{"id":11661,"date":"2015-12-16T00:00:08","date_gmt":"2015-12-16T00:00:08","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11661"},"modified":"2015-12-16T00:00:08","modified_gmt":"2015-12-16T00:00:08","slug":"laccord-de-paris-et-ses-failles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/laccord-de-paris-et-ses-failles\/","title":{"rendered":"L\u2019accord de Paris et ses failles"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<u>L&rsquo;accord de Paris et ses failles<\/u><u>(info # 011412\/15) <\/u><u>[Analyse &eacute;conomique]<\/u><\/p>\n<p>\n\t<strong>Par<\/strong>S&eacute;bastien Castellion<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;&eacute;motion qui remplissait la salle pr&eacute;sid&eacute;e par Laurent Fabius, samedi soir, n&rsquo;&eacute;tait pas feinte. L&rsquo;adoption de l&rsquo;accord de Paris sur le climat a &eacute;t&eacute; un v&eacute;ritable succ&egrave;s diplomatique&nbsp;: faire en sorte que 195 pays acceptent le m&ecirc;me texte exige beaucoup de patience, de finesse et de talents de n&eacute;gociation. Les diplomates &ndash; ceux de la pr&eacute;sidence fran&ccedil;aise en premier lieu&ndash; ont bien travaill&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl est peu probable, en revanche, que cet accord permettra (comme on l&rsquo;a beaucoup entendu) de &laquo;&nbsp;sauver la plan&egrave;te&nbsp;&raquo;. Il souffre de plusieurs failles fondamentales, que les n&eacute;gociateurs ont d&ucirc; accepter pour obtenir l&rsquo;unanimit&eacute;. Tous les diplomates le savent&nbsp;: il est souvent indispensable de rendre un texte ambigu ou contradictoire pour obtenir l&rsquo;accord de plusieurs parties&nbsp;; mais cela rend aussi plus difficile la mise en pratique de ses mesures d&rsquo;application.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa premi&egrave;re difficult&eacute; est que les mesures adopt&eacute;es ne permettront pas d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif de l&rsquo;accord, si l&rsquo;on en croit le mod&egrave;le scientifique qui sert de r&eacute;f&eacute;rence aux n&eacute;gociateurs eux-m&ecirc;mes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes pays du monde se sont donn&eacute;s pour objectif de &laquo;&nbsp;contenir l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation de la temp&eacute;rature moyenne de la plan&egrave;te nettement en dessous de 2&nbsp;&deg;C par rapport aux niveaux pr&eacute;industriels et de poursuivre l&rsquo;action men&eacute;e pour limiter l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation des temp&eacute;ratures &agrave; 1,5&nbsp;&deg;C&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNous sommes d&eacute;j&agrave; &agrave; un peu moins de 1&nbsp;&deg;C au-dessus des temp&eacute;ratures moyennes de 1850 &agrave; 1870, donc l&rsquo;augmentation future des temp&eacute;ratures devrait &ecirc;tre limit&eacute;e &agrave; un demi-degr&eacute;.&nbsp;D&rsquo;apr&egrave;s un expert consult&eacute; pour cet article &ndash; et qui s&rsquo;appuie lui-m&ecirc;me sur l&rsquo;analyse d&rsquo;Alden Meyer de <em>l&rsquo;Union of Concerned Scientists<\/em> &ndash; (l&rsquo;union des scientifiques impliqu&eacute;s) le mod&egrave;le utilis&eacute; par les n&eacute;gociateurs (celui du Groupe Intergouvernemental pour l&rsquo;Etude du Climat des Nations-Unies, ou GIEC) permet de calculer que, pour limiter le r&eacute;chauffement total &agrave; 0,5&nbsp;&deg;C suppl&eacute;mentaires, il faudra que le montant total des &eacute;missions de CO2 de la plan&egrave;te atteigne son maximum en 2020, et qu&rsquo;&agrave; partir de 2050, les &eacute;missions nettes de la plan&egrave;te soient devenues nulles (c&rsquo;est-&agrave;-dire que les &eacute;missions de CO2 soient enti&egrave;rement compens&eacute;es par des &laquo;&nbsp;pi&egrave;ges &agrave; carbone&nbsp;&raquo; qui retiennent le CO2 et l&rsquo;emp&ecirc;chent de se r&eacute;pandre dans l&rsquo;atmosph&egrave;re).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;accord de Paris ne permettra pas d&rsquo;atteindre ce r&eacute;sultat. Il ne pr&eacute;voit aucune mesure technologique ou fiscale qui pourrait entra&icirc;ner une baisse des &eacute;missions d&egrave;s 2020.