{"id":12825,"date":"2016-05-25T23:49:00","date_gmt":"2016-05-25T23:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=12825"},"modified":"2016-05-25T23:49:00","modified_gmt":"2016-05-25T23:49:00","slug":"le-couscous-ou-lhistoire-ancestrale-dun-grain-magique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-couscous-ou-lhistoire-ancestrale-dun-grain-magique\/","title":{"rendered":"Le couscous, ou l\u2019histoire ancestrale d\u2019un grain magique"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLe couscous, ou l&rsquo;histoire ancestrale d&rsquo;un grain magique<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<div>\n<p>\n\t\tLe couscous n&rsquo;est pas le fait du hasard. Il est r&eacute;ellement n&eacute; l&agrave; o&ugrave; il devait na&icirc;tre. Aujourd&rsquo;hui, chaque pays du Maghreb se targue d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;origine de ce plat aux saveurs berb&egrave;res. Pr&eacute;sent dans les circonstances de f&ecirc;te et de peine, le couscous s&rsquo;est toujours entour&eacute; d&rsquo;un rituel qui lui conf&egrave;re une certaine sacralit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;Raconter le p&eacute;riple du couscous, c&rsquo;est restituer sa m&eacute;moire premi&egrave;re, le fr&eacute;missement des premi&egrave;res graines, les premiers gestes dont il garde le souvenir, le go&ucirc;t et l&rsquo;odeur qui l&rsquo;ont marqu&eacute;s. C&rsquo;est aussi un voyage dans le temps et dans l&rsquo;espace qui le r&eacute;int&egrave;gre dans les rituels li&eacute;s aux &eacute;tapes de la vie,&nbsp;aux traditions agraires, aux f&ecirc;tes, &agrave; l&rsquo;eau et au feu. Intemporel, il est &agrave; la fois l&eacute;gendaire et familier.&nbsp;Le couscous est ce plat de convivialit&eacute; qui a gard&eacute; son histoire mill&eacute;naire.<\/p>\n<p>\n\t\tLe couscous (en berb&egrave;re seksu) est le plat de r&eacute;f&eacute;rence des habitants de l&rsquo;Afrique du Nord. C&rsquo;est aussi leur plus grande et plus belle cr&eacute;ation culinaire. Les Amazigh furent les premiers &agrave; faire cuire &agrave; la vapeur les semoules de bl&eacute; et d&rsquo;orge. Ils am&eacute;lioraient ainsi le traitement des graines jusque l&agrave; utilis&eacute;es seulement pour la confection de bouillies et de pains. Le couscous dont l&rsquo;invention remonte vraisemblablement &agrave; la fin de la p&eacute;riode romaine, n&rsquo;est mentionn&eacute; que vers la fin du VIII&egrave;me si&egrave;cle par les auteurs musulmans qui firent l&rsquo;&eacute;loge de ses qualit&eacute;s nutritives et m&eacute;dicales. Il parvient &agrave; sortir des fronti&egrave;res et &agrave; &ecirc;tre pris&eacute; selon Rabelais d&egrave;s le XVI&egrave;me si&egrave;cle sous le nom de Coscoton &agrave; la moresque. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec l&rsquo;arriv&eacute;e des Hafsides que le nom de couscous est &eacute;voqu&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tLe couscous remonte certainement &agrave; l&rsquo;aube de l&rsquo;Histoire m&ecirc;me si ce plat, ainsi que l&rsquo;affirme&nbsp;Ibn Khaldoun, n&rsquo;est cit&eacute; dans les chroniques qu&rsquo;apr&egrave;s la conqu&ecirc;te arabe et l&rsquo;islamisation du Maghreb. C&rsquo;est &agrave; la table m&eacute;di&eacute;vale, au Maghreb mais aussi en Espagne et au Portugal que ce met gagne v&eacute;ritablement ses lettres de noblesse, passant des steppes nord africaines aux cours royales d&rsquo;Europe. Les th&eacute;ories divergent sur l&rsquo;origine du couscous et sur la date de son apparition au Maghreb. Il semblerait que le couscous soit originaire du Soudan, via l&rsquo;Egypte. Au Soudan, on cuisait du pilpil et du &ldquo;couscous&rdquo; de mil ou de sorgho dans des paniers tress&eacute;s soumis &agrave; la vapeur de la&nbsp;m&ecirc;me mani&egrave;re que l&rsquo;on cuit aujourd&rsquo;hui la semoule de bl&eacute; ou d&rsquo;orge dans la passoire du couscoussier.