{"id":12665,"date":"2016-05-06T00:01:58","date_gmt":"2016-05-06T00:01:58","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12665"},"modified":"2016-05-06T00:01:58","modified_gmt":"2016-05-06T00:01:58","slug":"france-la-pre-guerre-civile-dont-il-est-interdit-de-parler","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/france-la-pre-guerre-civile-dont-il-est-interdit-de-parler\/","title":{"rendered":"France : la pr\u00e9-guerre civile dont il est interdit de parler"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<u>France&nbsp;: la pr&eacute;-guerre civile dont il est interdit de parler&nbsp;<\/u><u>(info # 010505\/16)&nbsp;<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Patricia La Mosca&nbsp;<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMardi dernier, &agrave; Nantes, un policier a &eacute;t&eacute; projet&eacute; au sol par les &eacute;meutiers qui lui ont enlev&eacute; son casque et l&rsquo;ont battu &agrave; la t&ecirc;te &agrave; l&rsquo;aide de barres de fer. Le gardien de la paix a &eacute;t&eacute; gri&egrave;vement bless&eacute; lors de cette agression, et, selon les badauds et les commer&ccedil;ants pr&eacute;sents alentours, s&rsquo;il n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; secouru par ses camarades ainsi que par quelques volontaires spontan&eacute;s, il ne fait aucun doute qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;heure actuelle, il serait mort.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes media tricolores ont globalement comment&eacute; cet &eacute;pisode des violences qui secouent leur pays sans interruptions, mais ils s&rsquo;efforcent d&rsquo;isoler et de minimiser l&rsquo;&eacute;tendue et la duret&eacute; des affrontements, comme nous l&rsquo;explique Damien.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDamien, c&rsquo;est cet officier de police qui nous avait inform&eacute;s &agrave; l&rsquo;occasion du d&eacute;raillement de Br&eacute;tigny-sur-Orge, en juillet 2013, et qui avait permis au public de savoir ce qui s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;ellement pass&eacute; sur les lieux de l&rsquo;accident, notamment au sujet du pillage des bless&eacute;s et des cadavres, et des affrontements entre les individus issus des banlieues et la police.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA l&rsquo;instar de ses camarades, Damien est &eacute;c&oelig;ur&eacute; par le traitement biais&eacute; de l&rsquo;information. Il nous confie que, dans la seule ville de Nantes, lors de chaque &quot;manifestation&quot;, les forces de s&eacute;curit&eacute; doivent faire usage de 400 &agrave; 1 000 &quot;grenades de d&eacute;senclavement&quot;. &quot;Ce sont des projectiles qui, comme leur nom l&rsquo;indique, sont utilis&eacute;s par les policiers afin de briser un encerclement dont ils sont victimes, et auxquels ils n&rsquo;ont recours que lorsque leur int&eacute;grit&eacute; physique est compromise.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSi nous ne disposions pas de ces grenades&quot;, poursuit notre interlocuteur, &quot;des gardiens de la paix auraient &eacute;t&eacute; tu&eacute;s&quot;. Puis il termine en expliquant que &quot;1 000 grenades de ce type en une seule journ&eacute;e constitue un nombre &eacute;norme qui permet d&rsquo;&eacute;valuer la dimension et la violence des heurts, que l&rsquo;on cache d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment au public, de m&ecirc;me que l&rsquo;&eacute;tendue territoriale du mouvement et les bilans mat&eacute;riel et p&eacute;cuniaire des d&eacute;g&acirc;ts&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNantes est effectivement un point rouge sur la carte des &eacute;meutes, mais toute la France est touch&eacute;e. Des confrontations du m&ecirc;me genre ont lieu chaque semaine &agrave;&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/LesAmisDePoliceRealites\/videos\/1097269980323464\/\">Paris<\/a>&nbsp;(voir vid&eacute;o), Marseille, Grenoble, Bordeaux, Toulouse, Dijon et Rennes, &agrave; Metz et &agrave; Strasbourg, pour ne parler que de ces m&eacute;tropoles.