{"id":11909,"date":"2016-01-26T00:24:19","date_gmt":"2016-01-26T00:24:19","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=11909"},"modified":"2016-01-26T00:24:19","modified_gmt":"2016-01-26T00:24:19","slug":"arabie-saouditeiran-vers-la-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/arabie-saouditeiran-vers-la-guerre\/","title":{"rendered":"ARABIE SAOUDITE\/IRAN : VERS LA GUERRE ?"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\n\t\tARABIE SAOUDITE\/IRAN : VERS LA GUERRE ?<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\tAlain Rodier<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\tLe 2 janvier 2016, 47 d&eacute;tenus ont &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;s dans 12 centres p&eacute;nitentiaires saoudiens. Dans quatre prisons, les supplici&eacute;s ont &eacute;t&eacute; fusill&eacute;s et dans les autres, ils ont &eacute;t&eacute; d&eacute;capit&eacute;s. Tous avaient &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s &agrave; mort pour actes de terrorisme. Parmi eux, quelques chiites, dont le cheikh Nimr Baqer Al-Nimr, une haute autorit&eacute; religieuse saoudienne, opposant farouche &agrave; la famille royale. Il se livrait r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; des pr&ecirc;ches enflamm&eacute;s contre les Saoud, surtout depuis le &quot;printemps&quot; arabe de 2011. Il refusait d&#39;entamer le moindre dialogue avec les officiels saoudiens et r&eacute;clamait une autonomie &#8211; voire l&#39;ind&eacute;pendance &#8211; d&#39;une partie est du pays, la r&eacute;gion de Qatif, peupl&eacute;e majoritairement de chiites. Or, cette zone est particuli&egrave;rement riche en p&eacute;trole ce qui rend encore plus insupportable pour le pouvoir en place &agrave; Riyad cette volont&eacute; s&eacute;paratiste. Al-Nimr a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; violemment en 2012 sous les chefs d&#39;inculpation &nbsp;&laquo;&nbsp;d&#39;actes visant &agrave; affaiblir le syst&egrave;me politique (&#8230;) et de nuire &agrave; la r&eacute;putation du royaume&nbsp;&raquo;.&nbsp;Condamn&eacute; &agrave; mort octobre 2014 pour &laquo;&nbsp;terrorisme, port d&#39;armes, s&eacute;dition, d&eacute;sob&eacute;issance au souverain, insulte aux &eacute;rudits de la loi islamique&nbsp;&raquo;, son ex&eacute;cution (et celle de 50 terroristes) avait &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e comme imminente d&egrave;s le 23 novembre 2015 par le ministre de l&#39;Int&eacute;rieur, le prince h&eacute;ritier Mohammed Ben Nayef. Le pouvoir avait certainement pr&eacute;vu cette campagne d&#39;ex&eacute;cution de longue date puisque huit bourreaux suppl&eacute;mentaires avaient &eacute;t&eacute; recrut&eacute;s en mai 2015. Il &eacute;tait aussi important d&#39;effectuer ces ex&eacute;cutions dans diff&eacute;rentes villes, m&ecirc;me si pour des raisons pratiques, elles auraient pu &ecirc;tre regroup&eacute;es dans un seul lieu. En effet, elles devaient servir d&#39;exemple aux &laquo;&nbsp;d&eacute;viants&nbsp;&raquo; saoudiens tent&eacute;s de mettre le r&eacute;gime en cause. Auparavant, la seule fois o&ugrave; un &eacute;v&egrave;nement d&#39;une telle ampleur eut lieu fut le 9 janvier 1980 quand 63 terroristes ayant particip&eacute; &agrave; la prise de la grande mosqu&eacute;e de la Mecque deux mois plus t&ocirc;t furent ex&eacute;cut&eacute;s dans huit villes diff&eacute;rentes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Pourquoi ces ex&eacute;cutions ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tLa famille Saoud se sent