<\/p>\n<p>\n\t\tSon origine divise les historiens mais une chose est sure : des fouilles arch&eacute;ologiques ont permis de d&eacute;couvrir des couscoussi&egrave;re datant des IX&egrave;me et X&egrave;me si&egrave;cles. Il a par ailleurs connu de nombreuses transformations au gr&eacute; des trajets des caravanes &agrave; travers le Sahara, et ensuite avec la conqu&ecirc;te&nbsp;de l&rsquo;Andalousie. Quoiqu&rsquo;il en soit, le couscous est depuis longtemps le &ldquo;plat national&rdquo; d&rsquo;Afrique du Nord. Il a fait partie de la vie quotidienne et religieuse ; il accompagne tous les grands &eacute;v&eacute;nements de la vie.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Couscous d&rsquo;hiver et couscous d&rsquo;&eacute;t&eacute;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;Le couscous est aux Maghr&eacute;bins ce que les p&acirc;tes sont aux Italiens et le riz aux Chinois. C&rsquo;est un aliment de base qui est le pilier de la vie au Maghreb. L&rsquo;origine du mot Couscous viendrait de l&rsquo;arabe classique kouskous et du berb&egrave;re kseksu qui d&eacute;signe &agrave; la fois la semoule de bl&eacute; dur et le plat populaire dont elle est l&rsquo;ingr&eacute;dient de base.<\/p>\n<p>\n\t\tCertains pensent qu&rsquo;il provient d&rsquo;une onomatop&eacute;e faisant r&eacute;f&eacute;rence au souffle et au cliquetis des grains de semoule quand on les roule sous la main. D&rsquo;autres, sont d&rsquo;avis qu&rsquo;il pourrait &ecirc;tre&nbsp;d&eacute;riv&eacute; de l&rsquo;arabe classique kaskasah, qui signifie &ldquo;broyer, piler&rdquo;. On l&rsquo;appelle Seksou en Kabylie, Taberboucht dans les Aur&egrave;s, Ta&rsquo;&acirc;m chez les Ouled Na&iuml;l, Lem&rsquo;hawar chez les gens de Mila, Na&acirc;ma et Constantine. Dans la r&eacute;gion de Chenoua, on fait m&ecirc;me du Ta&acirc;m oubelout (couscous &agrave; base de&nbsp;glands). Le couscous sera accompagn&eacute; d&rsquo;une sauce appel&eacute;e marga faite de l&eacute;gumes tels les tomates, oignons, navets, ail, f&egrave;ves, pois chiches, courgettes ; de viandes blanches, rouges et de condiments depuis Ras el hanout, (coriandre, poivre, sel) jusqu&rsquo;au piment pour avoir une cuisine relev&eacute;e. Les gens du littoral comme &agrave; Collo ont la sp&eacute;cialit&eacute; du couscous au m&eacute;rou.<\/p>\n<p>\n\t\tA chaque c&eacute;r&eacute;monie, son propre couscous. Il y a le mesfouf sucr&eacute; au miel et raisins secs, ou seffa avec beurre, raisins secs, cannelle, fleur d&rsquo;oranger et amandine dans l&rsquo;Ouest du pays. Il existe le couscous de couleur brun&acirc;tre appel&eacute; lemziet dont les citadins de Constantine en raffolent. Les<\/p>\n<p>\n\t\tpieds-noirs se sont accoutum&eacute;s au couscous merguez emprunt&eacute; de l&rsquo;art culinaire juif. Or, le couscous alg&eacute;rien et maghr&eacute;bin en g&eacute;n&eacute;ral, a p&eacute;n&eacute;tr&eacute; l&rsquo;Andalousie d&egrave;s le XIII&egrave;me si&egrave;cle. Sa cuisson &agrave; la vapeur qui remonte aux temps recul&eacute;s, fait que le couscous a bien une l&eacute;gende. On peut classer le couscous dans la famille des panades. En roulant la semoule dans une bassine avec la paume des mains, qu&rsquo;on passe au tamis bien calibr&eacute;, les grains sortent et sont s&eacute;ch&eacute;s sur un drap blanc puis sont pass&eacute;s &agrave; la vapeur dans un couscoussier pour &ecirc;tre cuit.