{"id":1117,"date":"2013-10-28T23:32:55","date_gmt":"2013-10-28T23:32:55","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1117"},"modified":"2013-10-29T00:16:38","modified_gmt":"2013-10-29T00:16:38","slug":"le-genie-juif","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-genie-juif\/","title":{"rendered":"Le g\u00e9nie juif"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le g&eacute;nie juif<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Par Charles Murray &nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis son premier num&eacute;ro en 1999, il a ete publi&eacute; des centaines d&rsquo;articles au sujet de Juifs et du juda&iuml;sme. Comme on peut s&rsquo;y attendre, ils couvrent &agrave; peu pr&egrave;s tous les aspects importants du sujet. Mais il y a une lacune, et pas de celle int&eacute;ressant quelque partie obscure de Juda&iuml;ca. Il n&rsquo;a jamais ete publi&eacute; une discussion syst&eacute;matique de l&rsquo;un des sujets les plus &eacute;vidents de tous&nbsp;: l&rsquo;extravagante surrepr&eacute;sentation des Juifs, compar&eacute;e &agrave; leur nombre, aux premiers rangs des arts, des sciences, du droit, de la m&eacute;decine, de la finance, de l&rsquo;entreprise, et des m&eacute;dias.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJ&rsquo;ai une exp&eacute;rience personnelle de la r&eacute;ticence des Juifs &agrave; parler de la r&eacute;ussite juive &ndash; mon co-auteur, le dernier Richard Hernstein, a aimablement r&eacute;sist&eacute; aux paragraphes sur le QI juif dont j&rsquo;ai insist&eacute; sur l&rsquo;introduction dans la courbe de Bell (1994). Aussi bien l&rsquo;histoire que la renaissance de l&rsquo;antis&eacute;mitisme en Europe font facilement comprendre les raisons de cette r&eacute;ticence. Mais la r&eacute;ussite juive constitue une histoire fascinante et importante. Des travaux universitaires r&eacute;cents &eacute;largissent notre compr&eacute;hension de ses origines.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAussi, ce non juif d&rsquo;origine &eacute;cossaise et irlandaise d&rsquo;Iowa entreprend ci-dessous de raconter cette histoire. Je traiterai de trois sujets&nbsp;: le moment et le nature de la r&eacute;ussite juive, centr&eacute;s sur les arts et les sciences&nbsp;; le QI juif &eacute;lev&eacute; comme explication de cette r&eacute;ussite, et les th&eacute;ories actuelles sur la fa&ccedil;on dont les Juifs ont acquis ce QI &eacute;lev&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDe 800 avant JC jusqu&rsquo;au premier mill&eacute;naire de notre &egrave;re, nous n&rsquo;avons que deux exemples de grande r&eacute;ussite juive, et aucune n&rsquo;appartient strictement aux r&egrave;gnes des arts et des sciences. Mais quelle paire&nbsp;! La premi&egrave;re est la conceptualisation totalement accomplie du monoth&eacute;isme, exprim&eacute;e &agrave; travers l&rsquo;un des tr&eacute;sors litt&eacute;raires du monde, la Bible h&eacute;bra&iuml;que. Elle a non seulement pos&eacute; la fondation de trois grandes religions, mais comme Thomas Cahill le d&eacute;crit dans &laquo;&nbsp;Les dons des Juifs&nbsp;&raquo; (1998), elle a introduit une mani&egrave;re de voir la signification de la vie humaine et la nature de l&rsquo;histoire qui d&eacute;finit les &eacute;l&eacute;ments au c&oelig;ur de la perception moderne. La seconde r&eacute;alisation n&rsquo;est pas souvent trait&eacute;e comme juive, mais c&rsquo;en est clairement une&nbsp;: la th&eacute;ologie chr&eacute;tienne exprim&eacute;e &agrave; travers le Nouveau Testament, r&eacute;ussite qui s&rsquo;est r&eacute;pandue dans tous les aspects de la civilisation occidentale.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais la litt&eacute;rature religieuse est l&rsquo;exception. Les Juifs n&rsquo;apparaissent pas dans les annales de la philosophie, du drame, des arts visuels, des math&eacute;matiques, ou des sciences naturelles pendant les dix-huit si&egrave;cles depuis l&rsquo;&eacute;poque d&rsquo;Hom&egrave;re jusqu&rsquo;au premier mill&eacute;naire de l&rsquo;&egrave;re chr&eacute;tienne., quand tant de choses se produisaient en Gr&egrave;ce, en Chine, et en Asie du Sud. On ignore dans quelle mesure cela refl&egrave;te une absence d&rsquo;activit&eacute;, ou l&rsquo;absence de souvenir vraiment disponible. Par exemple, seule une poign&eacute;e de scientifiques au Moyen-&Acirc;ge son mentionn&eacute;s dans la plupart des histoires de la science, et aucun n&rsquo;&eacute;tait juif. Mais quand George Sarton place une lentille &agrave; haute r&eacute;solution dans son introduction monumentale &agrave; &laquo;&nbsp;L&rsquo;Histoire de la Science&nbsp;&raquo; (1927 &ndash; 48), il trouve que 95 des 626 scientifiques travaillant en divers endroits dans le monde entre 1150 et 1300 &eacute;taient juifs &ndash; 15 % du total, largement au-del&agrave; de la proportion de la population juive.<\/p>\n<p>\n\tComme cela se produit, cette m&ecirc;me p&eacute;riode recouvre la vie du plus fameux philosophe juif de l&rsquo;&eacute;poque m&eacute;di&eacute;vale, Ma&iuml;monide (1135 &ndash; 1204), et d&rsquo;autres moins connus, sans parler des Juifs po&egrave;tes, grammairiens, penseurs religieux, &eacute;rudits, m&eacute;decins, et courtisans de &laquo;&nbsp;l&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;Or&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Espagne, ou des brillants ex&eacute;g&egrave;tes et des autorit&eacute;s rabbiniques du Nord de la France et de l&rsquo;Allemagne. Mais cela ne fait que donner un exemple de la difficult&eacute; d&rsquo;&eacute;valuer l&rsquo;activit&eacute; intellectuelle juive de cette p&eacute;riode. En dehors de Ma&iuml;monide et de quelques autres, ces penseurs et artistes n&rsquo;ont pas influenc&eacute; de fa&ccedil;on perceptible l&rsquo;histoire ou la culture en dehors des confins du monde juif.