{"id":13241,"date":"2016-07-29T00:11:48","date_gmt":"2016-07-29T00:11:48","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13241"},"modified":"2016-07-29T00:34:58","modified_gmt":"2016-07-29T00:34:58","slug":"en-tunisie-la-vraie-crise-est-civique-et-culturelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/en-tunisie-la-vraie-crise-est-civique-et-culturelle\/","title":{"rendered":"En Tunisie, la vraie crise est civique et culturelle"},"content":{"rendered":"<p>\n\tEn Tunisie, la vraie crise est civique et culturelle<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne deuxi&egrave;me r&eacute;volution est n&eacute;cessaire pour remettre la Tunisie sur les rails de la modernit&eacute; et combler le foss&eacute; qui la s&eacute;pare de plus en plus des pays d&eacute;velopp&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\tPar&nbsp;Tarak Arfaoui &#8211; Kapitalis.com<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa crise &eacute;conomique qui secoue la Tunisie n&rsquo;est pas une exception et n&rsquo;importe quel expert &eacute;conomique vous dira qu&rsquo;elle pourrait &ecirc;tre g&eacute;r&eacute;e moyennant une bonne gouvernance et un plan de sauvetage &eacute;conomique ad&eacute;quat comme cela a &eacute;t&eacute; fait dans d&rsquo;autres pays partout dans le monde.<\/p>\n<p>\n\tCependant, pour appliquer n&rsquo;importe quel plan de redressement &eacute;conomique, il faudrait que la population soit au diapason des r&eacute;formes exig&eacute;es et pr&ecirc;te &agrave; faire les sacrifices n&eacute;cessaires pour sortir le pays de l&rsquo;orni&egrave;re, ce qui est loin d&rsquo;&ecirc;tre le cas en Tunisie.<\/p>\n<p>\n\tLa vraie crise profonde et insidieuse que traverse le pays est plut&ocirc;t celle de la soci&eacute;t&eacute;, crise civique et culturelle qui, tant qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas r&eacute;solue, ne permettra jamais au pays de relever la t&ecirc;te.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le vrai visage du Tunisien<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLa soi-disant r&eacute;volution, qui a d&eacute;cap&eacute; la chape de plomb &eacute;touffant le pays, en changeant radicalement son paysage politique, a r&eacute;v&eacute;l&eacute; la vraie nature du citoyen lambda tunisien. La libert&eacute; retrouv&eacute;e, les instincts primitifs ont resurgi. Faute de donn&eacute;es ant&eacute;rieures objectives, le Tunisien &eacute;tait affubl&eacute; &agrave; tort et depuis longtemps de bien de qualificatifs &eacute;logieux qui ont flatt&eacute; son ego et se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;s malheureusement largement injustifi&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\tCette r&eacute;volution a fait &eacute;clater au grand jour telle une bo&icirc;te de Pandore les travers d&rsquo;un peuple longtemps opprim&eacute; et brim&eacute;, un peuple d&eacute;laiss&eacute; et &eacute;touff&eacute; par plusieurs dictatures.