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Mythe et superstition<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLe couscous p&egrave;lerin est pourtant bien plus qu&rsquo;un simple plat et il d&eacute;passe la dimension strictement culinaire. Sa pr&eacute;paration contient une dimension spirituelle qui n&rsquo;est pas sans rappeler le rite de la pri&egrave;re. Le couscous est un acte social de partage qui marque les grandes &eacute;tapes de la vie (mariage, grossesse, naissance, c&eacute;l&eacute;bration des jours saints &hellip;). Il est n&eacute; dans le giron des femmes et repr&eacute;sente l&rsquo;insigne de leur pouvoir car &ldquo;seules des mains f&eacute;minines peuvent l&rsquo;apprivoiser&rdquo;. On parle m&ecirc;me de couscous &ldquo;mythique&rdquo; car &ldquo;il porte en lui l&rsquo;empreinte des quatre &eacute;l&eacute;ments n&eacute;cessaires&nbsp;&agrave; la transmutation alchimique&rdquo; : le feu (qui concourt &agrave; sa cuisson, lui donne sa chaleur), la terre (qui &agrave; port&eacute; le grain et lui donne son odeur, sa couleur, et son go&ucirc;t), l&rsquo;eau (n&eacute;cessaire compl&eacute;mentarit&eacute; pour le r&eacute;v&eacute;ler et lui faire atteindre sa pleine maturit&eacute;).<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;air (repr&eacute;sent&eacute; par la vapeur qui se dilue dans l&rsquo;atmosph&egrave;re). Dans les croyances berb&egrave;res, l&rsquo;asli, &eacute;l&eacute;ment m&acirc;le, semble dans la plupart des cas, un personnage c&eacute;leste, mat&eacute;rialis&eacute; dans la pluie. Pour implorer Dieu afin que la pluie tombe, &agrave; ce jour les enfants sortent dans certaines de nos r&eacute;gions avec Boughandja appel&eacute; aussi Taghoundja, sorte de marionnette en pi&egrave;ces d&rsquo;&eacute;toffes multicolores. Les&nbsp;femmes superstitieuses s&rsquo;assurent la fid&eacute;lit&eacute; de leur mari pour l&rsquo;ann&eacute;e &agrave; venir si elles leurs servent un couscous o&ugrave; elles auront dissimul&eacute; les morceaux les plus tendres de la queue de mouton. Compte tenu de ces associations particuli&egrave;res, les &eacute;migrants d&rsquo;Afrique du nord ont emmen&eacute; le couscous&nbsp;dans leurs bagages o&ugrave; qu&rsquo;ils aillent, de sorte que les meilleurs aussi bien &agrave; Marrakech et Meknes qu&rsquo;&agrave; Marseille ou Montr&eacute;al. C&rsquo;est ainsi que les pieds noirs d&eacute;barquent d&rsquo;Alg&eacute;rie en 1962 en France ont ramen&eacute; dans leurs bagages ce plat, symbole du &ldquo;l&agrave;-bas&rdquo; et qui est devenu aujourd&rsquo;hui le plat pr&eacute;f&eacute;r&eacute; des jeunes en France.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Rites des labours et semailles<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;Les rites des labours, les rites destin&eacute;s &agrave; faire tomber la pluie, les rites des moissons, tous ces rites qui sont innombrables sont c&eacute;l&eacute;br&eacute;s tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e agricole. A partir de l&agrave;, on per&ccedil;oit ais&eacute;ment la place des c&eacute;r&eacute;ales dans le syst&egrave;me agraire amazigh.<\/p>\n<p>\n\t\tLa r&eacute;colte est ce produit n&eacute; d&rsquo;un mariage magique renouvel&eacute; chaque ann&eacute;e, entre un &eacute;l&eacute;ment femelle, la terre, et un &eacute;l&eacute;ment m&acirc;le, la pluie. Pour assurer cette union et pour la rendre f&eacute;conde, l&rsquo;homme amazigh s&rsquo;est entour&eacute; de toutes les c&eacute;r&eacute;monies symboliques qui se d&eacute;roulent dans toute la Numidie.<\/p>\n<p>\n\t\tLa terre meurt avec la moisson et rena&icirc;t &agrave; l&rsquo;automne. De l&agrave;, est n&eacute;e la pr&eacute;paration du couscous qui se soumet &agrave; des rites que la c&eacute;r&eacute;monie soit fun&eacute;raire ou festive. Outre ses valeurs nutritionnelles certaines, le couscous est &eacute;galement la nourriture spirituelle des Nord Africains pour qui la semaine ne saurait se terminer sans le bol de couscous du vendredi apr&egrave;s-midi apr&egrave;s la pri&egrave;re. Au cours du ramadhan, le mesfouf &ndash; couscous sucr&eacute; &agrave; la cannelle et aux raisins secs &ndash; est servi avant le lever du&nbsp;soleil juste avant le je&ucirc;ne pour permettre &agrave; tous de tenir jusqu&rsquo;au coucher du soleil. Pas un &eacute;v&egrave;nement rassemblant la famille et les amis ne se fait sans couscous. Mais au-del&agrave; de son caract&egrave;re festif, il est le symbole de la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; envers autrui. Il porte comme le pain, la baraka.