{"id":12703,"date":"2016-05-10T23:12:34","date_gmt":"2016-05-10T23:12:34","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12703"},"modified":"2016-05-10T23:12:34","modified_gmt":"2016-05-10T23:12:34","slug":"e-levinas-ou-la-rehabilitation-de-la-tradition-biblico-talmudique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/e-levinas-ou-la-rehabilitation-de-la-tradition-biblico-talmudique\/","title":{"rendered":"E. L\u00e9vinas ou la r\u00e9habilitation de la tradition biblico-talmudique"},"content":{"rendered":"<header>\n<p>\n\t\tE. L&eacute;vinas ou la r&eacute;habilitation de la tradition biblico-talmudique<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/header>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tAujourd&rsquo;hui encore, je m&rsquo;en souviens comme si c&rsquo;&eacute;tait hier. Mon jeune fr&egrave;re Samuel et moi &eacute;tions &eacute;l&egrave;ves internes &agrave; l&rsquo;Ecole Maimonide, du temps de Th&eacute;odore Dreyfus et de Jean Hayman. Nous &eacute;tions &agrave; la fin des ann&eacute;es soixante. La communaut&eacute; juive de cette &eacute;poque, tant &agrave; Paris qu&rsquo;en province, &eacute;tait un v&eacute;ritable d&eacute;sert, pour reprendre les termes d&rsquo;un baron de Rothschild, pr&eacute;sident de la plus grande institution juive de France. Lorsque paraissait un tout petit article dans Le Monde des livres, par exemple sur tel ou tel autre ouvrage d&rsquo;Elie Wiesel, c&rsquo;&eacute;tait un &eacute;v&eacute;nement marquant : on se le pr&ecirc;tait, on ne parlait que de cela, c&rsquo;&eacute;tait si rare, si inhabituel.&nbsp; Ceux qui n&rsquo;ont pas connu cette &eacute;poque, &agrave; laquelle le juda&iuml;sme &eacute;mergeait tout juste d&rsquo;une profonde l&eacute;thargie et se remettait &agrave; peine du traumatisme de la Shoah (ce terme m&ecirc;me n&rsquo;est venu qu&rsquo;apr&egrave;s), ne peuvent pas s&rsquo;imaginer l&rsquo;indigence de la vie culturelle juive de ces temps-l&agrave;.<\/p>\n<p>\n\t\tEt &eacute;tant en pension &agrave; l&rsquo;&eacute;cole Maimonide, le samedi matin, nous avions la permission d&rsquo;aller &agrave; pied (c&rsquo;&eacute;tait le shabbat) rue Michel-Ange, &agrave; l&rsquo;ENIO, &eacute;couter la le&ccedil;on d&rsquo;Emmanuel Levinas sur la p&eacute;ricope biblique hebdomadaire (paracha). Je n&rsquo;avais pas encore seize ans et cet enseignement passait largement au-dessus de mes capacit&eacute;s d&rsquo;assimilation. En plus, il y avait cette prononciation rocailleuse de Levinas, tant en fran&ccedil;ais qu&rsquo;en h&eacute;breu, qui constituait une sorte de barri&egrave;re. L&rsquo;homme lui-m&ecirc;me, jadis presque enti&egrave;rement inconnu des m&eacute;dias, ne m&rsquo;en imposait nullement : il &eacute;tait petit, plut&ocirc;t corpulent, la voix un peu haut perch&eacute;e (tout microphone &eacute;tait interdit le samedi) ; je pr&ecirc;tais l&rsquo;oreille ou comme le dit l&rsquo;auteur dans l&rsquo;avant-propos deDifficile libert&eacute;, l&rsquo;oreille aux aguets, je tentais de faire mon profit de ce qui se disait. En vain. Un lyc&eacute;en de seize ans ne pouvait pas comprendre&nbsp;; en outre la prononciation de l&rsquo;h&eacute;breu par ce philosophe n&eacute; en Lituanie me faisait sourire. Elle &eacute;tait si &eacute;loign&eacute;e de la prononciation ch&acirc;ti&eacute;e des s&eacute;farades qui m&rsquo;avaient cat&eacute;chis&eacute; d&egrave;s mon plus jeune &acirc;ge &agrave; Agadir&hellip; &nbsp;La pr&eacute;sence d&rsquo;adultes tr&egrave;s attentifs m&rsquo;intriguait, car je pensais que la le&ccedil;on &eacute;tait destin&eacute;e &agrave; de simples &eacute;l&egrave;ves des classes terminales. Bref, autant d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments qui m&rsquo;ont tenu assez &eacute;loign&eacute; d&rsquo;un homme dont nous &eacute;tions si peu nombreux &agrave; accompagner les