{"id":13229,"date":"2016-07-28T00:31:01","date_gmt":"2016-07-28T00:31:01","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13229"},"modified":"2018-02-26T22:57:23","modified_gmt":"2018-02-26T22:57:23","slug":"aux-origines-de-la-blondeur-des-berberes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/aux-origines-de-la-blondeur-des-berberes\/","title":{"rendered":"Aux origines de la blondeur des berb\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>\n\tAux origines de la blondeur des berb&egrave;res<\/p>\n<div>\n<figure><figcaption>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/figcaption><\/figure>\n<div>\n<p>\n\t\t\tContrairement &agrave; ce que sugg&egrave;re Pellat dans l&rsquo;Encyclop&eacute;die de l&rsquo;Islam (1960, p. 1208), l&rsquo;existence de &laquo; berb&egrave;res blonds &raquo; ne saurait &ecirc;tre assimil&eacute;e &agrave; un probl&egrave;me suppl&eacute;mentaire, rendant encore plus myst&eacute;rieuse l&rsquo;origine des Berb&egrave;res, dont Gibbon disait d&eacute;j&agrave; qu&rsquo;elle &eacute;tait &laquo; envelopp&eacute;e dans les t&eacute;n&egrave;bres &raquo; (1985, t. II, p. 98). Ainsi que l&rsquo;indique assez clairement Sergi (1901, p. 59), le probl&egrave;me ethnog&eacute;nique pos&eacute; par les &laquo; Blonds &raquo; est li&eacute; &agrave; celui de l&rsquo;origine europ&eacute;enne des Lybiens, c&rsquo;est-&agrave;-dire des Berb&egrave;res. En fait, la question a &eacute;t&eacute; r&eacute;solue par Kidder, Coon et Briggs (1955, pp. 65-66) qui montr&egrave;rent qu&rsquo;elle n&rsquo;&eacute;tait pas pertinente, dans la mesure o&ugrave; la tendance au blondisme des populations berb&egrave;res s&rsquo;av&egrave;re &eacute;quivalente &agrave; celle de la plupart des populations m&eacute;diterran&eacute;ennes.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tN&eacute;anmoins, plusieurs hypoth&egrave;ses ont &eacute;t&eacute; avanc&eacute;es sur l&rsquo;origine des &laquo; Berb&egrave;res blonds &raquo; ; ces hypoth&egrave;ses, erron&eacute;es ou fantaisistes, constituent des repr&eacute;sentations actives de l&rsquo;identit&eacute; berb&egrave;re, et interf&egrave;rent sensiblement d&egrave;s qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;en d&eacute;battre. Au demeurant, la plupart d&rsquo;entre elles, en d&eacute;pit de ces erreurs, s&rsquo;inscrivent dans un r&eacute;el processus d&rsquo;identification, m&ecirc;me si elles demeurent tributaires des al&eacute;as scientifiques d&rsquo;une &eacute;poque. Aussi importe-t-il de les &eacute;voquer avant de s&rsquo;int&eacute;resser aux hypoth&egrave;ses inverses, qui devaient provoquer, sinon leur abandon explicite (ce cas de figure est g&eacute;n&eacute;ralement absent de la vie scientifique), du moins leur oubli partiel. Certes, Vallois affirmera, &agrave; son tour, l&rsquo;existence de blonds nordiques (1944, p. 38), ainsi que Ferembach, qui sugg&egrave;re, en outre, que les Carthaginois, les Romains et les Vandales seraient venus renforcer le contingent des individus &agrave; peau claire (1975, p. 116) ; mais, si l&rsquo;on cite, aujourd&rsquo;hui encore, ces origines nordiques, cette th&egrave;se ne pr&ecirc;te plus &agrave; aucun d&eacute;bat scientifique s&eacute;rieux.