{"id":12087,"date":"2016-02-18T02:04:49","date_gmt":"2016-02-18T02:04:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12087"},"modified":"2016-02-18T02:04:49","modified_gmt":"2016-02-18T02:04:49","slug":"phenomene-une-folle-envie-de-ralentir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/phenomene-une-folle-envie-de-ralentir\/","title":{"rendered":"Ph\u00e9nom\u00e8ne : une folle envie de ralentir"},"content":{"rendered":"<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n<section>\n<div itemprop=\"about\">\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tMoins travailler, moins consommer, mais mieux vivre, c&rsquo;est le mouvement salvateur qui s&rsquo;amorce partout dans le monde. Et si la slow life nous faisait gagner du temps&nbsp;?<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div itemprop=\"articleBody\">\n<p>\n\t\t\tC&rsquo;est une r&eacute;volution douce, &agrave; bas bruit. Sans putsch ni coups de fusil. Ses h&eacute;rauts se relaient pour porter la bonne parole, chacun t&eacute;moignant de cette &laquo; slow life &raquo; nouvelle qui change son existence. Slow life, donc la &laquo; vie lente &raquo;, concept hier fleurant bon le baba cool ou l&rsquo;altermondialisme, aujourd&rsquo;hui valeur en hausse, au coeur de toutes les pr&eacute;occupations. Le cr&eacute;ateur belge Raf Simons, en quittant Dior dont il &eacute;tait le directeur artistique, s&rsquo;est empar&eacute; peut-&ecirc;tre malgr&eacute; lui de ce flambeau, devenant la r&eacute;f&eacute;rence pour ceux qui aspirent &agrave; regagner du temps. Dans une interview donn&eacute;e quelques jours apr&egrave;s sa d&eacute;mission en octobre dernier au magazine &laquo; System &raquo;, il expliquait : &laquo; On n&rsquo;a jamais assez de temps. Vous sentez une tension. Je sais comment sortir de cela dans ma vie personnelle. Nous partons &agrave; la campagne et observons la nature pendant trois heures. C&rsquo;est le paradis [&hellip;] Mais comment le faire dans le contexte professionnel ? &raquo; Pour m&eacute;diter sur cette vaste question, Raf Simons a donc pour l&rsquo;instant choisi le retrait. Et pr&eacute;f&eacute;r&eacute; reprendre sa libert&eacute;, hors d&rsquo;un grand groupe de luxe.<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl n&rsquo;est pas le seul. D&rsquo;autres, partout dans le monde, esquissent des r&eacute;ponses. Elles passent par une d&eacute;c&eacute;l&eacute;ration &agrave; tous les niveaux. Marre du speed du lever au coucher, ordinateurs et Smartphone viss&eacute;s au corps, les mains scotch&eacute;es aux &eacute;crans, alors qu&rsquo;elles pourraient caresser, sculpter, virevolter ! Marre des imp&eacute;ratifs du toujours plus, toujours plus rentable, toujours plus performant. Au m&eacute;pris de la vie personnelle, intime, familiale, amoureuse, amicale. &Agrave; Los Angeles, par exemple, des stylistes et designers inventent de nouveaux &laquo; business models &raquo;, reposant sur l&rsquo;id&eacute;e de faire juste ce qu&rsquo;il faut pour trouver l&rsquo;&eacute;quilibre. C&rsquo;est le cas de Jesse Kamm, chevelure et jambes de surfeuse, queen cool d&rsquo;Instagram et une vie &agrave; faire p&acirc;lir d&rsquo;envie n&rsquo;importe lequel d&rsquo;entre nous. Quand, &agrave; Paris, Raf Simons faisait sa sortie fracassante, la jeune femme &eacute;tait probablement &agrave; L.A. en train d&rsquo;enfourcher sa planche de surf ou de s&rsquo;occuper de ses enfants, alors que sa petite maison de mode conna&icirc;t un buzz insens&eacute;. Oui, mais voil&agrave; : pour la demoiselle, pas question de sacrifier ses trois mois de vacances en &eacute;t&eacute; et de rater la sortie de l&rsquo;&eacute;cole &agrave; 15 h 30. &laquo; Pour ne pas d&eacute;roger au mode de vie qui est le mien, je ne veux pas fournir plus que les vingt boutiques qui vendent ma marque actuellement &raquo;, d&eacute;clarait-elle r&eacute;cemment dans une interview. Le magazine &laquo; Kinfolk &raquo;, &agrave; Portland (mais il est adul&eacute; par les branch&eacute;s du monde entier), consacre des pages et des pages &agrave; montrer le versant glamour de cette vie low-key : des int&eacute;rieurs inspir&eacute;s du recyclage, du minimalisme, du vintage&hellip; Le courant fait fureur au Japon, pays de la sobri&eacute;t&eacute; heureuse. Par ailleurs, aux &Eacute;tats-Unis se d&eacute;veloppe aussi le mouvement dit du &laquo; tiny living &raquo;, soit la prise de conscience qu&rsquo;il vaut mieux vivre &eacute;panoui dans un endroit petit qu&rsquo;ali&eacute;n&eacute; dans une maison immense.