{"id":13249,"date":"2016-07-31T19:03:46","date_gmt":"2016-07-31T19:03:46","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13249"},"modified":"2016-07-31T19:03:46","modified_gmt":"2016-07-31T19:03:46","slug":"renvoyer-les-jihadistes-a-la-nuit-des-hommes-infames-par-bernard-henri-levy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/renvoyer-les-jihadistes-a-la-nuit-des-hommes-infames-par-bernard-henri-levy\/","title":{"rendered":"Renvoyer les jihadistes \u00e0 la nuit des \u00abhommes inf\u00e2mes\u00bb  Par Bernard-Henri Levy"},"content":{"rendered":"<div>\n<header>\n<p>\n\t\tRenvoyer les jihadistes &agrave; la nuit des &laquo;hommes inf&acirc;mes&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\t\tPar&nbsp;Bernard-Henri Levy, &eacute;crivain, directeur de la revue &laquo;La R&egrave;gle du jeu&raquo;<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/header>\n<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\tLe philosophe plaide pour un grand accord entre m&eacute;dias &laquo;r&eacute;duisant au strict in&eacute;vitable l&rsquo;&eacute;vocation des figures du crime&raquo;.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<div>\n<header>\n<p>\n\t\tRenvoyer les jihadistes &agrave; la nuit des &laquo;hommes inf&acirc;mes&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\t\tPar&nbsp;Bernard-Henri Levy, &eacute;crivain, directeur de la revue &laquo;La R&egrave;gle du jeu&raquo;<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/header>\n<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\tLe philosophe plaide pour un grand accord entre m&eacute;dias &laquo;r&eacute;duisant au strict in&eacute;vitable l&rsquo;&eacute;vocation des figures du crime&raquo;.<\/p>\n<div itemprop=\"articleBody\">\n<p>\n\t\t\tIl y a trois raisons au moins d&rsquo;anonymiser les jihadistes pass&eacute;s &agrave; l&rsquo;acte.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLa premi&egrave;re est que donner leur nom, diffuser et rediffuser leur visage vivant, et surtout mort, faire d&rsquo;eux les figurants mondialement c&eacute;l&egrave;bres de ce spectacle qu&rsquo;est aussi, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge du tout puissant visible, la guerre terroriste, revient &agrave; exaucer ce qui aura &eacute;t&eacute; l&rsquo;un de leurs d&eacute;sirs ultimes&nbsp;: les tueurs du Bataclan n&rsquo;exigeaient-ils pas de leurs otages, quelques minutes avant le massacre, qu&rsquo;ils appellent les cha&icirc;nes d&rsquo;information en continu&nbsp;? L&rsquo;islamiste de l&rsquo;Hyper Cacher ne prit-il pas la peine d&rsquo;exiger de l&rsquo;une de ces cha&icirc;nes qu&rsquo;elle modifie, pour lui, son g&eacute;n&eacute;rique et son bandeau&nbsp;? Et est-ce un hasard si l&rsquo;assassin en s&eacute;rie de Nice a laiss&eacute; derri&egrave;re lui, en &eacute;vidence, dans son camion, sa carte d&rsquo;identit&eacute;&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t\t\tLa deuxi&egrave;me est qu&rsquo;entrer, comme on le fait alors, dans le d&eacute;tail de ces existences zombies, d&eacute;rouler le fil qui va d&rsquo;une enfance invariablement&laquo;malheureuse&raquo;&nbsp;&agrave; une radicalisation g&eacute;n&eacute;ralement&nbsp;&laquo;&eacute;clair&raquo;, s&rsquo;attarder sur le soi-disant myst&egrave;re du monstre qui &eacute;tait aussi un bon p&egrave;re, un mari plut&ocirc;t normal, un voisin aimable et toujours pr&ecirc;t &agrave; rendre service, est le plus court chemin vers cette banalisation du mal dont on sait depuis longtemps qu&rsquo;elle est, en ces mati&egrave;res, l&rsquo;un des pires dangers qui soient&nbsp;: &agrave; quoi