d&eacute;buts. Nous &eacute;tions assis aux pieds d&rsquo;un tr&egrave;s grand ma&icirc;tre (pas par la taille) pour reprendre une expression talmudique et nous ne le savions pas. Aujourd&rsquo;hui, &agrave; mon &acirc;ge, je me souviens d&rsquo;une phrase c&eacute;l&egrave;bre de Hegel qui disait en substance&nbsp;:&nbsp;il n&rsquo;y a pas de grand homme pour le valet de chambre&hellip;&nbsp;Sans faire preuve d&rsquo;une excessive s&eacute;v&eacute;rit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de soi-m&ecirc;me, cette phrase pouvait fort bien s&rsquo;appliquer &agrave; nous.<\/p>\n<p>\n\t\tAujourd&rsquo;hui, presque un demi-si&egrave;cle apr&egrave;s, au terme de plusieurs d&eacute;cennies pass&eacute;es &nbsp;&agrave; &eacute;tudier les fruits de la science allemande du juda&iuml;sme, m&eacute;thode historico-critique appliqu&eacute;e aux sources juives anciennes, je me repenche sur quelques &eacute;crits du grand ma&icirc;tre, rest&eacute; m&eacute;connu jusqu&rsquo;&agrave; un &acirc;ge assez avanc&eacute;. Confin&eacute; &agrave; des t&acirc;ches administratives subalternes &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;un &eacute;tablissement d&rsquo;enseignement secondaire juif, s&rsquo;occupant d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves venus d&rsquo;Afrique du Nord, c&rsquo;est-&agrave;-dire situ&eacute;s &nbsp;&agrave; des ann&eacute;es-lumi&egrave;re de ce monde d&rsquo;Europe oriental qui l&rsquo;avait vu na&icirc;tre et form&eacute;, Levinas, qui s&rsquo;&eacute;tait rendu en 1956.7 au Maroc pour y prononcer une conf&eacute;rence (Une religion d&rsquo;adultes) d&eacute;couvrait lui-m&ecirc;me une autre forme de juda&iuml;sme dont il admirait secr&egrave;tement la vivacit&eacute; et le dynamisme tout en ne cachant pas sa stup&eacute;faction devant une certaine fa&ccedil;on d&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;: c&rsquo;est de tout cela que je me suis souvenu en me replongeant dans la lecture de ce lumineux avant-propos de&nbsp;Difficile libert&eacute;&nbsp;o&ugrave; l&rsquo;auteur d&eacute;crit l&rsquo;arri&egrave;re-plan de cette &oelig;uvre de jeunesse. C&rsquo;est une &oelig;uvre, certes, dat&eacute;e puisqu&rsquo;elle a pour fondement, les lendemains du juda&iuml;sme rescap&eacute; de la Shoah, sans toutefois &ecirc;tre p&eacute;rim&eacute;e car les probl&eacute;matiques qu&rsquo;elle soul&egrave;ve sont toujours d&rsquo;actualit&eacute;. Ce qui frappe, c&rsquo;est la solidit&eacute; de cette affirmation juive, coupl&eacute;e &agrave; une aspiration tout aussi forte &agrave; l&rsquo;universel.<\/p>\n<p>\n\t\tDans cet avant-propos si s&eacute;minal, chaque mot, chaque phrase, est &agrave; peser au tr&eacute;buchet. Sans le dire, tout en le disant, Levinas indique que la pens&eacute;e talmudique et la litt&eacute;rature biblique qui lui ont donn&eacute; naissance et l&rsquo;ont nourrie durant pr&egrave;s d&rsquo;un demi-mill&eacute;naire, ont &eacute;t&eacute; enterr&eacute;es par un monde chr&eacute;tien qui mit tant de si&egrave;cles avant de red&eacute;couvrir que c&rsquo;&eacute;tait l&agrave; son propre terreau nourricier. Levinas reprenait une id&eacute;e popularis&eacute;e par le P&egrave;re Fondateur de l&rsquo;historiographie juive moderne, Heinrich Gr&auml;tz, qui d&eacute;plorait les attaques si injustes et si violentes, du christianisme contre la litt&eacute;rature talmudique.