{"id":12039,"date":"2016-02-12T00:52:42","date_gmt":"2016-02-12T00:52:42","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12039"},"modified":"2016-02-12T00:52:42","modified_gmt":"2016-02-12T00:52:42","slug":"reperes-darcheologie-chretienne-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/reperes-darcheologie-chretienne-en-tunisie\/","title":{"rendered":"REP\u00c8RES D\u2019ARCH\u00c9OLOGIE CHR\u00c9TIENNE EN TUNISIE"},"content":{"rendered":"<p>\n\tREP&Egrave;RES D&rsquo;ARCH&Eacute;OLOGIE CHR&Eacute;TIENNE EN TUNISIE<a href=\"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=386#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe rapport pour les plus int&eacute;ress&eacute;s &agrave; l&rsquo;arch&eacute;ologie, ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;une br&egrave;ve &eacute;num&eacute;ration des nombreuses d&eacute;couvertes survenues pendant quinze ans en Tunisie. A ce travail de Picard datant de 1953, je me permets d&rsquo;ajouter quelques actualisations apr&egrave;s les derni&egrave;res visites que moi-m&ecirc;me j&rsquo;ai faites sur les sites en question entre 2012 et 2014.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>1- CARTHAGE<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&laquo;L&rsquo;article Carthage du Dictionnaire d&rsquo;Histoire et de G&eacute;ographie eccl&eacute;siasti&shy;ques, XI, col. 1149 sqq. d&ucirc; aux RR. PP. Ferron et Lapeyre donne un expos&eacute; complet de nos connaissances en 1939&nbsp;&raquo;. Nous en trouverons un exemplaire &agrave; la biblioth&egrave;que dioc&eacute;saine de Tunis.&nbsp;Consulter:&nbsp;C. PICARD,&nbsp;Carthage,&nbsp;1951 et P. Silvio Moreno,&nbsp;&laquo;Carthage &eacute;ternelle, un p&egrave;lerinage sur les ruines et l&rsquo;arch&eacute;ologie chr&eacute;tienne de Carthage&raquo;, 2013.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans le parc des Thermes d&rsquo;Antonin&nbsp;:&nbsp;Une nouvelle &eacute;glise a &eacute;t&eacute; fouill&eacute;e &agrave; une vingtaine de m&egrave;tres au Sud de la grande basilique d&eacute;couverte en 1899 par P. Gauckler que nous appelons aujourd&rsquo;hui&nbsp;&laquo;Basilique Byzantine&raquo;.&nbsp;L&rsquo;&eacute;difice orient&eacute; N. S., l&rsquo;entr&eacute;e au N., &eacute;tait divis&eacute; en trois nefs.&nbsp;Seul le pavement du bas-c&ocirc;t&eacute; Ouest est &agrave; peu pr&egrave;s enti&egrave;rement conserv&eacute;; dans l&rsquo;entr&eacute;e de la nef subsiste un soubassement carr&eacute; en ciment autrefois plaqu&eacute; de marbre, dont la destination est inconnue.&nbsp;Consulter:&nbsp;Un rapport provisoire a &eacute;t&eacute; publi&eacute; dans le Bulletin arch&eacute;ologique du Comit&eacute; p. 77 sqq. ann&eacute;e 1943-45, en 1951. Cf. aussi C. PICARD, op. 1. p. 46.<\/p>\n<p>\n\tUne chapelle fun&eacute;raire (chapelle d&rsquo;Asterius) byzantine absolument intacte a &eacute;t&eacute; d&eacute;cou&shy;verte en&nbsp;1950&nbsp;sur la colline de Ste-Monique et transport&eacute;e, sous la direction dc M. A. L&eacute;zine, dans le Parc des Thermes d&rsquo;Antonin. C&rsquo;est le plus petit, mais le mieux conserv&eacute;, de tous les monuments chr&eacute;tiens de Carthage. La date est fix&eacute;e par la d&eacute;couverte sous le pavement de trois monnaies de Maurice Tib&egrave;re, frapp&eacute;es &agrave; Carthage en 588.&nbsp;Consulter:&nbsp;Cf. S. Moreno, op. cit. p. 67.