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe paradigme des blonds &eacute;trangers Shaw demeure la r&eacute;f&eacute;rence oblig&eacute;e d&egrave;s que l&rsquo;on &eacute;voque les &laquo; Berb&egrave;res blonds &raquo;. Il les a d&eacute;crit dans Travels or observations relating to several parts of Barbary and the Levant (1738), faisant des blonds, les descendants des Vandales de Gens&eacute;ric, apr&egrave;s qu&rsquo;ils eussent &eacute;t&eacute; d&eacute;faits par B&eacute;lissaire : &laquo; ces dissemblances nous portent &agrave; croire [&#8230;] qu&rsquo;ils sont, sinon la tribu dont parle Procope, du moins les descendants des Vandales &raquo; (Shaw, 1830, t. II, pp. 169-170). Buffon, dans son Histoire naturelle de l&rsquo;homme (1749), cite cette th&egrave;se sans donner l&rsquo;impression d&rsquo;y adh&eacute;rer : &laquo; ce qui peut faire croire que ces hommes blonds descendent des Vandales &raquo; (Buffon, 1792, t. II, p. 84). Gibbon critique directement le point de vue de Shaw, en remarquant que Procope r&eacute;p&eacute;tant ce que disait le chef maure Ortha&iuml;as, affirmait qu&rsquo;au del&agrave; du territoire de celui-ci (situ&eacute; &agrave; l&rsquo;ouest de l&rsquo;Aur&egrave;s) &eacute;tait un vaste d&eacute;sert puis des hommes au corps blanc et &agrave; la chevelure blonde. La pr&eacute;sence de blonds &eacute;tait ainsi ant&eacute;rieurement attest&eacute;e &agrave; la venue des Vandales. Desmoulin (1826, p. 172) r&eacute;futera aussi Shaw, en indiquant qu&rsquo;il aurait mal interpr&eacute;t&eacute; Procope. A partir de cette &eacute;poque, la plupart des auteurs &eacute;voquant les blonds, &agrave; l&rsquo;exception notable de Broca (1876, p. 400), se croiront oblig&eacute;s de r&eacute;futer la th&egrave;se de Shaw comme si personne ne l&rsquo;avait fait avant eux, tels Vivien de Saint-Martin (1863, pp. 56-57), ou m&ecirc;me Gsell (1913, p. 292, note 5), et, plus r&eacute;cemment encore, Leroi-Gourhan et Poirier (1953, p. 115). En fait l&rsquo;hypoth&egrave;se vandale s&rsquo;alimentait &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de peuplements militaires remontant &agrave; l&rsquo;&eacute;poque romaine (Omalhius d&rsquo;Alloy, 1859, p. 59). Elle n&rsquo;est pas loin de l&rsquo;hypoth&egrave;se Gauloise &eacute;voqu&eacute;e par F&eacute;raud (1863, pp. 231-232) &agrave; propos des monuments &laquo; dits &raquo; celtiques de la province de Constantine, o&ugrave; il s&rsquo;agirait de Gaulois mercenaires ayant introduit leur culte en Afrique, hypoth&egrave;se reprise une quarantaine d&rsquo;ann&eacute;es plus tard par Saint-R&eacute;my (1904). Une autre hypoth&egrave;se due &agrave; un commentaire de Topinard sur Collignon (Topinard, 1883, p. 12), sugg&eacute;rerait m&ecirc;me que les blonds d&rsquo;Afrique du Nord fussent originaires des Gaulois, mercenaires de Carthage.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl importe de noter que la th&eacute;orie des blonds, Vandales ou Gaulois, a toujours &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e pour expliquer le blondisme d&rsquo;une population limit&eacute;e, et n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e afin d&rsquo;expliquer l&rsquo;origine de la totalit&eacute; des berb&egrave;res. M&ecirc;me limit&eacute; aux kabyles, le blondisme pur est pr&eacute;sent&eacute; comme la caract&eacute;ristique d&rsquo;une tribu ; pour le reste, les auteurs favorables &agrave; la th&eacute;orie Vandales font plut&ocirc;t &eacute;tat d&rsquo;un m&eacute;tissage (Shaler, 1830 ; P&eacute;rier, 1873 ; Lenz, 1886 ; Quedenfeld, 1888). L&rsquo;ensemble des hypoth&egrave;ses celto-nordiques devaient beaucoup aux m&eacute;galithes, comme l&rsquo;indique la position de F&eacute;raud. D&rsquo;une fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, l&rsquo;aspect &laquo; celtique &raquo; des monuments fun&eacute;raires a toujours &eacute;t&eacute; utilis&eacute; comme corroborant la th&eacute;orie nordique, en tant que traces culturelles d&rsquo;une migration, qui aurait suivi l&rsquo;axe nord-est\/sud-ouest (Bertrand, 1863). Broca affirmait, par exemple, que &laquo; l&rsquo;origine europ&eacute;enne des blonds d&rsquo;Afrique septentrionale &eacute;tant tout aussi certaine que celle des dolmens de la m&ecirc;me r&eacute;gion, il est tout naturel de penser que ce double fait a &eacute;t&eacute; la cons&eacute;quence d&rsquo;une seule et m&ecirc;me invasion &raquo; (1876, p. 393). La th&eacute;orie des blonds du Nord donna &eacute;galement lieu &agrave; une hypoth&egrave;se aryenne, fort controvers&eacute;e au demeurant. Kobelt (1885) pensait ainsi que les aryens blonds avaient pr&eacute;c&eacute;d&eacute; les celtes bruns en Afrique du Nord, assertion reprise comme une &eacute;vidence par Urvoy de Closmadeuc (1898) ou encore Maitrot (1909), qui pensait que les menhirs &eacute;taient une manifestation de la race aryenne, et non plus gauloise. On la retrouve affirm&eacute;e avec force par Lissauer :&laquo; Nous savons maintenant, qu&rsquo;il n&rsquo;existe que dans l&rsquo;Europe du Nord une zone contraints de penser que les blonds, qui apparaissent isol&eacute;ment sur terre, ont leur origine dans la zone des blonds du Nord &raquo; (1908, p. 526). Lissauer pensait, bien s&ucirc;r, que ces blonds nordiques &eacute;taient des Germains, c&rsquo;est-&agrave;-dire des Aryens.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tCette conception sera fortement critiqu&eacute;e par Sergi (1911, p. 114), n&eacute;anmoins Stuhlmann (1912, p. 136) reprendra les m&ecirc;mes conclusions. Deux ans plus tard, Guiffreda-Ruggeri (1914) fera preuve de prudence, en ne parlant que d&rsquo;anonymes nordiques. Notons que pour Anton y Ferrandiz les blonds &eacute;taient plus exactement baltiques.<\/p>\n<p>\n\t\t\tBertholon, auteur avec Ernest Chantre des c&eacute;l&egrave;bres Recherches Anthropologiques dans la Berb&eacute;rie orientale (1913), s&rsquo;int&eacute;ressait particuli&egrave;rement &agrave; ce qu&rsquo;il nommait &laquo; les Berb&egrave;res de souche europ&eacute;enne &raquo; (1898). Il croyait initialement qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de Celtes, puis crut qu&rsquo;ils &eacute;taient Ligures (1888) ; il les d&eacute;couvrit enfin Danubiens (1893). Ces derniers seraient pass&eacute;s par l&rsquo;Asie mineure et par l&rsquo;Egypte pour arriver en Afrique du Nord. Afin d&rsquo;appuyer sa d&eacute;monstration, il utilise les sources &eacute;gyptologiques, et particuli&egrave;rement Roug&eacute; (1867) et Lenormant (1868), qui font &eacute;tat de Lybiens blonds qui envahirent l&rsquo;Egypte entre 2000 et 1000 av. J.-C.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tA l&rsquo;instar de Faidherbe (1873), Bertholon ne cite les Lybiens blonds d&eacute;crits par les &Eacute;gyptiens que comme un moyen de datation de la migration des peuples nordiques ; pour lui, cela ne signifie pas qu&rsquo;ils &eacute;taient effectivement des Lybiens autochtones, sa th&eacute;orie &eacute;tant qu&rsquo;ils furent &Eacute;g&eacute;ens et introduisirent la civilisation grecque en Afrique du Nord, comme pourrait en t&eacute;moigner une &eacute;tude de la culture kabyle (1913). Le pragmatisme des blonds autochtones La th&egrave;se de Shaw ne s&rsquo;est toutefois pas seulement trouv&eacute;e attaqu&eacute;e en ce qui concerne l&rsquo;ant&eacute;riorit&eacute; des blonds aux Vandales. C&rsquo;est l&rsquo;id&eacute;e m&ecirc;me d&rsquo;une origine exog&egrave;ne de