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDe fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, cela est demeur&eacute; ainsi lors de la Renaissance et au-del&agrave;. Alors que j&rsquo;&eacute;crivais un livre appel&eacute; &laquo;&nbsp;R&eacute;ussite humaine&nbsp;&raquo; (2003), j&rsquo;ai compil&eacute; l&rsquo;inventaire des &laquo;&nbsp;personnalit&eacute;s significatives&nbsp;&raquo; dans les arts et les sciences, d&eacute;finies comme des personnes qui sont mentionn&eacute;es dans au moins la moiti&eacute; des principales histoires de leurs champs respectifs. De 1200 &agrave; 1800, seuls sept Juifs sont parmi ces personnalit&eacute;s significatives, et seules deux ont &eacute;t&eacute; assez importants pour que leurs noms soient toujours largement reconnus&nbsp;: Spinoza et Montaigne (dont la m&egrave;re &eacute;tait juive).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa repr&eacute;sentation &eacute;troite des Juifs pendant la floraison des arts et des sciences europ&eacute;ens n&rsquo;est pas difficile &agrave; expliquer. Ils &eacute;taient syst&eacute;matiquement exclus, aussi bien par des restrictions l&eacute;gales pour les professions dans lesquelles ils pouvaient entrer que par une discrimination sociale sauvage. Puis vint l&rsquo;&eacute;mancipation l&eacute;gale, d&eacute;butant &agrave; la fin des ann&eacute;es 1700 dans quelques pays, et se compl&eacute;tant en Europe dans les ann&eacute;es 1870, avec l&rsquo;une des histoires les plus extraordinaires d&rsquo;un quelconque groupe ethnique &agrave; aucun de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAussit&ocirc;t que les enfants juifs n&eacute;s dans le cadre de l&rsquo;&eacute;mancipation l&eacute;gale avaient le temps de devenir adultes, ils commenc&egrave;rent &agrave; appara&icirc;tre aux premiers rangs des arts et des sciences. Pendant les quatre d&eacute;cennies de 1830 &agrave; 1870, quand les premiers Juifs &agrave; vivre sous l&rsquo;&eacute;mancipation atteignirent la quarantaine, 16 personnalit&eacute;s juives significatives sont apparues. Au cours des quatre d&eacute;cennies suivantes, de 1870 &agrave; 1910 le nombre monta &agrave; 40. Au cours des quatre d&eacute;cennies suivantes, de 1910 &agrave; 1950, malgr&eacute; la d&eacute;vastation contemporaine de la communaut&eacute; juive europ&eacute;enne, le nombre de personnalit&eacute;s significatives tripla presque, atteignant 114.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour avoir une id&eacute;e de la densit&eacute; de la r&eacute;ussite que ces nombres repr&eacute;sentent, je me concentrerai sur 1870 et au-del&agrave;, apr&egrave;s que l&rsquo;&eacute;mancipation l&eacute;gale ait &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e &agrave; travers l&rsquo;Europe centrale et occidentale. Comment le nombre r&eacute;el de personnalit&eacute;s significatives se compare a ce que l&rsquo;on pourrait attendre selon la proportion juive de la population d&rsquo;Europe et d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord&nbsp;? De 1870 &agrave; 1950, la repr&eacute;sentation juive dans la litt&eacute;rature a &eacute;t&eacute; quatre fois sup&eacute;rieure au nombre attendu&nbsp;; en musique, cinq fois. Dans les arts visuels, cinq fois&nbsp;; en biologie, huit fois. En chimie, six fois. En physique, neuf fois. En math&eacute;matiques, douze fois. En philosophie, quatorze fois.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDisproportionn&eacute;e, la r&eacute;ussite juive dans les arts et les sciences se poursuit jusqu&rsquo;&ccedil;&agrave; ce jour. Mon inventaire se termine en 1950, mais beaucoup d&rsquo;autres mesures sont disponibles, parmi lesquelles la plus connue est le Prix Nobel. Dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du 20<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle, malgr&eacute; la discrimination sociale continue et envahissante contre les Juifs &agrave; travers le monde occidental, malgr&eacute; la r&eacute;gression des droits l&eacute;gaux, et en d&eacute;pit de l&rsquo;Holocauste, des Juifs ont gagn&eacute; 14 % des Prix Nobel de litt&eacute;rature, de chimie, de physique, et de m&eacute;decine \/ physiologie. Dans la seconde moiti&eacute; du 20<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle, quand des Prix Nobel ont commenc&eacute; &agrave; &ecirc;tre attribu&eacute;s &agrave; des personnes du monde entier, ce nombre s&rsquo;&eacute;leva &agrave; 29 %. Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, au 21<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle, il a &eacute;t&eacute; de 32 %. Les Juifs constituent environ deux dixi&egrave;mes de un pour cent de la population mondiale. Faites le calcul.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQu&rsquo;est-ce qui rend compte de ce remarquable record&nbsp;? Une r&eacute;ponse compl&egrave;te doit faire appel &agrave; beaucoup de caract&eacute;ristiques de la culture juive, mais l&rsquo;intelligence doit &ecirc;tre au centre de la r&eacute;ponse. On a trouv&eacute; chez les Juifs une intelligence moyenne inhabituellement &eacute;lev&eacute;e, mesur&eacute;e par les tests de QI depuis que les premiers &eacute;chantillons de Juifs ont &eacute;t&eacute; mesur&eacute;s (l&rsquo;histoire largement r&eacute;p&eacute;t&eacute;e que les immigrants juifs dans ce pays [les USA, Ndt] au d&eacute;but du 20<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle auraient eu des r&eacute;sultats faibles au QI est un canard). A quelle hauteur exacte n&rsquo;a-t-on pas mis le doigt dessus&nbsp;du fait de sous-&eacute;chantillons juifs dans les enqu&ecirc;tes disponibles rarement parfaitement repr&eacute;sentatives. Mais on accepte actuellement que la moyenne se situe entre 107 et 115, avec 110 comme compromis plausible.