{"id":13065,"date":"2016-06-29T23:21:37","date_gmt":"2016-06-29T23:21:37","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13065"},"modified":"2016-06-29T23:21:37","modified_gmt":"2016-06-29T23:21:37","slug":"la-saga-des-galeries-lafayette-ou-litineraire-fulgurant-de-deux-juifs-alsaciens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-saga-des-galeries-lafayette-ou-litineraire-fulgurant-de-deux-juifs-alsaciens\/","title":{"rendered":"LA SAGA DES GALERIES LAFAYETTE OU L\u2019ITIN\u00c9RAIRE FULGURANT DE DEUX JUIFS ALSACIENS"},"content":{"rendered":"<div id=\"textehtml\">\n<div id=\"from_xml_bottom\">\n<div>\n<section>\n<div id=\"pa1\">\n<p>\n\t\t\t\t\tLA SAGA DES GALERIES LAFAYETTE OU L&rsquo;ITIN&Eacute;RAIRE FULGURANT DE DEUX JUIFS ALSACIENS<\/p>\n<div id=\"ancre_video\">\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\tFond&eacute; en 1894, le magasin s&#39;est hiss&eacute; en quelques ann&eacute;es au rang d&#39;incontournable.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\tPubli&eacute; par Shoshana-Rose Marzel dans&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm\">Archives Juives<\/a><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<div id=\"textehtml\">\n<div id=\"from_xml_bottom\">\n<div>\n<section>\n<div id=\"pa1\">\n<p>\n\t\t\t\t\tLA SAGA DES GALERIES LAFAYETTE OU L&rsquo;ITIN&Eacute;RAIRE FULGURANT DE DEUX JUIFS ALSACIENS<\/p>\n<div id=\"ancre_video\">\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\tFond&eacute; en 1894, le magasin s&#39;est hiss&eacute; en quelques ann&eacute;es au rang d&#39;incontournable.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\tPubli&eacute; par Shoshana-Rose Marzel dans&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm\">Archives Juives<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\tParis, automne 1893. En remontant le boulevard Haussmann en omnibus, Th&eacute;ophile Bader remarque une pancarte &laquo; bail &agrave; c&eacute;der &raquo; &agrave; l&#39;angle de la rue Lafayette et de la rue de la Chauss&eacute;e d&rsquo;Antin, dans le 9&egrave;me arrondissement. Parisien de fra&icirc;che date, Th&eacute;ophile Bader d&eacute;cide de tenter l&#39;aventure avec son cousin Alphonse Kahn et acquiert le bail. S&#39;ensuit une extraordinaire saga&#8230;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tTh&eacute;ophile Bader na&icirc;t de Cerf Bader et d&rsquo;Ad&egrave;le Hirstel, petits commer&ccedil;ants juifs, issus de familles de possesseurs de vignes et de marchands de bestiaux. En 1808, en vertu du d&eacute;cret napol&eacute;onien obligeant les Juifs &agrave; choisir pour eux et leurs enfants un patronyme fixe, un de ses anc&ecirc;tres, Jacques L&eacute;vy, choisit celui de Bader. L&rsquo;une des possibilit&eacute;s serait qu&rsquo;il l&rsquo;emprunta &agrave; l&rsquo;un de ses amis non juif. Apr&egrave;s la d&eacute;faite de 1870 et l&rsquo;annexion de l&rsquo;Alsace-Lorraine &agrave; la Prusse, les Bader, tr&egrave;s attach&eacute;s &agrave; la France, s&rsquo;installent &agrave; Belfort, o&ugrave; Th&eacute;ophile continue ses &eacute;tudes. &Agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 14 ans ses parents l&rsquo;envoient &agrave; Paris chez un parent travailler dans la confection.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa2\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa2\">2<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tEn 1893, Th&eacute;ophile Bader et son cousin Alphonse Kahn (1865-1926) s&rsquo;associent pour fonder ensemble ce qui deviendra plus tard&nbsp;Les Galeries Lafayette. Petite mercerie initialement nomm&eacute;e&nbsp;Les Galeries, sise au 1 rue de La Fayette, elle profite de suite de sa localisation strat&eacute;gique&nbsp;: situ&eacute;e &agrave; l&rsquo;angle de la rue de La Fayette et de la Chauss&eacute;e d&rsquo;Antin, proche de l&rsquo;Op&eacute;ra, des grands boulevards et de la gare Saint-Lazare, elle attire Parisiens et provinciaux. De