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Des petites mains &agrave; l&rsquo;industrialisation<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;Fabriqu&eacute; &agrave; partir de bl&eacute; dur, c&eacute;r&eacute;ale aux nombreuses qualit&eacute;s nutritionnelles, le couscous est un aliment charg&eacute; de prot&eacute;ines, fibres, phosphore et vitamine B3 et pauvre en lipides et en sodium.<\/p>\n<p>\n\t\tSi son mode de pr&eacute;paration est constant (une semoule roul&eacute;e, cuite &agrave; la vapeur et assaisonn&eacute;e d&rsquo;un bouillon) les ingr&eacute;dients qui entrent dans sa composition renseignent sur le rang social de la famille. De plus, on pourrait tracer une carte des couscous o&ugrave; se dessinent nettement deux axes.<\/p>\n<p>\n\t\tDu jardin au d&eacute;sert en passant par la c&ocirc;te les assaisonnements et les l&eacute;gumes changent.<\/p>\n<p>\n\t\tProduit simple, il s&rsquo;accommode aussi bien d&rsquo;une pr&eacute;paration compliqu&eacute;e et riche en ingr&eacute;dients que d&rsquo;une simple noix de beurre et d&rsquo;un peu de sucre et de cannelle.<\/p>\n<p>\n\t\tEn d&eacute;pit des divergences voire des d&eacute;saccords sur ce qui fait un &ldquo;vrai&rdquo; couscous, la m&eacute;thode de pr&eacute;paration et de pr&eacute;sentation demeure plus ou moins la m&ecirc;me partout. La graine de couscous est faite avec de la semoule de bl&eacute; dur, de l&rsquo;eau et &eacute;ventuellement du sel et de la farine soit &agrave; la main&nbsp;selon une m&eacute;thode qui demande beaucoup de travail et de temps soit de plus en plus de mani&egrave;re industrielle.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;La premi&egrave;re machine reproduisant le geste humain du roulage des grains de semoule a &eacute;t&eacute; mise au point en 1953 par les fr&egrave;res Ferrero. Les grains ainsi form&eacute;s sont pass&eacute;s deux ou trois fois &agrave; la vapeur dans une passoire plac&eacute;e au dessus d&rsquo;une marmite dans laquelle cuit le bouillon.<\/p>\n<p>\n\t\tPour faire un bon couscous, chacun poss&egrave;de sa recette. &ldquo;Le couscous d&rsquo;orge et d&rsquo;avoine fait baisser le taux de cholest&eacute;rol et de glyc&eacute;mie&rdquo; raconte un c&eacute;l&egrave;bre cuisinier marocain se basant sur les r&eacute;sultats d&rsquo;&eacute;tudes scientifiques am&eacute;ricaines et britanniques sur l&rsquo;impact du riz, de l&rsquo;orge ou de l&rsquo;avoine sur la sant&eacute;. Et pour ceux qui veulent mettre un peu plus de go&ucirc;t dans leur semoule, il propose une s&eacute;rie de couscous aromatiques : au miel, sauce soja, ketchup, pruneaux et raisin sec, moutarde ou au kiwi&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tTout un programme qui allonge encore la vie mill&eacute;naire du couscous.<\/p>\n<p>\n\t\tAujourd&rsquo;hui, les minoteries industrielles sont l&eacute;gion en Alg&eacute;rie et la concurrence est rude. Et malheureusement, les femmes ne roulent plus le couscous qu&rsquo;en de rares occasions&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tFarid MOKDAD<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le couscous, ou l&rsquo;histoire ancestrale d&rsquo;un grain magique &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le couscous n&rsquo;est pas le fait du hasard. Il est r&eacute;ellement n&eacute; l&agrave; o&ugrave; il devait na&icirc;tre. Aujourd&rsquo;hui, chaque pays du Maghreb se targue d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;origine de ce plat aux saveurs berb&egrave;res. 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