{"id":11563,"date":"2015-11-26T02:56:00","date_gmt":"2015-11-26T02:56:00","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11563"},"modified":"2015-11-26T02:56:00","modified_gmt":"2015-11-26T02:56:00","slug":"vu-de-paris-une-guerre-imperdable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/vu-de-paris-une-guerre-imperdable\/","title":{"rendered":"Vu de Paris : une guerre imperdable"},"content":{"rendered":"<p>\n\tVu de Paris&nbsp;: une guerre imperdable(info # 011011\/15)[Analyse]<\/p>\n<p>\n\tPar S&eacute;bastien Castellion&copy; MetulaNewsAgency<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;attaque de Daesh contre Paris, le 13 novembre dernier, est pass&eacute;e assez pr&egrave;s pour que je sente le vent du boulet. Ma s&oelig;ur habite &agrave; 300 m&egrave;tres du Bataclan. Depuis une semaine, le restaurant situ&eacute; directement sous ses fen&ecirc;tres est ferm&eacute;&nbsp;: le jeune patron, Romain Feuillade, a &eacute;t&eacute; abattu sur la terrasse de la Belle Equipe, rue de Charonne. Une des camarades de classe de ma ni&egrave;ce a perdu sa m&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis une semaine, comme des centaines de milliers de Parisiens, je suis all&eacute; sur les lieux, j&rsquo;ai &eacute;cout&eacute; les conversations et analys&eacute; le plus grand nombre possible d&rsquo;informations disponibles. A l&rsquo;issue de ces analyses, je ne peux &ecirc;tre qu&rsquo;optimiste &ndash; pas n&eacute;cessairement &agrave; court terme, mais pour les prochaines ann&eacute;es et les prochaines d&eacute;cennies.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNous sommes en guerre contre un ennemi dont les moyens sont suffisants pour de nouvelles attaques. Mais la disproportion entre les moyens de l&rsquo;ennemi et les n&ocirc;tres lui interdit toute perspective de victoire. La r&eacute;action des Fran&ccedil;ais, depuis une semaine, a d&eacute;montr&eacute; que le seul facteur qui pourrait nous faire perdre &ndash; un effondrement de la confiance dans notre propre civilisation &ndash; est totalement improbable.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQue nous soyons en guerre est &eacute;vident. La bonne nouvelle est que ni le gouvernement, ni la presse, ni aucun homme politique tant soit peu s&eacute;rieux n&rsquo;a cherch&eacute; &agrave; le nier ou &agrave; inventer un euph&eacute;misme pour contourner la r&eacute;alit&eacute; (comme l&rsquo;avaient fait, par exemple, les Isra&eacute;liens en appelant &laquo;&nbsp;Intifada&nbsp;&raquo; la guerre d&eacute;clench&eacute;e par Arafat en 2000).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMes concitoyens savent parfaitement qui est l&rsquo;ennemi&nbsp;: le djihadisme, une &eacute;cole fondamentaliste et mill&eacute;nariste de l&rsquo;islam, qui croit que l&rsquo;&eacute;poque de son triomphe est enfin arriv&eacute;e. Ils savent aussi qu&rsquo;il serait maladroit de d&eacute;signer l&rsquo;islam comme ennemi, et peu pratique d&rsquo;utiliser une d&eacute;finition trop longue. D&rsquo;autres musulmans, en effet, font et doivent continuer &agrave; faire partie de nos alli&eacute;s dans cette guerre&nbsp;: pays d&rsquo;origine de certains terroristes (le Maroc a fourni des renseignements essentiels pour &eacute;liminer, mercredi, une &eacute;quipe de Daesh qui pr&eacute;parait une nouvelle action), agents des renseignements fran&ccedil;ais infiltr&eacute;s dans les r&eacute;seaux, policiers et soldats de confession musulmane. Donc, on se rabat sur l&rsquo;expression &laquo;&nbsp;terroristes&nbsp;&raquo; pour d&eacute;signer l&rsquo;ennemi. Ce n&rsquo;est pas parfaitement rigoureux du point de vue de la pure logique,&nbsp;mais chacun sait parfaitement que nous ne parlons pas de terroristes tamouls ou bouddhistes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCet ennemi, malgr&eacute; les op&eacute;rations polici&egrave;res r&eacute;ussies de la semaine &ndash; &agrave; la date de dimanche matin 793 perquisitions, 107 interpellations, 90 personnes en garde &agrave; vue, 174 armes saisies, 64 d&eacute;couvertes de produits stup&eacute;fiants, saisie de 250 000 euros, 164 assignations &agrave; r&eacute;sidence prononc&eacute;es &ndash; garde assez d&rsquo;actifs de guerre pour repartir &agrave; l&rsquo;attaque. Le Premier ministre Manuel Valls a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;une attaque bact&eacute;riologique ou chimique est possible, une d&eacute;claration qu&rsquo;il n&rsquo;aurait jamais faite sans des renseignements pr&eacute;cis. Les moyens de surveillance des services fran&ccedil;ais sont encore insuffisants pour arr&ecirc;ter toutes les tentatives d&rsquo;attentats. L&rsquo;&eacute;limination de terroristes ne suffit pas &agrave; faire dispara&icirc;tre les vocations&nbsp;: celles-ci ne peuvent se tarir que lentement, au fur et &agrave; mesure que les candidats possibles prennent conscience que la victoire n&rsquo;est pas atteignable. Au-del&agrave; des actifs situ&eacute;s en France, des r&eacute;seaux internationaux, plus difficiles &agrave; surveiller, contribuent &agrave; aggraver le risque.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour toutes ces raisons, il y aura de nouvelles attaques. Chacun le sait&nbsp;: c&rsquo;est m&ecirc;me l&rsquo;un des principaux faits qui d&eacute;finissent l&rsquo;&eacute;tat de guerre. Mais ce n&rsquo;est pas parce que l&rsquo;on sait que les attaques vont se poursuivre que l&rsquo;on doit se d&eacute;courager.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa premi&egrave;re chose &agrave; faire quand on analyse une guerre est de comparer les moyens dont disposent les deux camps.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes terroristes ont, au grand maximum, quelques milliers de combattants pr&ecirc;ts &agrave; agir en France. Ces combattants ont un entra&icirc;nement de qualit&eacute; m&eacute;diocre, m&ecirc;me si certains ont connu le combat. Le comportement des attaquants du 13 novembre (qui devaient faire partie des meilleurs combattants disponibles) &eacute;tait frappant d&rsquo;improvisation et d&rsquo;inefficacit&eacute;. Trois terroristes se sont autod&eacute;truits au Stade de France en ne faisant qu&rsquo;une victime&nbsp;; les tireurs l&acirc;ch&eacute;s autour de la rue de Charonne ont gaspill&eacute; des centaines de munitions par l&rsquo;impr&eacute;cision de leurs tirs. Ce manque de professionnalisme est manifeste dans leur communication. Abdelhamid Abaaoud, l&rsquo;organisateur des attaques du 13 novembre, a multipli&eacute; les vid&eacute;os post&eacute;es sur Internet avant de se faire d&eacute;chiqueter par les grenades du RAID cinq jours plus tard. Ce go&ucirc;t de la publicit&eacute; &eacute;tait la meilleure mani&egrave;re de fournir des informations aux services de renseignement du monde entier pour le localiser.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIls ne peuvent agir que par petites &eacute;quipes, de 10 &agrave; 20 tout au plus. La coordination d&rsquo;attaques de grande envergure est rigoureusement inenvisageable&nbsp;: l&rsquo;&eacute;crasante sup&eacute;riorit&eacute; de l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais et de ses alli&eacute;s dans la surveillance des communications interdit aux terroristes l&rsquo;usage du t&eacute;l&eacute;phone ou des communications &eacute;lectroniques dans la planification des op&eacute;rations.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIls ont des armes de poing, des Kalachnikovs, des explosifs et peut-&ecirc;tre des armes chimiques. Les quantit&eacute;s de ces armes sont limit&eacute;es &agrave; la fois par la surveillance et par la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;utiliser, pour les stocker, des lieux civils de faible capacit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIls disposent d&rsquo;un r&eacute;seau international d&rsquo;alli&eacute;s qui peuvent les alimenter en argent et en armes&nbsp;; mais les flux, l&agrave; encore, sont contr&ocirc;l&eacute;s, ce qui limite leur intensit&eacute; et entra&icirc;ne beaucoup de pertes en ligne.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEnfin, ils peuvent s&rsquo;appuyer sur un r&eacute;seau de soutien dans la population musulmane fran&ccedil;aise. Mais m&ecirc;me dans les quartiers les plus abandonn&eacute;s par les forces de l&rsquo;ordre, ils ont trop d&rsquo;ennemis pour agir &agrave; visage d&eacute;couvert, car ils seraient imm&eacute;diatement d&eacute;nonc&eacute;s. L&rsquo;obligation de clandestinit&eacute; limite leur capacit&eacute; d&rsquo;agir. Elle entra&icirc;ne aussi une d&eacute;perdition du nombre des combattants disponibles pour l&rsquo;action. Chaque fois qu&rsquo;un terroriste imprudent ne respecte pas les r&egrave;gles de clandestinit&eacute;, il est arr&ecirc;t&eacute;&nbsp;; bien souvent, il fournit ensuite des informations qui permettent &agrave; la police de neutraliser plusieurs autres combattants potentiels.