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe QI moyen de la population am&eacute;ricaine a une &laquo;&nbsp;norme&nbsp;&raquo; &agrave; 100, avec une d&eacute;viation standard de 15. Si la moyenne juive est de 110, alors le calcul de la distribution gaussienne dit que le Juif moyen se situe au 75<sup>&egrave;me<\/sup> percentile. Soulignons que la moyenne dans le QI global est un param&egrave;tre constant des sub-tests de QI&nbsp;: les Juifs se situent seulement &agrave; la moyenne pour les sub-tests mesurant les capacit&eacute;s visio-spatiales, mais sont extr&ecirc;mement &eacute;lev&eacute;s aux sub-tests mesurant les capacit&eacute;s verbales et de raisonnement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;intelligence moyenne d&rsquo;un groupe est importante pour expliquer des r&eacute;sultats tels l&rsquo;acquisition &eacute;ducative moyenne ou le revenu moyen. L&rsquo;indicateur cl&eacute; pour pr&eacute;dire une r&eacute;ussite exceptionnelle (comme gagner un Prix Nobel) est l&rsquo;incidence d&rsquo;une intelligence exceptionnelle. Envisagez un QI de 140 ou sup&eacute;rieur, d&eacute;notant un niveau d&rsquo;intelligence qui peut permettre &agrave; une personne d&rsquo;exceller dans des champs comme la physique th&eacute;orique ou les math&eacute;matiques pures. Si le QI juif moyen est de 110 et la d&eacute;viation standard de 15, alors la proportion de Juifs avec un QI de 140 ou plus est quelque part six fois la proportion de tout autre.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe d&eacute;s&eacute;quilibre continue d&rsquo;augmenter pour les QI encore plus &eacute;lev&eacute;s. Le syst&egrave;me des &eacute;coles publiques de la ville de New York avait pour habitude de faire passer un test de QI avec un papier et un crayon &agrave; toute sa population scolaire. En 1954, un psychologue a utilis&eacute; ces r&eacute;sultats pour identifier la totalit&eacute; des 28 enfants du syst&egrave;me des &eacute;coles publiques de New York ayant un QI mesur&eacute; de 170 ou plus. Sur les 28, 24 &eacute;taient juifs.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne intelligence exceptionnelle n&rsquo;est pas suffisante pour expliquer une r&eacute;ussite exceptionnelle. Des qualit&eacute;s telles que l&rsquo;imagination, l&rsquo;ambition, la pers&eacute;v&eacute;rance, et la curiosit&eacute; sont d&eacute;cisives pour s&eacute;parer ceux simplement astucieux de ceux hautement productifs. Le r&ocirc;le de l&rsquo;intelligence est joliment exprim&eacute; dans une analogie que m&rsquo;a sugg&eacute;r&eacute;e il y a des ann&eacute;es le sociologue Steven Goldberg&nbsp;: l&rsquo;intelligence joue le m&ecirc;me r&ocirc;le dans une t&acirc;che intellectuellement exigeante que le poids en joue dans la performance des tacles offensifs de la F&eacute;d&eacute;ration Am&eacute;ricaine de Football [NFL, Ndt]. La plus lourde offensive n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement la meilleure. De fait, la corr&eacute;lation entre le poids et la performance dans les tacles offensifs de la NFL est probablement tr&egrave;s faible. Mais ils p&egrave;sent tous plus de 130 kg.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAinsi donc de l&rsquo;intelligence. Les autres &eacute;l&eacute;ments comptent, mais vous devez &ecirc;tre tr&egrave;s astucieux pour avoir simplement une chance de parvenir &agrave; une grande &oelig;uvre. Un Juif s&eacute;lectionn&eacute; au hasard a une plus haute probabilit&eacute; de poss&eacute;der ce niveau d&rsquo;intelligence qu&rsquo;un membre tir&eacute; au hasard de tout autre groupe ethnique ou national, et de loin.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tRien de ce que j&rsquo;ai pr&eacute;sent&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent n&rsquo;est sujet &agrave; controverse scientifique. Le profil de la r&eacute;ussite juive hautement disproportionn&eacute;e dans les arts et les sciences depuis le 18<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle, la r&eacute;alit&eacute; du QI juif &eacute;lev&eacute;, et la corr&eacute;lation entre les deux ne peuvent &ecirc;tre ni&eacute;s au moyen de donn&eacute;es. Ainsi nous en venons &agrave; la grande question&nbsp;: Comment et quand ce QI juif &eacute;lev&eacute; est-il advenu&nbsp;? A partir de l&agrave;, la discussion doit devenir sp&eacute;culative. Les g&eacute;n&eacute;ticiens et les historiens continuent d&rsquo;assembler les pi&egrave;ces de l&rsquo;explication, et il y a beaucoup de place pour les d&eacute;saccords.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJe commence par l&rsquo;hypoth&egrave;se que l&rsquo;intelligence juive &eacute;lev&eacute;e est fond&eacute;e sur la g&eacute;n&eacute;tique. On ne discute plus s&eacute;rieusement que l&rsquo;intelligence chez l&rsquo;Homo sapiens est en grande partie transmise g&eacute;n&eacute;tiquement. Au cours des deux derni&egrave;res d&eacute;cennies, on a aussi &eacute;tabli que des facteurs d&rsquo;environnement &eacute;vidents comme des revenus &eacute;lev&eacute;s, des livres &agrave; la maison, et des parents lisant aux enfants ne sont pas aussi puissants qu&rsquo;on peut s&rsquo;y attendre. Un &laquo;&nbsp;assez bon&nbsp;&raquo; environnement est important pour la nourriture du potentiel intellectuel, mais les pr&eacute; requis d&rsquo;un &laquo;&nbsp;assez bon&nbsp;&raquo; ne sont pas &eacute;lev&eacute;s. M&ecirc;me le meilleur environnement &agrave; la maison ajoute seulement quelques points, et encore, &agrave; un simple environnement correct. On sait aussi que des enfants adopt&eacute;s &agrave; la naissance n&rsquo;atteignent pas le QI pr&eacute;dit par le QI de leurs parents.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour formuler cela autrement, nous avons une bonne raison de penser que les enfants non juifs &eacute;lev&eacute;s dans des familles juives n&rsquo;acqui&egrave;rent pas l&rsquo;intelligence juive. De l&agrave; mon opinion que quelque chose dans les g&ecirc;nes explique le QI juif &eacute;lev&eacute;. Cette conclusion n&rsquo;est pas logiquement n&eacute;cessaire mais, selon ce que nous savons de l&rsquo;h&eacute;ritabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique et des effets de l&rsquo;environnement sur l&rsquo;intelligence des humains en tant qu&rsquo;esp&egrave;ce, c&rsquo;est extr&ecirc;mement plausible.