fellah, 27 ans, est de cette g&eacute;n&eacute;ration d&#39;internautes qui a particip&eacute; activement &agrave; la r&eacute;volution arabe. D&egrave;s les premi&egrave;res manifestations &agrave; Zarzis, il a film&eacute; &laquo;l&#39;acharnement du r&eacute;gime&raquo; sur les protestataires pour tout mettre en ligne sur sa page Facebook, qu&#39;il a nomm&eacute;e Zarzis TV. &laquo;Pour que tout le monde sache ce qui se passe&raquo;, explique-t-il.<\/p>\n<p nodeindex=\"16\">\n\t\t\tSes vid&eacute;os se sont r&eacute;pandues comme une tra&icirc;n&eacute;e de poudre sur la Toile. Le sang a coul&eacute;, aussi, dans les rues de Zarzis. La veille de la chute de Ben Ali, deux jeunes manifestants ont &eacute;t&eacute; abattus devant le poste de police. L&#39;un d&#39;eux &eacute;tait un ami de Walid.<\/p>\n<p nodeindex=\"17\">\n\t\t\tC&#39;est un sacrifice que le jeune homme n&#39;est pas pr&egrave;s d&#39;oublier. &laquo;La Tunisie ne peut plus reculer, dit-il. On fait l&#39;apprentissage de la libert&eacute;. Et c&#39;est &agrave; partir des r&eacute;gions que l&#39;on pourra tout changer. Que l&#39;on pourra b&acirc;tir un pays d&eacute;mocratique.&raquo;<\/p>\n<p nodeindex=\"18\">\n\t\t\tWalid a fait des &eacute;tudes en architecture, mais il n&#39;a pas eu les moyens de les terminer. Alors, il travaille comme animateur dans les h&ocirc;tels de Zarzis. Pour le moment. Ce ne sont pas les projets qui manquent. &laquo;Avant, je n&#39;avais pas d&#39;espoir. Je voulais partir. Mais aujourd&#39;hui, je veux rester. Mon pays a besoin de jeunes pour le reconstruire.&raquo;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><!-- END .entry --><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les Tunisiens ont pris go&ucirc;t &agrave; la contestation Depuis la chute du pr&eacute;sident Zine el-Abidine Ben Ali, les Tunisiens ont pris go&ucirc;t &agrave; la contestation. Et ils ne s&#39;en privent pas. Jour apr&egrave;s jour, les manifestations se succ&egrave;dent pour r&eacute;clamer le d&eacute;part des pontes de l&#39;ancien r&eacute;gime. 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