{"id":12081,"date":"2016-02-17T00:36:18","date_gmt":"2016-02-17T00:36:18","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12081"},"modified":"2016-02-17T00:36:18","modified_gmt":"2016-02-17T00:36:18","slug":"lalya-de-france-radicalement-change-de-nature","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/lalya-de-france-radicalement-change-de-nature\/","title":{"rendered":"L\u2019alya de France a radicalement chang\u00e9 de nature"},"content":{"rendered":"<header>\n<p>\n\t\tL&rsquo;alya de France a radicalement chang&eacute; de nature<\/p>\n<\/header>\n<footer>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/footer>\n<div>\n<p>\n\t\tIls ont quitt&eacute; la France il y a 5, 10 ou 15 ans et sont venus s&#39;installer en Isra&euml;l. Arriv&eacute;s seuls, en couple ou en famille, ces olim de France qui ont fait le grand saut ont chacun leur histoire et leur parcours.<\/p>\n<p>\n\t\tIl y a quinze ou m&ecirc;me encore dix ans, ceux qui choisissaient de quitter la France n&#39;&eacute;taient pas encore pouss&eacute;s par l&#39;antis&eacute;mitisme, mais par un id&eacute;al sioniste avec un ancrage religieux plus ou moins fort. Ceux qui ont immigr&eacute; au cours des cinq derni&egrave;res ann&eacute;es en revanche ont &eacute;t&eacute; nettement plus influenc&eacute;s par la situation s&eacute;curitaire. Le meurtre d&#39;Ilan Halimi, la tuerie de Toulouse, puis le massacre de l&#39;Hyper Cacher, alli&eacute;s &agrave; la hausse exponentielle des agressions antis&eacute;mites, ont cr&eacute;&eacute; un sentiment d&#39;urgence et aliment&eacute; la conviction que l&#39;avenir des Juifs n&#39;&eacute;tait plus en France.<\/p>\n<p>\n\t\tCette &eacute;volution a eu un effet sur les chiffres. Pass&eacute;e de 2000 &agrave; pr&egrave;s de 8000 personnes par an, l&#39;alya de France a radicalement chang&eacute; de nature. La population reste peu ou prou la m&ecirc;me, mais le nombre modifie la donne. Un peu moins de la moiti&eacute; des arrivants sont des familles, les deux quarts restants se divisant de mani&egrave;re &agrave; peu pr&egrave;s &eacute;gale entre les jeunes et les retrait&eacute;s. Pour les familles, les d&eacute;fis sont n&eacute;cessairement les plus nombreux. Il faut que les parents retrouvent du travail, un lieu o&ugrave; s&#39;&eacute;tablir et un cadre satisfaisant o&ugrave; scolariser leurs enfants. Trouver un emploi dans un nouveau pays, dont on ne parle pas la langue quand on a d&eacute;pass&eacute; la quarantaine, peut para&icirc;tre un d&eacute;fi insurmontable.<\/p>\n<p>\n\t\tPourtant, les opportunit&eacute;s existent. Il y a ceux qui peuvent poursuivre leur activit&eacute; en Isra&euml;l en d&eacute;localisant leur entreprise. D&#39;autres trouvent &agrave; s&#39;employer dans des soci&eacute;t&eacute;s locales ayant une activit&eacute; tourn&eacute;e vers le march&eacute; fran&ccedil;ais et peuvent ainsi travailler dans leur langue maternelle. Les plus qualifi&eacute;s et qui ont d&eacute;j&agrave; la ma&icirc;trise de l&#39;anglais trouvent &agrave; s&#39;employer dans des entreprises isra&eacute;liennes en demande de dipl&ocirc;m&eacute;s en commerce ou en informatique. Pour ces olim arriv&eacute;s dans les ann&eacute;es 2000 &agrave; 2010, le parcours n&#39;a pas &eacute;t&eacute; forc&eacute;ment facile, mais ils ont fini par se stabiliser.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Le facteur personnel va jouer un r&ocirc;le fondamental dans la r&eacute;ussite de l&rsquo;alya<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tPour les immigrants arriv&eacute;s depuis 5 ans, le contexte est un peu diff&eacute;rent. Souvent parce que leur &eacute;tat d&#39;esprit n&#39;est plus le m&ecirc;me. Ils attendent plus d&#39;Isra&euml;l et sont plus prompts &agrave; la critique que leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs. La technologie, les moyens de communication et les transports a&eacute;riens meilleur march&eacute; rendent plus difficile la rupture du lien avec la France et une immersion compl&egrave;te dans la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne. Cela contribue &agrave; un repli communautaire qui n&#39;existait pas auparavant. L&agrave; encore, la tentation est forte de continuer &agrave; travailler en fran&ccedil;ais et ne pas tout investir sur l&#39;h&eacute;breu. La solution du parent qui laisse sa famille en Isra&euml;l pour retourner travailler en France et rentrer le week-end &ndash; la fameuse alya Boeing &ndash; est une formule s&eacute;duisante, mais dangereuse. En donnant la priorit&eacute; au maintien du niveau de vie, on prend le risque de faire exploser la cellule familiale.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Mais le tableau n&#39;est pas si noir. Le facteur personnel va jouer un r&ocirc;le fondamental dans la r&eacute;ussite de l&#39;alya.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;C&#39;est la capacit&eacute; de chacun &agrave; s&#39;adapter, &agrave; mettre en marche son &eacute;nergie propre qui fera la diff&eacute;rence &raquo;, estime Edwige Chekroun, coordinatrice de projets au sein de l&#39;association Ami, qui encadre les olim. &laquo; On a r&eacute;ussi son alya quand les enfants sont scolaris&eacute;s, quand on a trouv&eacute; l&#39;&eacute;quilibre financier et qu&#39;on ma&icirc;trise l&#39;h&eacute;breu. Quand on se l&egrave;ve le matin avec les m&ecirc;mes probl&egrave;mes que tous les Isra&eacute;liens ! &raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.actuj.com\/2016-02\/israel\/2987-alya-ils-ont-quitte-la-france-il-y-a-10-ans\">Source<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;alya de France a radicalement chang&eacute; de nature &nbsp; &nbsp; Ils ont quitt&eacute; la France il y a 5, 10 ou 15 ans et sont venus s&#39;installer en Isra&euml;l. Arriv&eacute;s seuls, en couple ou en famille, ces olim de France qui ont fait le grand saut ont chacun leur histoire et leur parcours. 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