<\/p>\n<p>\n\tDeux explications potentielles d&rsquo;une combinaison de g&ecirc;nes juifs favorisant une haute intelligence sont si &eacute;videntes que beaucoup de gens consid&egrave;rent qu&rsquo;elles doivent &ecirc;tre vraies&nbsp;: la r&eacute;duction par la pers&eacute;cution (seuls les Juifs les plus astucieux survivaient ou demeuraient juifs) et le choix des cerveaux pour le mariage (les &eacute;rudits et les enfants d&rsquo;&eacute;rudits &eacute;taient des &eacute;poux socialement d&eacute;sirables). Je pense vraiment que ces deux &eacute;l&eacute;ments ont jou&eacute; un r&ocirc;le, mais quel r&ocirc;le reste une question ouverte.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans le cas de la r&eacute;duction &agrave; travers la pers&eacute;cution, la logique va dans les deux sens. Oui, ceux qui rest&egrave;rent fid&egrave;les pendant les nombreuses pers&eacute;cutions des Juifs &eacute;taient auto s&eacute;lectionn&eacute;s pour leur engagement dans le juda&iuml;sme, et le r&ocirc;le de l&rsquo;&eacute;rudition dans cet engagement signifie probablement que l&rsquo;intelligence &eacute;tait l&rsquo;un des facteurs dans l&rsquo;auto s&eacute;lection. La pr&eacute;voyance qui va de paire avec l&rsquo;intelligence peut aussi avoir eu quelque valeur dans la survie (comme dans l&rsquo;anticipation des pogroms), bien qu&rsquo;il ne soit pas &eacute;vident que son effet &eacute;tait assez grand pour en expliquer une large part.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais lorsque les Cosaques balaient la ville, le type d&rsquo;intelligence qui m&egrave;ne au succ&egrave;s dans les affaires ou &agrave; l&rsquo;acuit&eacute; rabbinique n&rsquo;est d&rsquo;aucun secours. Au contraire, les gens ayant la meilleure r&eacute;ussite pouvaient ais&eacute;ment &ecirc;tre ceux le plus susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre tu&eacute;s, du fait de leur plus grande visibilit&eacute;, comme cibles d&rsquo;une plus grande jalousie. De plus, d&rsquo;autres groupes comme les Tsiganes, ont &eacute;t&eacute; pers&eacute;cut&eacute;s depuis des si&egrave;cles sans d&eacute;velopper une intelligence &eacute;lev&eacute;e. Consid&eacute;r&eacute;e de pr&egrave;s, la logique de la r&eacute;duction par la pers&eacute;cution n&rsquo;est pas aussi convaincante qu&rsquo;elle pouvait d&rsquo;abord para&icirc;tre.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQu&rsquo;en est-il de la th&eacute;orie du mariage pour les cerveaux ? &laquo;&nbsp;Un homme devrait vendre tout ce qu&rsquo;il poss&egrave;de pour se marier &agrave; la fille d&rsquo;un &eacute;rudit, aussi bien que de marier sa fille &agrave; un &eacute;rudit&nbsp;&raquo;, conseille le Talmud (Pessahim, 49a), et l&rsquo;&eacute;rudition avait de fait un cachet social dans beaucoup de communaut&eacute;s juives avant (et apr&egrave;s) l&rsquo;&eacute;mancipation. La combinaison pouvait &ecirc;tre puissante en mariant les enfants d&rsquo;&eacute;rudits aux enfants de marchants prosp&egrave;res, les Juifs joignaient en effet ceux s&eacute;lectionn&eacute;s pour leur capacit&eacute; de raisonnement abstrait avec ceux s&eacute;lectionn&eacute;s pour leur intelligence pratique.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne fois de plus, il est difficile d&rsquo;&ecirc;tre plus sp&eacute;cifique sur la quantification de l&rsquo;effet. Des arguments ont &eacute;t&eacute; avanc&eacute;s selon lesquels de riches marchants &eacute;taient en fait r&eacute;ticents &agrave; confier leurs filles &agrave; des &eacute;rudits sans le sou, d&eacute;tach&eacute;s de ce bas monde. Il n&rsquo;est pas clair non plus de savoir si le taux de fertilit&eacute; des &eacute;rudits, ou leur nombre, &eacute;taient assez &eacute;lev&eacute;s pour rendre compte de l&rsquo;effet majeur de leur intelligence. L&rsquo;attractivit&eacute; des cerveaux dans la &nbsp;perspective de partenaires de mariage a certainement jou&eacute; un r&ocirc;le mais, encore une fois, les donn&eacute;es pour &eacute;valuer &agrave; quel niveau n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; rassembl&eacute;es.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSur cette toile de fond d&rsquo;incertitude, une th&eacute;orie appuy&eacute;e sur des donn&eacute;es pour expliquer le QI juif &eacute;lev&eacute; est parue en 2006 dans le &laquo;&nbsp;Journal of Biosocial Science&nbsp;&raquo;. Dans un article intitul&eacute; &laquo;&nbsp;Histoire naturelle de l&rsquo;intelligence ashk&eacute;naze&nbsp;&raquo;, Gregory Cochran, un physicien, Jason Hardy et Henry Harpending, anthropologues, soutiennent que le QI juif &eacute;lev&eacute; est confin&eacute; aux Juifs ashk&eacute;nazes de l&rsquo;Europe centrale et du Nord, et d&eacute;velopp&eacute;e depuis le Moyen-&Acirc;ge et ensuite, essentiellement de 800 &agrave; 1600 de apr&egrave;s JC.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans l&rsquo;analyse de ces auteurs, le facteur cl&eacute; expliquant l&rsquo;intelligence juive &eacute;lev&eacute;e est la s&eacute;lection professionnelle. Depuis l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; les Juifs se sont &eacute;tablis au Nord d&rsquo;une ligne des Pyr&eacute;n&eacute;es aux Balkans, aux environs de 800 apr&egrave;s JC, ils furent dans la plupart des lieux et la plupart du temps confin&eacute;s &agrave; des professions concernant la vente, la finance, et le commerce. Le succ&egrave;s &eacute;conomique dans toutes ces professions est de loin bien plus &eacute;lev&eacute; gr&acirc;ce &agrave; une s&eacute;lection par l&rsquo;intelligence que le succ&egrave;s dans les professions principales des non juifs&nbsp;: &agrave; savoir, l&rsquo;agriculture. Le succ&egrave;s &eacute;conomique est &agrave; son tour li&eacute; au succ&egrave;s reproductif, parce que un revenu plus &eacute;lev&eacute; signifie moins de mortalit&eacute; infantile, une meilleure alimentation, et plus g&eacute;n&eacute;ralement, une &laquo;&nbsp;aptitude&nbsp;&raquo; reproductive. A travers le temps, une aptitude am&eacute;lior&eacute;e chez ceux qui r&eacute;ussissent conduit &agrave; une forte s&eacute;lection des traits cognitifs et psychologiques qui produisent cette aptitude, intensifi&eacute;e l&agrave; o&ugrave; il existe un faible flux de g&ecirc;nes personnels provenant d&rsquo;autres populations &ndash; comme ce fut le cas chez les Ashk&eacute;nazim.