plus, centr&eacute;e d&egrave;s l&rsquo;origine sur la mode f&eacute;minine, son &eacute;ventail de prix et de choix y font rapidement affluer tant les bourgeoises hupp&eacute;es que les employ&eacute;es aux maigres ressources. Cette r&eacute;ussite premi&egrave;re lui permet de s&rsquo;agrandir. Trois ans apr&egrave;s son ouverture, les deux associ&eacute;s ach&egrave;tent l&rsquo;immeuble du 1 rue de La Fayette dans sa totalit&eacute;. &Agrave; ce stade, le magasin change de nom pour se rebaptiser&nbsp;Les Galeries Lafayette&nbsp;et devenir le dernier grand magasin parisien. La magie continue d&rsquo;op&eacute;rer et en 1905, les immeubles des 38, 40 et 42 boulevard Haussmann, ainsi que le 15 rue de la Chauss&eacute;e d&rsquo;Antin, sont &eacute;galement acquis.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa3\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa3\">3<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe succ&egrave;s des&nbsp;Galeries Lafayette&nbsp;reposait et repose encore sur plusieurs principes&nbsp;: en premier lieu, combiner l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance et l&rsquo;&eacute;conomie &#8211; imp&eacute;ratif qui s&rsquo;est traduit dans la pratique par l&rsquo;offre d&rsquo;articles &agrave; la derni&egrave;re mode dans une gamme de prix telle qu&rsquo;une femme, m&ecirc;me peu ais&eacute;e, peut s&rsquo;approvisionner aux&nbsp;Galeries&nbsp;; ne jamais transiger, ensuite, sur la qualit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ne vendre que du bon, le meilleur march&eacute; possible&nbsp;&raquo;, telle est la devise du grand magasin, imprim&eacute;e en caract&egrave;res gras sur nombres d&rsquo;affiches publicitaires. Conscient de la rapidit&eacute; des rythmes de la mode et de son prix, Th&eacute;ophile Bader fait copier les tenues des &eacute;l&eacute;gantes par une premi&egrave;re d&rsquo;atelier qui les &eacute;pie discr&egrave;tement &agrave; l&rsquo;Op&eacute;ra et aux courses et en redessine les mod&egrave;les. Ceux-ci sont ensuite r&eacute;alis&eacute;s dans des adaptations vari&eacute;es, en une semaine, dans les ateliers de confection des&nbsp;Galeries Lafayette, lesquels deviennent en 1917 la SPC, la&nbsp;Soci&eacute;t&eacute; parisienne de confection, appartenant aux&nbsp;Galeries Lafayette. Th&eacute;ophile obtient &eacute;galement l&rsquo;exclusivit&eacute; de cr&eacute;ations (confections et mati&egrave;res premi&egrave;res &ndash; tissus, passementeries, soieries, etc.) par des fabricants divers. En 1905, il inaugure un service de ventes par correspondance bas&eacute; sur l&rsquo;envoi de catalogues. En d&eacute;mocratisant la mode, Th&eacute;ophile Bader s&rsquo;inscrit dans la lign&eacute;e de ces pionniers du commerce de masse, qui ont su exploiter les nouvelles conditions de vie des XIXe&nbsp;et XXe&nbsp;si&egrave;cles &ndash; d&eacute;mographie en hausse, urbanisme, transports en commun, communications &ndash; pour affermir la soci&eacute;t&eacute; de consommation en transformant les modalit&eacute;s d&rsquo;achat.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa4\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa4\">4<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tDes deux cousins, Th&eacute;ophile Bader est sans aucun doute le plus passionn&eacute; par les questions de la mode et du commerce. En 1899 il constitue&nbsp;Les Galeries Lafayette&nbsp;en soci&eacute;t&eacute; anonyme, et entre 1906 et 1912 entreprend la r&eacute;novation totale du grand magasin. Il la confie d&rsquo;abord &agrave; l&rsquo;architecte Georges Chedanne (1906) puis &agrave; son &eacute;l&egrave;ve Ferdinand Chanut (entre 1910 et 1912). Cette reconstruction et l&rsquo;emploi de nouveaux moyens architecturaux vont permettre &agrave; Th&eacute;ophile de perfectionner la mise en &oelig;uvre &agrave; grande &eacute;chelle de sa philosophie commerciale.