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une tarification obligatoire du carbone &ndash; qui aurait donn&eacute; &agrave; chacun une incitation directe &agrave; consommer moins d&rsquo;&eacute;nergies fossiles &ndash; a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e pour obtenir l&rsquo;accord des producteurs de p&eacute;trole. Aucun prix n&rsquo;a &eacute;t&eacute; fix&eacute;, aucun m&eacute;canisme mis en place&nbsp;; il ne reste dans le texte qu&rsquo;un hommage abstrait au principe de tarification.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour ne froisser personne et obtenir l&rsquo;unanimit&eacute;, les diplomates n&eacute;gociateurs ont d&eacute;sign&eacute; les objectifs &agrave; atteindre sans jamais d&eacute;signer de pays charg&eacute; de leur application &ndash; ce qui permet &agrave; chaque pays ou groupe de pays d&rsquo;attendre des autres qu&rsquo;ils fassent l&rsquo;effort &agrave; leur place.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl est ainsi indiqu&eacute; que les pays industrialis&eacute;s doivent aider les pays en d&eacute;veloppement &agrave; r&eacute;duire leurs &eacute;missions (article 54), mais aucun document ne pr&eacute;voit comment l&rsquo;objectif d&rsquo;une aide de 100 milliards de dollars sera r&eacute;parti entre les contributeurs. La probabilit&eacute; pour que ces fonds puissent &ecirc;tre distribu&eacute;s et investis et produire leurs effets sur les &eacute;missions de CO2 d&rsquo;ici 2020 est nulle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;accord pr&eacute;voit, en revanche, que les pays signataires fixeront de nouveaux objectifs nationaux de r&eacute;duction tous les 5 ans &agrave; partir de 2020 (article 23) et que le GIEC fera un rapport sur les cons&eacute;quences d&rsquo;un r&eacute;chauffement sup&eacute;rieur &agrave; 1,5&nbsp;&deg;C en 2018 (article 21). Tous ces rapports conduiront presque certainement &agrave; un durcissement progressif des objectifs. En revanche, les contraintes techniques sont trop fortes pour que les engagements d&eacute;j&agrave; publi&eacute;s par les pays et transmis aux Nations Unies, puissent &ecirc;tre fondamentalement modifi&eacute;s d&rsquo;ici 2020.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn application de ces engagements, l&rsquo;Inde va conna&icirc;tre une forte augmentation de ses &eacute;missions de CO2, qui passeront de 3 milliards de tonne en 2015 &agrave; 5,2 milliards en 2030. La Chine pr&eacute;voit que ses &eacute;missions augmenteront de 11 milliards de tonnes de CO2 en 2015 &agrave; un total situ&eacute; entre 13,7 et 14,2 milliards de tonnes en 2030.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCes deux pays font d&eacute;j&agrave; des efforts&nbsp;; ils ont (la Chine surtout) r&eacute;duit l&rsquo;intensit&eacute; en carbone de leur &eacute;conomie. Mais ils pr&eacute;voient que leur &eacute;conomie va beaucoup augmenter en volume, ce qui exigera de br&ucirc;ler, au total, davantage de carbone.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSur la m&ecirc;me p&eacute;riode 2015-2030, dans l&rsquo;hypoth&egrave;se moyenne, les Etats-Unis devraient avoir r&eacute;duit leurs &eacute;missions de 6,5 &agrave; 6,1 milliards de tonnes et l&rsquo;Union Europ&eacute;enne de 4,6 &agrave; 4,0 milliards. L&agrave; encore, si de nouvelles am&eacute;liorations sont apport&eacute;es, elles ne peuvent pas techniquement &ecirc;tre telles qu&rsquo;elles annulent l&rsquo;augmentation des &eacute;missions indiennes et chinoises.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA l&rsquo;&eacute;chelle mondiale, selon les projections actuelles, les &eacute;missions de CO2 devraient donc augmenter encore de 20% dans les quinze prochaines ann&eacute;es, apr&egrave;s quoi elles pourraient commencer &agrave; baisser. La baisse totale des &eacute;missions est d&eacute;j&agrave; constat&eacute;e aux Etats-Unis et en Europe. Elle finira par se produire &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale. Des efforts suppl&eacute;mentaires sont sans doute possibles, mais il n&rsquo;existe pas d&rsquo;hypoth&egrave;se r&eacute;aliste dans laquelle le pic mondial puisse &ecirc;tre atteint d&egrave;s 2020.