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes Sephardim et les Juifs orientaux &ndash; c.a.d. ceux de la p&eacute;ninsule ib&eacute;rique, du littoral m&eacute;diterran&eacute;en, et de l&rsquo;Orient islamique &ndash; &eacute;taient aussi occup&eacute;s &agrave; des professions urbaines durant les m&ecirc;me si&egrave;cles. Mais les auteurs citent comme preuve que, en r&egrave;gle, ils &eacute;taient moins concentr&eacute;s dans des professions s&eacute;lectives pour le QI, et travaillaient plut&ocirc;t dans des commerces d&rsquo;artisanat. Ainsi, l&rsquo;intelligence &eacute;lev&eacute;e ne s&rsquo;est pas d&eacute;velopp&eacute;e parmi les Sephardim et les Juifs orientaux &ndash; comme cela est d&eacute;montr&eacute; aux r&eacute;sultats de tests de nos jours en Isra&euml;l, &nbsp;qui montrent que le QI des Juifs non europ&eacute;ens est en gros semblable au QI des non juifs.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes trois auteurs concluent cette partie de leur argumentaire avec un &eacute;l&eacute;gant corollaire que recoupe le &lsquo;profil test&rsquo; connu des Ashkenazim contemporains avec l&rsquo;exp&eacute;rience historique de leurs anc&ecirc;tres&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\tLe processus de s&eacute;lection sugg&eacute;r&eacute; explique le mod&egrave;le des capacit&eacute;s mentales des Juifs ashk&eacute;nazes&nbsp;: une capacit&eacute; verbale et math&eacute;matique &eacute;lev&eacute;e mais une capacit&eacute; spatio-visuelle relativement faible. Le talent verbal et math&eacute;matique a aid&eacute; les hommes d&rsquo;affaires du Moyen-&Acirc;ge &agrave; r&eacute;ussir, alors que les capacit&eacute;s spatio-visuelles &eacute;taient sans importance.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe reste de leur article est une longue discussion technique sur la g&eacute;n&eacute;tique de la s&eacute;lection du QI, preuve indirecte de la liaison entre le QI juif &eacute;lev&eacute; avec une vari&eacute;t&eacute; de maladies &agrave; transmission g&eacute;n&eacute;tique retrouv&eacute;e parmi les Ashkenazim, et une preuve que la plupart de ces effets de s&eacute;lection g&eacute;n&eacute;tique sont survenus au cours des 1200 derni&egrave;res ann&eacute;es.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPersonne n&rsquo;a encore pr&eacute;sent&eacute; d&rsquo;alternative &agrave; la th&eacute;orie de Cochran &#8211; Hardy &#8211; Harpending, qui puisse la remettre en cause sur documents. Mais, comme celui qui soup&ccedil;onne que l&rsquo;intelligence &eacute;lev&eacute;e n&rsquo;&eacute;tait (a) pas confin&eacute;e aux Ashkenazim, et (b) pr&eacute;c&egrave;de le Moyen &Acirc;ge, je vais souligner les aspects d&rsquo;une explication alternative qui devrait &ecirc;tre explor&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCela commence avec l&rsquo;&eacute;vidence que les Juifs qui demeur&egrave;rent dans le monde islamique d&eacute;montr&egrave;rent des niveaux inhabituellement &eacute;lev&eacute;s de r&eacute;ussite depuis le commencement du deuxi&egrave;me mill&eacute;naire. La preuve la plus solide est l&rsquo;&eacute;num&eacute;ration par Sarton des scientifiques mentionn&eacute;s plus t&ocirc;t, dont 15 pour cent &eacute;taient juifs. Ce n&rsquo;&eacute;taient pas des Ashkenazim du Nord de l&rsquo;Europe, o&ugrave; les Juifs &eacute;taient encore largement exclus du monde de la connaissance scientifique, mais des Sephardim de la p&eacute;ninsule ib&eacute;rique, de Bagdad, et d&rsquo;autres centres islamiques d&rsquo;enseignement.. J&rsquo;ai aussi mentionn&eacute; la preuve culturelle plus diffuse de l&rsquo;Espagne o&ugrave;, aussi bien sous la gouverne islamique que chr&eacute;tienne, les Juifs atteignaient des positions &eacute;minentes dans les professions, le commerce et le gouvernement aussi bien que dans l&rsquo;&eacute;lite litt&eacute;raire et les cercles intellectuels.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; expuls&eacute;s d&rsquo;Espagne &agrave; la fin du 15<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle, les Juifs sephardi s&rsquo;&eacute;lev&egrave;rent en distinction dans les nombreux pays o&ugrave; ils s&rsquo;install&egrave;rent. Certains historiens de l&rsquo;&eacute;conomie ont retrac&eacute; le d&eacute;clin de l&rsquo;Espagne apr&egrave;s 1500, et l&rsquo;ascension cons&eacute;cutive des Pays Bas, li&eacute;e en partie au talent commercial des Sephardim qui fut transf&eacute;r&eacute; de l&rsquo;un vers l&rsquo;autre. Des si&egrave;cles plus tard, en Angleterre, on pouvait d&eacute;signer des &eacute;minences sephardi telles que Benjamin Disraeli et l&rsquo;&eacute;conomiste David Ricardo.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn r&eacute;sum&eacute;, je propose qu&rsquo;un dossier solide soit assembl&eacute;&nbsp;: partout les Juifs avaient des ressources intellectuelles inhabituellement &eacute;lev&eacute;es, qui se sont elles-m&ecirc;mes manifest&eacute;es au-del&agrave; des Ashk&eacute;nazes, et bien avant la p&eacute;riode o&ugrave; la r&eacute;ussite non rabbinique ashk&eacute;naze s&rsquo;est elle-m&ecirc;me manifest&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tComment ce dossier doit-il &ecirc;tre soutenu face aux donn&eacute;es contemporaines de tests indiquant que les Juifs non ashk&eacute;nazes n&rsquo;ont pas la moyenne &eacute;lev&eacute;e des Ashk&eacute;nazes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;? L&rsquo;incoh&eacute;rence logique dispara&icirc;t si l&rsquo;on pose que les Juifs autour de l&rsquo;an 1000 apr&egrave;s JC avaient une intelligence &eacute;lev&eacute;e partout, mais qu&rsquo;elle augmenta ensuite davantage parmi les Ashkenazim, et d&eacute;clina parmi les Juifs vivant dans le monde islamique &ndash; peut-&ecirc;tre parce que la dynamique d&eacute;crite par Cochran, Hardy, et Harpending (&agrave; savoir que les Juifs orientaux &eacute;taient concentr&eacute;s dans le commerce pour lequel une intelligence &eacute;lev&eacute;e ne produisait pas la richesse).