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa5\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa5\">5<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tC&rsquo;est essentiellement Chanut qui mettra tout son talent au service des concepts de Th&eacute;ophile. Le magasin est reconstruit sur le plan d&rsquo;une structure ronde, centr&eacute;e autour d&rsquo;un hall immense au rez-de-chauss&eacute;e. Visible du trottoir, celui-ci sera toujours r&eacute;serv&eacute; aux achats d&rsquo;impulsion, tels que gants, mouchoirs, chapeaux, &eacute;charpes, parapluies, parfums, etc. Cinq &eacute;tages, aux balcons d&eacute;cor&eacute;s par Louis Majorelle ceinturent la structure initiale. L&rsquo;immeuble se termine, &agrave; 33 m. de hauteur, par une coupole compos&eacute;e de dix faisceaux de vitraux peints, dans une armature m&eacute;tallique sculpt&eacute;e de motifs floraux. Cet agencement r&eacute;pond &agrave; la vision id&eacute;alis&eacute;e de Th&eacute;ophile&nbsp;: une lumi&egrave;re venant de la coupole, devait baigner de jaune et d&rsquo;or le rez-de-chauss&eacute;e et son grand hall ainsi que les &eacute;tages, et faire scintiller la marchandise. La d&eacute;coration interne art-d&eacute;co et d&rsquo;inspiration orientale, participe de cet esprit et transforme&nbsp;Les Galeries&nbsp;en un &laquo;&nbsp;bazar&nbsp;&raquo; de luxe o&ugrave; une abondance d&rsquo;articles, d&rsquo;accessoires et de v&ecirc;tements toujours &agrave; la pointe de la mode est fi&eacute;vreusement entretenue. P&ocirc;le d&rsquo;attraction de l&rsquo;ext&eacute;rieur, la mise en sc&egrave;ne quasi th&eacute;&acirc;trale des&nbsp;Galeries Lafayettem&eacute;tamorphose l&rsquo;endroit en lieu de f&eacute;erie et de r&ecirc;ve d&egrave;s que l&rsquo;on y p&eacute;n&egrave;tre. Tous ces efforts imposent&nbsp;Les Galeries Lafayette&nbsp;comme leaders de mode d&egrave;s les ann&eacute;es qui pr&eacute;c&egrave;dent la Grande Guerre.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa6\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa6\">6<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tEn 1912 Th&eacute;ophile Bader rach&egrave;te les parts d&rsquo;Alphonse Kahn. Ayant assur&eacute; son assise commerciale &agrave; Paris, il entreprend, &agrave; partir de 1916, la conqu&ecirc;te de la province et de l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;: il ouvre des filiales dans les grandes villes de France &ndash; Nice (1916), Lyon (1919), Montpellier, Nantes et Vichy (1926). Parall&egrave;lement,&nbsp;Les Galeries&nbsp;ouvrent des bureaux de vente &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, &agrave; commencer par Londres en 1920, puis Madrid (1922), Alexandrie (1923), etc. Structures interm&eacute;diaires, ces bureaux font la promotion des&nbsp;Galeries, centralisent les commandes et redistribuent les achats aux clients.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa7\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa7\">7<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tEn 1932, &agrave; la suite de la crise &eacute;conomique, Th&eacute;ophile Bader engage sa cr&eacute;ativit&eacute; dans une direction commerciale presque oppos&eacute;e &agrave; celle des&nbsp;Galeries Lafayette&nbsp;: il institue, sur le mod&egrave;le d&rsquo;Uniprix,&nbsp;Monoprix, en ouvrant le premier magasin de la cha&icirc;ne &agrave; Rouen. Par principe,&nbsp;Monoprix&nbsp;est situ&eacute; au centre-ville et propose, sur une surface moyenne, des produits utilitaires et de consommation courante &agrave; des prix tr&egrave;s bas. Bader a &eacute;t&eacute; parmi les premiers &agrave; appr&eacute;hender &agrave; leur juste valeur les m&eacute;canismes du commerce de masse multi-sp&eacute;cialiste en mettant &agrave; la port&eacute;e des classes d&eacute;favoris&eacute;es ce qui &eacute;tait, jusque-l&agrave;, le privil&egrave;ges des classes ais&eacute;es, dans des termes moins luxueux. La r&eacute;ussite s&rsquo;exprime pleinement quand 23 magasins&nbsp;Monoprix&nbsp;&eacute;toilent la France en 1939. D&egrave;s 1935 cependant, &agrave; la suite d&rsquo;une grave maladie, Th&eacute;ophile Bader a d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; ses deux gendres, Raoul Meyer et Max Heilbronn, la direction effective des&nbsp;Galeries&nbsp;et de toutes leurs succursales.