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;autre condition pour que le r&eacute;chauffement soit limit&eacute; &agrave; 1,5&nbsp;&deg;C est encore plus probl&eacute;matique. Il faudrait, selon les mod&egrave;les du GIEC, qu&rsquo;&agrave; partir de 2050, la plan&egrave;te soit en situation d&rsquo;&laquo;&nbsp;&eacute;missions z&eacute;ro&nbsp;&raquo;&nbsp;; autrement dit, tout le nouveau CO2 produit devrait &ecirc;tre captur&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa plus grande partie du CO2 &eacute;mis sur la plan&egrave;te est captur&eacute;e par deux pi&egrave;ges naturels&nbsp;: les for&ecirc;ts et les oc&eacute;ans. Mais depuis les ann&eacute;es 1950, ces pi&egrave;ges naturels ne suffisent plus et la concentration de CO2 dans l&rsquo;atmosph&egrave;re augmente progressivement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl existe bien des pi&egrave;ges &agrave; carbone artificiels&nbsp;: syst&egrave;mes de captation du carbone int&eacute;gr&eacute;s aux centrales &agrave; charbon, d&eacute;chetteries &eacute;quip&eacute;es. Mais comment d&eacute;velopper suffisamment les syst&egrave;mes artificiels pour qu&rsquo;ils parviennent &agrave; compenser les limites d&rsquo;un syst&egrave;me naturel qui inclut &ndash; excusez du peu &ndash; toutes les for&ecirc;ts et tous les oc&eacute;ans de notre plan&egrave;te&nbsp;? Il n&rsquo;existe, &agrave; ce jour, aucune r&eacute;ponse technologique &agrave; cette question. Personne ne peut affirmer qu&rsquo;il sera possible d&rsquo;en trouver une d&rsquo;ici 2050. Voil&agrave; qui rend assez peu plausible, selon les termes m&ecirc;me du mod&egrave;le GIEC, l&rsquo;objectif fix&eacute; par l&rsquo;accord de Paris.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTout cela signifie-t-il que, faute d&rsquo;une application rigoureuse de l&rsquo;accord de Paris, nous sommes condamn&eacute;s &agrave; voir la plan&egrave;te se r&eacute;chauffer au-del&agrave; du supportable et que nous verrons se multiplier les cataclysmes naturels, l&rsquo;exode des populations, l&rsquo;inondation de pays entiers&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa v&eacute;rit&eacute; est que cela n&rsquo;est pas, aujourd&rsquo;hui, le principal risque. Les mod&egrave;les du GIEC ont une longue et embarrassante histoire de surestimation des effets du CO2 sur les temp&eacute;ratures.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes premiers rapports du GIEC, &eacute;crits pendant la phase de r&eacute;chauffement relativement rapide des ann&eacute;es 1975-1998, n&rsquo;ont jamais pr&eacute;dit la stabilisation des temp&eacute;ratures que le monde a connue depuis 1998 jusqu&rsquo;au temps pr&eacute;sent (la &laquo;&nbsp;pause&nbsp;&raquo; dans le r&eacute;chauffement, selon le jargon du GIEC).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans son rapport de 2001, le GIEC annon&ccedil;ait que les temp&ecirc;tes de neige allaient devenir des &eacute;v&eacute;nements exceptionnels dans les prochaines ann&eacute;es. Rien de tel ne s&rsquo;est produit.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn 2005, l&rsquo;ONU pr&eacute;disait que la mont&eacute;e du niveau des mers entra&icirc;nerait la fuite de 50 millions d&rsquo;habitants des r&eacute;gions c&ocirc;ti&egrave;res vers 2010.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn 2007, le GIEC annon&ccedil;ait la d&eacute;crue de la calotte glaci&egrave;re Antarctique&nbsp;; celle-ci a atteint &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2015 sa plus grande &eacute;tendue jamais mesur&eacute;e. Le m&ecirc;me rapport estimait que le r&eacute;chauffement climatique allait multiplier les ouragans &ndash; dont le nombre a r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;cru depuis.