{"id":12641,"date":"2016-05-03T22:35:06","date_gmt":"2016-05-03T22:35:06","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12641"},"modified":"2016-05-12T23:45:45","modified_gmt":"2016-05-12T23:45:45","slug":"aujourdhui-jai-appele-ma-mere-par-bob-ore-abitbol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/aujourdhui-jai-appele-ma-mere-par-bob-ore-abitbol\/","title":{"rendered":"AUJOURD\u2019HUI J\u2019AI APPEL\u00c9 MA M\u00c8RE, par Bob Ore Abitbol"},"content":{"rendered":"<p>\n\tAUJOURD&rsquo;HUI J&rsquo;AI APPEL&Eacute; MA M&Egrave;RE, par Bob Ore Abitbol<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai appel&eacute; ma m&egrave;re&nbsp;! Elle ne m&rsquo;a pas r&eacute;pondu ! Elle devait &ecirc;tre occup&eacute;e &agrave; autre chose de plus important.<\/p>\n<p>\n\tLorsqu&rsquo;un de ses fils ou sa fille l&lsquo;appelait autrefois, elle laissait tout tomber pour &eacute;couter la voix de l&rsquo;enfant ch&eacute;ri, pour avoir des nouvelles de chacun de nous, pour se sentir soutenue, prot&eacute;g&eacute;e par notre force, notre amour, pour nous rassurer, nous b&eacute;nir, nous complimenter, nous rabrouer aussi au besoin&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tMon c&oelig;ur s&rsquo;est serr&eacute; tr&egrave;s fort et j&rsquo;ai compris aujourd&rsquo;hui pour la premi&egrave;re fois, apr&egrave;s huit ans d&rsquo;absence, que je ne lui parlerai plus, que je ne la reverrai plus.<\/p>\n<p>\n\tJ&rsquo;aurai beau &eacute;voquer sa voix, ses gestes, ses yeux, son visage tout entier, l&rsquo;imaginer en train de rire, de parler, de raconter ses histoires &agrave; sa mani&egrave;re si vivante, si singuli&egrave;re et tellement dr&ocirc;le, je ne la reverrai plus&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Je ne pourrai plus lui dire ni mes petits ni mes grands chagrins, ni mes tourments ni mes joies, ni mon amour ni ma tendresse non plus. Ni surtout mon besoin d&rsquo;elle&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tCar elle savait &eacute;couter, prendre le temps de la r&eacute;flexion , me conseiller sagement.<\/p>\n<p>\n\tElle seule avait ce pouvoir.<\/p>\n<p>\n\tElle seule savait le faire de cette fa&ccedil;on-l&agrave;, ferme et tendre &agrave; la fois&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tTout me manque&nbsp;d&rsquo;elle : le go&ucirc;t de sa cuisine, sa pr&eacute;sence formidable, elle, le ciment de la famille, elle : la famille.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Sa fa&ccedil;on d&rsquo;&ecirc;tre et de se conduire&nbsp;: int&egrave;gre et authentique en tout&nbsp;! Sans artifices, sans pr&eacute;tentions, sans fausse modestie non plus&nbsp;: elle-m&ecirc;me, envers et contre tout&nbsp;! Envers et contre tous&nbsp;! N&rsquo;ayant peur de rien ni de personne sinon de Dieu qu&rsquo;elle consid&eacute;rait, qu&rsquo;elle aimait sinc&egrave;rement et qu&rsquo;elle respectait comme quelqu&rsquo;un de bien et d&rsquo;honorable&hellip;&agrave; l&rsquo;&eacute;gal de son p&egrave;re qu&rsquo;elle v&eacute;n&eacute;rait !<\/p>\n<p>\n\tPhilosophe, psychologue, p&eacute;dagogue, docteur, infirmi&egrave;re, chef &eacute;toil&eacute; (j&rsquo;ai encore dans la t&ecirc;te, dans mon &acirc;me et dans mon c&oelig;ur sans parler de mon estomac reconnaissant, la saveur exquise de certains de ses plats) professeur, conseill&egrave;re, m&egrave;re en un mot, elle &eacute;tait tout cela et plus encore &agrave; la fois&nbsp;selon le temps et ses humeurs !<\/p>\n<p>\n\tNous pensions, car elle nous le faisait croire dur comme fer, que nous nous aimions, que nous ne pourrions jamais nous passer l&rsquo;un de l&rsquo;autre, que nous resterions, mes fr&egrave;res et moi, unis, quoi qu&rsquo;il arrive, quelles que soient les circonstances, quelle que soit la distance entre nous&nbsp;! Que ce qu&rsquo;elle avait cr&eacute;&eacute; &agrave; force de plats savamment cuisin&eacute;s, de f&ecirc;tes, de lumi&egrave;res, d&rsquo;anniversaires, de r&eacute;unions hebdomadaires, de shabbat, d&rsquo;amour, de tendresse aussi, r&eacute;sisterait au temps et &agrave; son absence.