{"id":11569,"date":"2015-11-30T01:01:44","date_gmt":"2015-11-30T01:01:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11569"},"modified":"2015-11-29T19:05:43","modified_gmt":"2015-11-29T19:05:43","slug":"le-soukhoi-est-tombe-trop-facilement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-soukhoi-est-tombe-trop-facilement\/","title":{"rendered":"Le Soukho\u00ef est tomb\u00e9 trop facilement"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>Le Soukho&iuml; est tomb&eacute; trop facilement <\/u><\/strong><u>(info # 012811\/15)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Jean Tsadik <strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong><em>Avec St&eacute;phane Juffa pour les aspects a&eacute;ronautiques<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe mardi 24 novembre courant, un pilote, le Lieutenant-Colonel Oleg Peshkov, assist&eacute; de l&rsquo;ing&eacute;nieur de vol, le Capitaine Konstantin Murakhtin, ont d&eacute;coll&eacute; &agrave; 9h42 de l&rsquo;a&eacute;roport r&eacute;quisitionn&eacute; par les Russes au sud de Lattaqui&eacute; en Syrie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIls sont assis c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te dans cet appareil de bombardement d&eacute;velopp&eacute; &agrave; la fin des ann&eacute;es 60 et entr&eacute; en service en 1975 dans l&rsquo;Arm&eacute;e de l&rsquo;air sovi&eacute;tique d&rsquo;alors.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIls ont une mission de bombardement &agrave; effectuer&nbsp;; publiquement, il s&rsquo;agit de d&eacute;truire des cibles de l&rsquo;Etat Islamique dans le nord de la Syrie, car la position officielle du Kremlin d&eacute;finit le Califat comme le seul objectif de ses interventions en Syrie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn r&eacute;alit&eacute;, Peshkov et Murakhtin vont d&eacute;verser leurs bombes beaucoup plus pr&egrave;s de leur point d&rsquo;envol, sur des positions des Brigades Turkm&egrave;nes de Syrie (rien &agrave; voir avec DAESH), situ&eacute;es au nord-est et &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me nord de la province &agrave; majorit&eacute; alaouite de Lattaqui&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes Turkm&egrave;nes syriens composent une peuplade de culture turque, install&eacute;e en Syrie depuis le onzi&egrave;me si&egrave;cle et pratiquant une langue proche du turc. Ils seraient actuellement plusieurs centaines de milliers m&ecirc;l&eacute;s &agrave; la Guerre Civile dans le camp oppos&eacute; &agrave; celui de Bachar al Assad soutenu par les Russes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes Turkm&egrave;nes syriens avaient toujours &eacute;t&eacute; pers&eacute;cut&eacute;s par le r&eacute;gime alaouite, qui leur refusait la nationalit&eacute; syrienne et leur barrait le chemin de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et d&rsquo;autres services de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSuite &agrave; plusieurs raids, le Soukho&iuml;, d&eacute;crivait une sorte de circuit en hippodrome, longeant la fronti&egrave;re syro-turque au nord de la province de Lattaqui&eacute;&nbsp;; il peut soit attendre de nouvelles instructions pour des attaques suppl&eacute;mentaires, soit se pr&eacute;parer &agrave; atterrir &agrave; Lattaqui&eacute;. Mais avant cela, &agrave; 10h24, l&rsquo;&eacute;quipage lance une vol&eacute;e de bombes sur les Turkm&egrave;nes qui menacent le nord de l&rsquo;Alaouitland, depuis la proximit&eacute; imm&eacute;diate de la fronti&egrave;re turque.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne minute plus tard, le Soukho&iuml; a disparu des &eacute;crans radars de toutes les forces pr&eacute;sentes dans la r&eacute;gion, qui passent une bonne partie de leur temps &agrave; scruter le ciel. Il a &eacute;t&eacute; abattu par un missile AIM-120 AMRAAM, de fabrication am&eacute;ricaine, tir&eacute; &agrave; partir d&rsquo;un chasseur-bombardier F-16 turc.