<\/p>\n<p>\n\tLa libert&eacute; soudaine acquise a r&eacute;v&eacute;l&eacute; le Tunisien&nbsp;&laquo;moderne&raquo;&nbsp;sous son vrai visage, celui d&rsquo;une cr&eacute;ature fonci&egrave;rement indisciplin&eacute;e et incivique, avant tout &eacute;go&iuml;ste, fain&eacute;ante dans l&rsquo;&acirc;me, r&eacute;clamant &agrave; tout bout de champs ses droits en oubliant ses devoirs, en se drapant dans une bigoterie moyen&acirc;geuse et hypocrite indigne d&rsquo;un peuple &agrave; l&rsquo;histoire mill&eacute;naire qui a &eacute;t&eacute; des si&egrave;cles durant &agrave; l&rsquo;avant-garde de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;incivisme est devenu une marque de fabrique tunisienne. Il fait partie de notre vie quotidienne et a transform&eacute; nos villes en de grands villages insalubres. Tunis est assur&eacute;ment la capitale la plus sale du bassin m&eacute;diterran&eacute;en. Les quartiers, anciens et embl&eacute;matiques du centre-ville (Belv&eacute;d&egrave;re, Lafayette, Bab El-Khadhra, le Passage, Bab Jedid&hellip;) sont d&eacute;sormais squatt&eacute;s par des gargotes insalubres, des caf&eacute;s-chichas lugubres, et des&nbsp;&laquo;nassabas&raquo;&nbsp;(vendeurs &agrave; l&rsquo;&eacute;talage) anarchiques qui envahissent les rues. Les belles b&acirc;tisses de l&rsquo;&eacute;poque coloniale, dont certaines sont des joyaux architecturaux, sont tomb&eacute;es en ruines, les trottoirs sont d&eacute;fonc&eacute;s, les arbres centenaires abattus.<\/p>\n<p>\n\tIl suffit simplement de voir l&rsquo;&eacute;tat des bennes &agrave; ordures dans les rues pour mesurer le degr&eacute; de civilit&eacute; de nos&laquo;concitoyens&raquo;. Il suffit de jeter un coup d&rsquo;oeil &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de toutes les villes o&ugrave; les&nbsp;&laquo;boulevards de l&rsquo;environnement&raquo;&nbsp;sont jonch&eacute;s de broussailles, de d&eacute;tritus et de gravats, o&ugrave; chaque rond point est un v&eacute;ritable d&eacute;potoir.<\/p>\n<p>\n\tIl suffit de constater l&rsquo;envahissement des sacs en plastique, devant les magasins et les gargotes, amoncel&eacute;s dans tous les recoins des art&egrave;res, pour mesurer le d&eacute;sastre &eacute;cologique qui gangr&egrave;ne nos cit&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\tCe d&eacute;sastre est tr&egrave;s perceptible sur nos plages, parsem&eacute;es par les estivants, comme un champ de mine de canettes de bi&egrave;re, de bo&icirc;tes &agrave; sardines, de couches de b&eacute;b&eacute; et de r&eacute;sidus de past&egrave;ques.<\/p>\n<p>\n\tLe DMP (domaine public maritime) et tout le littoral sont envahis par des constructions anarchiques en b&eacute;ton les pieds dans l&rsquo;eau, d&eacute;figurant totalement nos rivages.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Incivisme, indiscipline &eacute;go&iuml;sme<\/strong><\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;incivisme du Tunisien ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;, car sur la route, son indiscipline est l&eacute;gendaire. Notre pays est class&eacute; dans le top 10 mondial pour le nombre d&rsquo;accidents routiers mortels. Le Tunisien est un as du volant, sp&eacute;cialiste des t&ecirc;tes &agrave; queue, klaxonnant au moindre ralentissement, stationnant en triple file ou sur la voie du m&eacute;tro sans aucune vergogne, n&rsquo;h&eacute;sitant pas &agrave; rouler en contresens au moindre bouchon; il a la sp&eacute;cificit&eacute; de conduire avec sa prog&eacute;niture ch&eacute;rie install&eacute;e sur les genoux, sans ceinture de s&eacute;curit&eacute;, n&rsquo;ayant aucun scrupule &agrave; jeter par-dessus la fen&ecirc;tre dans la rue son paquet de cigarette ou sa canette de bi&egrave;re. Quant il est press&eacute;, la notion de file d&rsquo;attente ne compte plus pour lui et il fera tout pour passer avant tout le monde en jouant des coudes et en utilisant tous les subterfuges. F&ecirc;tard dans l&rsquo;&acirc;me, il est capable &agrave; la moindre c&eacute;r&eacute;monie de faire veiller tout le quartier jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;aube &agrave; coups de d&eacute;cibels.