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tFace &agrave; ces moyens de l&rsquo;ennemi, la France, comme les autres Etats engag&eacute;s dans la guerre, dispose&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>\n\t\t\tD&rsquo;une arm&eacute;e et d&rsquo;une police militaris&eacute;e hyper-entra&icirc;n&eacute;es, d&rsquo;un professionnalisme &agrave; toute &eacute;preuve. Le RAID, la BRI, et le GIGN sont entra&icirc;n&eacute;s &agrave; la fois &agrave;&nbsp;l&rsquo;&eacute;limination de l&rsquo;ennemi &agrave; distance, par sniper, et au combat au corps &agrave; corps contre des ennemis mieux arm&eacute;s qu&rsquo;eux. Alors qu&rsquo;ils acceptent de prendre des risques extr&ecirc;mes, ils n&rsquo;enregistrent des pertes que tr&egrave;s exceptionnellement&nbsp;;<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>\n\t\t\tD&rsquo;un stock d&rsquo;armes infiniment sup&eacute;rieur, en qualit&eacute; et en quantit&eacute;, &agrave; celui des terroristes&nbsp;;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\tD&rsquo;un budget militaire plusieurs dizaines de fois sup&eacute;rieur &agrave; celui des terroristes&nbsp;;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\tD&rsquo;une excellente surveillance des communications par t&eacute;l&eacute;phone et par Internet&nbsp;;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\tDu soutien unanime de la population dans la plus grande partie du territoire, et d&rsquo;un r&eacute;seau fourni d&rsquo;informateurs m&ecirc;me dans les zones plus hostiles&nbsp;;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\tD&rsquo;un r&eacute;seau d&rsquo;alliances &eacute;tatiques internationales qui regroupe la quasi-totalit&eacute; des arm&eacute;es modernes et bien entra&icirc;n&eacute;es de la plan&egrave;te.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl suffit de comparer ces deux colonnes pour pr&eacute;dire avec une quasi-certitude l&rsquo;issue de cette guerre. Le camp le&nbsp;moins riche, le moins bien &eacute;quip&eacute;, le moins bien entra&icirc;n&eacute; et le moins soutenu nationalement et internationalement ne peut pas gagner. Nous ne pouvons pas perdre.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl n&rsquo;y a qu&rsquo;une hypoth&egrave;se dans laquelle un ennemi aussi inf&eacute;rieur pourrait envisager de gagner la guerre&nbsp;: celle o&ugrave; l&rsquo;autre camp,&nbsp;malgr&eacute; sa sup&eacute;riorit&eacute; mat&eacute;rielle, se laisserait paralyser par la peur ou par un manque de confiance dans la justesse de sa propre cause. Or, toute personne qui a pass&eacute; la semaine derni&egrave;re en France sait que ce ne sera pas le cas. A travers le brouillard des diff&eacute;rentes r&eacute;actions m&eacute;diatiques, les faits suivants permettent de conclure avec certitude que les Fran&ccedil;ais n&rsquo;ont pas peur et sont convaincus de la sup&eacute;riorit&eacute; de leur civilisation sur celle de leur adversaire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTout d&rsquo;abord, aucun homme politique &ndash; pas un seul, de l&rsquo;extr&ecirc;me gauche &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me-droite &ndash; n&rsquo;a sugg&eacute;r&eacute; qu&rsquo;il fallait prendre en compte le point de vue de l&rsquo;ennemi. Certains intellectuels l&rsquo;ont fait, ce qui n&rsquo;a aucune importance. Les intellectuels sont, par construction, attir&eacute;s par les points de vue qui les font remarquer et les distinguent du commun du mortel&nbsp;; ils ne paient aucun prix pour leurs erreurs et ont besoin de publicit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSeules les d&eacute;clarations des hommes politiques refl&egrave;tent le pays&nbsp;: ils ont besoin, pour poursuivre leur carri&egrave;re, de comprendre l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit de la population et de ne pas trop s&rsquo;en &eacute;carter. L&rsquo;unanimit&eacute; absolue que l&rsquo;on a vue en France traduit n&eacute;cessairement une quasi-unanimit&eacute; de l&rsquo;opinion pour continuer le combat. Le contraste avec l&rsquo;Isra&euml;l de la seconde Intifada, o&ugrave; a toujours exist&eacute; parmi les &eacute;lus un &laquo;&nbsp;camp de la paix&nbsp;&raquo; (c&rsquo;est-&agrave;-dire de la capitulation), m&ecirc;me tr&egrave;s minoritaire, est &eacute;difiant.