{"id":12573,"date":"2016-04-21T23:59:08","date_gmt":"2016-04-21T23:59:08","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12573"},"modified":"2016-04-21T23:59:08","modified_gmt":"2016-04-21T23:59:08","slug":"chypre-notre-amie-notre-alliee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/chypre-notre-amie-notre-alliee\/","title":{"rendered":"Chypre : notre amie, notre alli\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>Chypre&nbsp;: notre amie, notre alli&eacute;e&nbsp;<\/u><\/strong><u>(info # 011804\/16)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar St&eacute;phane Juffa&nbsp;<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn 1974, l&rsquo;Arm&eacute;e turque lan&ccedil;ait l&rsquo;op&eacute;ration Attila contre la Garde Nationale, regroupant les combattants cypriotes grecs. La d&eacute;cision d&rsquo;Ankara d&rsquo;intervenir faisait suite &agrave; un coup d&#39;Etat contre le pr&eacute;sident Makarios, ourdi par des officiers grecs, avec l&#39;aide de la faction arm&eacute;e de l&#39;EOKA cypriote, un mouvement qui souhaitait r&eacute;aliser l&#39;<em>Enosis<\/em>&nbsp;&ndash; le rattachement de Chypre &agrave; la Gr&egrave;ce.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSuite au refus du commandement de l&rsquo;Arm&eacute;e grecque d&rsquo;intervenir sur l&rsquo;&icirc;le face aux Turcs, l&rsquo;affrontement entre l&rsquo;Arm&eacute;e ottomane et la Garde Nationale est terriblement disproportionn&eacute;. En quelques jours, les envahisseurs s&rsquo;emparent de trente-huit pour cent du territoire insulaire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDes centaines de personnes perdent la vie lors du conflit et deux mille individus sont toujours port&eacute;s disparus. 200 000 Cypriotes grecs sont contraints de fuir vers le Sud, tandis que 60 000 Turcs font le voyage en sens contraire, en direction de la portion de l&rsquo;&icirc;le d&eacute;sormais contr&ocirc;l&eacute;e par l&rsquo;Arm&eacute;e turque.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn 1983, Ankara fonde la R&eacute;publique Turque de Chypre du Nord (RTCN), dans laquelle vivent aujourd&rsquo;hui 300 000 Turcs sunnites. Parmi ceux-ci, 92 000 colons envoy&eacute;s d&rsquo;Anatolie afin d&rsquo;&eacute;toffer la pr&eacute;sence tuque sur l&rsquo;&icirc;le, qui compte, en tout, environ un million cent cinquante mille habitants.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa RTCN n&rsquo;est reconnue que par Ankara, elle est soumise &agrave; diff&eacute;rentes sanctions, et notamment l&rsquo;interdiction de desserte par les compagnies a&eacute;riennes internationales. Pour pallier &agrave; un manque chronique de ressources, le r&eacute;gime d&rsquo;Erdogan injecte trente pour cent du budget annuel de l&rsquo;entit&eacute; septentrionale, et finance l&rsquo;entretien des h&ocirc;pitaux et la construction de routes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDe plus, l&rsquo;&eacute;conomie de la RTCN repose en grande partie sur le million de touristes qui la visitent annuellement de m&ecirc;me que ses nombreux casinos, sur des dizaines de milliers d&rsquo;&eacute;tudiants, principalement turcs, qui fr&eacute;quentent son universit&eacute;, et sur la pr&eacute;sence de dizaines de milliers de militaires d&rsquo;Ankara, qui prot&egrave;gent son territoire face &agrave; la menace d&rsquo;une agression terriblement improbable en provenance du Sud.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis 2004, Chypre fait partie int&eacute;grante de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne. Cela n&rsquo;inclut pas la RTCN, que l&rsquo;UE, comme d&rsquo;ailleurs l&rsquo;ensemble de la communaut&eacute; internationale, consid&egrave;re comme un &quot;territoire occup&eacute;&quot;. Ce qui n&rsquo;emp&ecirc;che pas les Cypriotes turcs de pouvoir voter aux &eacute;lections europ&eacute;ennes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDe nombreuses tentatives de rapprochement ont eu lieu entre les deux communaut&eacute;s, notamment sous l&rsquo;&eacute;gide de l&rsquo;ONU, de l&rsquo;UE et des Etats-Unis, mais elles se sont toutes sold&eacute;es par des &eacute;checs. En 2004, le plan Annan pour la r&eacute;unification, n&eacute;goci&eacute; par l&rsquo;ancien secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral des Nations Unies Kofi Annan, est soumis &agrave; r&eacute;f&eacute;rendum dans les deux parties de l&rsquo;&icirc;le. Il est accept&eacute; &agrave; 65 % c&ocirc;t&eacute; turc, et rejet&eacute;, &agrave; 70 %, c&ocirc;t&eacute; Sud.