<\/p>\n<p>\n\tLe nombre ahurissant des caf&eacute;s-chichas, qui a explos&eacute; &agrave; chaque coin de rue depuis la r&eacute;volution et qui ne d&eacute;semplissent pas tout le long de la journ&eacute;e, traduit indirectement le manque d&rsquo;assiduit&eacute; des citoyens au travail.<\/p>\n<p>\n\tLe Tunisien adore se pr&eacute;lasser sur la&nbsp;&laquo;terrasse&raquo;&nbsp;d&rsquo;un caf&eacute; dont les chaises ont envahi, dans l&rsquo;impunit&eacute; la plus totale, la chauss&eacute;e roulante, en humectant l&rsquo;air vivifiant des &eacute;chappements des voitures et en fumant une chicha qui passe de bouche en bouche, hygi&egrave;ne oblige. C&rsquo;est avec une grande r&eacute;ticence qu&rsquo;il va au boulot car le travail est per&ccedil;u comme une v&eacute;ritable corv&eacute;e. Il faut&nbsp;&laquo;marquer la journ&eacute;e&raquo;&nbsp;(&laquo;ymarki ejournata&raquo;) en &eacute;tant physiquement pr&eacute;sent mais ayant la t&ecirc;te ailleurs, tout en &eacute;tant aux aguets pour faire du chantage &agrave; la moindre occasion, si bien que pour des futilit&eacute;s, il est capable mettre &agrave; genou toute une entreprise par des revendications fantaisistes sous une couverture syndicaliste opportuniste.<\/p>\n<p>\n\tEn &eacute;t&eacute;, la s&eacute;ance unique aidant (une autre tare tunisienne h&eacute;rit&eacute;e du colonialisme), le Tunisien d&eacute;serte son entreprise le vendredi &agrave; midi officiellement pour la pri&egrave;re mais pratiquement pour une bonne bouffe et une bonne sieste, et &agrave; partir du vendredi, apr&egrave;s 4 jours de labeur harassant, on ne le verra plus au travail jusqu&rsquo;au lundi d&rsquo;apr&egrave;s. Tandis que l&rsquo;Occident passe &agrave; l&rsquo;heure d&rsquo;&eacute;t&eacute; pour gagner en productivit&eacute; et r&eacute;duire la consommation, en Tunisie on ne&nbsp;&laquo;travaille&raquo;&nbsp;que 4 jours et demi par semaine, c&rsquo;est-&agrave;-dire rien que 20 jours par mois !<\/p>\n<p>\n\tEn &eacute;voquant les tares sociales qui mettent le pays &agrave; genoux, on n&rsquo;oubliera pas la grande mascarade du bigotisme qui s&rsquo;est abattue ces derni&egrave;res ann&eacute;es sur notre pays. Per&ccedil;ue par beaucoup comme une pi&eacute;t&eacute; salvatrice, l&rsquo;islam retrouv&eacute; de la soci&eacute;t&eacute; tunisienne au 21e si&egrave;cle pratiqu&eacute; &agrave; la mani&egrave;re moyen&acirc;geuse et selon des rites archa&iuml;ques, qui n&rsquo;ont rien &agrave; voir avec la religion, est devenu un v&eacute;ritable fl&eacute;au national.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Un islam du moyen-&acirc;ge<\/strong><\/p>\n<p>\n\tJe ne parle pas de l&rsquo;obscurantisme et de l&rsquo;extr&eacute;misme religieux qui ont enfant&eacute; le terrorisme, dont la Tunisie a &eacute;t&eacute; frapp&eacute;e de plein fouet pour la premi&egrave;re fois de son histoire au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es. Je parle du fait religieux tel qu&rsquo;il est con&ccedil;u et pratiqu&eacute; par une large frange des Tunisiens, qui s&rsquo;est propag&eacute; par un mim&eacute;tisme social primitif, transform&eacute; en folklore national perceptible tous les jours avec toutes ses incoh&eacute;rences.