{"id":11841,"date":"2016-01-14T01:35:54","date_gmt":"2016-01-14T01:35:54","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11841"},"modified":"2016-01-14T01:36:46","modified_gmt":"2016-01-14T01:36:46","slug":"diego-el-mulato-pirate-juif-des-caraibes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/diego-el-mulato-pirate-juif-des-caraibes\/","title":{"rendered":"Diego el Mulato, pirate juif des caraibes"},"content":{"rendered":"<p>\n\tDiego el Mulato, pirate juif des caraibes, &quot;El Zorro del Mar&quot; (Le renard de la mer)<\/p>\n<div>\n<div itemprop=\"articleBody\">\n<div dir=\"ltr\" trbidi=\"on\">\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tPour quelles raisons un jeune mul&acirc;tre juif, que les horribles pers&eacute;cutions de l&rsquo;Inquisition espagnole ont rendu orphelin, va-t-il devenir Diego el Mulato, l&rsquo;un des plus extraordinaires corsaires des rois&nbsp;? Comment &eacute;cuma-t-il les mers des Caraibes, &agrave; l&rsquo;instar des plus fameux navigateurs, dont le Rabbin Samuel Pallache&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tPourquoi Martin, architecte au Pyla, va-t-il s&rsquo;envoler vers les &icirc;les Cara&iuml;bes&nbsp;? Comment Charlemagne le basson griffon vend&eacute;en, et Arthur le pogona, se lancent-ils dans une aventure ahurissante&nbsp;? Comment Aston Star et Junique viennent-ils &agrave; la rescousse&nbsp;? Nos&nbsp; h&eacute;ros progresseraient-ils sans la po&eacute;sie f&eacute;minine de la splendide Isabela, la dynamique Dina, et l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance de Dahlia et d&rsquo;Ishtar&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tQue signifie la ligne verte sur un ancien manuscrit d&eacute;couvert par Martin&nbsp;? Y aurait-il des dimensions, qui, au-del&agrave; de l&rsquo;espace-temps lient &agrave; toujours Diego et Martin&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDes sables &eacute;toil&eacute;s du Pyla aux ondes turquoise des Cara&iuml;bes, d&eacute;couvrez ce roman o&ugrave; deux espace-temps, deux &eacute;poques diff&eacute;rentes en torsion &eacute;laborent un r&eacute;cit haletant, passionnant, rebondissant de p&eacute;rip&eacute;ties, d&rsquo;&acirc;pres combats et d&rsquo;humour&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tEXTRAIT DU LIVRE&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&laquo;&nbsp;Par la gr&acirc;ce de la source de toute vie, Di&eacute;go El Mulato de Los Reyes, a &eacute;crit en l&rsquo;an 1670 ce qui suit, afin que les g&eacute;n&eacute;rations n&rsquo;oublient pas que la paix, la charit&eacute; et la pri&egrave;re constituent les piliers du&nbsp; respect minimum &agrave; pr&eacute;senter &agrave; notre cr&eacute;ateur&hellip; La pri&egrave;re montait inexorablement dans le ciel, puissamment entonn&eacute;e par mon p&egrave;re au milieu des flammes qui martyrisaient sa peau, sa chair, ses vaisseaux sanguins, ses nerfs, le r&eacute;duisant &agrave; n&rsquo;&ecirc;tre que souffrances physiques. Couvert d&rsquo;une capuche pointue ridicule et d&rsquo;un genre de&nbsp; toge violette qui le rendaient inhumain et myst&eacute;rieux, je n&rsquo;arrivais pas &agrave; imaginer que l&rsquo;on s&rsquo;attaquait &agrave; la chair de ma chair, &agrave; la personne qui m&rsquo;avait donn&eacute; la vie et qui s&rsquo;&eacute;tait sans doute sacrifi&eacute;e pour moi.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tMa m&egrave;re avait disparu, vendue comme esclave.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLe spectacle des affres du supplici&eacute;&nbsp; sur cette place centrale de La Havane attirait les foules sans coeur. Chaque cri de joie des badauds &eacute;tait un coup de poignard dans mon coeur en moi. Je vivais le regard boulevers&eacute; de mon p&egrave;re face &agrave; ce d&eacute;chainement de haine.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDe tant de peine, je m&rsquo;&eacute;vanouis.