{"id":1289,"date":"2015-10-22T01:15:24","date_gmt":"2015-10-22T01:15:24","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1289"},"modified":"2015-10-22T00:34:20","modified_gmt":"2015-10-22T00:34:20","slug":"la-grenade-un-fruit-royal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-grenade-un-fruit-royal\/","title":{"rendered":"La grenade : Un fruit royal"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLa grenade : Un fruit royal<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPar&nbsp;TOBEY YANAI&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\tDepuis toujours, la grenade est un motif tr&egrave;s populaire de l&#39;art juif, Juda&iuml;ca. Sa forme d&eacute;corative et sa couronne royale se pr&ecirc;tent ais&eacute;ment &agrave; l&#39;ornementation architecturale et au design d&#39;int&eacute;rieur. L&#39;harmonie de ses formes illustre &agrave; merveille la notion de royaut&eacute;, th&egrave;me central des f&ecirc;tes de Rosh Hashana, o&ugrave; toutes les nations c&eacute;l&egrave;brent le Cr&eacute;ateur, roi. Ses couleurs chatoyantes et sa signification biblique inspirent les artisans juifs depuis des milliers d&#39;ann&eacute;es.&nbsp;<\/p>\n<p>\tLa grenade occupe une place pr&eacute;pond&eacute;rante dans les &oelig;uvres d&rsquo;Eliezer&nbsp;<br \/>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\tRouge grenade : feu et passion&nbsp;<\/p>\n<p>\tLa grenade est riche en symboles. Elle appara&icirc;t &agrave; de nombreuses reprises dans la Bible. Les explorateurs, envoy&eacute;s par Mo&iuml;se en Terre sainte, rapporteront des grenades, preuve d&#39;abondance. Le fruit est &eacute;galement l&#39;une des sept esp&egrave;ces associ&eacute;es &agrave; la terre d&#39;Isra&euml;l. &quot;Un pays qui produit le bl&eacute;, l&#39;orge, le raisin, la figue et la grenade, un pays d&#39;olive ol&eacute;agineuse et de miel.&quot; (Deut&eacute;ronome 8). La grenade et les sept esp&egrave;ces ont longtemps constitu&eacute; les sources de l&#39;art populaire juif, tant&ocirc;t peintes, tant&ocirc;t grav&eacute;es, tant&ocirc;t sculpt&eacute;es sur des mat&eacute;riaux divers et vari&eacute;s, nobles ou moins sophistiqu&eacute;s.&nbsp;<\/p>\n<p>\tDans le Cantique des Cantiques, la grenade illustre l&#39;amour et la sensualit&eacute;. Sa couleur est associ&eacute;e au feu et &agrave; la passion. Les versets du livre de l&#39;Exode (chapitre 28, 33-34) vont jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;ciser que le fruit doit &ecirc;tre tiss&eacute; sur l&#39;ourlet de la robe port&eacute;e par le Grand Pr&ecirc;tre juif. &quot;Des grenades de fils bleus, pourpre et &eacute;carlates, autour de l&#39;ourlet de la robe, avec des cloches d&#39;or entre eux.&quot; De m&ecirc;me, dans J&eacute;r&eacute;mie : &quot;La hauteur de l&#39;une des colonnes &eacute;tait de dix-huit coud&eacute;es, et un cordon de douze coud&eacute;es l&#39;entourait ; elle &eacute;tait creuse, et son &eacute;paisseur avait quatre doigts ; il y avait au-dessus un chapiteau d&#39;airain, et la hauteur d&#39;un chapiteau &eacute;tait de cinq coud&eacute;es ; autour du chapiteau il y avait un treillis et des grenades, le tout d&#39;airain ; il en &eacute;tait de m&ecirc;me pour la seconde colonne avec des grenades. Il y avait quatre-vingt-seize grenades de chaque c&ocirc;t&eacute;, et toutes les grenades autour du treillis &eacute;taient au nombre de cent.&quot;&nbsp;<\/p>\n<p>\tL&#39;importance de la grenade dans le juda&iuml;sme est en outre amplifi&eacute;e par son apparition sur des pi&egrave;ces de monnaies anciennes, entre 66 et 73 de l&#39;&egrave;re vulgaire qui portaient l&#39;inscription h&eacute;bra&iuml;que &quot;J&eacute;rusalem la Sainte&quot;. Aujourd&#39;hui, elle est grav&eacute;e au dos de la pi&egrave;ce de deux shekels et sur les timbres.