<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;exemple le plus caricatural de ce folklore est la c&eacute;r&eacute;monie de l&rsquo;observation du croissant de l&rsquo;Aid, qui fait retourner chaque ann&eacute;e la Tunisie au moyen-&acirc;ge avec tout le cirque m&eacute;diatique qui l&rsquo;accompagne et paradoxalement avec la b&eacute;n&eacute;diction des hautes autorit&eacute;s de l&rsquo;Etat. Trois jours durant, le pays est bloqu&eacute;, paralys&eacute;, tenu en otage par la gr&acirc;ce d&rsquo;un imam probablement presbyte scrutant l&rsquo;horizon (&agrave; travers un t&eacute;l&eacute;scope num&eacute;rique high-tech made in Japan) pour savoir si le pays va se mettre en cong&eacute; ou continuer &agrave; travailler le lendemain.<\/p>\n<p>\n\tDevant cette expectative, tous les rouages vitaux s&rsquo;arr&ecirc;tent une semaine durant en enfon&ccedil;ant un peu plus le pays dans l&rsquo;agonie &eacute;conomique. A l&rsquo;heure o&ugrave; des sondes interplan&eacute;taires arrivent &agrave; la seconde pr&egrave;s &agrave; leur destination apr&egrave;s un voyage de plusieurs ann&eacute;es dans l&rsquo;univers, nous sommes encore au stade de l&rsquo;observation de l&rsquo;horizon au sommet des montagnes pour d&eacute;terminer les dates des f&ecirc;tes religieuses!<\/p>\n<p>\n\tLe bigotisme ambiant est devenu une banalit&eacute;; le citoyen n&rsquo;est plus offusqu&eacute; en perdant son temps &agrave; faire la queue devant un guichet de l&rsquo;administration ferm&eacute; par la gr&acirc;ce divine, dans l&rsquo;attente que le pr&eacute;pos&eacute; veuille bien se remettre au travail parce qu&rsquo;il a d&eacute;cid&eacute; de faire une pause pour aller faire sa pri&egrave;re. On n&rsquo;est plus d&eacute;rang&eacute; pour le m&ecirc;me motif dans un service d&rsquo;urgence de l&rsquo;h&ocirc;pital de ne trouver aucun infirmier &agrave; l&rsquo;heure fatidique du&nbsp;&laquo;Asr&raquo; ou du&nbsp;&laquo;Moghreb&raquo;. On n&rsquo;est pas d&eacute;rang&eacute; quant la circulation s&rsquo;arr&ecirc;te totalement et d&rsquo;une mani&egrave;re cyclique par un embouteillage monstre du au stationnement anarchique devant les mosqu&eacute;es aux heures de pri&egrave;res.<\/p>\n<p>\n\tLe paysage social, surtout dans les cit&eacute;s populaires, a radicalement chang&eacute; si bien que dans certains quartiers on se croirait &agrave; Kandahar occup&eacute; par les talibans. Les accoutrements de nos ch&egrave;res concitoyennes habill&eacute;es &agrave; la mode chiite lugubre et &eacute;trang&egrave;re &agrave; nos moeurs, ou &agrave; la mode afghane fleurissent partout comme fleurissent les &eacute;coles dites &agrave; tort&laquo;coraniques&raquo;, v&eacute;ritables usines &agrave; terroristes, o&ugrave; la s&eacute;gr&eacute;gation des sexes d&egrave;s la maternelle est de rigueur et o&ugrave; des ch&eacute;rubins sont&nbsp;&laquo;&eacute;duqu&eacute;s&raquo;&nbsp;par des zombies dont ils ne connaissent m&ecirc;me pas le visage.<\/p>\n<p>\n\tLe Tunisien a cette manie de ne regarder que vers le pass&eacute; et ne se pr&eacute;occupe pas du tout de son avenir. Les probl&egrave;mes &eacute;conomiques ou culturels ne sont pas sa tasse de th&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tLe Tunisien ne lit que quelques pages d&rsquo;un livre tous les cinq ans et apr&egrave;s quatre ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes sup&eacute;rieures, il est incapable d&rsquo;&eacute;crire une lettre de motivation.