ceux-ci, qui fut critiqu&eacute;e d&egrave;s Gibbon (1985, t. II, p. 97), lequel voyait en eux des autochtones &eacute;claircies par le climat de la montagne. P&eacute;rier (1873) faisait &eacute;galement provenir les Berb&egrave;res de l&rsquo;Atlas, refusant (bien qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;voqu&acirc;t pas explicitement les blonds) l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une origine &eacute;trang&egrave;re des populations locales. Cette position sera ult&eacute;rieurement celle de Sergi (1895, 1897, 1901, 1911), qui, reprenant les hypoth&egrave;ses de Hartmann (1876, 1880) et s&rsquo;appuyant sur les travaux d&rsquo;anthropologie militaire de Livi (1896), affirma que le blondisme n&rsquo;est qu&rsquo;un effet de l&rsquo;altitude sur les populations m&eacute;diterran&eacute;ennes, observable aussi bien chez les Marocains de l&rsquo;Atlas que chez les Italiens &eacute;tudi&eacute;s par Livi.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tSergi d&eacute;veloppe cette argumentation dans The Mediterranean Race. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;hypoth&egrave;se de Sergi nous para&icirc;t r&eacute;sider, moins dans la d&eacute;termination de la cause du blondisme, que dans la comparaison, qu&rsquo;il op&egrave;re, entre une population italienne et une population berb&egrave;re, comparaison sous-tendue par l&rsquo;id&eacute;e de race m&eacute;diterran&eacute;enne. Que des blonds apparaissent en altitude en Italie et au Maroc, n&rsquo;a de sens que s&rsquo;ils appartiennent &agrave; la m&ecirc;me race ; c&rsquo;est-&agrave;-dire s&rsquo;il s&rsquo;agit, au d&eacute;part, d&rsquo;une population brune qui offrirait une variante adaptative blonde. Weisgerber objecte &agrave; la th&eacute;orie de Sergi que les blonds d&rsquo;Italie pourraient tout aussi bien &ecirc;tre les survivants d&rsquo;une ancienne race blonde (1910, p. 127). La th&eacute;orie de l&rsquo;Atlantide Quand P&eacute;rier (1873) parle d&rsquo;Atlantes, qui constitueraient la population autochtone de l&rsquo;Afrique septentrionale, cette d&eacute;nomination d&eacute;signe les habitants de l&rsquo;Atlas. D&rsquo;autres auteurs d&eacute;signent par l&agrave; les habitants de l&rsquo;Atlantide ; c&rsquo;est de ces habitants que descendraient les blonds. G&eacute;n&eacute;ralement, les consid&eacute;rations ayant trait &agrave; l&rsquo;Atlantide passent pour peu s&eacute;rieuses quoique prolifiques, Bessmerty (1949) ayant recens&eacute; plus de 2000 publications traitant de la question.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl para&icirc;t cependant difficile de les m&eacute;conna&icirc;tre, dans la mesure o&ugrave; elles exercent un profond effet sur l&rsquo;imaginaire du monde berb&egrave;re, dont t&eacute;moigne, par exemple, le roman de Pierre Benoit, L&rsquo;Atlantide (1919). Selon Berlioux (1883, p. 19), les blonds d&rsquo;Afrique du Nord, seraient ethnog&eacute;niquement diff&eacute;rents des bruns ; les blonds descendraient des Atlantes alors que les bruns descendraient des G&eacute;tules sahariens. Les blonds ne seraient donc pas des Berb&egrave;res, et, sous le nom de Lybiens, proviendraient, comme les Europ&eacute;ens, de l&rsquo;Atlantide. Cette id&eacute;e est reprise par Levistre (1903, pp. 104-106), dans une longue communication &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Hippone ; ce qui lui permet d&rsquo;expliquer la pr&eacute;sence des blonds ant&eacute;rieurement &agrave; l&rsquo;invasion vandale, tout en contrant les th&eacute;ories aryennes. Le