{"id":11405,"date":"2015-10-30T01:15:06","date_gmt":"2015-10-30T01:15:06","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11405"},"modified":"2015-10-29T21:25:22","modified_gmt":"2015-10-29T21:25:22","slug":"la-fermeture-de-mamie-lily-institution-du-patrimoine-juif-tunisien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-fermeture-de-mamie-lily-institution-du-patrimoine-juif-tunisien\/","title":{"rendered":"La fermeture de Mamie Lily, institution du patrimoine juif tunisien"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\n\t\tLa fermeture de Mamie Lily, institution du patrimoine juif tunisien<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\tMamie Lily, un des seuls restaurants casher de Tunis, a annonc&eacute; la fermeture de ses portes le 18 octobre 2015. Pour beaucoup d&rsquo;habitu&eacute;s, c&rsquo;est une autre page de l&rsquo;histoire des juifs de Tunisie qui se tourne<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div id=\"node-reportges-full-group-published-by\">\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/www.middleeasteye.net\/fr\/users\/lilia-blaise\">Lilia Blaise<\/a><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div property=\"encoded\">\n<p>\n\t\t\t\tTUNIS &#8211;&nbsp;La fermeture a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e discr&egrave;tement, le 18 octobre, par un statut Facebook du propri&eacute;taire du restaurant, Gilles Jacob Lellouche. Les motifs qui sont &eacute;voqu&eacute;s : une convocation par la brigade antiterroriste aurait signifi&eacute; &agrave; Monsieur Lellouche que des menaces p&egrave;sent sur lui. Son son nom aurait &eacute;t&eacute; cit&eacute; &laquo;&nbsp;lors de conversations entre gens mal intentionn&eacute;s&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&laquo;&nbsp;Ils m&#39;ont averti d&#39;un danger potentiel me concernant. Ils m&#39;ont effectivement propos&eacute; une protection que j&#39;ai refus&eacute;e&nbsp;&raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; &agrave;&nbsp;Middle East Eye.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tIl rajoute que la convocation n&rsquo;a fait qu&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer une d&eacute;cision prise depuis longtemps : &laquo;&nbsp;Pour ce qui est de fermer, c&#39;est surement quelque chose de r&eacute;curent chez les restaurateurs. Cette envie m&#39;a pris il y a dix ans, il y a six ans, il y a deux ans&hellip;, ce sont des envies souvent li&eacute;es &agrave; la fatigue, plus qu&#39;&agrave; autre chose.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tMais avec la fermeture du restaurant, c&rsquo;est tout un pan du patrimoine juif tunisien qui risque de dispara&icirc;tre dans un pays o&ugrave; la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/171077\/societe\/y-a-t-il-encore-des-juifs-au-maghreb\/\" target=\"_blank\">communaut&eacute; juive se d&eacute;lite<\/a>&nbsp;depuis plusieurs d&eacute;cennies (50&nbsp;000 juifs dans le ann&eacute;es 60, 2 000 aujourd&rsquo;hui).<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tOuvert en 1996, Mamie Lily, du nom de la m&egrave;re de Gilles Jacob Lellouche, est une institution pour la Goulette, la banlieue portuaire de Tunis. Une petite salle remplie de photos et d&rsquo;objets d&rsquo;un autre temps, et une cuisine qui perp&eacute;tue une tradition culinaire vieille de plusieurs si&egrave;cles. Son propri&eacute;taire le revendique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mamie Lily, c&rsquo;est un voyage dans le temps, pour retrouver des plats oubli&eacute;s.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>Un restaurant symbole d&rsquo;une &eacute;poque<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tChaque client a une histoire particuli&egrave;re avec ce restaurant. &laquo;&nbsp;C&rsquo;&eacute;tait un lieu o&ugrave; toutes les confessions se rassemblaient, aussi bien les juifs que les non-juifs&nbsp;&raquo;, se souvient Amira Charfeddine, une habitu&eacute;e du restaurant depuis la r&eacute;volution. &laquo;&nbsp;On venait y manger de la&nbsp;pkaila, un plat tunisois que les musulmans appellent la&nbsp;matfouna, &agrave; base d&rsquo;&eacute;pinards et d&rsquo;haricots. Le couscous poulet de la m&egrave;re de Jacob &eacute;tait aussi tr&egrave;s populaire.