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDes avanc&eacute;es r&eacute;centes dans l&rsquo;utilisation de marqueurs g&eacute;n&eacute;tiques pour caract&eacute;riser les populations nous permettent de rechercher syst&eacute;matiquement de telles possibilit&eacute;s. Je propose cette hypoth&egrave;se testable simplement comme une parmi de nombreuses possibilit&eacute;s&nbsp;: si les marqueurs g&eacute;n&eacute;tiques sont utilis&eacute;s pour d&eacute;tecter parmi les Juifs non ashk&eacute;nazes, on trouvera que ceux qui sont le plus proche g&eacute;n&eacute;tiquement des Sephardim de l&rsquo;&Acirc;ge d&rsquo;Or ont un QI moyen &eacute;lev&eacute;, bien que peut-&ecirc;tre pas aussi &eacute;lev&eacute; que le QI des Ashk&eacute;nazes contemporains.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;aspect suivant d&rsquo;une alternative &agrave; la th&eacute;orie de Cochran-Hardy-Harpending implique des raisons de penser qu&rsquo;une certaine augmentation de l&rsquo;intelligence juive est survenue m&ecirc;me avant que les Juifs ne changent pour des professions s&eacute;lectionn&eacute;es par l&rsquo;intelligence, du fait du passage du juda&iuml;sme antique fond&eacute; sur le rituel&nbsp; &agrave; une religion fond&eacute;e sur l&rsquo;enseignement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTous les savants qui ont examin&eacute; la question s&rsquo;accordent sur le fait que 80 &ndash; 90 % de tous les Juifs &eacute;taient fermiers au d&eacute;but de l&rsquo;&egrave;re chr&eacute;tienne, et que seuls 10 &agrave; 20 % des Juifs &eacute;taient fermiers &agrave; la fin du premier mill&eacute;naire. Aucun autre groupe ethnique n&rsquo;a suivi le m&ecirc;me type de changement<\/p>\n<p>\n\tprofessionnel. Pourquoi cela survint, je me tourne vers la discussion entre Maristella Botticini et Zvi Eckstein intitul&eacute;e&nbsp;: &laquo;&nbsp;S&eacute;lection professionnelle juive&nbsp;: Education, restrictions, ou Miniorit&eacute;s&nbsp;?&nbsp;&raquo; parue sur &laquo;&nbsp;Journal of Economic History&nbsp;&raquo; en 2005.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tRejetant l&rsquo;explication que les Juifs sont devenus des marchands parce qu&rsquo;ils &eacute;taient emp&ecirc;ch&eacute;s d&rsquo;&ecirc;tre fermiers, Botticini et Eckstein soulignent des cas o&ugrave; des Juifs libres de poss&eacute;der de la terre et de s&rsquo;engager dans l&rsquo;agriculture firent le m&ecirc;me changement vers des professions urbaines et habiles que les Juifs d&eacute;montr&egrave;rent l&agrave; o&ugrave; les restrictions &eacute;taient forc&eacute;es. Au lieu de cela, ils concentr&egrave;rent leur attention sur un &eacute;v&eacute;nement qui survint en 64 apr&egrave;s JC, quand le sage &lsquo;palestinien&rsquo; [<em>la terre de Jud&eacute;e a &eacute;t&eacute; rebaptis&eacute;e &lsquo;Palestine&rsquo; par les Romains, apr&egrave;s la destruction du second Temple en 70&nbsp;; Ndt]<\/em> Joshua ben Gamla publia une ordonnance mandant l&rsquo;&eacute;cole universelle pour tous les gar&ccedil;ons &agrave; partir de six ans. L&rsquo;ordonnance ne fut pas seulement publi&eacute;e, elle fut ex&eacute;cut&eacute;e. En l&rsquo;espace d&rsquo;environ un si&egrave;cle, les Juifs, exemple unique parmi les Peuples du monde, avaient effectivement &eacute;tabli l&rsquo;alphab&eacute;tisation et l&rsquo;aptitude au calcul universelle des gar&ccedil;ons.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;explication des auteurs pour le changement cons&eacute;cutif de la ferme aux occupations urbaines se r&eacute;duit &agrave; cela&nbsp;: si vous &eacute;tiez &eacute;duqu&eacute;, vous poss&eacute;diez une richesse ayant une valeur &eacute;conomique dans les professions requ&eacute;rant l&rsquo;alphab&eacute;tisation et l&rsquo;aptitude au calcul, comme celles comprenant les ventes et les transactions. Si vous demeuriez un fermier, votre &eacute;ducation avait peu ou pas de valeur. A travers les si&egrave;cles, la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique basique a conduit les Juifs &agrave; abandonner la ferme et &agrave; s&rsquo;engager dans des professions urbaines.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, Botticini et Eckstein ont apport&eacute; une toile de fond explicative au changement de professions qui a son tour produisit la pression de s&eacute;lection pour l&rsquo;intelligence d&eacute;crite par Cochran, Hardy, et Harpending. Mais la pression de s&eacute;lection dans cette forme classique n&rsquo;&eacute;tait probablement pas la seule force &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre. Entre le 1<sup>er<\/sup> et le 6<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle apr&egrave;s JC, le nombre de Juifs dans le monde s&rsquo;effondra d&rsquo;environ 4,5 millions &agrave; 1,5 million ou moins. Environ 1 million de Juifs furent tu&eacute;s lors des r&eacute;voltes contre les Romains en Jud&eacute;e et en Egypte. Ils furent dispers&eacute;s, convertis de force du juda&iuml;sme &agrave; une autre religion. Une part de la r&eacute;duction peut &ecirc;tre associ&eacute;e avec une chute g&eacute;n&eacute;rale de la population qui accompagna le d&eacute;clin et la chute de l&rsquo;Empire Romain. Mais cela laisse encore un &eacute;norme nombre de Juifs qui disparurent tout simplement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQue leur arriva-t-il&nbsp;? Botticini et Eckstein mettent en avant qu&rsquo;une force &eacute;conomique &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre&nbsp;: pour les Juifs qui demeur&egrave;rent des fermiers, l&rsquo;&eacute;ducation universelle impliquait un co&ucirc;t qui avait un faible b&eacute;n&eacute;fice. Le temps s&rsquo;&eacute;coulant, ils s&rsquo;&eacute;loign&egrave;rent progressivement du juda&iuml;sme. Je suis s&ucirc;r que cette explication a quelque m&eacute;rite. Mais une explication plus directe pourrait impliquer les exigences intellectuelles accrues du juda&iuml;sme.