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLa France n&rsquo;est pas en reste. Pierre Rabhi, philosophe d&eacute;croissant, agriculteur bio &ndash; marginal, m&eacute;connu, voire moqu&eacute; il y a peu &ndash;, vend d&eacute;sormais des tombereaux de son ouvrage &laquo; La Puissance de la mod&eacute;ration &raquo; (Hozhoni &Eacute;ditions). Tandis que Fr&eacute;d&eacute;ric Lenoir est pass&eacute; ma&icirc;tre dans l&rsquo;art de pr&ocirc;ner la vie simple et la joie, moult best-sellers &agrave; l&rsquo;appui (lire ci-dessous). Mais le concept de la lenteur comme fondement d&rsquo;une vie apais&eacute;e et plus riche sort des rayons du d&eacute;veloppement personnel pour gagner des terres plus pop, plus grand public. Le rappeur Oxmo Puccino a d&eacute;voil&eacute;, en novembre, un morceau titr&eacute; &laquo; Slow life &raquo; (lire ci-dessous), d&eacute;taillant les grands axes de ce qui est devenu sa philosophie de la vie : &laquo; La slow n&rsquo;est pas la no-life, sors tes antennes, capte, respire un peu, &eacute;coute ce coeur battre. &raquo; Tout un programme ! L&rsquo;artiste est ainsi en phase avec le r&eacute;alisateur humoriste Kyan Khojandi. Hier, ce dernier connaissait le succ&egrave;s avec la minis&eacute;rie speed &laquo; Bref &raquo;, sur Canal +. Aujourd&rsquo;hui, il est l&rsquo;auteur de &laquo; Bloqu&eacute;s &raquo;, contre-pied de ce qu&rsquo;il a fait pr&eacute;c&eacute;demment, ou l&rsquo;art de perdre son temps et la c&eacute;l&eacute;bration de la glande infertile.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>NOUS SOMMES D&Eacute;BORD&Eacute;S, PANIQU&Eacute;S. LE STRESS NOUS GAGNE.<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t\tSera-t-il de nouveau pl&eacute;biscit&eacute; ? Sans doute si l&rsquo;on en croit la pulsation (ralentie) de l&rsquo;&eacute;poque. &laquo; Ce qui est nouveau, c&rsquo;est que cette aspiration n&rsquo;est plus r&eacute;serv&eacute;e &agrave; une avant-garde branch&eacute;e et minoritaire &raquo;, explique G&eacute;raldine Bouchot, du bureau de tendances Carlin International. &laquo; Une &eacute;tude que nous avons men&eacute;e r&eacute;cemment, de la Turquie au Japon, montre que ce qui pr&eacute;occupe d&rsquo;abord les gens, c&rsquo;est de manquer de temps &raquo;, confirme Nathalie Damery, philosophe et codirectrice du cabinet L&rsquo;ObSoCo (L&rsquo;Observatoire Soci&eacute;t&eacute; et Consommation). Nicolas Delesalle, grand reporter &agrave; &laquo; T&eacute;l&eacute;rama &raquo; et auteur remarqu&eacute; de cette rentr&eacute;e litt&eacute;raire avec &laquo; Le Go&ucirc;t du large &raquo; (&eacute;d. Pr&eacute;ludes), dans lequel il narre un long voyage en cargo, r&eacute;sume cela avec une grande po&eacute;sie : &laquo; Le temps, tout &eacute;tait l&agrave;, dans ces cinq lettres, cette simple syllabe. J&rsquo;allais soudain en &ecirc;tre riche, ne plus courir apr&egrave;s, le nez riv&eacute; sur l&rsquo;ordinateur, le t&eacute;l&eacute;phone. Pendant neuf jours, j&rsquo;allais devenir un milliardaire du temps, plonger les mains dans des coffres bourr&eacute;s de secondes, me parer de bijoux cisel&eacute;s dans des minutes pures, vierges de tout objectif, de toute attente, de toute angoisse. J&rsquo;allais me gaver d&rsquo;heures vides, creuses, la grande bouffe, la vacance, entre ciel et mer. &raquo; Qu&rsquo;il semble loin, une fois choisie cette focale, le temps du &laquo; travailler plus pour gagner plus &raquo;. Ici et maintenant, pour des adeptes de plus en plus nombreux, r&egrave;gne d&eacute;sormais le &laquo; travailler moins pour gagner moins&hellip; et vivre mieux &raquo; ! En 2016, plus personne ne songe &agrave; en rire ou &agrave; y trouver mati&egrave;re &agrave; m&eacute;pris.