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;espoir d&rsquo;une r&eacute;unification a refait surface &agrave; partir de mai 2015, lorsqu&rsquo;une nouvelle tentative de m&eacute;diation de l&rsquo;ONU a permis l&rsquo;ouverture de n&eacute;gociations s&eacute;rieuses entre le Pr&eacute;sident cypriote grec, Nicos Anastasiades, et son homologue turc, fraichement &eacute;lu, Mustafa Akinci.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn fait, on n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; aussi pr&egrave;s d&rsquo;une solution pacifique, ce qui a amen&eacute; M. Anastasiades, au r&eacute;cent forum &eacute;conomique de Davos, &agrave; affirmer&nbsp;: &quot;Je pense que 2016 pourrait &ecirc;tre l&rsquo;ann&eacute;e o&ugrave; nous mettrons fin &agrave; un statu quo inacceptable&quot;. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de Chypre n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; d&eacute;menti par Mustafa Akinci. On parle m&ecirc;me d&rsquo;un r&eacute;f&eacute;rendum &agrave; l&rsquo;automne.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais l&rsquo;avenir de l&rsquo;&icirc;le n&rsquo;est pas encore scell&eacute;&nbsp;; avant qu&rsquo;une solution puisse &ecirc;tre &agrave; nouveau soumise aux &eacute;lecteurs des deux communaut&eacute;s, il faudra que le projet d&rsquo;Anastasiades soit indirectement ent&eacute;rin&eacute; lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives pr&eacute;vues le 22 mai prochain. Reste aussi &agrave; r&eacute;soudre des questions &eacute;pineuses, au premier rang desquelles la s&eacute;curit&eacute;. On devra &eacute;galement trouver des garants pour l&rsquo;accord, s&rsquo;entendre sur le pourtour d&eacute;finitif des deux zones, sur la restitution des biens et des propri&eacute;t&eacute;s des personnes d&eacute;plac&eacute;es, sur le retour chez elles d&rsquo;une partie de celles-ci, et obtenir le retrait de l&rsquo;Arm&eacute;e turque.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&agrave;, on touche &agrave; l&rsquo;aspect strat&eacute;gique de la r&eacute;unification&nbsp;: si les Cypriotes devaient s&rsquo;entendre uniquement entre eux, on pourrait parier sur le succ&egrave;s de leur entreprise, mais le dernier mot appartient &agrave; Erdogan, qui con&ccedil;oit les choses &agrave; une autre &eacute;chelle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est aussi l&agrave; qu&rsquo;interviennent les relations sp&eacute;ciales qui unissent Chypre et Isra&euml;l, et qui font d&rsquo;eux les meilleurs alli&eacute;s de la r&eacute;gion. Ensemble, d&egrave;s 2010, Nicosie et J&eacute;rusalem ont convenu de la limite de leurs Zones Economiques Exclusives&nbsp;(ZEE) ; c&rsquo;est extr&ecirc;mement simple, elle passe exactement au milieu de la distance s&eacute;parant les deux pays.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est une zone o&ugrave; les fonds marins regorgent de cons&eacute;quentes r&eacute;serves de gaz et de p&eacute;trole, que les deux Etats exploitent et surveillent en &eacute;troite collaboration. Or cela irrite Ankara au plus haut point, et Erdogan ne reconna&icirc;t pas le droit de la R&eacute;publique de Chypre sur cette zone, et compte lui interdire d&rsquo;effectuer des forages comme elle l&rsquo;entend, pr&eacute;tendant qu&rsquo;ils se font au d&eacute;triment de la minorit&eacute; turque de l&rsquo;&icirc;le.