{"id":11683,"date":"2015-12-17T23:33:49","date_gmt":"2015-12-17T23:33:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11683"},"modified":"2015-12-17T23:33:49","modified_gmt":"2015-12-17T23:33:49","slug":"tunisie-5-ans-apres-la-revolte-populaire-un-bilan-en-demi-teinte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisie-5-ans-apres-la-revolte-populaire-un-bilan-en-demi-teinte\/","title":{"rendered":"Tunisie: 5 ans apr\u00e8s la r\u00e9volte populaire, un bilan en demi-teinte"},"content":{"rendered":"<header>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\tTunisie: 5 ans apr&egrave;s la r&eacute;volte populaire, un bilan en demi-teinte<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<figure>\n<figure>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/figure><figcaption>\n<p>\n\t\t\tLe 17 d&eacute;cembre 2010, Mohamed Bouazizi, marchand ambulant s&#39;immolait dans la ville tunisienne de Sidi Bouzid. Ce fut le point de d&eacute;part de la r&eacute;volution tunisienne et de mouvements de r&eacute;voltes dans le monde arabe<\/p>\n<p>\n\t\t\t<br \/>\n\t\t\tPar&nbsp;Aabla Jouna&iuml;di&nbsp;<\/p>\n<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/header>\n<section>\n<p>\n\t\tIl y a 5 ans jour pour jour, Mohamed Bouazizi, un jeune vendeur de l&eacute;gumes ambulant s&#39;immolait par le feu &agrave; Sidi Bouzid, une bourgade tunisienne. Par son geste fatal, il signifiait son d&eacute;sespoir face au ch&ocirc;mage et aux humiliations polici&egrave;res. Il lan&ccedil;ait aussi la r&eacute;volution tunisienne qui aboutira un mois plus tard &agrave; la fuite du pr&eacute;sident Zine el-Abidine Ben Ali. S&#39;ensuit le &laquo;&nbsp;Printemps arabe&nbsp;&raquo;, avec pour la plupart des pays qui l&#39;ont suivi, le chaos. La Tunisie est celle qui s&#39;en sort le mieux avec une transition d&eacute;mocratique men&eacute;e bon an, mal an. Mais cinq ans apr&egrave;s, les d&eacute;fis &agrave; relever restent immenses. Et la crise socio-&eacute;conomique est toujours l&agrave;.<\/p>\n<p>\n\t\tA&nbsp;Sidi Bouzid, surnomm&eacute;e &laquo;&nbsp;l&#39;&eacute;tincelle&nbsp;&raquo; apr&egrave;s le d&eacute;clenchement de la r&eacute;volte, le d&eacute;sespoir et le manque de perspectives demeurent aujourd&#39;hui. C&#39;est le cas en particulier pour les jeunes dont la moiti&eacute; des dipl&ocirc;m&eacute;s est au ch&ocirc;mage. A part une laiterie qui emploie 300 personnes, rien n&#39;a chang&eacute; &agrave; entendre Heni Touhemi. Le d&eacute;pit domine chez ce responsable local de l&#39;UGTT, la centrale syndicale en pointe de la contestation &agrave; l&#39;&eacute;poque&nbsp;: &laquo;&nbsp;La r&eacute;volution n&#39;a rien chang&eacute; pour nous [dans les domaines &eacute;conomique et sociale]. Nous sommes dans la m&ecirc;me situation qu&#39;avant 2011. Tout ce qui a chang&eacute;, c&#39;est que nous avons davantage de ch&ocirc;meurs et davantage d&#39;extr&eacute;misme&nbsp;&raquo;, l&acirc;che ce responsable en pointant les &laquo;&nbsp;promesses vides&nbsp;&raquo; des hommes politiques qui viennent visiter la ville seulement avant chaque scrutin &eacute;lectoral.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>La menace jihadiste s&#39;ajoute &agrave; la mis&egrave;re sociale<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tSidi Bouzid, bourgade de 40&nbsp;000 habitants perdue dans les steppes arides de l&#39;ouest tunisien est loin de Tunis. Tr&egrave;s t&ocirc;t apr&egrave;s la r&eacute;volution, les jihadistes ont fait de sa r&eacute;gion occidentale un rep&egrave;re, laissant une triste perspective &agrave; la jeunesse d&eacute;sh&eacute;rit&eacute;e de Sidi Bouzid et de Kasserine, une autre bourgade plus &agrave; l&#39;ouest. La pr&eacute;sence des groupes jihadistes dans les&nbsp;Monts Chaamb&icirc;, pr&egrave;s de la fronti&egrave;re alg&eacute;rienne, attire une partie de cette jeunesse.