<\/p>\n<p>\n\tLa question cruciale et d&rsquo;actualit&eacute; dans les longues veill&eacute;es ramadanesques o&ugrave; la consommation atteint des records, c&rsquo;est de savoir si le gouvernement va importer ou pas le mouton de l&rsquo;Aid (quelques dizaines de milliers de moutons import&eacute;s l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re et en devises fortes s&rsquo;il vous plait alors que les caisses de l&rsquo;Etat sont presque vides).<\/p>\n<p>\n\tDans les cercles, les d&eacute;bats passionn&eacute;s et hypocrites ne tournent qu&rsquo;autour de minables misogynes, de polygamie, d&rsquo;h&eacute;ritage de &laquo;hasanat&raquo;, et j&rsquo;en passe.<\/p>\n<p>\n\tCeci est un tableau de la r&eacute;alit&eacute; am&egrave;re, quoique caricaturale, de la Tunisie post r&eacute;volutionnaire. Beaucoup de mes concitoyens, j&rsquo;en suis s&ucirc;r, par hypocrisie, vont d&eacute;crier ces propos en agitant le spectre de la sempiternelle&nbsp;&laquo;thaoura moudhada&raquo;&nbsp;(contre-r&eacute;volution), d&rsquo;autres trouveront ce d&eacute;cryptage trop pessimiste et lugubre, certains le trouveront peut &ecirc;tre objectif.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Vers une deuxi&egrave;me r&eacute;volution<\/strong><\/p>\n<p>\n\tIl est &eacute;vident que le pays n&rsquo;avancera jamais avec cette mentalit&eacute; r&eacute;trograde d&rsquo;&eacute;ternels assist&eacute;s, noceurs et consommateurs ne produisant rien tout en &eacute;tant plong&eacute;s dans un folklore religieux m&eacute;di&eacute;val.<\/p>\n<p>\n\tUne deuxi&egrave;me r&eacute;volution est vitale pour remettre le pays sur les rails du modernisme et du progressisme en essayant de combler le foss&eacute; qui nous s&eacute;pare de plus en plus des pays d&eacute;velopp&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\tCette r&eacute;volution prendra peut-&ecirc;tre quelques g&eacute;n&eacute;rations, et devra commencer dans le cercle familial d&egrave;s le plus jeune &acirc;ge o&ugrave; les parents ont la responsabilit&eacute; la plus lourde en donnant le bon exemple &agrave; leurs enfants, puis &agrave; l&rsquo;&eacute;cole qui doit revoir radicalement ses programmes en revalorisant l&rsquo;&eacute;ducation civique et l&rsquo;&eacute;tude des langues et en donnant la place qu&rsquo;il faut &agrave; l&rsquo;enseignement de l&rsquo;histoire, des arts et des sciences exactes.<\/p>\n<p>\n\tA l&rsquo;&acirc;ge adulte, la soci&eacute;t&eacute; civile doit &ecirc;tre encourag&eacute;e par l&rsquo;Etat dans tous les tissus associatifs pour permettre au jeune Tunisien de s&rsquo;exprimer, de s&rsquo;investir et d&rsquo;innover.<\/p>\n<p>\n\tLes hommes politique enfin doivent cesser de faire du&nbsp;&laquo;boulitik&raquo;&nbsp;(hypocrisie) et doivent donner l&rsquo;exemple en parlant au peuple le langage de la v&eacute;rit&eacute; et en s&rsquo;abstenant de faire du populisme &agrave; deux balles (n&rsquo;est ce pas M. Caid Essebsi?) en s&eacute;parant la politique de la religion et en &eacute;tant ferme dans l&rsquo;application de la loi envers tout le monde sans laxisme ni calculs ni accointance.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Tunisie, la vraie crise est civique et culturelle &nbsp; &nbsp; Une deuxi&egrave;me r&eacute;volution est n&eacute;cessaire pour remettre la Tunisie sur les rails de la modernit&eacute; et combler le foss&eacute; qui la s&eacute;pare de plus en plus des pays d&eacute;velopp&eacute;s. 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