<\/p>\n<p>\n\t\tEt c&rsquo;est cette m&ecirc;me litt&eacute;rature talmudique dont Levinas a assur&eacute; la r&eacute;habilitation jusque et y compris au sein du monde chr&eacute;tien. Je me souviens d&rsquo;un colloque d&rsquo;intellectuels protestants dont j&rsquo;ai entendu parler, il y a d&eacute;j&agrave; quelques ann&eacute;es&nbsp;: l&rsquo;ouverture du colloque se fit sur une citation de Levinas et il en fut de m&ecirc;me pour sa cl&ocirc;ture&hellip;&nbsp;C&rsquo;est dire&nbsp;! Or, il y a quelques si&egrave;cles, les anc&ecirc;tres de ces th&eacute;ologiens chr&eacute;tiens d&eacute;criaient cette m&ecirc;me litt&eacute;rature talmudique dont Levinas leur montrait les perles&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tLevinas insiste bien, &agrave; la suite de son ma&icirc;tre de pr&eacute;dilection, Franz Rosenzweig, dans son&nbsp;&Eacute;toile de la r&eacute;demption&nbsp;(1921), sur la vie et la vitalit&eacute; de cette tradition. Il souligne cet enseignement vivant, loin de l&rsquo;arch&eacute;ologie d&rsquo;une d&eacute;funte pens&eacute;e juive. Il signifie bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;attarde pas sur les probl&egrave;mes d&rsquo;influence et de datation. Critique souterraine de&nbsp; l&rsquo;activit&eacute; de la science du juda&iuml;sme qui concentrait tous ses efforts sur cette esp&egrave;ce d&rsquo;&eacute;pigraphie, comme on d&eacute;chiffre des inscriptions sur des pierres tombales.<\/p>\n<p>\n\t\tDans ce m&ecirc;me avant-propos, l&rsquo;auteur souligne que bien avant que le Moyen &Acirc;ge n&rsquo;&eacute;tende son voile obscurantiste sur les cerveaux et n&rsquo;opacifie la sublime lumi&egrave;re de quelques th&egrave;mes philosophico-religieux, le talmud en d&eacute;voilait d&eacute;j&agrave;, d&egrave;s l&rsquo;Antiquit&eacute;, &nbsp;le vif &eacute;clat.. On peut donc cr&eacute;diter Levinas d&rsquo;un m&eacute;rite exceptionnel, un m&eacute;rite absolument unique : rendre au Talmud ses lettres de noblesse, en faire une source de sagesse et de jouvence aux yeux du monde chr&eacute;tien. &nbsp;Affirmer avec force que le juda&iuml;sme tout court, c&rsquo;est le juda&iuml;sme rabbinique. Gr&acirc;ce &agrave; cela, Levinas est devenu l&rsquo;un des tout premiers Juifs &agrave; faire figure de ma&icirc;tre aux yeux de nombreux th&eacute;ologiens chr&eacute;tiens. Certes, Albert le grand et Thomas d&rsquo;Aquin avaient lu le&nbsp;Fons Vitae (La source de vie, Mekor Hayyim d&rsquo;Avicebron (Salomon ibn Gabirol) et le&nbsp;Guide des &Eacute;gar&eacute;s&nbsp;de Maimonide en latin ; Ma&icirc;tre Eckhart en fit de m&ecirc;me et sa mystique rh&eacute;nane selon Kurt Flash n&rsquo;aurait jamais eu &nbsp;une telle influence sur la pens&eacute;e chr&eacute;tienne m&eacute;di&eacute;vale, si elle n&rsquo;avait pas fait son profit de l&rsquo;enseignement de Maimonide et d&rsquo;Averro&egrave;s<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jforum.fr\/adserver\/www\/delivery\/lg.php?bannerid=14&amp;campaignid=5&amp;zoneid=14&amp;loc=http%3A%2F%2Fjforum.fr%2Femmanuel-levinas-ou-la-rehabilitation-de-la-tradition-biblico-talmudique.html&amp;cb=54bbc5392a\" \/><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tEn une phrase, Levinas a solidement d&eacute;montr&eacute; que l&rsquo;identit&eacute; juive &eacute;tait absolument compatible avec la culture europ&eacute;enne, et qu&rsquo;elle g&icirc;t m&ecirc;me &agrave; ses fondements. Ne disait-il pas dans une formule aussi lapidaire que lucide que l&rsquo;Europe, c&rsquo;est la Bible et les Grecs&nbsp;? Je ne connais pas de meilleure d&eacute;finition de l&rsquo;identit&eacute; culturelle de l&rsquo;Europe. Et Levinas eut le courage et l&rsquo;intelligence de ne pas jeter le b&eacute;b&eacute; avec l&rsquo;eau du bain, lui qui avait pourtant perdu toute sa famille pendant la Shoah. Et il n&rsquo;a pas confondu un terrible, un effroyable accident de l&rsquo;Histoire totalisant des millions de victimes parmi ses coreligionnaires avec l&rsquo;essence m&ecirc;me de la culture europ&eacute;enne. Je rappelle qu&rsquo;avant les ann&eacute;es trente (en 1929 il prit part &agrave; la controverse de Davos entre Ernst Cassirer, l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve de Hermann Cohen, et Martin Heidegger, l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve de Edmund Husserl), il fut l&rsquo;un des tout premiers lecteurs de&nbsp;Sein und Zeit&nbsp;(1927),&nbsp;traduit pour la premi&egrave;re fois en fran&ccedil;ais par le c&eacute;l&egrave;bre orientaliste Henry Corbin&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLevinas fut l&rsquo;instituteur juif d&rsquo;une Europe chr&eacute;tienne devenue &eacute;trang&egrave;re &agrave; ses propres racines et &agrave; ses propres origines.