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPeu apr&egrave;s la premi&egrave;re visite d&rsquo;un pr&eacute;sident cypriote en Isra&euml;l, c&rsquo;&eacute;tait en mars 2011, la Turquie a envoy&eacute; un soi-disant navire de recherches sismiques dans le bassin oriental de la M&eacute;diterran&eacute;e. Il comptait en fait tester le degr&eacute; de d&eacute;termination de Nicosie et J&eacute;rusalem. Il fut servi&nbsp;! A en croire la presse turque, des chasseurs bombardiers &agrave; l&rsquo;&eacute;toile de David survol&egrave;rent l&rsquo;enti&egrave;ret&eacute; de l&rsquo;&icirc;le, y compris la RCTN. Furieux, le demi-dictateur islamiste alla jusqu&rsquo;&agrave; brandir la menace d&rsquo;un conflit arm&eacute;&nbsp;; mais rapidement refroidi par son &eacute;tat-major, il rappela au contraire le b&acirc;timent de recherche.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis, les relations militaires isra&eacute;lo-cypriotes n&rsquo;ont fait que se renforcer. Elles ont principalement pour objectif de s&eacute;curiser le secteur des forages contre de possibles agressions turques ou terroristes. Parall&egrave;lement, l&rsquo;Etat h&eacute;breu veille &agrave; la s&eacute;curit&eacute; de la R&eacute;publique de Chypre, qui fait toujours face &agrave; des dizaines de milliers de soldats ottomans.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUn mois apr&egrave;s l&rsquo;incident, la presse de Nicosie narrait par le d&eacute;tail les p&eacute;rip&eacute;ties d&rsquo;un exercice militaire conjoint, &agrave; l&rsquo;occasion duquel des chasseurs-bombardiers isra&eacute;liens, de m&ecirc;me que des h&eacute;licopt&egrave;res d&rsquo;assaut, effectu&egrave;rent des atterrissages sur les a&eacute;roports de l&rsquo;&icirc;le. En 2013, J&eacute;rusalem re&ccedil;ut l&rsquo;autorisation de stationner en permanence des appareils sur l&rsquo;a&eacute;roport de Paphos, en en faisant la premi&egrave;re base militaire &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur des fronti&egrave;res d&rsquo;Isra&euml;l. Cela signifiait du m&ecirc;me coup la fin de l&rsquo;h&eacute;g&eacute;monie militaire turque sur l&rsquo;&icirc;le d&rsquo;Aphrodite.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa m&ecirc;me ann&eacute;e, de vastes man&oelig;uvres maritimes communes furent organis&eacute;es dans la zone des plateformes de forage. Le 11 f&eacute;vrier 2014, les deux alli&eacute;s lanc&egrave;rent l&rsquo;exercice &quot;Onisilos-Gid&eacute;on&quot;&nbsp;; il se d&eacute;roula &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la FIR de Nicosie, la r&eacute;gion d&rsquo;information de vol civile d&eacute;limitant un espace contr&ocirc;l&eacute;. 38 avions h&eacute;breux, dont des F-15 et des F-16 y particip&egrave;rent, simulant notamment des attaques d&rsquo;objectifs au sol entre Larnaka et Paphos.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa coop&eacute;ration entre les deux pays ne se limite pas aux forages et &agrave; l&rsquo;alliance militaire&nbsp;; Elle touche une infinit&eacute; de synergies &eacute;conomiques, m&eacute;dicales et de protection de l&rsquo;environnement. Elle pr&eacute;voit &eacute;galement l&rsquo;immersion du plus long c&acirc;ble &eacute;lectrique sous-marin au monde,&nbsp;<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/EuroAsia_Interconnector\">l&rsquo;EuroAsia Interconnector<\/a>. D&rsquo;une longueur totale estim&eacute;e &agrave; 1 000 kilom&egrave;tres, atteignant parfois des profondeurs de l&rsquo;ordre de deux kilom&egrave;tres, il reliera le r&eacute;seau &eacute;lectrique isra&eacute;lien &agrave; celui de Chypre, puis &agrave; l&rsquo;&icirc;le de Cr&egrave;te, depuis lequel le courant empruntera un c&acirc;ble existant jusqu&rsquo;en Gr&egrave;ce, &agrave; partir de laquelle le c&acirc;ble sera raccord&eacute; au r&eacute;seau europ&eacute;en, notamment par l&rsquo;Italie et la Suisse, la Bulgarie et la Serbie. La premi&egrave;re section,&nbsp;&nbsp;<em>Hadera (Isra&euml;l)-Vasilikos (Chypre)<\/em>, mesurera 329 kilom&egrave;tres, et co&ucirc;tera l&rsquo;&eacute;quivalent d&rsquo;1.325 milliards d&rsquo;euros, dont une partie sera prise en charge par l&rsquo;Union Europ&eacute;enne, dans le cadre de son programme&nbsp;<em>Connecting Europe Facility<\/em>(CFF).