{"id":12737,"date":"2016-05-16T00:11:23","date_gmt":"2016-05-16T00:11:23","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12737"},"modified":"2016-05-15T19:13:51","modified_gmt":"2016-05-15T19:13:51","slug":"lhistoire-de-sidi-mahrez-et-des-juifs-de-la-hara","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/lhistoire-de-sidi-mahrez-et-des-juifs-de-la-hara\/","title":{"rendered":"L\u2019histoire de Sidi Mahrez et des juifs de La Hara\u2026"},"content":{"rendered":"<p>\n\tL&rsquo;histoire de Sidi Mahrez et des juifs de La Hara&hellip;<\/p>\n<div id=\"main\" role=\"main\">\n<article id=\"post-18629\" role=\"article\">\n<header id=\"cb-standard-featured\">\n<div id=\"cb-fis-wrap\">\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/header>\n<section itemprop=\"articleBody\">\n<p>\n\t\tUne histoire rapport&eacute;e par Habib Baccouche, un des gardiens des souvenirs de la m&eacute;dina, une histoire &eacute;mouvante, elle nous plonge dans notre histoire, la seule, celle que nous avons oubli&eacute;&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tLa Tunisie a toujours compt&eacute; parmi ses enfants une forte communaut&eacute; juive qui participa de mani&egrave;re active &agrave; la vie de la cit&eacute; et qui vivait dans les quartiers appel&eacute;s Hara. Mais ce que beaucoup ignorent c&rsquo;est le pourquoi du mot &laquo;&nbsp;Hara&nbsp;&raquo; qui veut dire : quatre &hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;installation juive en Tunisie se perd dans l&rsquo;histoire &hellip; Certains parlent de leur fuite lors de la prise de J&eacute;rusalem par Titus en 70 apr&egrave;s JC, emportant avec eux l&rsquo;une des torahs les plus anciennes. D&rsquo;autres &eacute;voquent &nbsp;une installation au 3&egrave;me si&egrave;cle avant JC &hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tOn raconte qu&rsquo;au 10&egrave;me si&egrave;cle, Tunis &eacute;tait la ville la plus importante du royaume. Pas encore capitale, elle en avait pourtant toutes les qualit&eacute;s : &eacute;conomie florissante, stabilit&eacute; politique. Elle jouissait d&rsquo;une paix qui se r&eacute;percutait sur l&rsquo;architecture, et elle rivalisait avec Kairouan. De hautes murailles prot&eacute;geaient ses habitants.<\/p>\n<p>\n\t\tLe tableau aurait pu &ecirc;tre idyllique si les juifs, qui commen&ccedil;aient &agrave; avoir un poids &eacute;conomique important, n&rsquo;&eacute;taient pas oblig&eacute;s de quitter la ville une fois la nuit tomb&eacute;e. En effet, leurs campements &eacute;taient livr&eacute;s aux attaques et aux pillards tous les soirs pas loin du quartier de Melassine. La situation ne pouvait plus durer. Ils devaient donc trouver un moyen pour vivre prot&eacute;g&eacute;s par les murailles et ne plus &agrave; avoir &agrave; quitter la ville tous les jours.<\/p>\n<p>\n\t\tEn ces temps- l&agrave;, Sidi Mahrez &eacute;tait le personnage le plus important de la ville, il &eacute;tait &eacute;galement un conseiller tr&egrave;s proche du sultan de l&rsquo;&eacute;poque, qui &eacute;tait connu pour &ecirc;tre un collectionneur d&rsquo;armes. Plus elles &eacute;taient rares et ch&egrave;res plus il s&rsquo;acharnait &agrave; les rajouter &agrave; sa collection d&eacute;j&agrave; bien garnie.<\/p>\n<p>\n\t\tC&rsquo;est alors que lors d&rsquo;un conseil des rabbins et autres personnages importants, on d&eacute;cida d&rsquo;une ruse qui permettra &agrave; la communaut&eacute; de faire partie d&eacute;finitivement de la ville.<\/p>\n<p>\n\t\tPendant des mois , les artisans bijoutiers juifs ont d&ucirc; travailler jour et nuit dans le plus grand secret &agrave; la confection d&rsquo;une arme fabuleuse : un poignard en or et pierres pr&eacute;cieuses. Cette arme se devait d&rsquo;&ecirc;tre exceptionnelle, aucun roi ni sultan en orient ni chez les m&eacute;cr&eacute;ants du nord ne devait avoir une arme qui pourrait &eacute;galer celle-ci.