menac&eacute;e. Le roi Salmane &acirc;g&eacute; de 80 ans serait en mauvaise sant&eacute; et pr&eacute;parerait sa succession. Son h&eacute;ritier politique d&eacute;sign&eacute; est son neveu, le prince Mohammed Ben Nayef ; le second sur la liste &eacute;tant son fils, le prince Mohammed ben Salmane, responsable de la cour royale et surtout, ministre de la D&eacute;fense. Des rumeurs insistantes laissent entendre qu&#39;une sourde comp&eacute;tition existerait entre les deux hommes, sans compter que des dissidences agitent la pl&eacute;thorique famille royale qui compte plus de 4 000 princes.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe prince Salmane est en premi&egrave;re ligne dans la guerre qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;clench&eacute;e par l&#39;Arabie saoudite, &agrave; la t&ecirc;te d&#39;une importante coalition arabe, au Y&eacute;men contre les rebelles Houthi et les partisans de l&#39;ex-pr&eacute;sident Saleh. Le dernier cessez-le-feu a &eacute;t&eacute; lev&eacute; le 3 janvier mais aucune des parties ne semble en mesure de l&#39;emporter &agrave; court ou moyen terme. Le prince ben Nayef est lui responsable de la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure et de l&#39;unit&eacute; du royaume. C&#39;est donc lui qui serait &agrave; l&#39;origine de la r&eacute;cente vague d&#39;ex&eacute;cutions.<\/p>\n<p>\n\t\t\tCelle-ci semble d&#39;abord destin&eacute;e &agrave; usage interne pour faire rentrer dans le rang tous ceux qui remettent en cause la famille royale, au premier rang desquels se trouve la minorit&eacute; chiite[1]. Les Saoud font une v&eacute;ritable fixation sur les chiites en g&eacute;n&eacute;ral et sur l&#39;Iran en particulier. M&ecirc;me en dehors de toute logique g&eacute;opolitique, ils pensent que les mollahs iraniens veulent conqu&eacute;rir le monde musulman dans son ensemble, ce qui n&#39;&eacute;tait certes pas faux du temps de l&#39;ayatollah Khomeiny, mais qui ne semble plus aujourd&#39;hui d&#39;actualit&eacute;. Si T&eacute;h&eacute;ran se voit toujours en d&eacute;fenseur des chiites (et apparent&eacute;s), il a perdu ses illusions de domination sur le monde sunnite.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLa famille Saoud s&#39;est par ailleurs rendue compte, depuis d&eacute;j&agrave; un certain temps, que les salafistes-djihadistes d&#39;Al-Qaida &laquo;&nbsp;canal historique&nbsp;&raquo;, puis de Daesh, repr&eacute;sentaient un risque existentiel pour elle. En effet l&#39;objectif premier officiellement annonc&eacute; par les dirigeants de ces deux mouvements est de reconqu&eacute;rir les lieux saints de l&#39;islam et de renverser ceux qui sont au pouvoir, consid&eacute;r&eacute;s comme corrompus et &laquo;&nbsp;d&eacute;viants&nbsp;&raquo; vis-&agrave;-vis de la religion telle qu&#39;ils l&#39;interpr&egrave;tent[2]&nbsp;. La famille Saoud se sait donc condamn&eacute;e si par malheur les salafistes-djihadistes parvenaient &agrave; prendre le contr&ocirc;le du pays. Il convient donc de ramener &agrave; la raison ceux qui seraient tent&eacute;s de suivre le mouvement en leur montrant le sort qui pourrait leur &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute;. Le fait que les ex&eacute;cutions aient eu lieu &agrave; l&#39;int&eacute;rieur des prisons &#8211; alors que pour les d&eacute;lits de droit commun, elled se d&eacute;roulent en public &#8211; est &agrave; ce titre significatif&nbsp;: servir d&#39;exemples certes mais surtout ne pas en faire des martyrs.