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEnsuite, un changement de ton est imm&eacute;diatement intervenu dans le traitement, par les media &eacute;crits fran&ccedil;ais, de la question du Moyen-Orient. Les articles analysant la r&eacute;ponse isra&eacute;lienne au terrorisme se sont multipli&eacute;s&nbsp;; ils ne contiennent m&ecirc;me plus la phrase rituelle de condamnation des constructions en Jud&eacute;e-Samarie ou de sympathie avec les Palestiniens qui semblait un exercice oblig&eacute;. Des inflexions apparaissent m&ecirc;me, de mani&egrave;re plus &eacute;tonnante, dans l&rsquo;audiovisuel&nbsp;: aujourd&rsquo;hui dimanche 22, l&rsquo;assassinat &agrave; Gush Etzion de la jeune Hadar Buchris vient d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;crit exactement dans ces termes sur France Info (&laquo;&nbsp;une isra&eacute;lienne assassin&eacute;e, son attaquant abattu&nbsp;&raquo;) [lorsqu&rsquo;un &eacute;v&egrave;nement similaire se produit en France, l&rsquo; &quot;attaquant&quot; est appel&eacute; &quot;terroriste&quot;. Ndlr.] sans les habituels artifices oratoires ou confusions entre cause et effet.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEnfin, les manifestations de foule qui ont eu lieu &agrave; Paris depuis une semaine se sont faites, non autour de th&egrave;mes vagues et g&eacute;n&eacute;reux (comme la marche du 11 janvier dernier &agrave; laquelle, pour cette raison, je n&rsquo;avais pas particip&eacute;) mais autour de deux th&egrave;mes bien plus clairs&nbsp;: la d&eacute;fense de l&rsquo;identit&eacute; fran&ccedil;aise et le refus de la peur. Nous avons arbor&eacute; des drapeaux et chant&eacute; la Marseillaise&nbsp;; nous avons bu de la bi&egrave;re en terrasse et nous sommes d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment plac&eacute;s dans les endroits publics les plus faciles &agrave; atteindre. Ce n&rsquo;est pas le comportement d&rsquo;un peuple pr&ecirc;t &agrave; se rendre.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa guerre sera longue et il y aura de nouvelles attaques. La France le sait. Mais les arm&eacute;es des nombreux pays &agrave; qui les djihadistes ont d&eacute;clar&eacute; la guerre vont, dans les prochaines ann&eacute;es, tuer bien plus d&rsquo;ennemis que nous ne souffrirons de pertes. La destruction des actifs ennemis laminera, peu &agrave; peu, la croyance actuelle des djihadistes en une victoire possible. Le nombre des vocations diminuera progressivement, jusqu&rsquo;&agrave; ce que le monde retrouve un semblant de normalit&eacute;. Les djihadistes vont &ecirc;tre d&eacute;truits. Nous vaincrons.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vu de Paris&nbsp;: une guerre imperdable(info # 011011\/15)[Analyse] Par S&eacute;bastien Castellion&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; L&rsquo;attaque de Daesh contre Paris, le 13 novembre dernier, est pass&eacute;e assez pr&egrave;s pour que je sente le vent du boulet. Ma s&oelig;ur habite &agrave; 300 m&egrave;tres du Bataclan. Depuis une semaine, le restaurant situ&eacute; directement sous ses fen&ecirc;tres est ferm&eacute;&nbsp;: le&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20108,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[10,1],"tags":[],"class_list":["post-11563","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-france","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11563","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11563"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11563\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11563"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11563"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11563"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}