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLe tribunal de l&rsquo;Inquisition l&rsquo;avait condamn&eacute; au b&ucirc;cher, d&rsquo;une mani&egrave;re sournoise et obscure. Sur la forme&nbsp;: sans chercher &agrave; l&rsquo;&eacute;couter et &agrave; le comprendre. Et, sur le fond, sans r&eacute;el objet p&eacute;nal ou r&eacute;pr&eacute;hensible &agrave; lui reprocher, ni aux autres juifs. Leur emploi du temps general se r&eacute;sumant &agrave; pratiquer le respect de la vie, &agrave; &eacute;tudier, prier, travailler, s&rsquo;occuper de leur famille et faire de la bienfaisance.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes l&egrave;vres tum&eacute;fi&eacute;es, le visage gris, le corps d&eacute;charn&eacute;, ses jambes ne le portant plus, mon p&egrave;re, mio padre, Abraham, sommairement jug&eacute;, puis livr&eacute; aux flammes de l&rsquo;auto-daf&eacute;, hurlait de douleur, et pleurait, seul, au milieu de cette foule sans piti&eacute;, grotesque, h&eacute;t&eacute;roclite, surexcit&eacute;e, d&eacute;chain&eacute;e, qui exultait de joie en entendant ses cris de souffrance et qui s&rsquo;&eacute;poumonait &agrave; hurler, &agrave; l&rsquo;insulter, &agrave; cracher sur lui, sans qu&rsquo;on puisse distinguer aucun visage, comme un monstre unique aux pens&eacute;es de guinguois. Le macabre grondement des tambours ajoutait &agrave; la cacophonie et au tumulte ambiants. Ils avaient d&rsquo;ailleurs rythm&eacute; l&rsquo;arriv&eacute;e th&eacute;&acirc;trale du condamn&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il monte sur l&rsquo;estrade du bourreau o&ugrave; se trouvait le b&ucirc;cher. Certains brandissaient des crucifix, comme si cela pouvait justifier ce crime atroce,&nbsp; cette sauvagerie inhumaine qui &eacute;tait en train d&rsquo;&ecirc;tre commise, au vu et au su de tout le monde.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tJ&rsquo;en devenais fou au point de ressentir mon c&oelig;ur comme arrach&eacute; de ma poitrine, car c&rsquo;&eacute;tait bien une partie de moi-m&ecirc;me qui s&rsquo;en allait en fum&eacute;e. La foule compacte m&rsquo;entourait, me bousculait comme un f&eacute;tu de paille, sans m&eacute;nagement, me m&eacute;prisait, comme si elle avait compris que le petit gar&ccedil;on que j&rsquo;&eacute;tais leur en voudrait jusqu&rsquo;&agrave; sa mort. Cette multitude vorace demandait du sang, clamant haut et fort leur haine de l&rsquo;infid&egrave;le, avec des cris de col&egrave;re et des salves d&rsquo;applaudissements. Elle&nbsp; accourrait de partout, se faisait plus dense, comme f&eacute;rocement attir&eacute;e par le sang et le supplice du condamn&eacute;. Sur une estrade, on pouvait apercevoir les officiels&nbsp;: le gouverneur de La Havane, l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que, et les vautours de la Fraternit&eacute; Chr&eacute;tienne, fraternit&eacute; anti-marrane, dont la principale fonction &eacute;tait de s&rsquo;assurer de la &laquo;&nbsp;limpieza de sangre&nbsp;&raquo;&nbsp;:&nbsp; la puret&eacute;&nbsp;du sang chr&eacute;tien au travers des g&eacute;n&eacute;rations et qui mutilaient en permanence le message de bont&eacute; et d&rsquo;harmonie du Christ, dont pourtant, ils se disaient disciples. Je ne comprenais pas pourquoi ils mettaient un tel acharnement &agrave; rechercher des ascendants juifs dans toute la population, tandis que Ferdinand II, roi d&rsquo;Aragon, avait une arri&egrave;re-grand-m&egrave;re juive de Tol&egrave;de dans ses a&iuml;eules. Cette Fraternit&eacute; avait diffus&eacute; une sorte de mode d&rsquo;emploi pour mieux d&eacute;couvrir les conversos qui judaisaient en secret&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&#8211; Ils honoraient le Shabbat, c&rsquo;est &agrave; dire le jour de repos, de pri&egrave;re et de gratitude envers Dieu en portant une chemise propre, en n&rsquo;allumant pas de feu, et en ne travaillant pas ce jour-l&agrave;,<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&#8211; Ils s&rsquo;alimentaient alors que les chr&eacute;tiens jeunaient,<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&#8211; Ils s&rsquo;abstenaient de&nbsp; nourriture&nbsp; le jour du Yom Kippour,<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&#8211; Ils se lavaient les mains avant la pri&egrave;re, et bien souvent,<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&#8211; Ils faisaient une b&eacute;n&eacute;diction sur les repas avant de manger,<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&#8211; Ils ne mangeaient pas de porc, consid&eacute;rant cette esp&egrave;ce impropre &agrave; la consommation car de r&eacute;gime alimentaire coprophage, comme le lapin.