{"id":11759,"date":"2016-01-04T00:37:41","date_gmt":"2016-01-04T00:37:41","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11759"},"modified":"2016-01-03T18:50:56","modified_gmt":"2016-01-03T18:50:56","slug":"tunisie-2016-lannee-de-tous-les-dangers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisie-2016-lannee-de-tous-les-dangers\/","title":{"rendered":"Tunisie 2016, l\u2019ann\u00e9e de tous les dangers"},"content":{"rendered":"<div>\n<header>\n<p>\n\t\tTunisie 2016, l&rsquo;ann&eacute;e de tous les dangers<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\tPar&nbsp;Seidik Abba<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/header>\n<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\tEn 2016, la Tunisie doit affronter les risques d&rsquo;un effondrement de son &eacute;conomie, la menace terroriste et l&rsquo;incurie de sa classe politique.<\/p>\n<p>\n\t\tQuand le feu prend dans la maison, la premi&egrave;re urgence, c&rsquo;est de l&rsquo;&eacute;teindre. Viendra ensuite le temps de chercher &agrave; situer les responsabilit&eacute;s. Ce principe vaut pour la Tunisie aujourd&rsquo;hui. Le pays fait face, tout seul, &agrave; des menaces imminentes et dangereuses pour sa stabilit&eacute; et son existence.<\/p>\n<p>\n\t\tEffondrement du tourisme<\/p>\n<p>\n\t\tIl y a d&rsquo;abord, parmi elles, les risques d&rsquo;effondrement &eacute;conomique qui se traduisent, notamment, par la pire crise du secteur du tourisme, un des principaux contributeurs &agrave; la richesse nationale. Jugez-en par ces chiffres qui donnent froid au dos&nbsp;: 270 unit&eacute;s h&ocirc;teli&egrave;res ont ferm&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, soit 48% des 573 unit&eacute;s h&ocirc;teli&egrave;res class&eacute;es. Au moins 71 h&ocirc;tels ont mis la cl&eacute; sous le paillasson en raison de la chute de leurs activit&eacute;s apr&egrave;s les attentats terroristes de mars 2015 contre le mus&eacute;e du Bardo &agrave; Tunis, de juin dernier contre un h&ocirc;tel de Sousse et l&rsquo;attentat-suicide de novembre 2015 contre un bus de la garde pr&eacute;sidentielle. Et ce n&rsquo;est pas tout&nbsp;: la Tunisie a d&eacute;gringol&eacute; de la 40 &egrave;me place en 2011 &agrave; la 92 &egrave;me en 2015-2016 au classement du World Economic Forum de Davos. Selon la Banque mondiale la Tunisie occupe d&eacute;sormais la 103 &egrave;me place en mati&egrave;re de cr&eacute;ation d&rsquo;entreprise, distanc&eacute;e de tr&egrave;s tr&egrave;s loin par le Maroc qui pointe au 43 &egrave;me rang.<\/p>\n<p>\n\t\tLe pire est &agrave; venir<\/p>\n<p>\n\t\tRien, absolument rien n&rsquo;indique que la situation va s&rsquo;am&eacute;liorer dans les prochains jours. Car, le plongeon de l&rsquo;&eacute;conomie tunisienne est intimement li&eacute; &agrave; la conjoncture s&eacute;curitaire marqu&eacute;e par la menace terroriste. Or, celle-ci n&rsquo;est pas pr&egrave;s de faiblir. Environ 600 djihadistes tunisiens sont rentr&eacute;s au pays ces derniers mois apr&egrave;s avoir combattu dans les groupes terroristes en Syrie et en Libye. La plupart d&rsquo;entre eux ont disparu dans la nature. Pr&egrave;s de 1600 autres ressortissants tunisiens se trouvent encore dans les rangs des groupes arm&eacute;s affili&eacute;s &agrave; l&rsquo;Etat islamique ou &agrave; Al Qa&iuml;da. Il s&rsquo;y ajoute la pr&eacute;sence en Libye, voisine de la Tunisie, des milliers de combattants de Daesh qui contr&ocirc;lent la r&eacute;gion de Syrte et qui peuvent donc, &agrave; tout moment, porter le djihad en terre tunisienne. Selon de nombreux analystes, s&rsquo;ils &eacute;taient totalement d&eacute;faits en Irak et en Syrie, les djihadistes de Daesh chercheront &agrave; se renforcer en Libye, aux voisinages imm&eacute;diats de la Tunisie.