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;une part, ce c&acirc;ble, d&rsquo;une capacit&eacute; de 2 000 m&eacute;gawatts dans chaque direction &ndash; on pr&eacute;voit d&eacute;j&agrave; d&rsquo;en doubler la capacit&eacute; &ndash; va d&eacute;senclaver les &icirc;les naturelles ou politiques que sont Isra&euml;l, Chypre et la Cr&egrave;te. Il permettra de r&eacute;guler la production &eacute;lectrique en vendant les surplus de courant lorsqu&rsquo;ils ne seront pas localement n&eacute;cessaires, d&rsquo;en importer, depuis l&rsquo;Europe si besoin est, en p&eacute;riode de haute consommation, le tout sans avoir &agrave; d&eacute;bourser des sommes colossales pour construire des centrales &eacute;lectriques qui ne tournent &agrave; plein r&eacute;gime que quelques jours par an.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;autre part, l&rsquo;EuroAsia Interconnector pourrait permettre &agrave; Chypre et Isra&euml;l de transformer le gaz naturel qu&rsquo;elles exploitent en &eacute;lectricit&eacute; et de fournir de l&rsquo;&eacute;nergie sous cette forme, plut&ocirc;t que dans des gazoducs. Cela aurait notamment l&rsquo;avantage de pouvoir se passer des services du Sultan, qui compte sur un conduit de gaz sous-marin passant par la Turquie pour acheminer les produits des forages isra&eacute;lo-cypriotes en direction de l&rsquo;Europe.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSon autre int&eacute;r&ecirc;t &agrave; voir les n&eacute;gociations sur la r&eacute;unification cypriote se concr&eacute;tiser tient &agrave; son d&eacute;sir de voir son pays accept&eacute; au sein de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne. Or, en attendant que cela soit finalis&eacute;, la R&eacute;publique de Chypre, membre de l&rsquo;UE, s&rsquo;oppose farouchement &agrave; l&rsquo;adh&eacute;sion d&rsquo;Ankara. Un refus qui a poids de veto.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;alliance aussi solide que discr&egrave;te entre Chypre, Isra&euml;l et la Gr&egrave;ce d&rsquo;Al&eacute;xis Tsipras, au-del&agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques et militaires &eacute;vidents, a pour elle le partage des m&ecirc;mes valeurs de d&eacute;mocratie, d&rsquo;Etat de droit, de respect de la personne et, n&rsquo;h&eacute;sitons pas &agrave; le mentionner, de rejet des croyances barbares et expansionnistes qui les jouxtent g&eacute;ographiquement et les menacent.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa Turquie, elle, balance entre la barbarie et la civilisation. Permettre la r&eacute;unification de Chypre la ferait sans doute basculer du bon c&ocirc;t&eacute; du monde, la for&ccedil;ant &agrave; s&rsquo;&eacute;loigner de l&rsquo;Iran et des forces djihadistes avec lesquelles Ankara se compromet. La normalisation de ses relations avec Isra&euml;l &ndash; les discussions ne sont pas interrompues &ndash; faciliterait le processus &agrave; Nicosie. Car l&rsquo;essentiel, pour les Grecs de l&rsquo;&icirc;le d&rsquo;Aphrodite, gr&acirc;ce &agrave; leur lien solide avec J&eacute;rusalem, consiste en cela que, sur les plans de l&rsquo;&eacute;nergie et de la s&eacute;curit&eacute;, la r&eacute;unification peut se discuter sereinement et pas &agrave; n&rsquo;importe quel prix. Ce qui fait immanquablement penser aux pourparlers entre Isra&euml;l et la Turquie. Si cette derni&egrave;re s&rsquo;ent&ecirc;te &agrave; r&eacute;clamer des am&eacute;nagements pour Gaza qui mettraient des Isra&eacute;liens en danger, nous transporterons le p&eacute;trole et le gaz par c&acirc;ble &eacute;lectrique. Il ne restera plus &agrave; Recep Erdogan qu&rsquo;&agrave; organiser des bals masqu&eacute;s islamiques dans le gigantesque ch&acirc;teau qu&rsquo;il s&rsquo;est fait &eacute;difier. Jusqu&rsquo;&agrave; ce que les Turcs, lass&eacute;s, finissent par le passer &agrave; la Guillotine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chypre&nbsp;: notre amie, notre alli&eacute;e&nbsp;(info # 011804\/16)[Analyse] Par St&eacute;phane Juffa&nbsp;&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; En 1974, l&rsquo;Arm&eacute;e turque lan&ccedil;ait l&rsquo;op&eacute;ration Attila contre la Garde Nationale, regroupant les combattants cypriotes grecs. 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