bon apprendre, par exemple, que l&rsquo;&eacute;gorgeur de Saint-Etienne-du-Rouvray avait une&nbsp;&laquo;personnalit&eacute; nickel&raquo;&nbsp;? Quelle information d&eacute;cisive nous donne-t-on quand on nous passe et repasse en boucle le t&eacute;moignage de la veuve d&rsquo;un des tueurs de&nbsp;Charlie Hebdo&nbsp;confiant qu&rsquo;elle n&rsquo;a, un an apr&egrave;s, toujours pas trouv&eacute; le moindre&nbsp;&laquo;signe pr&eacute;curseur&raquo;&nbsp;de la radicalisation de son myst&eacute;rieux mari&nbsp;? Et fallait-il passer tant d&rsquo;ann&eacute;es &agrave; combattre la culture de l&rsquo;excuse pour finalement donner la parole au&nbsp;&laquo;meilleur&nbsp;ami&raquo;&nbsp;du tueur de Nice nous confiant que celui-ci &eacute;tait quelqu&rsquo;un de&nbsp;&laquo;magnifique&raquo;, qu&rsquo;il avait&nbsp;&laquo;les yeux en amande&raquo;, qu&rsquo;il lui est m&ecirc;me arriv&eacute; de dire&nbsp;&laquo;Je suis Charlie&raquo;&nbsp;&ndash;&nbsp;mais qu&rsquo;il &eacute;tait&nbsp;&laquo;frustr&eacute;&raquo;, qu&rsquo;il trucidait des&nbsp;&laquo;peluches&raquo;&nbsp;et que, de sa personnalit&eacute;&laquo;borderline&raquo;, est venu son&nbsp;&laquo;basculement&raquo;&nbsp;? Il y a, dans cette interminable et souvent d&eacute;risoire chronique de l&rsquo;&eacute;pouvante, une fa&ccedil;on de d&eacute;sarmer les consciences et, sous pr&eacute;texte de nous montrer le visage du crime, de nous rendre, en r&eacute;alit&eacute;, aveugles &agrave; ce qu&rsquo;il a d&rsquo;insoutenable et de r&eacute;voltant&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\tEt puis la troisi&egrave;me raison de fond qui devrait inciter les m&eacute;dias &agrave; flouter, ou &eacute;voquer par leurs seuls pr&eacute;noms ou initiales, ou rejeter, tant que faire se peut, dans l&rsquo;obscurit&eacute; de l&rsquo;anonymat ces noms dont la r&eacute;p&eacute;tition hypnotique rythme d&eacute;sormais nos jours, c&rsquo;est que ce m&eacute;lange instable de trivialisation et d&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sation, cette fa&ccedil;on de nous dire &agrave; la fois que ces hommes sont des hommes ordinaires mais qu&rsquo;ils ont associ&eacute; leur destin &agrave; des actes inoubliables, va avoir une derni&egrave;re cons&eacute;quence &ndash;&nbsp;la pire&nbsp;: un effet d&rsquo;entra&icirc;nement&nbsp;; une invitation, chez des esprits faibles, &agrave; suivre l&rsquo;exemple&nbsp;et &agrave; passer &agrave; l&rsquo;acte&nbsp;; la jouissance anticip&eacute;e, chez le successeur, de cette gloire mondialis&eacute;e qu&rsquo;a atteinte, apr&egrave;s sa mort, le tueur qui lui sert de mod&egrave;le&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe m&eacute;canisme est bien connu. C&rsquo;est celui qu&rsquo;a d&eacute;crit Ren&eacute; Girard quand, bien avant que n&rsquo;explose la n&eacute;buleuse jihadiste, il a soulign&eacute; la dimension in&eacute;vitablement mim&eacute;tique de la violence en g&eacute;n&eacute;ral et du terrorisme en particulier.<\/p>\n<p>\n\t\t\tC&rsquo;est celui qu&rsquo;au plus fort des ann&eacute;es de plomb italiennes, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; la question se posait de savoir s&rsquo;il convenait de publier, ou non, les communiqu&eacute;s des Brigades rouges, a d&eacute;nonc&eacute; Marshall McLuhan&nbsp;: l&rsquo;auteur de&nbsp;Guerre et paix&nbsp;dans le village plan&eacute;taire &eacute;tait si profond&eacute;ment persuad&eacute; que le sort de cette guerre se jouait, en dernier recours, sur le th&eacute;&acirc;tre des m&eacute;dias, qu&rsquo;il fit alors la proposition, trop radicale mais que suivit, pour partie, la presse de la P&eacute;ninsule, d&rsquo;instaurer un black-out sur les actes des groupes arm&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais c&rsquo;est surtout la conclusion &agrave; laquelle parvinrent, plus t&ocirc;t encore, &agrave; la fin des ann&eacute;es&nbsp;90 du si&egrave;cle pr&eacute;c&eacute;dent, les t&eacute;moins de la premi&egrave;re grande vague d&rsquo;attentats qu&rsquo;ait connue la France moderne.