<\/p>\n<p>\n\t\tQuand ils eurent termin&eacute;, le Grand rabbin se pr&eacute;senta devant le prince et lui tint ce discours en lui offrant bien &eacute;videmment l&rsquo;arme en pr&eacute;sent pour sa grande sagesse :&nbsp;&laquo;&nbsp;Nos fr&egrave;res, qui &eacute;taient partis faire du commerce au del&agrave; des mers sont rentr&eacute;s avec ce poignard. Nul personnage &agrave; Tunis, autre que vous ne peut la poss&eacute;der. C&rsquo;est pourquoi nous avons d&eacute;cid&eacute; de vous l&rsquo;offrir&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\tLe prince fut &eacute;bloui et en voulant r&eacute;compenser le rabbin celui-ci rajouta :&nbsp;&laquo;&nbsp;Nos fr&egrave;res nous ont aussi rapport&eacute; qu&rsquo;un autre poignard identique existe mais ils n&rsquo;ont pas pu le trouver ! Ils n&rsquo;en savent rien ; est-il chez un roi d&rsquo;Orient, ou chez l&rsquo;empereur de Byzance ?&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\tSur ce il refusa de prendre sa r&eacute;compense et se retira, laissant le prince dans une col&egrave;re noire. Celui- ci n&rsquo;&eacute;tant pas habitu&eacute; &agrave; ne pas avoir ce qu&rsquo;il voulait, ordonna &agrave; Sidi Mahrez de partir &agrave; la recherche de cette dague prestigieuse, sa collection ne pouvant &ecirc;tre compl&egrave;te sans cette derni&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t\tOn pr&eacute;para l&rsquo;exp&eacute;dition et Sidi Mahrez prit la mer et partit &agrave; la recherche de cette arme pour calmer son prince qui devenait malade d&rsquo;envie.<\/p>\n<p>\n\t\tDes semaines et des mois pass&egrave;rent, Sidi Mahrez visitant les terres des rois et des sultans et ne trouvant rien dans ce qui &eacute;tait connu du Monde &agrave; cette &eacute;poque, comprit que cette dague n&rsquo;existait pas, se d&eacute;cida de rentrer et de convoquer le vieux rabbin pour comprendre pourquoi il avait menti &agrave; Sidna (notre prince).<\/p>\n<p>\n\t\tEn apprenant le retour de Sidi Mahrez, le rabbin prit les devants et se pr&eacute;senta &agrave; lui le soir, d&eacute;guis&eacute; pour s&rsquo;entretenir avec lui :&nbsp;&laquo;&nbsp;Nous sommes tous les soirs oblig&eacute;s de partir, nos biens, nos femmes et nos soeurs sont la proie de brigands qui nous attaquent et nous laissent dans le plus grand d&eacute;sarroi. Nos artisans ont fa&ccedil;onn&eacute; la deuxi&egrave;me arme pendant votre absence. Nous vous l&rsquo;offrons &agrave; condition de laisser quatre de nos familles vivre derri&egrave;re les murailles de Tunis&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tLe d&eacute;nouement<\/p>\n<p>\n\t\tSidi Mahrez, pris de compassion pour ce vieux personnage, lui promit qu&rsquo;en &eacute;change de l&rsquo;arme tant d&eacute;sir&eacute;e par Sidna, il offrirait le refuge demand&eacute; pour ces quatre familles. Sur ce, il monta sur le toit de sa maison dans le quartier de Bab Souika, prit sa canne et la jeta. L&agrave; ou elle tombera sera le quartier de ces quatre familles &agrave; condition de se distinguer des habitants musulmans en portant une ch&eacute;chia noire.<\/p>\n<p>\n\t\tLe jeu des alliances et des liens du sang fit en sorte que toute la communaut&eacute; juive pouvait &ecirc;tre r&eacute;sum&eacute;e en quatre familles. C&rsquo;est ainsi que la totalit&eacute; de cette communaut&eacute; fut prot&eacute;g&eacute;e et c&rsquo;est pour cela que leur quartier portera le nom de Hara, en r&eacute;f&eacute;rence aux quatre familles.<\/p>\n<p>\n\t\tOn ne saura jamais si Sidi Mahrez avait compris la ruse des quatre familles ou si le vieux rabbin avait r&eacute;ussi l&rsquo;exploit de jouer avec l&rsquo;esprit si sage du Saint patron de la ville.<\/p>\n<\/section>\n<\/article>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;histoire de Sidi Mahrez et des juifs de La Hara&hellip; &nbsp; &nbsp; Une histoire rapport&eacute;e par Habib Baccouche, un des gardiens des souvenirs de la m&eacute;dina, une histoire &eacute;mouvante, elle nous plonge dans notre histoire, la seule, celle que nous avons oubli&eacute;&hellip; La Tunisie a toujours compt&eacute; parmi ses enfants une forte communaut&eacute; juive qui&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20606,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[18,1],"tags":[],"class_list":["post-12737","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12737","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12737"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12737\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20606"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12737"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12737"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12737"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}