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&laquo;Une rotonde &eacute;nigmatique existe sur la colline du th&eacute;&acirc;tre, pour laquelle, les interpr&eacute;tations les plus vari&eacute;es avaient &eacute;t&eacute; propos&eacute;es. Les fouilles conduites par M. A. L&eacute;zine en 1951 ont d&eacute;montr&eacute;: que les ruines &eacute;taient celles du soubassement d&rsquo;un monument comparable, architecturalement, au Troph&eacute;e des Alpes &agrave; la Turbie: rotonde sur podium carr&eacute;; que la construction pouvait &ecirc;tre assign&eacute;e &agrave; la seconde moiti&eacute; du IV&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle. Une mon&shy;naie de Mercure dans les fondations donne un terminus post quem; une mon&shy;naie de Julien trouv&eacute;e sous une mosa&iuml;que appartenant &agrave; une construction post&eacute;rieure donne un terminus ante quem. L&rsquo;utilisation du monument demeure inconnue, mais il est possible qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un &eacute;difice cultuel chr&eacute;tien. M. L&eacute;zine a en tout cas relev&eacute; au N. O. une abside appartenant &agrave; un monument post&eacute;rieur &agrave; la rotonde, mais ant&eacute;rieur &agrave; la mosa&iuml;que de Julien, dont un bloc de fondation porte une croix sculpt&eacute;e en bas-relief&raquo;.&nbsp;Consulter:&nbsp;Cf. Fasti Archaeologici, VI, 1953,&nbsp;n. 4831, 3. Cette rotonde est inaccessible aux touristes et p&egrave;lerins.<\/p>\n<p>\n\t<strong>2&nbsp;&ndash; CAP BON<\/strong><\/p>\n<p>\n\tUn baptist&egrave;re en mosa&iuml;que, parfaitement conserv&eacute;, a &eacute;t&eacute; d&eacute;couvert en 1952 &agrave; une dizaine de kilom&egrave;tres au N. de K&eacute;libia sur la c&ocirc;te Est de la pres&shy;qu&rsquo;&icirc;le et transport&eacute; au Mus&eacute;e du Bardo. Il s&rsquo;agit sans doute du plus beau monument de ce genre qui soit connu en Afrique. La cuve cruciforme tr&egrave;s richement orn&eacute;e, est entour&eacute;e d&rsquo;une d&eacute;dicace &agrave; St Cyprien et &agrave; St Adelfius, celui-ci qualifi&eacute; de&nbsp;presbyter huiusce unitatis.&nbsp;La date probable est le VI&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle. Le lieu de ce baptist&egrave;re&nbsp; au Cap Bon est ferm&eacute; aux touristes et p&egrave;lerins.Consulter:&nbsp;Christian COURTOIS, &laquo;Baptist&egrave;re d&eacute;couvert &agrave; K&eacute;libia&nbsp;&raquo;, CRAI, vol. 100, n&deg;2, 1956.<\/p>\n<p>\n\t<strong>3 &ndash; TUNISIE SEPTENTRIONALE<\/strong><\/p>\n<p>\n\tThibiuca&nbsp;:&nbsp;Une &eacute;glise et un baptist&egrave;re ont &eacute;t&eacute; fouill&eacute;s &agrave; Thibiuca pr&egrave;s de T&eacute;bourba.&nbsp;Consulter:&nbsp;Cf. J. CINTAS et G. L. FEUILLE,&nbsp;Karthago&nbsp;111,1952, p. 195 sqq.<\/p>\n<p>\n\tBulla Regia:&nbsp;Une tr&egrave;s importante basilique a &eacute;t&eacute; d&eacute;couverte par M. P. Quoniam &agrave; Bulla Regia. Pav&eacute;e de mosa&iuml;ques elle comporte un baptist&egrave;re cruciforme dont la cuve a &eacute;t&eacute; ult&eacute;rieurement r&eacute;tr&eacute;cie par la pose de plaques de marbre isolant deux des bras. Des tombes de basse &eacute;poque ont envahi le sanctuaire. L&rsquo;une d&rsquo;elles contenait un petit tr&eacute;sor de monnaies ommayades, permettant de la dater du VIII&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle ap. J. C. Lieu de pr&eacute;dication de Saint Augustin, lors de ses voyages &agrave; Carthage.