<\/p>\n<p>\n\t\t\tC&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave;, quand on ne poignarde pas le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, on lance des bombes &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et dans les caf&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\t\tCe sont ces mois de cauchemar o&ugrave; les lecteurs du&nbsp;Temps,&nbsp;du&nbsp;Journal&nbsp;et du&nbsp;Petit Illustr&eacute;&nbsp;se r&eacute;veillent, chaque matin, en tremblant de trouver, en manchette, le nom et la photo d&rsquo;un nouveau Ravachol, d&rsquo;un &eacute;mule d&rsquo;Auguste Vaillant et d&rsquo;Emile Henry.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>La France est t&eacute;tanis&eacute;e.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tSes &eacute;crivains sont fascin&eacute;s (Mallarm&eacute;, Alfred Jarry) ou saisis d&rsquo;effroi (Octave Mirbeau, Bernard Lazare).<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe d&eacute;bat fait rage, comme aujourd&rsquo;hui, sur la question de savoir si ces hommes sont des monstres ou des mis&eacute;rables, des psychopathes ou des activistes, des clients pour Esquirol ou des disciples de Kropotkine, des&laquo;n&eacute;ronistes&raquo;, murmure R&eacute;my de Gourmont, qui r&ecirc;vent de despotisme ou des&nbsp;&laquo;fakiristes&raquo;&nbsp;d&eacute;finitivement install&eacute;s dans l&rsquo;anarchie.<\/p>\n<p>\n\t\t\tOr, c&rsquo;est dans ce contexte, au terme de ces trois ann&eacute;es et au miroir de cette s&eacute;rie d&rsquo;attentats sanglants et de ce que l&rsquo;on commence d&rsquo;appeler leur&nbsp;&laquo;propagande par le fait&raquo;, que Gustave Le Bon met un point final &agrave; sa th&eacute;orie d&rsquo;une&nbsp;&laquo;psychologie des foules&raquo;&nbsp;guid&eacute;e par le principe de&laquo;suggestion&raquo;&nbsp;et de&nbsp;&laquo;contagion&raquo;&nbsp;(1895)&nbsp;; que Gabriel Tarde, l&rsquo;autre inventeur avec Durkheim et lui, de la sociologie fran&ccedil;aise, &eacute;nonce les&laquo;lois de l&rsquo;imitation&raquo;&nbsp;dans&nbsp;&laquo;les foules et sectes au point de vue criminel&raquo;(Revue des deux mondes,&nbsp;fin 1893)&nbsp;;&nbsp;ou que les disciples italiens de Georges Sorel offrent &agrave; l&rsquo;admiration des foules leur&nbsp;&laquo;propre corps en flammes&raquo;&nbsp;lanc&eacute; tel un&nbsp;&laquo;br&ucirc;lot&raquo;&nbsp;contre le monde ennemi&nbsp;(Tuons le clair de lune, Manifestes futuristes et autres proclamations, 2005).<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe terrorisme, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de l&rsquo;islamisme radical, a &eacute;videmment atteint des sommets in&eacute;gal&eacute;s dans le raffinement et l&rsquo;horreur.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais le principe demeure de cette contagion morbide, de cette viralit&eacute; apparemment sans fin passant d&rsquo;un corps au corps suivant, de cette r&eacute;action en cha&icirc;ne de noms inspirant d&rsquo;autres noms et aspir&eacute;s par eux.<\/p>\n<p>\n\t\t\tNul ne s&rsquo;avancera &agrave; dire, bien s&ucirc;r, qu&rsquo;il suffira d&rsquo;&eacute;luder ces noms pour rompre la cha&icirc;ne des sympathies et des mim&eacute;tismes.