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;ordonnance de Joshua ben Gamla imposant l&rsquo;alphab&eacute;tisation est survenue environ au m&ecirc;me moment que la destruction du second Temple &ndash; 64 et 70 apr&egrave;s JC, respectivement. Tous les deux marquent le moment o&ugrave; le juda&iuml;sme a commenc&eacute; de se transformer activement d&rsquo;une religion centr&eacute;e sur les rites et les sacrifices au Temple de J&eacute;rusalem, en une religion centr&eacute;e sur la pri&egrave;re et l&rsquo;&eacute;tude de la Torah, dans des synagogues d&eacute;centralis&eacute;es et des maisons d&rsquo;&eacute;tudes. Les rabbins et les &eacute;rudits ont pris un r&ocirc;le beaucoup plus important comme dirigeants des communaut&eacute;s locales. Puisque le culte de D.ieu impliquait non seulement la pri&egrave;re, mais aussi l&rsquo;&eacute;tude, tous les hommes juifs devaient lire s&rsquo;ils voulaient pratiquer leur foi, et non seulement lire en priv&eacute; mais &ecirc;tre capables de lire &agrave; voix haute en pr&eacute;sence des autres.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans ce contexte, consid&eacute;rez les besoins intellectuels de l&rsquo;alphab&eacute;tisation. Les gens avec une intelligence modeste peuvent devenir des lecteurs fonctionnels, mais ne sont capables de lire que de simples textes. La Torah et le livre de pri&egrave;re h&eacute;bra&iuml;que ne sont pas de simples textes&nbsp;; &ecirc;tre m&ecirc;me capables de les lire m&eacute;caniquement requiert une capacit&eacute; de lecture assez avanc&eacute;e. Etudier le Talmud et ses commentaires avec quelque compr&eacute;hension requiert une capacit&eacute; intellectuelle consid&eacute;rable. En bref, au cours des si&egrave;cles apr&egrave;s la destruction du Temple par Rome, le juda&iuml;sme a &eacute;volu&eacute; d&rsquo;une telle mani&egrave;re que pour &ecirc;tre un bon Juif, un homme se devait d&rsquo;&ecirc;tre astucieux.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQu&rsquo;arriva-t-il aux millions de Juifs qui disparurent&nbsp;? Il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de maintenir que les juifs d&rsquo;intelligence m&eacute;diocre ne vivaient pas en ville parce qu&rsquo;ils ne pouvaient pas lire la Torah et ses commentaires couramment. Bien plut&ocirc;t, peu de gens se satisfont d&rsquo;une position o&ugrave; leurs d&eacute;fauts sont constamment mis en exergue. C&rsquo;est la nature humaine de se soustraire &agrave; de telles situations. Je sugg&egrave;re que les Juifs qui s&rsquo;&eacute;loign&egrave;rent du juda&iuml;sme du 1<sup>er<\/sup> au 6<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cles apr&egrave;s JC &eacute;taient lourdement concentr&eacute;s parmi ceux qui ne pouvaient pas apprendre &agrave; lire assez bien pour &ecirc;tre de bons Juifs &ndash; signifiant ceux de la moiti&eacute; inf&eacute;rieure de la distribution de l&rsquo;intelligence. M&ecirc;me avant que la pression de s&eacute;lection, en s&rsquo;&eacute;levant parmi les professions urbaines, n&rsquo;ait commenc&eacute; d&rsquo;avoir de l&rsquo;effet, je mets en avant que le reste des Juifs qui s&rsquo;identifiaient comme tels autour de 800 apr&egrave;s JC avaient d&eacute;j&agrave; une intelligence &eacute;lev&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne fin impr&eacute;cise demeure. Est-ce que, avant le premier apr&egrave;s JC, les Juifs &eacute;taient d&rsquo;un niveau intellectuel ordinaire&nbsp;? Devons-nous croire que la Bible, une &oelig;uvre compil&eacute;e au cours des si&egrave;cles et incorporant tout depuis la po&eacute;sie brillante &agrave; l&rsquo;&eacute;thique profonde, avec des narrations qui parlent si &eacute;loquemment &agrave; l&rsquo;humaine condition qu&rsquo;elles ont inspir&eacute; un art grandiose, de la musique, et la litt&eacute;rature pendant des mill&eacute;naires, a &eacute;t&eacute; produite par une tribu levantine intellectuellement ordinaire&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans &laquo;&nbsp;L&rsquo;Evolution de l&rsquo;homme et soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo; (1969), le g&eacute;n&eacute;ticien Cyril Darlington a pr&eacute;sent&eacute; la th&egrave;se que les Juifs et le juda&iuml;sme ont &eacute;t&eacute; form&eacute;s de fa&ccedil;on d&eacute;cisive bien avant le 1<sup>er<\/sup> avant JC, &agrave; savoir, lors de la captivit&eacute; &agrave; Babylone qui commen&ccedil;a avec la chute de J&eacute;rusalem aux mains des forces de Nabuchodonosor en 568 avant JC.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;analyse de Darlington touche beaucoup de questions, mais je vais me concentrer uniquement sur la question de l&rsquo;intelligence. Le compte-rendu biblique d&eacute;clare clairement que seul un groupe s&eacute;lectionn&eacute; a &eacute;t&eacute; emmen&eacute; &agrave; Babylone. Nous lisons que Nabuchodonosor &laquo;&nbsp;emporta en exil tout J&eacute;rusalem&nbsp;: tous les officiers et les combattants, et tous les artistes et les artisans&hellip; Seuls les gens les plus pauvres du pays furent laiss&eacute;s&nbsp;&raquo; (2 Rois 24&nbsp;: 10).