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAvec cette maman juive qui chantait parfois des airs d&rsquo;Oum Kalthoum et deux cuisini&egrave;res musulmanes aux fourneaux, le restaurant de Mamie Lily &eacute;tait un lieu &agrave; part en Tunisie. Sur les murs, des photos datant des ann&eacute;es 60 et quelques peintures&nbsp;; en guise de musique, les airs de Raoul Journo, un chanteur juif tunisien sp&eacute;cialiste de la musique arabo-andalouse.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLe restaurant a ouvert ses portes &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les juifs de Tunisie commen&ccedil;aient &agrave; revenir au pays, selon l&rsquo;historien Habib Kazdaghli. &laquo;&nbsp;C&rsquo;&eacute;tait la g&eacute;n&eacute;ration qui red&eacute;couvrait un peu la Tunisie, soit qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient quitt&eacute;e dans les ann&eacute;es 50 et 60, soit qu&rsquo;ils &eacute;taient les enfants de ces familles exil&eacute;es qui avaient v&eacute;cu en France et voulaient revenir au pays, explique-t-il &agrave;&nbsp;Middle East Eye. C&rsquo;est un mouvement de la fin des ann&eacute;es 90 dont Jacob et sa m&egrave;re ont aussi &eacute;t&eacute; des acteurs, puisqu&rsquo;ils ont v&eacute;cu &agrave; Paris auparavant. Des familles juives sont revenues en Tunisie &agrave; cette &eacute;poque, et le&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.middleeasteye.net\/fr\/reportages\/les-marchands-juifs-et-musulmans-de-djerba-2011653033\" target=\"_blank\">p&egrave;lerinage de la Ghriba &agrave; Djerba<\/a>&nbsp;a connu un regain de fr&eacute;quentation.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLa Goulette reprend alors pour un temps les couleurs de son pass&eacute;, immortalis&eacute; dans le film&nbsp;Un &eacute;t&eacute; &agrave; la Goulette&nbsp;de Ferid Boughedir sorti en 1996, au m&ecirc;me moment o&ugrave; Mamie Lily ouvre ses portes. Dans le film, la communaut&eacute; de la Goulette vit dans les ann&eacute;es 60 ses derniers instants d&rsquo;insouciance, juste avant que la guerre des Six Jours ne commence et que l&rsquo;entente entre les confessions ne vire au conflit. Une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es plus tard, cette atmosph&egrave;re de la Goulette d&rsquo;antan renaissait gr&acirc;ce au retour des familles juives et italiennes le temps des vacances.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>Un des seuls lieux de rassemblements pour la communaut&eacute; juive<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLa Goulette avait retrouv&eacute; une certaine diversit&eacute; &agrave; travers son restaurant casher et ses lieux de cultes actifs &ndash; une diversit&eacute; laiss&eacute;e &agrave; l&rsquo;abandon dans la capitale, puisque c&rsquo;est pendant ces ann&eacute;es-l&agrave; que fermaient des restaurants casher du centre-ville, Le Robinson et le FanFan, ainsi qu&rsquo;un vendeur de casse-cro&ucirc;te casher tr&egrave;s populaire, Biznenou. &laquo;&nbsp;Mamie Lily avait finalement pris le relais et, depuis la r&eacute;volution, la figure de Gilles Jacob Lellouche &eacute;tait all&eacute;e au-del&agrave; du restaurateur puisqu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; aux &eacute;lections l&eacute;gislatives de 2011 sur une liste ind&eacute;pendante&nbsp;&raquo;, pr&eacute;cise Habib Kazdaghli &agrave;&nbsp;MEE.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tNon loin de chez Mamie Lily, une synagogue est encore en activit&eacute;, celle du Rabbin Daniel Cohen, qui avait l&rsquo;habitude de f&ecirc;ter la f&ecirc;te juive de Hannukkah chez Mamie Lily. &laquo;&nbsp;Nous chantions ensemble l&agrave;-bas et nous allumions des bougies.