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur et l&rsquo;ensemble des media ne publient que des bilans partiels et, partant, illisibles pour permettre de saisir l&rsquo;&eacute;tendue du ph&eacute;nom&egrave;ne. Dans les livraisons des quotidiens nationaux, il arrive le plus fr&eacute;quemment que l&rsquo;on ne mentionne absolument pas ces altercations, m&ecirc;me si elles se sont d&eacute;roul&eacute;es dans la ville o&ugrave; ces confr&egrave;res sont install&eacute;s, et m&ecirc;mes si elles ont fait des dizaines de bless&eacute;s et pour des millions d&rsquo;euros de dommages au bien public et aux commerces.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/les-decodeurs\/article\/2016\/05\/03\/les-exagerations-d-estrosi-sur-les-policiers-blesses-et-les-degradations-de-nuit-debout_4912889_4355770.html\">un article<\/a>&nbsp;de mardi paru dans&nbsp;<em>Le Monde<\/em>, le journaliste Adrien S&eacute;n&eacute;cat se contente de contester les chiffres des bless&eacute;s et des d&eacute;gradations articul&eacute;s par Christian Estrosi, d&eacute;put&eacute; des Alpes Maritime, Pr&eacute;sident du Conseil r&eacute;gional Provence-Alpes-C&ocirc;te d&rsquo;Azur et Maire de Nice.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour S&eacute;n&eacute;cat, l&rsquo;essentiel est qu&rsquo;Estrosi exag&egrave;re, que ce ne sont pas 400 policiers qui ont &eacute;t&eacute; bless&eacute;s depuis le &quot;commencement du mouvement&quot;, mais 230, au 1<sup>er<\/sup>&nbsp;mai. Damien pose la question&nbsp;: &quot;Ce journaliste se rend-il compte de ce que signifie ce chiffre de 230 coll&egrave;gues bless&eacute;s&nbsp;? De ce qu&rsquo;il repr&eacute;sente en mati&egrave;re de volume de violence&nbsp;et de souffrances ?&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDe plus, les chiffres qui courent parmi les syndicats et association policiers, qui sont, en principe les premiers inform&eacute;s, font &eacute;tat de 311 gardiens de la paix bless&eacute;s et ayant d&ucirc; recevoir des soins hospitaliers, ainsi que de 111 autres, plus l&eacute;g&egrave;rement atteints, mais dont la plupart a justifi&eacute; des arr&ecirc;ts de travail.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&quot;C&rsquo;est &eacute;norme&nbsp;!&quot;, s&rsquo;exclame l&rsquo;officier, &quot;cela fait penser aux chiffres d&rsquo;un conflit arm&eacute;&quot;. S&rsquo;agit-il effectivement d&rsquo;un conflit arm&eacute;, rebondis-je&nbsp;? &quot;Non&quot;, r&eacute;pond mon interlocuteur, &quot;pour la raison que les &eacute;meutiers n&rsquo;utilisent pas d&rsquo;armes de guerre, pour le moment en tout cas, mais ils nous lancent des pav&eacute;s, des barres de fer et des bouteilles, qui sont &eacute;galement capables de tuer quelqu&rsquo;un&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa presse fran&ccedil;aise parle de quelques centaines de &quot;casseurs&quot; dissimul&eacute;s dans les manifestations qui seraient responsables des troubles, est-ce aussi votre sentiment&nbsp;? Damien tr&eacute;pigne l&eacute;g&egrave;rement&nbsp;: &quot;Pensez-vous vraiment que quelques centaines de casseurs au total pourraient blesser 400 policiers et membres des forces sp&eacute;ciales&nbsp;? C&rsquo;est plus qu&rsquo;une plaisanterie m&eacute;diatique de mauvais go&ucirc;t, c&rsquo;est l&rsquo;un des artifices destin&eacute;s &agrave; flouter la r&eacute;alit&eacute; aux yeux des Fran&ccedil;ais. En r&eacute;alit&eacute;, il existe des noyaux durs dans les manifs, qui se dissimulent au c&oelig;ur du cort&egrave;ge, ils disposent de cagoules et de divers projectiles sur eux. A l&rsquo;approche des forces de l&rsquo;ordre, ils les agressent, mais, ce qu&rsquo;il faut dire, c&rsquo;est que beaucoup des autres participants les suivent et prennent part aux violences et aux d&eacute;gradations. Les durs jouent le r&ocirc;le de d&eacute;tonateurs, mais les gens qui participent &agrave; ces d&eacute;fil&eacute;s savent pertinemment comment ils risquent de se terminer. Une personne qui n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;en d&eacute;coudre ne se m&ecirc;lera pas &agrave; ces manifestations&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tExiste-t-il un danger pour que ces d&eacute;sordres d&eacute;g&eacute;n&egrave;rent en