<\/p>\n<p>\n\t\t\tD&#39;un autre c&ocirc;t&eacute;, la famille royale ne peut se mettre &agrave; dos les autorit&eacute;s religieuses saoudiennes tr&egrave;s anti-chiites qui n&#39;appr&eacute;cient gu&egrave;re l&#39;ex&eacute;cution de salafistes jug&eacute;s tr&egrave;s proches de la doctrine wahhabite. C&#39;est aussi pour cette raison que des chiites ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;s, afin de faire effet de &laquo;&nbsp;contrepoids&nbsp;&raquo;. Il &eacute;tait important de montrer qu&#39;ils n&#39;&eacute;taient pas punis pour leurs croyances mais pour leur volont&eacute; insurrectionnelle destin&eacute;e &agrave; abattre le r&eacute;gime.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Les r&eacute;actions<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tComme il fallait s&#39;y attendre, les r&eacute;actions ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s vives dans le monde chiite. Des manifestation ont eu lieu au Bahre&iuml;n &#8211; Etat &agrave; majorit&eacute; chiite mais gouvern&eacute;e par le roi sunnite Hamed ben Issa al-Khalifa[3]&nbsp;-, au Liban &#8211; o&ugrave; le Conseil supr&ecirc;me chiite libanais a d&eacute;clar&eacute; que &laquo;&nbsp;l&#39;Arabie paiera un prix &eacute;lev&eacute;&nbsp;&raquo; -, en Irak &#8211; o&ugrave; l&#39;ayatollah Ali Al-Sistani, la plus haute autorit&eacute; religieuse chiite du pays a condamn&eacute; sans appel ces &laquo;&nbsp;assassinats&nbsp;&raquo;[4]&nbsp;-et surtout en Iran. Le Guide supr&ecirc;me de la R&eacute;volution, l&#39;ayatollah Ali Khamenei, a affirm&eacute;&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;le sang de ce martyr vers&eacute; injustement portera ses fruits et la main divine le vengera des dirigeants saoudiens (&#8230;).&nbsp;Ce savant opprim&eacute; n&#39;avait ni encourag&eacute; les gens &agrave; prendre les armes ni complot&eacute; en secret, il a seulement prof&eacute;r&eacute; ouvertement des critiques&nbsp;&raquo;. Les pasdaran ont pour leur part &eacute;mis le communiqu&eacute; suivant&nbsp;: &laquo;&nbsp;une terrible vengeance frappera les Al-Saoud dans un proche avenir et provoquera la chute de ce r&eacute;gime pro-terroriste et anti-islamique&nbsp;&raquo;. Des manifestations des bassidjis s&#39;en sont pris aux repr&eacute;sentations diplomatiques saoudiennes. Celles-ci n&#39;ont rien de spontan&eacute; car il est de notori&eacute;t&eacute; publique que les bassidjis ne font alors qu&#39;ex&eacute;cuter les ordres qui leurs sont donn&eacute;s par le corps des pasdaran dont ils d&eacute;pendent. D&#39;ailleurs, l&#39;organisation bien huil&eacute;e et les pancartes et &eacute;tendards pr&eacute;par&eacute;s &agrave; l&#39;avance par les manifestants le confirment. Les &laquo;&nbsp;arrestations&nbsp;&raquo; qui ont suivi ne se sont produites que pour &laquo;&nbsp;amuser la galerie&nbsp;&raquo;. D&#39;autres manifestations moins bien organis&eacute;es ont &eacute;galement eu lieu en Irak, au Pakistan, au Cachemire indien et en Malaisie. Les Occidentaux sont rest&eacute;s beaucoup plus prudents tout en s&#39;inqui&eacute;tant de l&#39;exacerbation des tensions religieuses que ces ex&eacute;cutions allaient provoquer au Proche-Orient.