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&laquo;&nbsp;Je me souviendrai toujours de Pessah [la P&acirc;que juive], que j&rsquo;ai f&ecirc;t&eacute;e un soir chez le rabbin et un soir chez Gilles&nbsp;; j&rsquo;ai mang&eacute; le m&ecirc;me plat, le&nbsp;msoki&nbsp;[jardini&egrave;re de l&eacute;gumes avec du pain azym en morceaux]. Entre cuisine djerbienne et cuisine tunisoise, les deux plats &eacute;taient totalement diff&eacute;rents&nbsp;&raquo;, se souvient Yohann, un Franco-Tunisien revenu en Tunisie en 2012 pour &eacute;tudier l&rsquo;arabe et l&rsquo;h&eacute;breu. Le restaurant repr&eacute;sentait donc un lieu de diversit&eacute; m&ecirc;me au sein de la communaut&eacute; juive.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>Un lieu de m&eacute;moire et de patrimoine<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tPour Mikael Bentura, un jeune Tunisois, l&rsquo;endroit &eacute;tait vraiment un lieu &laquo;&nbsp;familial&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;&eacute;tait pas qu&rsquo;un restaurant, les photos affich&eacute;es sur les murs montraient l&rsquo;histoire des juifs, c&rsquo;&eacute;tait une &eacute;cole d&rsquo;apprentissage de notre histoire. Au premier &eacute;tage, il y a un espace d&eacute;di&eacute; &agrave; des expositions, il y en a eu plusieurs, notamment une sur les synagogues de Tunisie, tout &eacute;tait fait dans ce restaurant pour pr&eacute;server un patrimoine &agrave; l&rsquo;abandon.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSi beaucoup se souviennent du&nbsp;tajine&nbsp;au citron et d&rsquo;autres mets de Mamie Lily, pour d&rsquo;autres, le restaurant va aussi de pair avec l&rsquo;association de son propri&eacute;taire,&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/DAR.ELDHEKRA\" target=\"_blank\">Dar Dekhra<\/a>&nbsp;(la Maison de la m&eacute;moire). Cr&eacute;&eacute;e en 2011 apr&egrave;s la r&eacute;volution, l&rsquo;association &oelig;uvre pour pr&eacute;server le patrimoine juif tunisien, et Mamie Lily &eacute;tait un endroit de rassemblement et d&rsquo;&eacute;changes autour de ses activit&eacute;s. &laquo;&nbsp;Gilles avait par exemple organis&eacute; un atelier pour expliquer les rituels d&rsquo;abattage casher, et des juifs tout comme des musulmans &eacute;taient venus y assister&nbsp;&raquo;, t&eacute;moigne Amira Charfeddine &agrave;&nbsp;MEE.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tRim Temimi, une autre cliente, se souvient &ecirc;tre all&eacute;e avec&nbsp;l&rsquo;association sur les traces des plus anciennes synagogues de Tunisie. &laquo;&nbsp;Je ne suis pas juive mais pour moi, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t c&rsquo;&eacute;tait de conna&icirc;tre l&rsquo;histoire de mon pays, de cette Tunisie plurielle et riche de ses minorit&eacute;s.&nbsp;&raquo; Le mouvement de pr&eacute;servation de la m&eacute;moire s&rsquo;accompagne aussi de la publication de plusieurs livres, dont celui de Gilles Jacob Lellouche,&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/international\/270215\/tunis-avec-la-famille-de-yoav-hattab-mort-dans-les-attentats-de-paris\" target=\"_blank\">Tranches de vie et pain perdu,<\/a>&nbsp;un recueil des recettes du restaurant Mamie Lily, et celui de Bernard Allali, pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des arts et des traditions populaires en Tunisie,&nbsp;Les Juifs de Tunisie, un autre regard (2014).<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&laquo;&nbsp;Pour moi aussi, confie Bernard Allali &agrave;&nbsp;MEE, en tant que collectionneur passionn&eacute; du patrimoine, le restaurant Mamie Lily repr&eacute;sentait une sorte de rep&egrave;re, puisque nous-m&ecirc;mes, entre juifs tunisiens, nous nous taquinions, nous nous disions que nous n&rsquo;avions plus de racines. Mamie Lily &eacute;tait un point d&rsquo;ancrage.