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCes missiles air-air ont une port&eacute;e variant entre 50 et 160 kilom&egrave;tres, suivant les mod&egrave;les&nbsp;; ce sont des engins sophistiqu&eacute;s de moyenne port&eacute;e, en service dans de nombreuses arm&eacute;es de l&rsquo;air, y compris le <em>Khe&rsquo;l Avir<\/em>, la <em>Royal Air Force <\/em>britannique, l&rsquo;Arm&eacute;e de l&rsquo;air allemande, celles de Gr&egrave;ce et de Turquie. Le F-16 faisait partie d&rsquo;une meute en attente d&rsquo;une hypoth&eacute;tique violation de son espace a&eacute;rien national depuis environ une heure et quinze minutes. Ils d&eacute;crivaient des cercles dans cette partie de la Turquie, &agrave; des altitudes variant entre 2 400 et 6 000 m&egrave;tres. Le SU-24 volait &agrave; environ 5 600 m&egrave;tres lorsqu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; abattu.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes pilotes ont r&eacute;ussi &agrave; sauter en parachute sains et saufs. Mais si Murakhtin a pu &ecirc;tre r&eacute;cup&eacute;r&eacute; vivant par les &eacute;quipes de secours russes, Peshkov est mort, mitraill&eacute; en vol durant sa descente par les miliciens turkm&egrave;nes. Alexander Pozynich, un soldat qui faisait partie du commando de r&eacute;cup&eacute;ration a &eacute;galement perdu la vie lors des efforts destin&eacute;s &agrave; venir en aide aux pilotes. Pozynich est d&eacute;c&eacute;d&eacute; lorsqu&rsquo;un missile antichar a impact&eacute; l&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;re dans lequel il avait pris place.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour le commandement russe, la pr&eacute;sence des rebelles dans la r&eacute;gion de la chute du Soukho&iuml; repr&eacute;sente une preuve du fait qu&rsquo;il s&rsquo;est agi d&rsquo;une embuscade.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est possible et m&ecirc;me probable, mais cela n&rsquo;explique pas un certain nombre de faits troublants qui d&eacute;voilent d&rsquo;&eacute;tranges lacunes de l&rsquo;aviation de Vladimir Poutine.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe Soukho&iuml; &eacute;tait en train de traverser un saillant turc qui s&rsquo;enfonce en territoire syrien lorsqu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; abattu. Cette excroissance frontali&egrave;re est minuscule, elle ne mesure que 5 kilom&egrave;tres en son point le plus large, et 6 km du Nord au Sud. Sur les relev&eacute;s radars, on s&rsquo;aper&ccedil;oit que le Soukho&iuml; se trouvait &agrave; environ 3km &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du saillant lorsque l&rsquo;AIM-120 l&rsquo;a frapp&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour expliquer la pr&eacute;sence du bombardier russe en territoire turc, nous avons retenu les deux hypoth&egrave;ses suivantes&nbsp;: 1. Les pilotes et leur appui au sol n&rsquo;ont pas estim&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait n&eacute;cessaire de contourner le saillant, pariant sur le fait que les Turcs ne prendraient pas le risque d&rsquo;engager un combat a&eacute;rien pour une transgression aussi anodine&nbsp;; le SU-24 aurait d&ucirc; mettre approximativement 17 secondes pour traverser le saillant. Pr&eacute;cisons qu&rsquo;il n&rsquo;y a avait pas, au sol ou dans les parages, d&rsquo;objectif que l&rsquo;appareil russe aurait pu avoir un quelconque int&eacute;r&ecirc;t &agrave; attaquer ou &agrave; photographier.