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn effet les Babyloniens emmen&egrave;rent les &eacute;lites juives, s&eacute;lectionn&eacute;es en partie pour leur haute intelligence, et laiss&egrave;rent derri&egrave;re les pauvres et les malhabiles, s&eacute;lectionn&eacute;s en partie pour leur faible intelligence. Au temps o&ugrave; les exil&eacute;s revinrent, plus d&rsquo;un si&egrave;cle plus tard, beaucoup de ceux laiss&eacute;s derri&egrave;re en Jud&eacute;e avaient &eacute;t&eacute; absorb&eacute;s par d&rsquo;autres religions. Suivant le commandement d&rsquo;Ezra de &ldquo;vous s&eacute;parer vous-m&ecirc;mes des peuples autour de vous et de vos femmes &eacute;trang&egrave;res&rdquo; (Ezra 10 : 9), seuls ceux qui renonc&egrave;rent &agrave; leurs femmes &eacute;trang&egrave;res et leurs enfants furent autoris&eacute;s &agrave; demeurer au sein du groupe. Les exil&eacute;s de retour, qui form&egrave;rent le noyau de la communaut&eacute; juive reconstitu&eacute;e, comprenaient surtout les descendants des &eacute;lites juives &ndash; probablement une population de loin plus capable, en moyenne, que la population d&rsquo;avant la captivit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJ&rsquo;offre la captivit&eacute; babylonienne comme un m&eacute;canisme concret par lequel l&rsquo;intelligence juive peut s&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lev&eacute;e tr&egrave;s t&ocirc;t, mais je ne suis pas mari&eacute; avec. M&ecirc;me sans ce m&eacute;canisme, il y a une raison de penser que la s&eacute;lection de l&rsquo;intelligence pr&eacute;c&egrave;de le 1<sup>er<\/sup> si&egrave;cle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis son d&eacute;but m&ecirc;me, remontant apparemment &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de Mo&iuml;se, le juda&iuml;sme a &eacute;t&eacute; entrelac&eacute; avec la complexit&eacute; intellectuelle. D.ieu commandait aux&nbsp; Juifs de suivre la loi, ce qui signifiait qu&rsquo;ils devaient &eacute;tudier la loi. La loi &eacute;tait si &eacute;tendue et compliqu&eacute;e que ce processus d&rsquo;apprentissage et de r&eacute;vision n&rsquo;&eacute;tait jamais termin&eacute;. De plus, les hommes juifs n&rsquo;&eacute;taient pas libres de pr&eacute;tendre qu&rsquo;ils avaient appris la loi, car on commandait aux p&egrave;res d&rsquo;enseigner la loi &agrave; leurs enfants. Il &eacute;tait &eacute;vident &agrave; tous si les p&egrave;res &eacute;chouaient dans leur mission. Aucune autre religion n&rsquo;a produit autant d&rsquo;exigences intellectuelles pour l&rsquo;ensemble du corps de ses fid&egrave;les. Bien avant Joshua ben Gamla et la destruction du second Temple, les exigences pour &ecirc;tre un bon Juif avaient apport&eacute; des incitations pour que les moins intelligents se d&eacute;tachent.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEvaluer les &eacute;v&egrave;nements du 1<sup>er<\/sup> si&egrave;cle apr&egrave;s JC pose ainsi un probl&egrave;me du type de la poule et l&rsquo;&oelig;uf. Par une analogie, consid&eacute;rez le Chinois &eacute;crit avec ses milliers de caract&egrave;res uniques. Aux tests cognitifs, les Chinois contemporains ont des r&eacute;sultats tr&egrave;s bons pour les capacit&eacute;s visio-spatiales. Il est possible, je suppose, que leurs capacit&eacute;s visio-spatiales &eacute;lev&eacute;es aient &eacute;t&eacute; renforc&eacute;es par l&rsquo;obligation d&rsquo;apprendre les caract&egrave;res chinois &eacute;crits&nbsp;; mais je trouve bien plus plausible que seuls ceux qui poss&egrave;dent d&eacute;j&agrave; des capacit&eacute;s visio-spatiales &eacute;lev&eacute;es aient jamais pu inventer un langage &eacute;crit aussi f&eacute;rocement difficile. De m&ecirc;me, je suppose qu&rsquo;il est possible que les capacit&eacute;s verbales des Juifs ont &eacute;t&eacute; renforc&eacute;es &agrave; travers des effets secondaires et tertiaires, par la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre capables de lire et de comprendre des textes compliqu&eacute;s apr&egrave;s le 1<sup>er<\/sup> si&egrave;cle apr&egrave;s JC&nbsp;; mais je trouve bien plus plausible que seuls ceux qui poss&egrave;dent d&eacute;j&agrave; des capacit&eacute;s verbales &eacute;lev&eacute;es puissent r&ecirc;ver mettre en place une demande aussi exigeante.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe raisonnement me pousse plus loin dans le royaume de la sp&eacute;culation. Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, comme je sugg&egrave;re que les Juifs peuvent poss&eacute;der quelque degr&eacute; de capacit&eacute;s verbales remontant &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de Mo&iuml;se, je suis nu face au dernier d&eacute;fi des psychologues &eacute;volutionnistes. Pourquoi une tribu particuli&egrave;re au temps de Mo&iuml;se, vivant dans le m&ecirc;me environnement que d&rsquo;autres peuples nomades et agricoles du Moyen-Orient, a-t-elle d&eacute;j&agrave; &eacute;volu&eacute; vers une intelligence alors que les autres ne l&rsquo;ont pas fait&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA ce stade, je trouve asile dans mon hypoth&egrave;se restante, parcimonieusement unique et heureusement irr&eacute;futable. Les Juifs sont le Peuple &eacute;lu de D.ieu.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Au sujet de l&rsquo;Auteur <\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<em>Charles Murray travaille &agrave;&nbsp; &ldquo;American Enterprise Institute et il vient de publier : &ldquo;A Plan to Replace the Welfare State (2006)&rdquo;.[Un plan pour remplacer l&rsquo;Etat providence].<\/em><\/p>\n<p>\n\t<em>Cet article a &eacute;t&eacute; adapt&eacute; par l&rsquo;auteur &agrave; partir d&rsquo;une pr&eacute;sentation &agrave; la conf&eacute;rence annuelle d&rsquo;Herzlyia en Isra&euml;l.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Le g&eacute;nie juif &nbsp; Par Charles Murray &nbsp; &nbsp; Depuis son premier num&eacute;ro en 1999, il a ete publi&eacute; des centaines d&rsquo;articles au sujet de Juifs et du juda&iuml;sme. Comme on peut s&rsquo;y attendre, ils couvrent &agrave; peu pr&egrave;s tous les aspects importants du sujet. 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