<\/p>\n<p>\n\t\tLe jihadisme est l&#39;un des plus gros d&eacute;fis des autorit&eacute;s tunisiennes. Cette ann&eacute;e 2015 a vu trois gros attentats revendiqu&eacute;s par l&#39;organisation Etat islamique. Mais selon l&#39;universitaire Heykel Benmahfoudh, sp&eacute;cialiste des questions de s&eacute;curit&eacute;, il faudra bien plus que les r&eacute;cents limogeages au sein du minist&egrave;re de l&#39;Int&eacute;rieur pour r&eacute;pondre &agrave; la menace. Il faut &laquo;&nbsp;d&eacute;finir le mandat des forces de s&eacute;curit&eacute; , adopter une nouvelle loi-cadre pour le renseignement et [cr&eacute;er] de nouvelles institutions, de nouveaux m&eacute;canismes et de nouvelles proc&eacute;dures&nbsp;&raquo;, souligne Heykel Benmahfoudh.<\/p>\n<p>\n\t\tLa refondation de l&#39;appareil s&eacute;curitaire est loin d&#39;&ecirc;tre la seule r&eacute;forme &agrave; mener en Tunisie. Il y a &eacute;videmment les r&eacute;formes pour relancer les investissements et le tourisme, lourdement affect&eacute;s par les r&eacute;cents attentats. Ces programmes sont longs &agrave; venir: en cause, le caract&egrave;re chaotique de la transition qui a vu les d&eacute;bats sur la Constitution durer des mois et les djihadistes assassiner deux figures politiques de la gauche tunisienne, l&#39;avocat&nbsp;Chokri Bela&iuml;d&nbsp;et le d&eacute;put&eacute; Mohamed Brahmi, provoquant la d&eacute;mission du gouvernement domin&eacute; par le parti islamiste Ennahda.<\/p>\n<p>\n\t\tPour l&#39;homme d&#39;affaires et d&eacute;put&eacute; (ind&eacute;pendant) Mohamed Frikha, la Tunisie a besoin de ses partenaires occidentaux pour lancer les chantiers en suspens. D&#39;apr&egrave;s lui, &laquo;25 milliards de dollars avaient &eacute;t&eacute; promis &agrave; la Tunisie apr&egrave;s la R&eacute;volution&raquo; mais on en est loin. Or, soutient-il encore, &laquo;&nbsp;gr&acirc;ce &agrave; l&#39;image d&#39;un pays d&eacute;mocratique et en faisant de la Tunisie un mod&egrave;le, on peut aider le monde, mais il faut nous soutenir&nbsp;&raquo;, souligne&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/mag\/260577\/economie\/tunisie-le-ciel-sassombrit-pour-mohamed-frikha\/\" target=\"_blank\">Mohamed Frikha<\/a>.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Recul sur les libert&eacute;s individuelles<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tMais tout en &eacute;tant le mod&egrave;le d&eacute;mocratique tant vant&eacute; avec le dernier prix&nbsp;Nobel de la paix d&eacute;cern&eacute; au quartet qui a sauv&eacute; la transition en 2013, la Tunisie est hant&eacute;e par ses vieux d&eacute;mons. Les violations des droits de l&#39;homme qui avaient cours sous Ben Ali semblent perdurer. Alors que la Constitution vot&eacute;e en 2014 garantit la &laquo;&nbsp;libert&eacute; de conscience&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;droit &agrave; la vie priv&eacute;e&nbsp;&raquo; et &laquo;&agrave; la non-discrimination&raquo;, plusieurs jeunes gens viennent d&#39;&ecirc;tre condamn&eacute;s pour avoir entretenu des&nbsp;relations homosexuelles.<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.rfi.fr\/afrique\/20151217-tunisie-5-ans-revolte-populaire-jasmin-bilan-revolution-revoltes-jihadisme-economie\">Source<\/a><\/p>\n<\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tunisie: 5 ans apr&egrave;s la r&eacute;volte populaire, un bilan en demi-teinte &nbsp; Le 17 d&eacute;cembre 2010, Mohamed Bouazizi, marchand ambulant s&#39;immolait dans la ville tunisienne de Sidi Bouzid. 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