<\/p>\n<p>\n\t\t\tPourquoi ce besoin de ralentir alors que, depuis le XVIIIe si&egrave;cle, l&rsquo;humanit&eacute; ne cesse d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer sa marche, allant de d&eacute;couverte en d&eacute;couverte, de progr&egrave;s en progr&egrave;s, et ce pour le plus grand bien de l&rsquo;esp&egrave;ce ? Justement. Nous avons peut-&ecirc;tre atteint notre point de rupture. L&rsquo;apparition d&rsquo;Internet, des mails, des r&eacute;seaux sociaux, des Smartphone a provoqu&eacute;, dans un premier temps, une ivresse bien compr&eacute;hensible. Mais voici venu le temps de la gueule de bois. &laquo; On a pass&eacute; deux d&eacute;cennies d&rsquo;enchantement fr&eacute;n&eacute;tique autour de la globalisation et de la digitalisation. Aujourd&rsquo;hui, nous en sommes arriv&eacute;s au bout &raquo;, souligne G&eacute;raldine Bouchot. La technologie, dont on pensait qu&rsquo;elle nous lib&eacute;rerait, est au contraire en train de nous asservir. Les machines nous sifflent : nous accourons. Sollicit&eacute;s &agrave; tout bout de champ, devant r&eacute;pondre sans cesse &agrave; une avalanche quotidienne de textos, de tweets, de posts, de likes, nous sommes d&eacute;bord&eacute;s, paniqu&eacute;s. Le stress nous gagne. &laquo; La vitesse est ins&eacute;parable d&rsquo;une augmentation de l&rsquo;offre, souligne Nathalie Damery. On nous propose de plus en plus d&rsquo;infos, de produits culturels, de biens de consommation. Il existe tellement de possibilit&eacute;s : c&rsquo;est un gouffre. Comment &ecirc;tre s&ucirc;rs qu&rsquo;on fait le bon choix quand on a acc&egrave;s &agrave; quarante films sur Netflix en une seule soir&eacute;e&hellip; &raquo; D&rsquo;o&ugrave; une angoisse nouvelle : la peur de se tromper, de rater quelque chose d&rsquo;essentiel. Le fameux &laquo; Fomo &raquo;, comme disent les Anglo-Saxons, &laquo; fear of missing out &raquo;, la peur de passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement important. Autre cons&eacute;quence &ndash; la plus importante, la plus &eacute;vidente &ndash;, mais qui doit &ecirc;tre signal&eacute;e elle aussi : nous &eacute;prouvons un sentiment de dispersion, d&rsquo;&eacute;parpillement, d&rsquo;&ecirc;tre ouverts &agrave; tous les vents, qui nous fait vaciller et nous &eacute;branle. &laquo; On a l&rsquo;impression de ne plus &ecirc;tre nulle part, de ne plus avoir de structure, de noyau dur &raquo;, ajoute Nathalie Damery. &laquo; Burn-out &raquo; : ce mot n&rsquo;indique-t-il pas litt&eacute;ralement qu&rsquo;on est flamb&eacute;s de l&rsquo;int&eacute;rieur ? Certains n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; parler aussi d&rsquo;une &laquo; crise de l&rsquo;attention &raquo;, li&eacute;e &agrave; l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration de notre mode de vie, comme le philosophe et essayiste am&eacute;ricain Matthew B. Crawford, auteur du tr&egrave;s r&eacute;cent &laquo; Contact &raquo; (&eacute;d. La D&eacute;couverte, en librairie le 3 mars), dont le sous-titre est &eacute;loquent : &laquo; Pourquoi nous avons perdu le contact avec le monde et comment le retrouver &raquo;. Matthew B. Crawford a connu la gloire en &eacute;crivant &laquo; &Eacute;loge du carburateur &raquo;, paru en 2010, un best-seller o&ugrave; il raconte comment il a quitt&eacute; un poste ultra stressant et vide de sens pour se mettre &agrave; r&eacute;parer de vieilles motos et retrouver ainsi la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Une glorification du travail manuel, de la lenteur et de la concentration qui fait de lui une sorte de Pierre Rabhi am&eacute;ricain. &laquo; Notre activit&eacute; mentale para&icirc;t de plus en plus balkanis&eacute;e &raquo;, &eacute;crit-il joliment. Au point que nous ne serions plus &laquo; capables d&rsquo;orienter notre attention dans le sens o&ugrave; nous le souhaiterions &raquo;. Notre d&eacute;sir de ralentissement a donc des allures de bouleversement anthropologique. Car ralentir implique