<\/p>\n<p>\n\tElle comptait sur moi ou sur l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ses fils pour le faire. Elle avait confiance en nous&nbsp;! En certains d&rsquo;entre nous du moins ! Elle s&rsquo;&eacute;tait tromp&eacute;e, comme se trompent souvent les m&egrave;res de ce c&ocirc;t&eacute;-l&agrave;.<\/p>\n<p>\n\tPersonne n&rsquo;est plus l&agrave; pour faire disparaitre les distances, pour effacer les malentendus, pour panser les petites et les grandes blessures et les egos d&eacute;mesur&eacute;s aussi, comme elle savait si bien le faire.<\/p>\n<p>\n\tTout le monde pense toujours avoir raison&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t&#8211; C&rsquo;est lui&nbsp;! c&rsquo;est pas moi&nbsp;! C&rsquo;est lui qui a commenc&eacute;&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tComme lorsqu&rsquo;on &eacute;tait enfants et que c&rsquo;&eacute;tait toujours la faute de l&rsquo;autre&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tLa m&egrave;re, ce personnage si formidable et si pr&eacute;sent toute notre vie durant, jusqu&#39;&agrave; la mort, notre mort&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tC&acute;&eacute;tait une personnalit&eacute; hors normes ou plus exactement un personnage. Il &eacute;manait d&rsquo;elle malgr&eacute; sa taille, une autorit&eacute;, une assurance guid&eacute;e par sa moralit&eacute; et sa dignit&eacute; de femme pure dans tous les sens du terme.<\/p>\n<p>\n\t&Agrave; la mort de mon p&egrave;re, parti pr&eacute;matur&eacute;ment, c&rsquo;est elle qui avait repris le flambeau et assum&eacute; seule la survie et l&rsquo;envol de sa nombreuse prog&eacute;niture qu&rsquo;elle aimait plus que tout. Elle &eacute;tait tellement s&ucirc;re de nous,&nbsp;<em>tellement s&ucirc;re de nous<\/em>, que nous ne pouvions pas faillir du simple fait de sa seule volont&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tJe la pleure aujourd&rsquo;hui plus qu&rsquo;au moment de son d&eacute;part d&eacute;finitif. Je ne me rendais pas compte &agrave; ce point de ce que l&rsquo;absence peut faire ou d&eacute;faire. Parfois, c&rsquo;est bien plus tard qu&rsquo;on se rend &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tJe me retourne et je ne vois que des images heureuses de nous&nbsp;: le visage hilare de mes fr&egrave;res et s&oelig;ur, le regard attendri de ma m&egrave;re, le doux sourire de mon p&egrave;re, des photos de naissances, de communions, de mariages, d&rsquo;anniversaires, de f&ecirc;tes, de rires, de chansons o&ugrave; elle organisait tout naturellement, comme s&rsquo;il &eacute;tait &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;naturel&nbsp;&raquo; de faire &agrave; diner pour dix ou cent personnes, comme &ccedil;a, sur le pouce.&nbsp;Des photos de plage, au temps heureux o&ugrave; notre p&egrave;re, cet homme si doux, si gentil et si humain &eacute;tait encore vivant, avec, toujours, un soleil omnipr&eacute;sent en arri&egrave;re-plan ! Des souvenirs de voyages &agrave; Venise, &agrave; Paris, &agrave; Monaco, &agrave; J&eacute;rusalem, ou encore &agrave; un retour nostalgique dans sa ville natale.<\/p>\n<p>\n\tComme si la vie, la jolie vie, filtrait et gardait avec intelligence et finesse les moments de bonheur et laissait &eacute;chapper par miracle, comme aval&eacute;s par&nbsp;le temps et l&#39;oubli, les moments de tristesse, de malheur et de pluie !