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t2. Les pilotes ont commis une erreur de navigation. Ayant bombard&eacute; des rebelles une minute auparavant, ils auraient d&ucirc; changer de cap vers le Sud, ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas fait. Ils &eacute;taient peut-&ecirc;tre absorb&eacute;s par l&rsquo;activit&eacute; de bombardement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSuivant cette hypoth&egrave;se, nous ne comprenons pas comment il se fait que l&rsquo;appui au sol (c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&rsquo;un de ses r&ocirc;les&nbsp;!) russe n&rsquo;a pas pr&eacute;venu les pilotes de trois &eacute;l&eacute;ments cruciaux&nbsp;qui ont caus&eacute; sa perte : le fait qu&rsquo;ils allaient traverser l&rsquo;espace a&eacute;rien turc, le fait que des F-16 se trouvaient en embuscade tout pr&egrave;s d&rsquo;eux, et le fait que ceux-ci avaient verrouill&eacute; leurs radars de tir sur le Soukho&iuml;, ce qui constitue l&rsquo;op&eacute;ration n&eacute;cessaire avant l&rsquo;envoi d&rsquo;un missile. Une disposition qui aurait d&ucirc; se remarquer tant dans le cockpit du SU-24 que sur les radars de l&rsquo;appui au sol. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA ce propos, et &agrave; ce stade de nos investigations, il nous est apparu que le r&ocirc;le de l&rsquo;appui au sol durant les missions op&eacute;rationnelles du contingent russe &eacute;tait consid&eacute;rablement plus r&eacute;duit que ce qu&rsquo;il est dans les arm&eacute;es de l&rsquo;air occidentales en g&eacute;n&eacute;ral, dans le <em>Khe&rsquo;l Avir<\/em> en particulier. Il appara&icirc;t que les &eacute;quipages russes, une fois leurs objectifs d&eacute;sign&eacute;s, sont largement laiss&eacute;s &agrave; eux-m&ecirc;mes, augmentant ainsi profus&eacute;ment leur charge de travail.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCela affecte l&rsquo;efficacit&eacute; de l&rsquo;aviation russe, rallonge le temps de r&eacute;action des &eacute;quipages, et les prive d&rsquo;informations recueillies par l&rsquo;ensemble d&rsquo;un syst&egrave;me de conduite de vol, &eacute;tranger aux avions, auxquelles les pilotes n&rsquo;ont apparemment pas acc&egrave;s. Dans les arm&eacute;es de l&rsquo;air les plus modernes, ces donn&eacute;es &ndash; satellitaires, renseignement, observation, radars au sol, relev&eacute;s pris par les autres appareils, etc. &#8211; sont automatiquement int&eacute;gr&eacute;es aux indicateurs embarqu&eacute;s, sans m&ecirc;me qu&rsquo;une intervention vocale de l&rsquo;appui au sol ne soit requise.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;autre part, il nous appara&icirc;t que le Soukho&iuml; a &eacute;t&eacute; abattu &quot;trop facilement&quot;. Qu&rsquo;est-il arriv&eacute; &agrave; ses contremesures, ces &eacute;quipements, notamment &eacute;lectroniques, embarqu&eacute;s, dont la mission est de brouiller le tir des missiles ennemis&nbsp;? L&rsquo;AIM-120 est un missile commun, op&eacute;rationnel depuis 1991&nbsp;; se pourrait-il que les ing&eacute;nieurs russes n&rsquo;aient toujours pas trouv&eacute; le moyen de le neutraliser&nbsp;? Cette nouvelle aurait assur&eacute;ment un impact retentissant sur la mani&egrave;re dont les experts occidentaux appr&eacute;hendent les capacit&eacute;s de la force a&eacute;rienne russe.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSe pourrait-il aussi que les contremesures ne soient pas disponibles (ou pas au point&nbsp;?) sur le SU-24, de conception d&eacute;j&agrave; ancienne&nbsp;? Mais qu&rsquo;elles le soient, en revanche sur des mod&egrave;les plus r&eacute;cents&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEst-il envisageable que ces syst&egrave;mes existaient sur l&rsquo;appareil abattu mais que les pilotes auraient omis, intentionnellement ou par &eacute;tourderie, de les enclencher. Lors d&rsquo;une mission de guerre, avec autant d&rsquo;avions d&rsquo;autres pays, plus ou moins hostiles, dans les environs, l&rsquo;oubli d&rsquo;activer les contremesures aurait particip&eacute; d&rsquo;une faute &eacute;norme. Ce, &agrave; la fois de la part des pilotes et de l&rsquo;appui au sol, dont l&rsquo;une des autres fonctions consiste &agrave; v&eacute;rifier le fonctionnement des &eacute;quipages.