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa8\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa8\">8<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLa personnalit&eacute; de Th&eacute;ophile Bader comprend &eacute;galement une dimension de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;. M&eacute;c&egrave;ne au go&ucirc;t prononc&eacute; pour les arts plastiques, la musique et l&rsquo;op&eacute;ra, il la manifeste d&eacute;j&agrave; dans l&rsquo;am&eacute;nagement ext&eacute;rieur et int&eacute;rieur, hautement artistique, du grand magasin parisien. Elle s&rsquo;exprime encore dans son r&ocirc;le de grand patron social&nbsp;: pr&eacute;occup&eacute; par le bien-&ecirc;tre de ses employ&eacute;s, il met en place une cr&egrave;che pour les enfants des employ&eacute;es, une caisse de secours (1899) puis une caisse de pr&eacute;voyance (1909), avant l&rsquo;introduction du syst&egrave;me national des retraites. Il suit en cela sa devise&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les gens doivent &ecirc;tre bien dans l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, cette politique sociale &eacute;tait consid&eacute;r&eacute;e comme lib&eacute;rale. Cette g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; s&rsquo;exprime encore envers sa ville natale, &agrave; laquelle, en 1930, Th&eacute;ophile fournit gratuitement des tissus lors du renouvellement des uniformes de la fanfare municipale. En 1937, il invite, &agrave; ses frais, les musiciens &agrave; Paris.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa9\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa9\">9<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tJuif assimil&eacute;, Th&eacute;ophile Bader n&rsquo;a pas tourn&eacute; le dos &agrave; ses origines. Il &eacute;pouse Jeanne Bloch &agrave; la synagogue, respecte toutes les f&ecirc;tes traditionnelles, en famille comme &agrave; la synagogue, et, sans &ecirc;tre pratiquant, soutient largement nombre d&rsquo;&oelig;uvres juives. Ses deux filles, Yvonne, &eacute;pouse Meyer, et Paulette, &eacute;pouse Heilbronn, ainsi que sa petite-fille, L&eacute;one-No&euml;lle Meyer seront mari&eacute;es &agrave; la synagogue par le grand rabbin Jacob Kaplan (1894-1995). Gr&acirc;ce &agrave; sa petite-fille L&eacute;one-No&euml;lle Meyer, dont le fils David est devenu rabbin, le juda&iuml;sme se perp&eacute;tue dans la famille.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa10\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa10\">10<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tApr&egrave;s la d&eacute;b&acirc;cle de 1940,&nbsp;Les Galeries Lafayette&nbsp;subissent un traitement d&rsquo;&laquo;&nbsp;arayanisation&nbsp;&raquo;&nbsp;: Th&eacute;ophile Bader, Raoul Meyer, Max Heilbronn, les administrateurs du magasin ainsi que 129 employ&eacute;s juifs sont contraints de d&eacute;missionner. Les familles Bader, Meyer et Heilbronn sont d&eacute;poss&eacute;d&eacute;es de leurs biens. Prot&eacute;g&eacute;s par les Allemands, le Suisse Aubert et l&rsquo;industriel fran&ccedil;ais Harlachol dirigent tout le groupe&nbsp;Les Galeries Lafayette. Heilbronn et Meyer s&rsquo;engagent alors dans la r&eacute;sistance. Arr&ecirc;t&eacute; par la Gestapo, puis d&eacute;port&eacute; &agrave; Buchenwald, Max Heilbronn revient en France en avril 1945. Apr&egrave;s maintes activit&eacute;s clandestines, Raoul Meyer prend une part importante &agrave; la lib&eacute;ration de Paris en 1944. En cons&eacute;quence, un conseil d&rsquo;administration particulier desGaleries Lafayette&nbsp;se r&eacute;unit le 20 septembre 1944&nbsp;: Aubert et Harlachol sont renvoy&eacute;s et&nbsp;Les Galeries Lafayette&nbsp;remises aux mains de Raoul Meyer, en esp&eacute;rant le retour de Max Heilbronn.