<\/p>\n<p>\n\tSans nos parents et notre m&egrave;re en particulier, nous sommes comme des cerfs-volants ballot&eacute;s par le vent. C&rsquo;est elle qui tient la corde, elle, qui nous guide m&ecirc;me de loin et c&rsquo;est toujours elle qui nous fait danser au rythme sublime de son amour et de sa tendresse&nbsp;! Orphelins, nous devenons des funambules sans filet&nbsp;! Des cerfs-volants &nbsp;d&eacute;boussol&eacute;s, d&eacute;connect&eacute;s&nbsp;&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tJe ne savais pas qu&rsquo;elle me manquerait &agrave; ce point-l&agrave;, comme un premier amour, le seul, le vrai, celui qui a vraiment compt&eacute; pour nos c&oelig;urs vierges et purs.<\/p>\n<p>\n\tElle est partie, radieuse, sans souffrir mais c&rsquo;est nous qui souffrons aujourd&rsquo;hui et c&rsquo;est nous qui l&rsquo;appelons au secours pour nous rendre, l&rsquo;espace d&rsquo;un baiser, la douceur d&rsquo;une caresse, le temps d&rsquo;un soupir, un peu de notre innocence, un peu de notre candeur, un peu de notre enfance, un peu de notre jeunesse, un peu aussi de notre insouciance.<\/p>\n<p>\n\tEt toi Maman comment vas tu&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tOn te traite bien l&agrave; o&ugrave; tu es&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tJe suis s&ucirc;r que tu dois les faire rire&nbsp;comme tu faisais rire aux larmes si j&rsquo;ose dire, ces familles endeuill&eacute;es que tu venais voir en pleurs et que tu laissais rass&eacute;r&eacute;n&eacute;es et presque joyeuses &agrave; ton d&eacute;part ! Tu leur apportais une note d&rsquo;esp&eacute;rance, un accent de jeunesse et de vie, une note de gait&eacute; et de folie douce dans leur tristesse et leur morbide solitude et c&lsquo;est comme si, d&rsquo;un seul coup, dans l&rsquo;hiver glac&eacute; de leur d&eacute;tresse, tu faisais appara&icirc;tre, par magie, un printemps souriant et ensoleill&eacute;, un arc en ciel de bonheur &eacute;ph&eacute;m&egrave;re&hellip;et salvateur&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tToi qui parlais &agrave; Dieu tous les jours, t&rsquo;&eacute;coute-t-il &agrave; pr&eacute;sent que tu es si proche de lui&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tDe ton vivant tu ouvrais grand les fen&ecirc;tres qu&rsquo;il pleuve ou qu&rsquo;il vente et tu lui parlais comme &agrave; un ami, comme &agrave; un fr&egrave;re, comme &agrave; un p&egrave;re. Tu n&rsquo;avais pas peur de &laquo;&nbsp;Lui&nbsp;&raquo; au contraire, tu plaisantais avec &laquo; Lui&raquo; , tu &laquo;&nbsp;Lui&nbsp;&raquo; racontais tout et n&rsquo;importe quoi comme au meilleur de tes confidents, comme &agrave; l&rsquo;ami le plus intime et tu croyais si fort en &laquo;&nbsp;Lui&nbsp;&raquo;, si fort en &laquo;&nbsp;Lui&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;il est impossible im-po-ssi-ble qu&rsquo;il n&rsquo;exist&acirc;t pas, qu&rsquo;il ne soit pas l&agrave; en chair et en os et qu&rsquo;il ne t&rsquo;attende pas de pied ferme pour &eacute;couter tes derni&egrave;res anecdotes&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tPeux-tu le faire intervenir en ne notre faveur&nbsp;? Qu&rsquo;il nous donne la gr&acirc;ce, la patience, la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, la r&eacute;ussite, la sant&eacute; et des millions et des millions de dollars&nbsp;!!!<\/p>\n<p>\n\tQu&rsquo;il fasse cesser toutes ces guerres si terribles, si cruelles, si inutiles&nbsp;? Qu&rsquo;il fasse que la paix r&egrave;gne une fois pour toutes dans ce d&eacute;sordre &eacute;pouvantable qu&rsquo;on appelle la vie&nbsp;? Et qu&rsquo;il nous donne &agrave; nous et &agrave; nos proches, je le r&eacute;p&egrave;te, des millions et des millions de dollars&nbsp;! (&hellip;et surtout pas &agrave; nos ennemis&nbsp;!)