&nbsp; Personne, je dis bien personne, ni en Allemagne ni aux USA n&rsquo;a su r&eacute;habiliter &agrave; ce point la litt&eacute;rature talmudique et l&rsquo;enseignement des vieux ma&icirc;tres juifs. Je ne crois pas que Levinas &eacute;tait un grand philologue du Talmud au sens o&ugrave; l&rsquo;entendent les sp&eacute;cialistes, mais il fut son incomparable commentateur et diffuseur. Il sut le renouveler et le pr&eacute;senter &agrave; un auditoire chr&eacute;tien, et, par ricochet, m&ecirc;me juif, qui s&rsquo;en &eacute;tait d&eacute;tourn&eacute; apr&egrave;s des si&egrave;cles de calomnies et de d&eacute;nigrement.<\/p>\n<p>\n\t\tM&ecirc;me un penseur remarquable comme Ernest Renan, esprit sup&eacute;rieur , s&rsquo;il en est, auquel j&rsquo;ai m&ecirc;me consacr&eacute; un ouvrage (Renan, la Bible et les Juifs), &eacute;tait tomb&eacute; dans le m&ecirc;me pi&egrave;ge du d&eacute;nigrement alors qu&rsquo;il &eacute;tait un h&eacute;bra&iuml;sant remarquable, titulaire pendant tant de d&eacute;cennies de la chaire d&rsquo;h&eacute;breu et d&rsquo;aram&eacute;en au Coll&egrave;ge de France&hellip; Renan est all&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;crire en substance que&nbsp;le Talmud &eacute;tait un m&eacute;chant livre&nbsp;; il ajoutait ne pas comprendre que ce livre ait pu &ecirc;tre le contemporain de l&rsquo;&Eacute;vangile, par&eacute; de toutes les qualit&eacute;s imaginables. Et parlant d&rsquo;un ma&icirc;tre du talmud, Renan eut cette phrase &nbsp;incroyable concernant l&rsquo;impossibilit&eacute; pour un talmudiste de comprendre le dogme de la virginit&eacute; de la sainte Vierge&nbsp;:&nbsp;il &eacute;tait trop juif pour cela&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t\tUne vieille tradition ex&eacute;g&eacute;tique, issue de ce m&ecirc;me Talmud, offre une ex&eacute;g&egrave;se spirituelle d&rsquo; un passage duCantique des cantiques&nbsp;(dov&eacute;v sift&eacute; yesch&eacute;nim) : faire remuer les l&egrave;vres des gisants, i.e. des morts)&nbsp;on doit devenir le porte-parole de ceux qui ne sont plus l&agrave; pour se d&eacute;fendre.<\/p>\n<p>\n\t\tFaisons le en donnant la parole &agrave; Levinas dans ce m&ecirc;me avant-propos&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;Au lendemain des exterminations hitl&eacute;riennes qui ont pu se produire dans une Europe &eacute;vang&eacute;lis&eacute;e, depuis plus de quinze si&egrave;cles, le juda&iuml;sme se tourna vers ces sources c&rsquo;est le christianisme qui l&rsquo;avait jusque l&agrave;, habitu&eacute; en Occident, &agrave; consid&eacute;rer ces sources comme taries. Se retrouver juif apr&egrave;s les massacres nazis signifiait donc &agrave; nouveau prendre position &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du christianisme&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tTout est dit.<\/p>\n<p>\n\t\tMaurice-Ruben HAYOUN<\/p>\n<p>\n\t\thttp:\/\/mrhayoun.blog.tdg.ch\/<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>E. L&eacute;vinas ou la r&eacute;habilitation de la tradition biblico-talmudique &nbsp; &nbsp; &nbsp; Aujourd&rsquo;hui encore, je m&rsquo;en souviens comme si c&rsquo;&eacute;tait hier. Mon jeune fr&egrave;re Samuel et moi &eacute;tions &eacute;l&egrave;ves internes &agrave; l&rsquo;Ecole Maimonide, du temps de Th&eacute;odore Dreyfus et de Jean Hayman. Nous &eacute;tions &agrave; la fin des ann&eacute;es soixante. 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