fatalement une remise en cause de notre mod&egrave;le de soci&eacute;t&eacute; : notre obsession de la croissance, de la performance, de la consommation. &laquo; Notre besoin de d&eacute;c&eacute;l&eacute;rer est un r&eacute;flexe vital, une r&eacute;action de survie, d&rsquo;hygi&egrave;ne de vie, qui aura de profondes cons&eacute;quences &raquo;, remarque Nathalie Damery. Le probl&egrave;me est quasi politique. Et r&eacute;pond &agrave; l&rsquo;exigence &eacute;cologique de sauvegarde de la plan&egrave;te. La d&eacute;croissance pour tous ? &Ccedil;a tombe bien, nous y sommes un peu oblig&eacute;s ! &laquo; Nous vivons une mutation, ajoute G&eacute;raldine Bouchot. Nous sommes en train de prendre conscience que nous ne sortirons pas de la crise &eacute;conomique, qu&rsquo;elle est l&agrave; pour durer. L&rsquo;individu doit s&rsquo;adapter &agrave; la nouvelle donne. Et, dans ce contexte, le ralentissement est in&eacute;vitable. &raquo; Une voie qu&rsquo;on empruntera tranquillement et en souriant&hellip; Dans la bande-annonce du nouveau film Disney, &laquo; Zootopie &raquo; (en salle le 10 f&eacute;vrier), un petit lapin fr&eacute;n&eacute;tique (nous ?) &eacute;choue dans une ville peupl&eacute;e de paresseux qui m&egrave;nent leur vie &agrave; 2 km\/h, en exhalant la joie de vivre. C&rsquo;est &agrave; la fois hilarant et inspirant.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>&laquo;&nbsp;IL FAUT LUTTER CONTRE LA DICTATURE DE LA VITESSE&nbsp;&raquo; (OXMO PUCCINO)<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t\tAvec sa chanson &laquo; Slow Life &raquo; dans son nouvel album &laquo; La voix lact&eacute;e &raquo; (cinq 7) et un clip jouissif o&ugrave; tout le monde danse au ralenti, le rappeur oxmo Puccino, 41 ans, tape dans le mille. Il raconte.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&laquo; L&rsquo;id&eacute;e de cette chanson m&rsquo;est venue d&rsquo;une anecdote personnelle. Quand je ne suis pas en tourn&eacute;e ou dans un studio d&rsquo;enregistrement, j&rsquo;ai pris l&rsquo;habitude de bloquer mon lundi avec un ami et de ne rien faire. Rien du tout ! Par exemple, la derni&egrave;re fois, on a coup&eacute; nos portables, on a achet&eacute; des p&acirc;tisseries et on est all&eacute;s les d&eacute;guster sur les bords de la Seine en discutant de tout et de rien. Un jour, quelqu&rsquo;un m&rsquo;a demand&eacute; ce qu&rsquo;on faisait le lundi, j&rsquo;ai r&eacute;pondu : &ldquo;On est dans la slow life.&ldquo; Voil&agrave; comment les paroles me sont venues. Pour moi, c&rsquo;est une question d&rsquo;&eacute;quilibre personnel. Il faut lutter contre la dictature de la vitesse. Et je constate que tout le monde a besoin de &ccedil;a. M&ecirc;me dans la fa&ccedil;on de faire de la musique. On trouve de plus en plus de groupes de rap ou de R&rsquo;n&rsquo;B qui produisent une musique lente, l&eacute;thargique, cotonneuse, comme PNL. Moi-m&ecirc;me, je me suis tourn&eacute; vers le jazz d&egrave;s 2006, avec les Jazzbastards, car je n&rsquo;en pouvais plus de la fr&eacute;n&eacute;sie du rap : j&rsquo;avais besoin de la douceur, du swing, du r&eacute;confort du jazz. Aujourd&rsquo;hui, il y a trop d&rsquo;infos, de mails, de tweets&hellip; Tous ces messages que l&rsquo;on re&ccedil;oit provoquent, mine de rien, des microstress. Ainsi, quand il y a une actu importante &ndash; comme la mort de David Bowie &ndash;, on croule sous les messages. Cela cr&eacute;e trop de mati&egrave;re &eacute;motionnelle qui vibre dans l&rsquo;air autour de soi. On ne peut pas absorber tout &ccedil;a. Il faut apprendre &agrave; se prot&eacute;ger. &raquo;<\/p>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/section>\n<footer><\/footer>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Moins travailler, moins consommer, mais mieux vivre, c&rsquo;est le mouvement salvateur qui s&rsquo;amorce partout dans le monde. Et si la slow life nous faisait gagner du temps&nbsp;? C&rsquo;est une r&eacute;volution douce, &agrave; bas bruit. Sans putsch ni coups de fusil. 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