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>Le prix de la visibilit&eacute;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSi le travail de Dar Dekhra et de Mamie Lily ont contribu&eacute; &agrave; rendre plus visible un patrimoine, cette visibilit&eacute; ne s&rsquo;est pas faite sans difficult&eacute;s&nbsp;selon Gilles Jacob Lellouche : &laquo;&nbsp;Depuis la r&eacute;volution et m&ecirc;me un peu avant, je m&#39;&eacute;tais mis&nbsp;un peu sous les feux des projecteurs. C&rsquo;est une visibilit&eacute; dont je paye certainement le prix aujourd&#39;hui &raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAvec sa moustache poivre et sel et sa marini&egrave;re, Gilles Jacob Lellouche &eacute;tait devenu une&nbsp;<a href=\"http:\/\/rue89.nouvelobs.com\/blog\/tunisie-libre\/2012\/04\/01\/jacob-lellouche-tunisien-arabo-andalou-et-juif-227018\" target=\"_blank\">figure tr&egrave;s connu<\/a>e dans les m&eacute;dias et dans le quartier. Aujourd&rsquo;hui, il insiste sur le fait que la fermeture ne signifie pas un d&eacute;part de Tunisie ni une peur face aux terroristes. &laquo;&nbsp;Nous n&#39;avons absolument pas l&#39;intention de quitter la Tunisie. Il n&#39;y a pas de bouleversement au sein de la communaut&eacute; et pas de peur particuli&egrave;re. Les juifs de Tunisie sont dans le m&ecirc;me bateau que l&#39;ensemble des Tunisiens. &raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSon opinion semble &ecirc;tre partag&eacute;e par ses compatriotes. Mehdi Dridi, un Tunisien install&eacute; dans la capitale, se rappelle d&rsquo;une phrase que Gilles Jacob Lellouche ne cessait de r&eacute;p&eacute;ter&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un restaurant tunisien avant d&rsquo;&ecirc;tre un restaurant juif&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tCependant, la menace terroriste reste bel et bien pr&eacute;sente et certains pr&eacute;f&egrave;rent la discr&eacute;tion, comme Avishai Hattab, fr&egrave;re de&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/international\/270215\/tunis-avec-la-famille-de-yoav-hattab-mort-dans-les-attentats-de-paris\" target=\"_blank\">Yohav Hattab<\/a>, un jeune &eacute;tudiant tu&eacute; dans l&rsquo;attentat de l&rsquo;Hypercasher &agrave; Paris en janvier 2015. Avishai a ouvert en septembre 2014 un petit restaurant casher &agrave; la Goulette, Le Cabanon, tr&egrave;s discret. &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais re&ccedil;u de menaces, je pense qu&rsquo;on arrive &agrave; travailler mais il faut faire attention&nbsp;&raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; &agrave;&nbsp;MEE.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLa communaut&eacute; continue d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s prot&eacute;g&eacute;e par les autorit&eacute;s. En mai, le p&egrave;lerinage annuel des juifs &agrave; la Ghriba, &agrave; Djerba, s&rsquo;est fait sous&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/270446\/politique\/tunisie-le-depute-ridha-charfeddine-victime-dune-tentative-dassassinat\/\" target=\"_blank\">&eacute;troite surveillance polici&egrave;re<\/a>, et &laquo;&nbsp;d&egrave;s qu&rsquo;il y a une c&eacute;l&eacute;bration, soit d&rsquo;une f&ecirc;te religieuse, soit d&rsquo;un mariage, nous nous devons d&rsquo;avertir les autorit&eacute;s &raquo;, indique un jeune juif habitant &agrave; Tunis.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSi la mort de Yohav Hattab et d&rsquo;autres juifs franco-tunisiens dans la tuerie de l&rsquo;Hypercasher et de Charlie Hebdo a suscit&eacute; l&rsquo;&eacute;moi et le soutien de la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/planete\/2015\/01\/10\/yoav-hattab-une-perte-enorme-en-tunisie_1178058\" target=\"_blank\">population<\/a>, les menaces qui p&egrave;sent sur Mamie Lily t&eacute;moignent bien d&rsquo;un risque r&eacute;el d&rsquo;attentat. En attendant, Gilles et sa m&egrave;re promettent qu&rsquo;ils ont d&rsquo;autres projets et qu&rsquo;ils maintiendront en vie l&rsquo;association.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>\n\t&#8211; See more at: http:\/\/www.middleeasteye.net\/fr\/reportages\/la-fermeture-de-mamie-lily-institution-du-patrimoine-juif-tunisien-428563243#sthash.kHjGysk2.dpuf<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fermeture de Mamie Lily, institution du patrimoine juif tunisien &nbsp; &nbsp; Mamie Lily, un des seuls restaurants casher de Tunis, a annonc&eacute; la fermeture de ses portes le 18 octobre 2015. 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