<\/p>\n<p>\n\t\t\tSi l&#39;on parle beaucoup des chiites, il est moins question des activistes d&#39;Al-Qaida &laquo;&nbsp;canal historique&nbsp;&raquo;. Or, Al-Qaida dans la p&eacute;ninsule arabique (AQPA) avait pr&eacute;venu que si ses militants &eacute;taient ex&eacute;cut&eacute;s, il passerait &agrave; l&#39;action. Il est donc probable que des cons&eacute;quences vont &ecirc;tre ressenties au Y&eacute;men o&ugrave; une sorte de&nbsp;deal&nbsp;de non-agression entre AQPA et les forces saoudiennes existait jusqu&#39;alors, les deux coop&eacute;rant contre l&#39;ennemi commun du moment&nbsp;: les rebelles Houthi et les partisans de l&#39;ex-pr&eacute;sident Saleh. AQPA est en effet oblig&eacute; de r&eacute;agir de mani&egrave;re &agrave; ne pas laisser le champ libre &agrave; Daesh qui commence &agrave; lui faire de l&#39;ombre sur ce th&eacute;&acirc;tre d&#39;op&eacute;rations. Il est possible que les int&eacute;r&ecirc;ts saoudiens soient &eacute;galement vis&eacute;s en dehors du Y&eacute;men, AQPA &eacute;tant le bras arm&eacute; de la maison m&egrave;re pour les op&eacute;rations ext&eacute;rieures (cf. les attentats de janvier 2015 en France).&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Vers une guerre frontale&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tL&#39;Arabie saoudite et l&#39;Iran s&#39;affrontent d&eacute;j&agrave; par procuration sur diff&eacute;rents th&eacute;&acirc;tres d&#39;op&eacute;rations. Au Y&eacute;men o&ugrave; T&eacute;h&eacute;ran soutient les rebelles contre la coalition militaire emmen&eacute;e par Riyad. En Syrie o&ugrave; les rebelles dits &laquo;&nbsp;mod&eacute;r&eacute;s&nbsp;&raquo; &#8211; mais aussi le Front al-Nosra, la branche arm&eacute;e officielle d&#39;Al-Qaida &laquo;&nbsp;canal historique&nbsp;&raquo; &#8211; sont soutenus en sous-main par l&#39;Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie qui se retrouvent pour une fois alli&eacute;s pour d&eacute;fendre un but commun&nbsp;: abattre le r&eacute;gime alaouite (proche des chiites) de Bachar el-Assad. En Irak, c&#39;est actuellement moins marqu&eacute; car, &quot;officiellement&quot; Daesh ne re&ccedil;oit plus de soutien ext&eacute;rieur. Toutefois, tous les attentats anti-chiites qui y ont r&eacute;guli&egrave;rement lieu ne peuvent que r&eacute;jouir Riyad.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLes relations diplomatiques avec T&eacute;h&eacute;ran ont &eacute;t&eacute; rompues par Riyad le 4 janvier ce qui ne va pas faciliter le dialogue, surtout au moment o&ugrave; des n&eacute;gociations internationales portant sur la situation au Y&eacute;men et en Syrie doivent reprendre. Il est &eacute;galement possible que des incidents ponctuels se produisent ici ou l&agrave;, entre des a&eacute;ronefs ou\/et des navires de guerre des deux pays, notamment dans le Golfe persique, zone particuli&egrave;rement sensible. Riyad va aussi renforcer le blocus autour du Y&eacute;men pour emp&ecirc;cher l&#39;arriv&eacute;e de l&#39;aide iranienne. Cela pourrait donner lieu &agrave; des incidents pouvant mal tourner.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais il est peu probable qu&#39;une guerre frontale &eacute;clate pour plusieurs raisons. L&#39;Arabie saoudite est dot&eacute;e d&#39;armements modernes mais, en dehors de son aviation qui est servie par des personnels comp&eacute;tents, motiv&eacute;s et entra&icirc;n&eacute;s (Am&eacute;ricains), ses composantes maritimes et encore moins terrestres ne sont gu&egrave;re de grande qualit&eacute;. L&#39;arm&eacute;e saoudienne est forte de 235&nbsp;000 hommes plus 25&nbsp;000 r&eacute;servistes. La balance penche en faveur des Iraniens dont les forces arm&eacute;es s&#39;&eacute;l&egrave;vent &agrave; 750&nbsp;000 hommes. La faiblesse de T&eacute;h&eacute;ran r&eacute;side dans son aviation compos&eacute;e de 480 a&eacute;ronefs hors d&#39;&acirc;ge contre les 650 appareils saoudiens modernes et bien entretenus. Ce handicap est en partie combl&eacute; par la capacit&eacute; des nombreux missiles sol-sol qui peuvent &ecirc;tre mis en &oelig;uvre par les pasdaran sans parler de sa capacit&eacute; &agrave; bloquer le d&eacute;troit d&#39;Ormuz[5].