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&#8211; Ils pr&eacute;nommaient leurs enfants de noms tir&eacute;s de l&rsquo;Ancien Testament.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLa chasse aux &laquo;&nbsp;judaisants&nbsp;&raquo; &eacute;tait devenu un tel sport qu&rsquo;ils avaient envoy&eacute; au b&ucirc;cher une jeune dame de La Havane qui avait mis une nappe blanche pour le diner du vendredi soir. La pauvrette avait du tout d&rsquo;abord &ecirc;tre tortur&eacute;e avec des pinces pour lui couper les orteils, un entonnoir pour la gaver d&rsquo;eau, afin de lui faire avouer qu&rsquo;elle pr&eacute;parait un repas de Shabbat. Les hypocrites de cette Fraternit&eacute;, pr&ecirc;ts &agrave; tout pour obtenir une &laquo;&nbsp;confession&nbsp;&raquo; sous la torture, avaient pr&eacute;f&eacute;r&eacute; la br&ucirc;ler vive, parce que l&rsquo;Eglise ne devait pas verser le sang, comme un &laquo;&nbsp;Auto-da-F&eacute;&nbsp;&raquo;, un &laquo;&nbsp;Acte de Foi&nbsp;&raquo;&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLe spectacle &eacute;tait sur cette place centrale de La Havane. Chaque cri de joie de la foule &eacute;tait autant de coups de poignard que je ressentais en moi, imaginant le regard boulevers&eacute; de mon p&egrave;re face &agrave; ce d&eacute;chainement de haine.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tPetit &agrave; petit, le corps de mon p&egrave;re s&rsquo;affaissa sur lui-m&ecirc;me, d&eacute;vor&eacute; par les flammes, jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il n&rsquo;en reste plus qu&rsquo;un tas de cendres. Ce spectacle atroce et barbare se termina au milieu des invectives grossi&egrave;res et vulgaires, f&eacute;roces et cruelles de cette foule inculte et impitoyable qui m&rsquo;entourait. Elle ne pouvait m&ecirc;me deviner la perte pour l&rsquo;Humanit&eacute; que constituait la mort de mon p&egrave;re, ce puits de science, tant m&eacute;dicale que scientifique et philosophique. J&rsquo;aurais tant voulu avoir plus de temps pass&eacute; en sa compagnie pour m&rsquo;impr&eacute;gner de toutes ces connaissances qu&rsquo;il aurait pu me transmettre. Mais c&rsquo;&eacute;tait fini et je devais m&rsquo;y r&eacute;signer, malgr&eacute; toute ma haine contenue, mais bien pr&eacute;sente. Je jurais alors que ces Espagnols ignares, orgueilleux et suffisants paieraient au prix fort l&rsquo;abomination qu&rsquo;ils venaient de commettre.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t(&hellip;&hellip;&agrave; suivre&hellip;&hellip;)<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDIEGO EL MULATO&nbsp;? &laquo;&nbsp;LE&nbsp;&raquo; roman &agrave; offrir, &agrave; lire, et consommer sans mod&eacute;ration .<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/3.bp.blogspot.com\/-KW_cDgUA5ys\/Vg2q5wLp2JI\/AAAAAAAADfM\/i-HMvMeAZXY\/s1600\/Bon%2Bde%2BCommande%2BDiego2.PNG\" imageanchor=\"1\"><img decoding=\"async\" border=\"0\" src=\"http:\/\/3.bp.blogspot.com\/-KW_cDgUA5ys\/Vg2q5wLp2JI\/AAAAAAAADfM\/i-HMvMeAZXY\/s640\/Bon%2Bde%2BCommande%2BDiego2.PNG\" \/><\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAuteurs du Monde, 54, rue des M&egrave;ches &#8211; 94000 CRETEIL Tel : 09 50 52 53 05&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSite : www.auteursdumonde.fr auteursdumonde@free.fr<\/p>\n<div>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Diego el Mulato, pirate juif des caraibes, &quot;El Zorro del Mar&quot; (Le renard de la mer) &nbsp; &nbsp; Pour quelles raisons un jeune mul&acirc;tre juif, que les horribles pers&eacute;cutions de l&rsquo;Inquisition espagnole ont rendu orphelin, va-t-il devenir Diego el Mulato, l&rsquo;un des plus extraordinaires corsaires des rois&nbsp;? 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