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAutre constatation de notre part&nbsp;: il nous semble que Peshkov et Murakhtin ne comprenaient pas l&rsquo;anglais. Si au sein de l&rsquo;Arm&eacute;e de l&rsquo;air turque les communications se d&eacute;roulent g&eacute;n&eacute;ralement en anglais, chez son homologue russe, c&rsquo;est la langue nationale qui pr&eacute;vaut. D&rsquo;apr&egrave;s nos informateurs, au moins cinquante pour cent des &eacute;quipages ne pratiquent pas la langue de Shakespeare, ce qui expliquerait pourquoi celui du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Soukho%C3%AF_Su-24\">Soukho&iuml;-24M<\/a>, immatricul&eacute; 83, n&rsquo;a pas r&eacute;pondu aux dix injonctions des Turcs, qui leur enjoignaient de changer de cap afin d&rsquo;&eacute;viter le saillant.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe qui nous pousse &agrave; retenir cette hypoth&egrave;se consiste en ce que, lorsque l&rsquo;on conna&icirc;t la pr&eacute;sence de chasseurs-bombardiers dans votre voisinage imm&eacute;diat, et qu&rsquo;ils menacent d&rsquo;ouvrir le feu sur vous, et que, de plus, vous vous apercevez qu&rsquo;ils ont verrouill&eacute; le radar de tir sur votre appareil, vous faites ce qu&rsquo;ils vous demandent. A moins d&rsquo;avoir des pulsions suicidaires, ou&hellip; de ne pas saisir ce qu&rsquo;ils vous disent.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl existe une fr&eacute;quence radio universelle, 121.5 Mhz, pour les civils, respectivement 243.0 Mhz pour les militaires, qui est dite &quot;fr&eacute;quence d&rsquo;urgence pour les avions&quot;, ou &quot;fr&eacute;quence de garde&quot;, ou encore &quot;Fr&eacute;quence Militaire de D&eacute;tresse (MAD, <em>Military Aid Distress<\/em>)&quot;, que tout &eacute;quipage, en mission op&eacute;rationnelle dans un espace a&eacute;rien aussi dense que le ciel syrien, ne peut pas ne pas &eacute;couter sur sa seconde radio, pendant que la premi&egrave;re reste en contact permanent avec l&rsquo;appui au sol.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu cas o&ugrave; Peshkov et Murakhtin ne l&rsquo;&eacute;coutaient pas, cela constituerait une faute suppl&eacute;mentaire dans ce tableau d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s charg&eacute;, et s&rsquo;ils ne comprenaient pas ce qu&rsquo;il s&rsquo;y disait, ou pensaient que ce n&rsquo;&eacute;tait pas &agrave; eux que les Turcs s&rsquo;adressaient, c&rsquo;est regrettable. A cela vient s&rsquo;ajouter la constatation, qu&rsquo;en principe, l&rsquo;appui au sol dispose de la possibilit&eacute; d&rsquo;entendre toutes les conversations radio de la r&eacute;gion o&ugrave; il op&egrave;re. Dans ces conditions, pourquoi n&rsquo;a-t-il pas pr&eacute;venu son &eacute;quipage&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNos constatations nous am&egrave;nent &agrave; nous poser de multiples questions quant &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; r&eacute;elle de l&rsquo;Arm&eacute;e de l&rsquo;air russe. Nous pouvons, &agrave; notre niveau, d&eacute;j&agrave; d&eacute;gager que la perte du Soukho&iuml; no.83 a r&eacute;sult&eacute; d&rsquo;une grosse s&eacute;quence d&rsquo;erreurs tactiques, de lacunes multiples et d&rsquo;un mode op&eacute;ratoire inadapt&eacute; et peut-&ecirc;tre d&eacute;pass&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNous nous posons &eacute;galement des questions quant au niveau g&eacute;n&eacute;ral de la technologie qui &eacute;quipe les avions de Poutine. A ce sujet, nous sommes d&rsquo;autant plus alert&eacute;s que ce Soukho&iuml; avait &eacute;t&eacute; choisi afin d&rsquo;intervenir sur un th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;op&eacute;ration comp&eacute;titif et dangereux, situ&eacute; loin des fronti&egrave;res russes. Lors, dans ces conditions, on est enclin &agrave; penser que c&rsquo;est le meilleur personnel &eacute;quip&eacute; du meilleur mat&eacute;riel qui est choisi.