<\/p>\n<p>\n\t\t\tDe plus, les forces saoudiennes sont accapar&eacute;es par la guerre au Y&eacute;men, la protection de sa fronti&egrave;re avec ce pays mais aussi celle avec l&#39;Irak et le maintien de l&#39;ordre &agrave; l&#39;int&eacute;rieur. Il faut dire que pour la premi&egrave;re fois dans son histoire, la famille Saoud rencontre une p&eacute;riode d&#39;aust&eacute;rit&eacute; qui pourrait entra&icirc;ner une crise sociale de grande ampleur. Si l&#39;Iran va certainement intensifier ses efforts en Syrie, en Irak et dans le domaine des op&eacute;rations secr&egrave;tes (Y&eacute;men, Bahre&iuml;n, etc.), T&eacute;h&eacute;ran n&#39;a aucun int&eacute;r&ecirc;t &agrave; d&eacute;clencher une guerre contre Ryiad car son objectif actuel est la lev&eacute;e des sanctions internationales suite &agrave; l&#39;accord sur le nucl&eacute;aire avec les 5+1<a href=\"http:\/\/www.cf2r.org\/fr\/notes-actualite\/arabie-saoudite-iran-vers-la-guerre.php#_ftn6\" name=\"_ftnref6\" title=\"_ftnref6\">[6]<\/a>&nbsp;sign&eacute; en 2015. Le retour de la prosp&eacute;rit&eacute; &eacute;conomique et, en r&eacute;sultante, du bien-&ecirc;tre des populations, passe obligatoirement par l&agrave;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t[1]&nbsp;Les chiites repr&eacute;sentent10 et 15% de la population essentiellement r&eacute;partis entre l&#39;est (en face de Bahre&iuml;n) et le sud-ouest du pays, aux fronti&egrave;res du Y&eacute;men.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t[2]&nbsp;Pourtant, le salafisme-djihadisme est un prolongement id&eacute;ologique du wahhabisme. Tout deux pr&ocirc;nent un retour aux origines en respectant &agrave; la lettre les textes sacr&eacute;s de la p&eacute;riode dite m&eacute;dinoise.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t[3]&nbsp;Qui avait d&eacute;j&agrave; d&ucirc; r&eacute;primer une contestation violente avec l&#39;aide des forces saoudiennes en mars 2011.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t[4]&nbsp;Pourtant r&eacute;put&eacute; pour sa relative &laquo;&nbsp;mod&eacute;ration&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t[5]&nbsp;L&#39;Arabie a pris soin de r&eacute;investir le 11 d&eacute;cembre 2015, l&#39;&icirc;le strat&eacute;gique Grande Hanish qui commande l&#39;entr&eacute;e nord du d&eacute;troit de Bab-el-Mandeb. Si les Iraniens avaient install&eacute; des batteries sol-mer sur cette &icirc;le qui &eacute;tait alors aux mains des rebelles y&eacute;m&eacute;nites, ils auraient pu tenter de bloquer aussi la mer Rouge et donc le canal de Suez.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t[6]&nbsp;Les cinq membres permanents du Conseil de s&eacute;curit&eacute; de l&#39;ONU plus l&#39;Allemagne.<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/www.cf2r.org\/fr\/notes-actualite\/arabie-saoudite-iran-vers-la-guerre.php\">Source<\/a><\/p>\n<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ARABIE SAOUDITE\/IRAN : VERS LA GUERRE ? Alain Rodier &nbsp; &nbsp; Le 2 janvier 2016, 47 d&eacute;tenus ont &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;s dans 12 centres p&eacute;nitentiaires saoudiens. Dans quatre prisons, les supplici&eacute;s ont &eacute;t&eacute; fusill&eacute;s et dans les autres, ils ont &eacute;t&eacute; d&eacute;capit&eacute;s. 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