<\/p>\n<p>\n\tMactar:&nbsp;Plusieurs &eacute;glises nouvelles ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes au cours des fouilles:&nbsp;Basilique d&rsquo;Hildeguns:&laquo;Elle est situ&eacute;e au Sud du Forum de Tra&shy;jan. C&rsquo;est une &eacute;glise &agrave; trois nefs, l&rsquo;abside orient&eacute;e vers l&rsquo;Est, avec presbyte&shy;rium sur&eacute;lev&eacute;. En avant de la nef centrale &agrave; l&rsquo;ouest, un suggestus de ma&ccedil;on&shy;nerie abrite le tombeau d&rsquo;un certain Hildeguns, tr&egrave;s vraisemblablement un Vandale; la fosse a &eacute;t&eacute; am&eacute;nag&eacute;e dans un ancien &eacute;gout. A l&rsquo;Est, derri&egrave;re l&rsquo;abside, se trouve un baptist&egrave;re dont la cuve avait &eacute;t&eacute; abrit&eacute;e par un ciborium enlev&eacute; au temple d&rsquo;Apollon, o&ugrave; il abritait une statue de Latone. Les sculptures des bases (attributs de Diane et d&rsquo;Apollon) et la d&eacute;dicace &agrave; Latone grav&eacute;e sur la frise n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; martel&eacute;es. Le sol des bas-c&ocirc;t&eacute;s contient plusieurs tombes, recouvertes de dalles &agrave; &eacute;pitaphe; d&rsquo;autres tombeaux se trouvent dans une ex&egrave;dre qui s&rsquo;ouvre sur le bas-c&ocirc;t&eacute; Sud&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tBasilique des juvenes: &laquo;Elle se trouve &agrave; la limite S. O. de la ville, &agrave; proximit&eacute; d&rsquo;une n&eacute;cropole utilis&eacute;e depuis l&rsquo;&eacute;poque numide jusqu&rsquo;&agrave; nos jours. L&rsquo;&eacute;glise a &eacute;t&eacute; am&eacute;nag&eacute;e dans un ensemble monumental construit ou reconstruit entre 283 et 285, et qui comportait une cour &agrave; p&eacute;ristyle entour&eacute;e de divers b&acirc;timents, dont une grande salle. A mon avis d&rsquo;apr&egrave;s certaines recherches ce local &eacute;tait le si&egrave;ge de la juventus civitatis Mactaritanae. La grande salle, peut-&ecirc;tre d&eacute;j&agrave; d&eacute;sign&eacute;e sous le nom de basilique, a re&ccedil;u sans doute &agrave; la fin du III&egrave;me&nbsp;ou au d&eacute;but du IV&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle, une abside; ult&eacute;rieurement on y installa une double colonnade int&eacute;rieure; vers le m&ecirc;me temps un narthex fut am&eacute;nag&eacute; aux d&eacute;pens du portique. Divers monuments fun&eacute;raires ont &eacute;t&eacute; trouv&eacute;s in situ; deux cippes pa&iuml;ens du III&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle ap. J. C. abrit&eacute;s par des ciboria se trouvaient, l&rsquo;un au milieu du narthex, l&rsquo;autre devant l&rsquo;abside; ils avaient contenu les cendres d&rsquo;un certain Julius Piso et de sa fille Julia Spesina. Ce dernier a certainement servi d&rsquo;autel chr&eacute;tien. Le cippe de Julius Piso et les colonnettes de son ciborium reposent sur des fondations identiques &agrave; celles du stylobate du portique; il semble donc que ce tombeau, dont la pr&eacute;sence ne peut &ecirc;tre expliqu&eacute;e par les besoins de la liturgie chr&eacute;tienne, ait &eacute;t&eacute; en place d&egrave;s avant la transformation de l&rsquo;&eacute;difice en &eacute;glise. On est ainsi amen&eacute; &agrave; conclure que Pison et sa fille ont &eacute;t&eacute; inhum&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;difice des Juvenes, sans doute en tant que bienfaiteurs du coll&egrave;ge, et que leurs tombeaux ont &eacute;t&eacute; respect&eacute;s par les Chr&eacute;tiens. Plusieurs tombes chr&eacute;tiennes ont d&rsquo;autre part &eacute;t&eacute; am&eacute;nag&eacute;es dans l&rsquo;&eacute;glise: devant l&rsquo;autel, les tombes en mosa&iuml;que, avec &eacute;pitaphes m&eacute;triques, de Constantinus, Honorate et Constantia; dans le narthex, celle d&rsquo;une religieuse, Benenata, dite Jambaria; enfin plusieurs tombes &agrave; ciste, sans &eacute;pitaphe, les premi&egrave;res datant sans doute du VI&egrave;me si&egrave;cle, les