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe qui transpire de nos notes, est l&rsquo;image d&rsquo;une aviation qui fonctionnerait &quot;&agrave; l&rsquo;ancienne&quot;, laissant une &eacute;norme responsabilit&eacute; aux &eacute;quipages et aux avions. Si cette impression traduit la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;aviation russe, si chaque AIM-120 tir&eacute; sur ses appareils &eacute;tait amen&eacute; &agrave; faire mouche, le contingent de pilotes et de techniciens install&eacute;s &agrave; Lattaqui&eacute; se trouverait dans une situation strat&eacute;gique extr&ecirc;mement pr&eacute;caire, ce qui limiterait grandement la marge de man&oelig;uvre politique du Pr&eacute;sident Poutine. Cela dit en prenant d&eacute;j&agrave; en compte l&rsquo;installation de missiles sol-air sophistiqu&eacute;s, apr&egrave;s l&rsquo;incident, pour prot&eacute;ger l&rsquo;a&eacute;roport de Lattaqui&eacute; et ses environs.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNul doute que les Renseignements des grandes puissances et des puissances r&eacute;gionales sont &agrave; l&rsquo;aff&ucirc;t et qu&rsquo;ils diss&egrave;quent, avec infiniment plus de moyens que nous, les p&eacute;rip&eacute;ties surprenantes de l&rsquo;interception du Soukho&iuml; par le F-16, et que cela aboutira &agrave; des mises &agrave; jour op&eacute;rationnelles si ce n&rsquo;est pas d&eacute;j&agrave; fait.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA peine revenus de notre &eacute;tonnement, nous nous sommes demand&eacute;s pourquoi Erdogan avait-il d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;abattre un avion russe, &eacute;tant donn&eacute; que la violation de quelques m&egrave;tres de l&rsquo;espace a&eacute;rien du saillant ne justifiait pas une telle intervention. Vu aussi que l&rsquo;aviation turque viole quotidiennement l&rsquo;espace a&eacute;rien de ses voisins, particuli&egrave;rement ceux d&rsquo;Irak et de Chypre.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQuant &agrave; Poutine, le week-end pr&eacute;c&eacute;dent l&rsquo;incident, il avait quasiment ordonn&eacute; au Liban de fermer ses couloirs de navigation a&eacute;rienne civile, pr&eacute;textant de man&oelig;uvres de son arm&eacute;e. Dans les faits, l&rsquo;a&eacute;roport international Rafic Hariri de Beyrouth &eacute;tait rest&eacute; abandonn&eacute; durant trois jours.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl existe des r&eacute;ponses &agrave; ces interrogations&nbsp;; Ferit Ergil, le responsable de la M&eacute;na &agrave; Istanbul est en train de mettre la derni&egrave;re main &agrave; un article pour le moins d&eacute;tonnant, dans lequel on aurait pu int&eacute;grer celui-ci. &nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Soukho&iuml; est tomb&eacute; trop facilement (info # 012811\/15)[Analyse] Par Jean Tsadik &copy; MetulaNewsAgency &nbsp; Avec St&eacute;phane Juffa pour les aspects a&eacute;ronautiques &nbsp; Le mardi 24 novembre courant, un pilote, le Lieutenant-Colonel Oleg Peshkov, assist&eacute; de l&rsquo;ing&eacute;nieur de vol, le Capitaine Konstantin Murakhtin, ont d&eacute;coll&eacute; &agrave; 9h42 de l&rsquo;a&eacute;roport r&eacute;quisitionn&eacute; par les Russes au sud&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20111,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[11,1],"tags":[],"class_list":["post-11569","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-moyen-orient","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11569","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11569"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11569\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20111"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11569"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11569"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11569"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}