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa11\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa11\">11<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tEntre temps, Th&eacute;ophile Bader s&rsquo;&eacute;tait &eacute;teint &agrave; Paris en 1942, paralys&eacute; et spoli&eacute; de ses biens. En 1946, la municipalit&eacute; de Dambach-la-Ville d&eacute;cide d&rsquo;honorer sa m&eacute;moire en donnant son nom &agrave; l&rsquo;ancienne rue Clemenceau.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa12\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa12\">12<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tAujourd&rsquo;hui,&nbsp;Les Galeries Lafayette&nbsp;sont le dernier grand magasin fran&ccedil;ais dirig&eacute; par les descendants directs de son fondateur.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"pa13\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm#pa13\">13<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t?<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/section>\n<\/div>\n<section>\n<section>\n<hr \/>\n<p>\n\t\t\tSOURCES<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>\n\t\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.1093\/acprof:oso\/9780198221043.001.0001\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cairn.info\/img\/enligne.png\" \/><\/a>B. Michael Miller,&nbsp;The Bon March&eacute; &ndash; Bourgeois Culture and the Department Store, 1869-1920, Princeton University Press, USA, 1981&nbsp;; Valerie Steele,&nbsp;Paris Fashion &ndash; A Cultural History. New York &#8211; Oxford, Oxford University Press, 1988&nbsp;; Theodor Zeldin,&nbsp;France 1848-1945, vol. 1 et 2, Oxford, Clarendon Press, 1973&nbsp;;&nbsp;1896 &#8211; 1996, Le si&egrave;cle des Galeries Lafayette, Publications des Galeries Lafayette &agrave; l&rsquo;occasion de leur centenaire. Que soient remerci&eacute;s pour leur aide M. Francis M&eacute;&iuml;r et sa m&egrave;re B&eacute;atrice, n&eacute;e Bader, Mme L&eacute;one-No&euml;lle Meyer, descendante directe de Th&eacute;ophile Bader, Mme Nathalie Beltran, Mme Ilda Pautonnier, du service de documentation des&nbsp;Galeries Lafayette, ainsi que l&rsquo;office du tourisme de Dambach-la-Ville.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/section>\n<\/section>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div id=\"anchor_citation\">\n<p>\n\t\tPour citer cet article<\/p>\n<p>\n\t\tMarzel&nbsp;Shoshana-Rose, &laquo;&nbsp;Th&eacute;ophile Bader, co-fondateur des Galeries Lafayette.&nbsp;(Dambach-la-Ville (Bas-Rhin), 24 avril 1864 &ndash; Paris, 16 mars 1942)&raquo;,&nbsp;Archives Juives&nbsp;2\/2004 (Vol. 37) , p.&nbsp;135-138&nbsp;<br \/>\n\t\tURL :&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm\">www.cairn.info\/revue-archives-juives-2004-2-page-135.htm<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LA SAGA DES GALERIES LAFAYETTE OU L&rsquo;ITIN&Eacute;RAIRE FULGURANT DE DEUX JUIFS ALSACIENS Fond&eacute; en 1894, le magasin s&#39;est hiss&eacute; en quelques ann&eacute;es au rang d&#39;incontournable. &nbsp; Publi&eacute; par Shoshana-Rose Marzel dans&nbsp;Archives Juives<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20751,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[10,1],"tags":[],"class_list":["post-13065","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-france","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13065","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13065"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13065\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20751"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13065"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13065"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13065"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}