<\/p>\n<p>\n\t\t\tD&rsquo;abord parce que le r&egrave;gne des r&eacute;seaux pr&eacute;tendument sociaux a grandement limit&eacute; le pouvoir de prescription des h&eacute;ritiers du&nbsp;Petit Illustr&eacute;&nbsp;et du&nbsp;Journal.<\/p>\n<p>\n\t\t\tEnsuite, parce que le jihadisme a bien d&rsquo;autres racines qui plongent dans la longue histoire, non de la communication, mais des religions et des fascismes.<\/p>\n<p>\n\t\t\tEt puis, priverait-on X du vertigineux plaisir d&rsquo;associer son nom &agrave; celui de Y dans la nouvelle phalange noire, qu&rsquo;il lui restera l&rsquo;autre jouissance, rigoureusement inverse mais dont on sait qu&rsquo;elle op&egrave;re avec une force &eacute;gale, de voir son nom recouvert par celui, psalmodi&eacute;, d&rsquo;un Dieu fig&eacute; dans son dire des origines &ndash;&nbsp;ou bien l&rsquo;autre encore, non moins d&eacute;lectable, de voir les deux noms, le sien et celui du Tout-Puissant, &eacute;galement fondus dans le m&ecirc;me plomb du m&ecirc;me nihilisme.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais enfin un ressort sur trois, ou sur quatre, ou davantage, n&rsquo;est-ce pas d&eacute;j&agrave; quelque chose&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t\t\tDans cette guerre totale qui nous a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e, n&rsquo;appartient-il pas &agrave; chacun de r&eacute;sister comme il le peut, l&agrave; o&ugrave; il le peut, sur la ligne de responsabilit&eacute; o&ugrave; la vie et son m&eacute;tier l&rsquo;ont situ&eacute;&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t\t\tEt ne serait-il pas d&eacute;j&agrave; beau de voir les ing&eacute;nieurs de l&rsquo;Opinion, en renon&ccedil;ant &agrave; feuilletonner sur l&rsquo;inf&acirc;me, de tenter au moins cela pour gripper l&rsquo;un des moteurs de la machine&nbsp;aujourd&rsquo;hui lanc&eacute;e &agrave; plein r&eacute;gime ?<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>A la guerre comme &agrave; la guerre.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tIl faut un grand accord entre m&eacute;dias r&eacute;duisant au strict in&eacute;vitable l&rsquo;&eacute;vocation des figures du crime.<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl faut, &agrave; rebours de toutes les mises en sc&egrave;ne h&eacute;ro&iuml;ques et mim&eacute;tiques o&ugrave; nous nous complaisons avec eux, renvoyer les jihadistes &agrave; la nuit des &laquo;hommes inf&acirc;mes&raquo;.<\/p>\n<p>\t\tBernard-Henri Levy &eacute;crivain, directeur de la revue &laquo;La R&egrave;gle du jeu&raquo;<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Renvoyer les jihadistes &agrave; la nuit des &laquo;hommes inf&acirc;mes&raquo; &nbsp; Par&nbsp;Bernard-Henri Levy, &eacute;crivain, directeur de la revue &laquo;La R&egrave;gle du jeu&raquo; &nbsp; &nbsp; Le philosophe plaide pour un grand accord entre m&eacute;dias &laquo;r&eacute;duisant au strict in&eacute;vitable l&rsquo;&eacute;vocation des figures du crime&raquo;.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[10,1],"tags":[],"class_list":["post-13249","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-france","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13249","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13249"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13249\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13249"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13249"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13249"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}