&nbsp;<\/p>\n<p>\tAu Moyen &Acirc;ge, il &eacute;tait d&#39;usage de d&eacute;corer le dessus des deux bois qui portent le rouleau de la Torah. Avec le temps, ces ornements sont devenus plus &eacute;labor&eacute;s. L&#39;exemple le plus parlant est celui de la reproduction des colonnes du Temple, orn&eacute;es de la go&ucirc;teuse cr&eacute;ation. Guid&eacute;s par la volont&eacute; &quot;d&#39;embellir les mitsvot&quot;, les artisans juifs ont toujours cherch&eacute; des mat&eacute;riaux de luxe. L&#39;art de la tapisserie, destin&eacute; &agrave; la haute bourgeoisie et &agrave; la noblesse, s&#39;est r&eacute;pandu en France au 15e si&egrave;cle. L&#39;utilisation de diff&eacute;rents fils permet un subtil et complexe jeu de couleurs et de lumi&egrave;re. Les nuances des grandes tapisseries sont comparables &agrave; celles appr&eacute;ci&eacute;es dans les peintures classiques. Ces pr&eacute;cieuses pi&egrave;ces de tissus &eacute;taient utilis&eacute;es pour recouvrir l&#39;Arche sainte de la Torah et l&#39;armoire qui lui est consacr&eacute;e.&nbsp;<\/p>\n<p>\tL&#39;art de la broderie s&#39;est impos&eacute; aux artistes juifs. Ces derniers se plaisent &agrave; utiliser des fils d&#39;or et d&#39;argent et des pierres semi-pr&eacute;cieuses pour travailler les textiles destin&eacute;s aux c&eacute;r&eacute;monies religieuses. Les communaut&eacute;s d&#39;Europe centrale et d&#39;Europe de l&#39;Ouest comptent nombre de brodeurs professionnels, sp&eacute;cialis&eacute;s dans le travail minutieux sur des fonds de velours et de soie. Et partout, les grenades ont une place de choix.&nbsp;<\/p>\n<p>\tUn rare exemple de ce qui peut-&ecirc;tre admir&eacute; sur le plafond de la synagogue de Horb, dans le sud de l&#39;Allemagne, est d&eacute;sormais expos&eacute; au Mus&eacute;e d&#39;Isra&euml;l. L&#39;artiste, Eliezer Sussmann, aurait peint les murs en bois d&#39;au moins sept synagogues de Bavi&egrave;re, entre 1732 et 1742. L&#39;une de ses &oelig;uvres, notamment, repr&eacute;sente un panier d&eacute;bordant de fruits et de plantes qui rappellent les quatre esp&egrave;ces utilis&eacute;es lors de la f&ecirc;te de Souccot. Une autre de ses peintures : un paysage de J&eacute;rusalem.&nbsp;<br \/>\n\tD&#39;autres formes d&#39;art, toutefois, r&eacute;servent une place d&#39;honneur &agrave; la grenade. Le verre comme mat&eacute;riau artistique, a trouv&eacute; son origine dans l&#39;art juif. Le vitrail est encore largement appr&eacute;ci&eacute;. L&#39;histoire de la verrerie peut remonter jusqu&#39;&agrave; 3 500 ans avant l&#39;&egrave;re vulgaire.&nbsp;<\/p>\n<p>\tLa technique du sablage a &eacute;t&eacute; brevet&eacute;e aux Etats-Unis en 1870. Il s&#39;agit d&#39;un proc&eacute;d&eacute; de d&eacute;polissage et de gravure obtenue par projection d&#39;un jet de sable tr&egrave;s puissant sur un objet verrier. Les grains de sable cr&eacute;ent des petites cavit&eacute;s et permettent d&#39;obtenir un effet d&eacute;poli ou satin&eacute;, d&#39;&eacute;crire et de dessiner des motifs sur le verre et m&ecirc;me de le percer et de le sculpter. Les nuances sont obtenues gr&acirc;ce &agrave; diff&eacute;rentes profondeurs d&#39;angles et de coupes.&nbsp;<\/p>\n<p>\tLes artistes juifs continueront &agrave; fa&ccedil;onner des objets d&#39;art et &agrave; servir la mode, pour les g&eacute;n&eacute;rations &agrave; venir, inspir&eacute;s par le fruit royal de la saison : la majestueuse grenade. Quant aux plus jeunes, ils continueront, cette ann&eacute;e encore, &agrave; la table de Rosh Hashana, de compter les graines contenues dans une grenade. Le fruit est en effet connu pour ses 613 graines, nombre de commandements divins, positifs ou n&eacute;gatifs, qu&#39;il incombe &agrave; chaque Juif de respecter.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La grenade : Un fruit royal &nbsp; &nbsp; Par&nbsp;TOBEY YANAI&nbsp;&nbsp; Depuis toujours, la grenade est un motif tr&egrave;s populaire de l&#39;art juif, Juda&iuml;ca. Sa forme d&eacute;corative et sa couronne royale se pr&ecirc;tent ais&eacute;ment &agrave; l&#39;ornementation architecturale et au design d&#39;int&eacute;rieur. 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