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn 2012, un document du GIEC indiquait que le monde avait atteint sa temp&eacute;rature la plus &eacute;lev&eacute;e depuis 1300 ans&nbsp;; les documents plus r&eacute;cents reconnaissent qu&rsquo;entre les ann&eacute;es 950 et 1250 de l&rsquo;&egrave;re courante, la temp&eacute;rature &eacute;tait comparable &agrave; celle d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tRien de tout cela ne signifie que la concentration de CO2 dans l&rsquo;atmosph&egrave;re, qui continue &agrave; augmenter, ne provoquerait pas un certain r&eacute;chauffement. Apr&egrave;s tout, l&rsquo;effet carbone est parfaitement confirm&eacute; en laboratoire (on ajoute d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment du CO2 dans l&rsquo;air des serres pour y augmenter la chaleur). Mais ces erreurs r&eacute;p&eacute;t&eacute;es sont le signe d&rsquo;un biais syst&eacute;matique dans le mod&egrave;le du GIEC&nbsp;: il donne &agrave; l&rsquo;effet carbone plus d&rsquo;importance qu&rsquo;il n&rsquo;en a en r&eacute;alit&eacute; et sous-estime d&rsquo;autres facteurs d&rsquo;&eacute;volution du climat, tels que les cycles solaires.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne fois pris en compte le biais intrins&egrave;que du mod&egrave;le, la perspective d&rsquo;une augmentation des concentrations de CO2 jusqu&rsquo;&agrave; 2030 et non 2020, et d&rsquo;un probable &eacute;chec dans la poursuite de l&rsquo;objectif &laquo;&nbsp;&eacute;missions z&eacute;ro&nbsp;&raquo; en 2050, n&rsquo;est pas si effrayante. Oui, il y aura probablement un effet de r&eacute;chauffement&nbsp;; mais cet effet sera presque certainement bien plus faible, une fois de plus, que ne le voudraient les rapports du GIEC. Notre plan&egrave;te y survivra.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe principal risque qui pourrait r&eacute;sulter de l&rsquo;accord du 12 d&eacute;cembre est ailleurs. Il r&eacute;side dans une application in&eacute;gale de l&rsquo;accord selon les zones g&eacute;ographiques. En Occident, l&rsquo;obsession quasi-religieuse du r&eacute;chauffement climatique pourrait, dans les prochaines d&eacute;cennies, conduire les Etats-Unis et l&rsquo;Europe &agrave; renoncer &agrave; des projets de d&eacute;veloppement qui auraient profit&eacute; &agrave; leur &eacute;conomie, et &agrave; investir dans la seule r&eacute;duction des &eacute;missions des centaines de milliards qui n&rsquo;ajouteront pas grand-chose &agrave; la croissance. En Chine, en Russie, en Inde et dans les pays en d&eacute;veloppement, o&ugrave; la baisse des &eacute;missions de CO2 ne suscite pas la m&ecirc;me ferveur religieuse qu&rsquo;en Occident, les investissements se concentreront davantage sur la croissance et les d&eacute;penses destin&eacute;es &agrave; la baisse des &eacute;missions seront plus limit&eacute;es. L&rsquo;accord de Paris risque donc d&rsquo;aggraver encore l&rsquo;&eacute;cart de croissance entre les &eacute;conomies occidentales, vieillies et fatigu&eacute;es, et leurs concurrentes plus agressives d&rsquo;Asie et des pays &eacute;mergents.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;accord de Paris et ses failles(info # 011412\/15) [Analyse &eacute;conomique] ParS&eacute;bastien Castellion&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; L&rsquo;&eacute;motion qui remplissait la salle pr&eacute;sid&eacute;e par Laurent Fabius, samedi soir, n&rsquo;&eacute;tait pas feinte. L&rsquo;adoption de l&rsquo;accord de Paris sur le climat a &eacute;t&eacute; un v&eacute;ritable succ&egrave;s diplomatique&nbsp;: faire en sorte que 195 pays acceptent le m&ecirc;me texte exige beaucoup de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20148,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[34,1],"tags":[],"class_list":["post-11661","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11661","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11661"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11661\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20148"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11661"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11661"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11661"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}