autres du V&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle. Une n&eacute;cropole avait &eacute;gale&shy;ment &eacute;t&eacute; install&eacute;e autour de l&rsquo;&eacute;glise; elle se compose de tombes &agrave; ciste; l&rsquo;une d&rsquo;elles contenait quelques bijoux d&rsquo;&eacute;poque vandale&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tMartyrium:&nbsp;&laquo;Au Sud de la basilique les installations fun&eacute;raires sont plus importan&shy;tes. Il y a l&agrave; notamment une sorte de martyrium, form&eacute; d&rsquo;une cour rectan&shy;gulaire et d&rsquo;une ex&egrave;dre, qui peut &ecirc;tre dat&eacute;e du IV&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle. On y a d&eacute;couvert un cippe portant l&rsquo;&eacute;pitaphe m&eacute;trique de Julias Benenata, toute pa&iuml;enne d&rsquo;inspiration et de forme, mais qui se termine par la formule vixit in pace. Ce texte a soulev&eacute; d&eacute;j&agrave; de nombreuses discussions&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tConsulter&nbsp;:&nbsp;C.R.A.I., 1946, p. 461; M. P. NILSSON, Eranos, XLVI, 1947, p. &rsquo;59 sqq. et Gesch. der Griech. Reli&shy;gion Il, p. 474, n. 6 &ndash; W. VOLLGRAFF, Hommages &agrave; J. Bidez et F. Cumont, p.339, n. 3 &ndash; P. Boyanc&eacute;, C.R.A.I., 1951, p. 373 sqq. et R.A.R., 1952, p. &rsquo;47-155; J. CARCOPINO, ap., G. PICARD, Relig. de l&rsquo;Afr. ant., p. VI, VII, et G. PICARD, ibid., p. 146, 211-227.<\/p>\n<p>\n\t&Eacute;difices &agrave; auges:&nbsp;&laquo;Entre le monument de Julia Benenata et la basilique des juvenes s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve un curieux &eacute;difice quadrilob&eacute; dont la principale caract&eacute;ristique est qu&rsquo;il porte une s&eacute;rie d&rsquo;auges sur le mur ext&eacute;rieur de son abside nord, et une s&eacute;rie de placards sym&eacute;triques sur l&rsquo;abside sud. Nous avons essay&eacute; &agrave; ce propos de r&eacute;soudre le probl&egrave;me des &laquo;&eacute;difices &agrave; auges&raquo; africains. Certains se rencon&shy;trent dans le voisinage d&rsquo;&eacute;glises, notamment &agrave; Bulla Regia, &agrave; Thuburbo Maius. D&rsquo;autres ont &eacute;t&eacute; pris eux-m&ecirc;mes pour des &eacute;glises, parce qu&rsquo;ils affectent souvent un plan basilical. En fait, il s&rsquo;agit &agrave; notre avis d&rsquo;&eacute;difices destin&eacute;s &agrave; la collation &ndash; ou &eacute;ventuellement &agrave; la distribu&shy;tion &ndash; de prestations en nature, et notamment en c&eacute;r&eacute;ales. Les plus an&shy;ciens &ndash; ceux du Kef, d&rsquo;Ha&iuml;dra notamment &ndash; n&rsquo;ont aucun caract&egrave;re chr&eacute;tien et doivent avoir &eacute;t&eacute; &eacute;difi&eacute;s pour l&rsquo;imp&ocirc;t. A partir du IV&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle, ils sont fr&eacute;quemment annex&eacute;s &agrave; des &eacute;glises ou &agrave; des ch&acirc;teaux-forts, et ser&shy;vaient sans doute &agrave; la perception des redevances vers&eacute;es par les paysans &agrave; l&rsquo;Eglise et aux grands propri&eacute;taires. Nous avons pu &eacute;galement d&eacute;blayer compl&egrave;tement une petite &eacute;glise d&eacute;cou&shy;verte par L. Chatelain. Elle a &eacute;t&eacute; am&eacute;nag&eacute;e dans les ruines d&rsquo;un temple pa&iuml;en, consacr&eacute; vraisemblablement &agrave; Bacchus, qui dominait la plus ancienne place publique de la ville. De nombreuses &eacute;pitaphes chr&eacute;tiennes ont d&rsquo;autre part &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes au cours des fouilles&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t<strong>4- TUNISIE CENTRALE ET SAHEL<\/strong><\/p>\n<p>\n\tA Sousse:&nbsp;Ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes plusieurs tombes chr&eacute;tiennes pour la plupart recouvertes de mosa&iuml;que, et portant des inscriptions. Aujourd&rsquo;hui en exposition au mus&eacute;e arch&eacute;ologique de Sousse.