<\/p>\n<p>\n\t\tEt pourtant, comme si tout allait bien dans les meilleurs des mondes, le pouvoir tunisien est accapar&eacute; par la querelle interne au parti majoritaire Nidaa Toun&egrave;s, d&eacute;chir&eacute; entre la ligne de Moshen Marzouk, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&eacute;missionnaire, &nbsp;et celle de Hadeth Ca&iuml;d Essebsi, fils du pr&eacute;sident tunisien Beji Ca&iuml;d Essebsi. Au-del&agrave; de son caract&egrave;re partisan et interne, la crise au sein du parti majoritaire pourrait entra&icirc;ner une recomposition politique suivie d&rsquo;un renversement du rapport de forces au sein de l&rsquo;Assembl&eacute;e des repr&eacute;sentants des peuples (ARP). En effet, pr&egrave;s de 31 d&eacute;put&eacute;s favorables &agrave; Marzouk ont menac&eacute; de d&eacute;missionner de Nidaa Toun&egrave;s et de cr&eacute;er un groupe parlementaire. Dans ce cas, le parti islamiste Ennahdha deviendrait la premi&egrave;re force &agrave; l&rsquo;ARP. Il y a donc bien une incertitude politique qui pourrait venir se greffer &agrave; la menace terroriste et aux risques d&rsquo;effondrement &eacute;conomique.<\/p>\n<p>\n\t\tDevoir de solidarit&eacute;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tM&ecirc;me si elle est grave et m&ecirc;me d&eacute;sesp&eacute;rante, la situation n&rsquo;est pas irr&eacute;versible. On peut sauver la Tunisie, il faut sauver la Tunisie. Et il existe de nombreux leviers qu&rsquo;on peut actionner pour y arriver. En commen&ccedil;ant d&rsquo;abord par le g&eacute;nie des Tunisiens eux-m&ecirc;mes. Ils ont, souvenons-nous, su pr&eacute;server la transition alors qu&rsquo;on la croyait d&eacute;finitivement perdu apr&egrave;s les assassinats politiques de Chokri Bela&iuml;d en f&eacute;vrier 2013 et Mohamed Katami en septembre 2013. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour saluer ce g&eacute;nie que le prix Nobel de la paix 2015 a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; au Quartet (UGTT, UTICA, Ordre des avocats et LTDH). Nous devons sauver &eacute;galement la Tunisie en reprenant massivement les avions vers ce pays, sachant bien que la menace terroriste existe et qu&rsquo;elle est r&eacute;elle. On a tous entendu dire qu&rsquo;il faut sortir le soir, aller aux spectacles, ne rien changer &agrave; nos habitudes apr&egrave;s les attentats meurtriers du 13 novembre 2015 &agrave; Paris. Ce principe vaut aussi pour Tunis, pour Sousse et Hammamet. Nous devons, par solidarit&eacute; avec la Tunisie, reprendre les avions vers ce pays.<\/p>\n<p>\n\t\tParall&egrave;lement, il faut que les partenaires de la Tunisie l&rsquo;aident de fa&ccedil;on plus significative &agrave; relever le d&eacute;fi de la menace terroriste. En attendant, des Tunisiens se battent h&eacute;ro&iuml;quement contre le terrorisme dans le Mont Chaambi, dans les grandes villes, dans les cit&eacute;s baln&eacute;aires et sur sa fronti&egrave;re avec La Libye. Le &laquo;&nbsp;grand-fr&egrave;re alg&eacute;rien&nbsp;&raquo; et l&rsquo;OTAN peuvent et doivent faire mieux dans leur contribution dans la lutte contre le terrorisme en Tunisie. Il faut sauver le symbole Tunisie&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.mondafrique.com\/tunisie-chronique-dun-desastre-annonce\/\">Source<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tunisie 2016, l&rsquo;ann&eacute;e de tous les dangers Par&nbsp;Seidik Abba &nbsp; En 2016, la Tunisie doit affronter les risques d&rsquo;un effondrement de son &eacute;conomie, la menace terroriste et l&rsquo;incurie de sa classe politique. Quand le feu prend dans la maison, la premi&egrave;re urgence, c&rsquo;est de l&rsquo;&eacute;teindre. 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