probl&egrave;me de la r&eacute;partition du type blond en Afrique du Nord a &eacute;t&eacute; clos par la publication de Kidder et al. (1955), apr&egrave;s qu&rsquo;ils eussent signal&eacute; des fr&eacute;quences de blonds analogues dans bon nombre de populations m&eacute;diterran&eacute;ennes. L&rsquo;hypoth&egrave;se du ph&eacute;nom&egrave;ne adaptatif, telle qu&rsquo;elle fut propos&eacute;e par Sergi, s&rsquo;av&egrave;re s&eacute;duisante, car elle pourrait expliquer partiellement la variation biologique observable entre diff&eacute;rents groupes berb&egrave;res. Elle a, cependant, &eacute;t&eacute; critiqu&eacute;e par Gsell, qui a fait remarquer que, si l&rsquo;on trouvait des berb&egrave;res blonds dans les pays montagneux tel le Rif, la Kabylie ou l&rsquo;Aur&egrave;s, ils paraissent &ecirc;tre forts rares dans le Moyen et le Haut-Atlas, o&ugrave; l&rsquo;altitude est plus &eacute;lev&eacute;e (1920, p. 308).&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tN&eacute;anmoins, si l&rsquo;on se r&eacute;f&egrave;re au concept d&rsquo;isolat, et, a fortiori, au m&eacute;canisme de la d&eacute;rive g&eacute;nique, tel qu&rsquo;il a pu &ecirc;tre observ&eacute; par l&rsquo;&eacute;tude de la fr&eacute;quence des groupes sanguins dans les populations berb&egrave;res A&iuml;t Haddidou (Johnson et al., 1964) ou dans de familles juives des oasis du Tafilalet (Ikin et al, 1972), on peut envisager la possibilit&eacute; d&rsquo;une dynamique endog&egrave;ne du blondisme (Ki-Zerbo, 1980). Ceci implique que ces diff&eacute;rences ph&eacute;notypiques ne sont point op&eacute;ratoires dans l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;une classification raciale.<\/p>\n<p>\n\t\t\tSources :<\/p>\n<p>\n\t\t\t1.R&eacute;f&eacute;rence papier 2.G. Boetsch et J.-N. Ferri&eacute;, &laquo; Blonds (Berb&egrave;res) &raquo;, Encyclop&eacute;die berb&egrave;re, 10 | Beni Isguen &ndash; Bouzeis, Aix-en-Provence, Edisud, d&eacute;cembre 1991, p. 1539-1544<\/p>\n<p>\n\t\t\t3.R&eacute;f&eacute;rence &eacute;lectronique 4.G. Boetsch et J.-N. Ferri&eacute;, &laquo; Blonds (Berb&egrave;res) &raquo;, in Encyclop&eacute;die berb&egrave;re, 10 | Beni Isguen &ndash; Bouzeis [En ligne], 5.&nbsp;http:\/\/encyclopedieberbere.revues.org\/1768&nbsp;6.Source photographie :&nbsp;http:\/\/iferhounen.blogs.nouvelobs.com\/media\/02\/02\/2349077637.2.jpg<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aux origines de la blondeur des berb&egrave;res &nbsp; Contrairement &agrave; ce que sugg&egrave;re Pellat dans l&rsquo;Encyclop&eacute;die de l&rsquo;Islam (1960, p. 1208), l&rsquo;existence de &laquo; berb&egrave;res blonds &raquo; ne saurait &ecirc;tre assimil&eacute;e &agrave; un probl&egrave;me suppl&eacute;mentaire, rendant encore plus myst&eacute;rieuse l&rsquo;origine des Berb&egrave;res, dont Gibbon disait d&eacute;j&agrave; qu&rsquo;elle &eacute;tait &laquo; envelopp&eacute;e dans les t&eacute;n&egrave;bres &raquo; (1985,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":21057,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[9,1],"tags":[],"class_list":["post-13229","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13229","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13229"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13229\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21057"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13229"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13229"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13229"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}