&nbsp;Consulter:&nbsp;A. TRUIL&shy;LOT, B.A.C., 1943-45, p. 300-306.&nbsp;Il faudrait aussi parler des d&eacute;couvertes des catacombes, unique exemplaire en Tunisie. Il y a peu de mat&eacute;riel actualis&eacute; par rapport aux catacombes de Sousse.<\/p>\n<p>\n\tA Boutria:&nbsp;&laquo;&nbsp;A &eacute;t&eacute; identifi&eacute; le site de l&rsquo;ancienne Acholla. On a d&eacute;couvert l&agrave; deux baptist&egrave;res, l&rsquo;un cruciforme, l&rsquo;autre en rosace et deux n&eacute;cropoles chr&eacute;tiennes avec des tombes &agrave; &eacute;pitaphes, certaines en mosa&iuml;que&nbsp;&raquo;.&nbsp;Consulter:&nbsp;Cf. B.A.C.&nbsp;1946-49, p. 304; B.A.C. &lsquo;953, Rapport sur l&rsquo;activit&eacute; du Service des Antiquit&eacute;s de Tunisie.<\/p>\n<p>\n\tRuspe:&nbsp;Le site de la ville &eacute;piscopale de Saint Fulgence, Ruspae, a &eacute;t&eacute; identifi&eacute; &agrave; 10 km. au sud de Boutria, au lieu dit Rosfa. P. Cintas a d&eacute;couvert dans l&rsquo;&icirc;lot central de l&rsquo;archipel des Kneiss un monast&egrave;re, qui est peut-&ecirc;tre celui o&ugrave; le m&ecirc;me saint trouva momentan&eacute;ment une retraite.&nbsp;Consulter&nbsp;:&nbsp;Revue Tunisienne.&nbsp;1940, p. 243.<\/p>\n<p>\n\tIunca:&nbsp;&laquo;&nbsp;Sur le site de Iunca situ&eacute; pr&egrave;s de Mahar&egrave;s, &agrave; 45 km. au Sud de Sfax sur la c&ocirc;te, deux grandes &eacute;glises ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes et fouill&eacute;es de 1935 &agrave; 1952. La premi&egrave;re est une basilique &agrave; cinq nefs, caract&eacute;ris&eacute;e par la pr&eacute;sence d&rsquo;un martyrium &agrave; crypte et abside, oppos&eacute; sym&eacute;triquement &agrave; l&rsquo;abside principale et s&eacute;par&eacute; de la basilique par deux couloirs. Le sol du couloir donnant acc&egrave;s au martyrium &eacute;tait pav&eacute; d&rsquo;une mosa&iuml;que repr&eacute;sentant les fleuves du paradis, s&rsquo;&eacute;chappant d&rsquo;un &eacute;difice &agrave; coupole. Cette mosa&iuml;que nous l&rsquo;appelons &laquo;Golgotha&raquo;, et nous en avons parl&eacute; plus haut. La crypte conte&shy;nait une pyxide en ivoire &agrave; reliefs. La seconde est une vaste basilique &agrave; trois nefs flanqu&eacute;e de deux absides lat&eacute;rales de part et d&rsquo;autre du ch&oelig;ur qui donnent &agrave; l&rsquo;ensemble l&rsquo;aspect d&rsquo;un triconque. D&rsquo;autre part, une contre-abside s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve sym&eacute;triquement &agrave; l&rsquo;abside principale, au tiers environ de la longueur du quadratum; elle est interpr&eacute;t&eacute;e par M. Guarrigue comme un ex&egrave;dre-ambon d&rsquo;origine syrienne. En arri&egrave;re le reste du quadratum, incompl&egrave;tement fouill&eacute; d&rsquo;ail&shy;leurs, est occup&eacute; par des tombes. Il aboutissait &agrave; un narthex couvert, dont la largeur correspond &agrave; celle de la nef centrale, flanqu&eacute; de deux pi&egrave;ces lat&eacute;rales. Des chapelles annexes s&rsquo;ouvrent sur le grand c&ocirc;t&eacute; N. E. de l&rsquo;&eacute;glise. Celle-ci poss&eacute;dait une riche d&eacute;coration, dont la pi&egrave;ce la plus remar&shy;quable est la mosa&iuml;que de l&rsquo;abside principale&raquo;.