guerre civile&nbsp;? &quot;A mon sens, nous nous trouvons dans une situation de pr&eacute; ou de para-guerre civile, ce qui ne signifie pas qu&rsquo;elle risque de menacer la survie de l&rsquo;Etat. Ce, m&ecirc;me si les violences sont d&eacute;sormais attis&eacute;es par des personnalit&eacute;s politiques, tels qu&rsquo;Olivier Besancenot et Jean-Luc M&eacute;lenchon, et des organisations syndicales, comme la CGT. Ce qu&rsquo;ils veulent c&rsquo;est cr&eacute;er un climat d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; permanente pour affecter les prochaines consultations &eacute;lectorales et influer sur le d&eacute;roulement du d&eacute;bat d&eacute;mocratique &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e. Le probl&egrave;me se pose sur la dur&eacute;e&quot;, d&eacute;taille Damien, &quot;l&rsquo;&eacute;quation se base sur deux donn&eacute;es&nbsp;: la hauteur de la flamme et la dur&eacute;e de la contestation. La question fondamentale s&rsquo;inscrit en ces termes&nbsp;: combien de temps le pays peut-il respirer alors qu&rsquo;un demi-million de personnes sont mobilis&eacute;es par intermittence afin de l&rsquo;emp&ecirc;cher de fonctionner, que des centaines de v&eacute;hicules priv&eacute;s sont incendi&eacute;s, des dizaines de v&eacute;hicules de police d&eacute;grad&eacute;s, des centaines de commerces saccag&eacute;s ou barricad&eacute;s, incapables de se sustenter normalement, et des dommages de l&rsquo;ordre de dizaines de millions d&rsquo;euros inflig&eacute;s &agrave; la propri&eacute;t&eacute; publique et priv&eacute;e&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe vrai risque consiste &agrave; ce que le d&eacute;sordre actuel se p&eacute;rennise et qu&rsquo;il franchisse encore quelques crans dans la violence. A ce rythme, la paix et l&rsquo;ordre sociaux sont effectivement menac&eacute;s et la situation risque de devenir incontr&ocirc;lable. D&rsquo;ailleurs, &agrave; mon avis, dans certaines circonstances et dans certains lieux, elle est d&eacute;j&agrave; incontr&ocirc;lable&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPourquoi, d&rsquo;apr&egrave;s vous, les media nationaux ne couvrent-ils pas correctement les avatars de ce soul&egrave;vement&nbsp;? &quot;On nous a dit, de m&ecirc;me qu&rsquo;aux journalistes, que si on accordait &agrave; ce mouvement la place qui est la sienne dans l&rsquo;information, cela ferait boule de neige et cela encouragerait des centaines de milliers d&rsquo;autres individus &agrave; participer &agrave; l&rsquo;affrontement. On nous demande &eacute;galement de faire preuve de la plus grande restreinte dans nos r&eacute;pliques, en invoquant la m&ecirc;me raison. Un responsable politique a dit &agrave; un groupe de nos officiers, que si, par malheur, un &eacute;meutier &eacute;tait tu&eacute;, d&egrave;s le lendemain et pour plusieurs jours, quelles que soient nos justifications, la France br&ucirc;lerait&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEt vous pensez quoi de ces directives&nbsp;? &quot;Nous pensons, dans la police, que cela ne fait que retarder l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance, en donnant aux formations politiques impliqu&eacute;es dans la violence l&rsquo;occasion de rameuter des renforts en touchant des cat&eacute;gories de personnes qui ne sont toujours pas compl&egrave;tement impliqu&eacute;es dans le mouvement. Nous pensons, qu&rsquo;avec le niveau de violence auquel nous avons &agrave; faire face, et malgr&eacute; tous nos efforts, il n&rsquo;est pas exclu que l&rsquo;irr&eacute;parable survienne, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; ou de l&rsquo;autre. Nous pensons que le travail d&rsquo;un policier est de maintenir l&rsquo;ordre et de prot&eacute;ger les citoyens, et que le travail d&rsquo;un media consiste &agrave; informer ses clients et non &agrave; pr&eacute;juger des r&eacute;actions des uns ou des autres en fonction des orientations du pouvoir politique. Et nous pensons qu&rsquo;il est p&eacute;rilleux, chacun dans son domaine, de sortir de nos attributions. Nous pensons, surtout, que nous, les policiers et les gendarmes servons de paravent aux politiciens, qui nous jettent &agrave; leur place dans la fosse aux lions pour repr&eacute;senter le gouvernement face aux &eacute;meutiers &agrave; leur place&nbsp;; et que cela d&eacute;passe notre fonction, que notre t&acirc;che n&rsquo;est pas celle de boucs &eacute;missaires&quot;. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQuelles sont les revendications du mouvement&nbsp;? &quot;Officiellement, c&rsquo;est la r&eacute;volte contre la nouvelle loi du travail, th&egrave;me auquel viennent s&rsquo;ajouter des conflits locaux ou r&eacute;gionaux. Mais, en fait, nous affrontons des gens qui veulent provoquer un changement global par la force, et qui utilisent la Loi El Khomri comme signal de ralliement, comme plus petit d&eacute;nominateur commun, et comme justificatif &agrave; la violence. Quel rapport existe-t-il entre le rejet de la Loi Khomri et frapper au visage un agent au sol avec des barres de fer&nbsp;?&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes banlieues participent-elles au mouvement&nbsp;? &quot;Moins au niveau des revendications, plus &agrave; celui des affrontements. Il existe beaucoup d&rsquo;individus issus de l&rsquo;immigration parmi ceux qui nous agressent, et l&rsquo;on entend fr&eacute;quemment le cri d&rsquo; &quot;Allahou Akbar&quot; [comme sur la vid&eacute;o jointe &agrave; cet article. Ndlr.], ainsi que, moins souvent, des insultes contre la France ou contre les Juifs au cours des &eacute;chauffour&eacute;es. Suivant les villes, il y a un nombre au moins &eacute;gal de Fran&ccedil;ais d&rsquo;origine entre les violents.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDamien, je vous trouve tr&egrave;s lucide dans votre commentaire qui est remarquablement pos&eacute; relativement &agrave; la situation que vous subissez, que nous vaut cette r&eacute;serve&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&quot;La recherche d&rsquo;efficacit&eacute;. Hurler ne sert &agrave; rien, il est pr&eacute;f&eacute;rable de se faire entendre. De plus, nous sommes fran&ccedil;ais, nous aimons notre pays et nous comptons bien le d&eacute;fendre, et non pas l&rsquo;enfoncer davantage en adoptant une d&eacute;marche d&eacute;vastatrice. Nous sentons bien que nous constituons l&rsquo;unique barrage entre la violence et les citoyens. Mais je peux vous assurer, Patricia, que les officiers et les membres des forces de l&rsquo;ordre en ont tr&egrave;s gros sur la patate, &agrave; commencer par la sensation d&rsquo;&ecirc;tre abandonn&eacute;s dans l&rsquo;ar&egrave;ne, de ne pas avoir le droit de r&eacute;tablir l&rsquo;ordre ni de le pr&eacute;server efficacement, d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;shonor&eacute;s et salis dans nos media et par certaines organisations politiques, de constater que la gravit&eacute; de la r&eacute;alit&eacute; est cach&eacute;e &agrave; nos compatriotes, et de ne pas pouvoir exprimer ce que nous avons &agrave; en dire. D&rsquo;ailleurs&quot;, ponctue Damien, &quot;ce n&rsquo;est gu&egrave;re un hasard si, comme lors des &eacute;meutes &agrave; la Villeneuve (Grenoble, juillet 2010) et lors du d&eacute;raillement &agrave; Br&eacute;tigny, c&rsquo;est dans la M&eacute;na, un media &eacute;tranger, que nous pouvons nous exprimer librement. A l&rsquo;heure actuelle, aucun media fran&ccedil;ais mainstream ne publierait cette entrevue. Soyez assur&eacute;e que vos analyses sont tr&egrave;s lues par les officiers de police, de l&rsquo;Arm&eacute;e et des services du Renseignement. Vous &ecirc;tes &agrave; la fois professionnels, honn&ecirc;tes, tr&egrave;s pr&eacute;sents et peu marqu&eacute;s politiquement, c&rsquo;est ce que nous appr&eacute;cions&quot;.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>France&nbsp;: la pr&eacute;-guerre civile dont il est interdit de parler&nbsp;(info # 010505\/16)&nbsp;[Analyse] Par Patricia La Mosca&nbsp;&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; Mardi dernier, &agrave; Nantes, un policier a &eacute;t&eacute; projet&eacute; au sol par les &eacute;meutiers qui lui ont enlev&eacute; son casque et l&rsquo;ont battu &agrave; la t&ecirc;te &agrave; l&rsquo;aide de barres de fer. 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