<\/p>\n<p>\n\tAs-tu ce pouvoir&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tA-t-il ce pouvoir&nbsp;? Cette volont&eacute; devrais-je dire&nbsp;! Ou bien a-t-il d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; l&rsquo;homme et &agrave; la femme la capacit&eacute; de d&eacute;cision et &laquo;&nbsp;Lui&nbsp;&raquo; reste simple spectateur-observateur, ni pr&eacute;sent ni absent, de notre univers, de notre humanit&eacute; d&eacute;shumanis&eacute;e, &eacute;cartel&eacute;e, d&eacute;compos&eacute;e et si belle&nbsp;? Si fi&egrave;re&nbsp;et si pleine d&rsquo;elle m&ecirc;me ! Si sublime et si d&eacute;risoire&nbsp;! Si d&eacute;su&egrave;te et si grandiose&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tDis-moi maman&nbsp;? As-tu des compagnons&nbsp;? Des amis&nbsp;? Des amies&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tChantes-tu parfois&nbsp;? Est-ce que tu c&eacute;l&egrave;bres les f&ecirc;tes comme ici sur terre toi qui aimais tellement cela&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tExiste-t-il vraiment des harpes et des violons, des grands rabbins &agrave; barbe blanche, des anges surnaturels qui vous surveillent comme un troupeau de moutons sur de beaux nuages blancs&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tJe me le demande&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tAs-tu pu voir Papa&nbsp;? Tes parents&nbsp;? Tes fr&egrave;res&nbsp;? Et ta fille&nbsp;? Ta petite Jacqueline ch&eacute;rie que tu as perdue si jeune alors qu&rsquo;elle n&rsquo;avait que quatre ans et que tu as pleur&eacute;e ta vie durant. L&rsquo;as-tu enfin retrouv&eacute;e&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tSon pr&eacute;nom que tu pronon&ccedil;ais de fa&ccedil;on sacr&eacute;e est la derni&egrave;re parole que tu as murmur&eacute;e avant de partir vers l&rsquo;autre monde auquel tu croyais si fort.<\/p>\n<p>\n\tJe pense sinc&egrave;rement qu&rsquo;&agrave; la fin tu avais vraiment h&acirc;te de la rejoindre.<\/p>\n<p>\n\tEt nous&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tT&rsquo;es-tu demand&eacute;e ce que nous allions devenir sans toi&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tTu as l&acirc;ch&eacute; tous tes enfants pour elle que tu as toujours aim&eacute;e plus que nous tous, parce qu&rsquo;elle avait disparu trop t&ocirc;t, beaucoup trop t&ocirc;t, sans que tu profites d&rsquo;elle, de sa beaut&eacute; l&eacute;gendaire, de son intelligence hors du commun, de son charme et de sa sympathie&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tAinsi de ceux qui partent&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tLa mort est une chose bien &eacute;trange et bien &eacute;go&iuml;ste au fond&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tFinis les probl&egrave;mes, les soucis, salut la compagnie, au revoir et merci&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tVoici huit ans que tu es partie et je pense &agrave; toi tous les jours, que je pleure ton absence et &eacute;voque ta belle pr&eacute;sence si pleine et si joyeuse.<\/p>\n<p>\n\tEt toi dans quel univers vis-tu&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tPeux-tu revenir ici juste un peu ? un tout petit peu&nbsp;! Pour un jour&nbsp;? Pour une heure&nbsp;? Une minute&nbsp;? Juste le temps de me serrer contre toi une ultime fois, le temps de te dire un dernier je t&rsquo;aime, le temps de te dire un dernier adieu&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\tAujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai appel&eacute; ma m&egrave;re, quand me r&eacute;pondra-t-elle&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tBob Or&eacute; Abitbol&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tboboreint<wbr>@gmail.com<\/wbr><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>AUJOURD&rsquo;HUI J&rsquo;AI APPEL&Eacute; MA M&Egrave;RE, par Bob Ore Abitbol &nbsp; &nbsp; Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai appel&eacute; ma m&egrave;re&nbsp;! Elle ne m&rsquo;a pas r&eacute;pondu ! Elle devait &ecirc;tre occup&eacute;e &agrave; autre chose de plus important. 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