&nbsp;Consulter:&nbsp;Cf. G. L. FEUILLE, Rev. Tun. 1949, p. 21 sqq.; Cahiers arch. III, 1948, p. 75 sqq.; IV, 1949, p. 131, sqq. Cf. P. GARRIGUE, M&eacute;l. Rome, LXV, &lsquo;953, p. 173-196.<\/p>\n<p>\n\tSbe&iuml;tla:&nbsp;&laquo;&nbsp;Dans le secteur Sud de la ville, au voisinage des maisons fortes byzantines, une petite &eacute;glise d&rsquo;architecture m&eacute;diocre a &eacute;t&eacute; d&eacute;couverte en 1948. La fouille a &eacute;t&eacute; achev&eacute;e en 1954. Une plaque de marbre inscrite, qui devait &ecirc;tre fix&eacute;e &agrave; la table d&rsquo;autel &ndash; celle-ci a &eacute;t&eacute; &eacute;galement retrou&shy;v&eacute;e &ndash; portait sur une face mention des reliques des martyrs Protasius, Gervasius et Tryphon; sur l&rsquo;autre face &eacute;tait mentionn&eacute;e la memoria du seul Tryphon&nbsp;&raquo;.&nbsp;Consulter&nbsp;:&nbsp;Cf. G. L. FEUILLE, B.A.C., 1946-1949, p. 539-544.<\/p>\n<p>\n\t&laquo;&nbsp;Plus loin au S. O., en bordure de la route qui reliait Sufetula &agrave; Cil&shy;hum, M. Dumont a d&eacute;couvert dans sa propri&eacute;t&eacute; une importante &eacute;glise fun&eacute;raire, fouill&eacute;e en 1954 par M. N. Duval, membre de l&rsquo;Ecole Fran&ccedil;aise de Rome. Plusieurs dizaines d&rsquo;&eacute;pitaphes y ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cou&shy;vertes. Plusieurs sont dat&eacute;es d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;indiction et d&rsquo;outres d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;ann&eacute;e d&rsquo;un comput non pr&eacute;cis&eacute;, qui para&icirc;t correspondre au r&egrave;gne des rois vandales. Une mosa&iuml;que &eacute;pigraphique est d&eacute;di&eacute;e aux Saints Sylvanus et Fortunatus&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tHa&iuml;dra:&nbsp;&laquo;Le Dr. G. Dolcemascolo, dans les ann&eacute;es qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la derni&egrave;re guerre mondiale, et notamment en 1934, a &eacute;t&eacute; d&eacute;blay&eacute; la plus grande des basiliques d&rsquo;Ha&iuml;dra &agrave; l&rsquo;ouest du forum. L&rsquo;&eacute;glise fut consacr&eacute;e par l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que Melleus en 568-569 ap. J.C. La publication est encore incom&shy;pl&egrave;te&raquo;. De cette &eacute;glise-cath&eacute;drale provient la mosa&iuml;que de la d&eacute;dicace qui se trouve dans la salle &laquo;Eclessia mater&raquo; du mus&eacute;e du Bardo. Des ann&eacute;es plus tard M. N. Duval a fouill&eacute; syst&eacute;matiquement le site de Ha&iuml;dra en retrouvant plusieurs basiliques chr&eacute;tiennes; surtout &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la forteresse byzantine ainsi qu&rsquo;un reliquaire de Saint Cyprien, &eacute;v&ecirc;que de Carthage.&nbsp;Consulter:&nbsp;Cf. L. POINSSOT, G. L. FEUILLE, Inscr. chr&eacute;t. d&rsquo;Ammaedara: B.A.C., 1941-42, p. Goi-639.<\/p>\n<hr \/>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=386#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>&nbsp;PICARD, G.-Ch,&nbsp;L&rsquo;arch&eacute;ologie chr&eacute;tienne en Afrique, 1938-1953<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=386\">Source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>REP&Egrave;RES D&rsquo;ARCH&Eacute;OLOGIE CHR&Eacute;TIENNE EN TUNISIE[1] &nbsp; Ce rapport pour les plus int&eacute;ress&eacute;s &agrave; l&rsquo;arch&eacute;ologie, ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;une br&egrave;ve &eacute;num&eacute;ration des nombreuses d&eacute;couvertes survenues pendant quinze ans en Tunisie. 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