{"id":13277,"date":"2016-08-03T23:30:37","date_gmt":"2016-08-03T23:30:37","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13277"},"modified":"2016-08-03T23:30:37","modified_gmt":"2016-08-03T23:30:37","slug":"5-000-juifs-internes-dans-les-camps-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/5-000-juifs-internes-dans-les-camps-en-tunisie\/","title":{"rendered":"5 000 Juifs intern\u00e9s dans les camps en Tunisie"},"content":{"rendered":"<p>\n\t5 000 Juifs intern&eacute;s dans les camps en Tunisie<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPar mais si<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t5 000 Juifs intern&eacute;s dans les camps en Tunisie<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPar mais si<\/p>\n<p>\n\tLe sort m&eacute;connu des Juifs de Tunisie<\/p>\n<p>\tDe novembre 1942 &agrave; avril 1943, la Tunisie, alors sous protectorat fran&ccedil;ais, est occup&eacute;e par l&#39;Allemagne nazie. Pendant cette p&eacute;riode, les Juifs tunisiens sont pers&eacute;cut&eacute;s par l&#39;envahisseur, avec la complicit&eacute; des autorit&eacute;s fran&ccedil;aises du r&eacute;gime de Vichy. Les membres de la communaut&eacute; juive de Tunisie, d&eacute;j&agrave; discrimin&eacute;s et humili&eacute;s par les lois antis&eacute;mites du gouvernement P&eacute;tain depuis 1940, sont alors rafl&eacute;s, tri&eacute;s puis forc&eacute;s au travail dans des camps aux conditions de vie proches sinon similaires &agrave; celles des camps de concentration d&#39;Europe de l&#39;Est.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Les cons&eacute;quences de l&#39;ignorance<\/strong><\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tPlusieurs raisons expliquent la lacune historiographique sur les Juifs de Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale. D&#39;abord, le manque de sources, tant &eacute;crites qu&#39;orales, sur les camps de Tunisie, limite le travail de recherche. Il faut savoir qu&#39;une forte censure de la presse a &eacute;t&eacute; mise en place d&egrave;s novembre 1942, date qui correspond &agrave; l&#39;arriv&eacute;e dans ce protectorat fran&ccedil;ais du repr&eacute;sentant du mar&eacute;chal P&eacute;tain, Georges Guilbaud. Tous les journaux sont interdits, pour ne publier plus qu&#39;un seul quotidien en fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>\n\tTunis Journal n&#39;a qu&#39;un objectif : faire la propagande du succ&egrave;s tant politique que militaire des forces du IIIe Reich, quitte &agrave; d&eacute;former la r&eacute;alit&eacute;. Cons&eacute;quence : aujourd&#39;hui, le nombre de documents &eacute;crits sur la p&eacute;riode d&#39;occupation allemande est r&eacute;duit, puisque ni la population locale et encore moins &agrave; la communaut&eacute; juive, ne pouvaient t&eacute;moigner sur la situation des travailleurs intern&eacute;s dans les camps du pays. Des camps situ&eacute;s loin des regards curieux du reste de la population, si bien que les habitants n&#39;avaient pas connaissance du sort qui y &eacute;tait r&eacute;serv&eacute; aux Juifs pendant les six mois d&#39;occupation allemande. Certes, il y en a bien eu quelques-uns qui savaient, mais, par peur de repr&eacute;sailles, ou par d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t, ils se sont tus.<\/p>\n<p>\n\tD&#39;autre part, dans les ann&eacute;es qui suivent la fin du conflit mondial, les Juifs tunisiens commencent &agrave; &eacute;migrer massivement, vers la France ou Isra&euml;l. Ce mouvement migratoire, accentu&eacute; &agrave; partir de 1956 avec la d&eacute;colonisation et la reprise du pays par les Tunisiens musulmans, a contribu&eacute; &agrave; la dispersion de la communaut&eacute; juive tunisienne, ce qui rendra difficile la r&eacute;colte d&#39;informations et de t&eacute;moignages sur la question de la Shoah en Tunisie. Aujourd&#39;hui, le travail de recherche est encore plus ardu &agrave; accomplir puisque la plupart des survivants ne sont plus de ce monde. En ce qui concerne les Juifs qui ont d&eacute;cid&eacute; de rester en Tunisie apr&egrave;s la guerre, d&#39;autres probl&egrave;mes viennent occuper leurs esprits, comme les relations franco-tunisiennes de plus en plus tendues, premi&egrave;re alerte qui devait annoncer l&#39;ind&eacute;pendance de la petite colonie fran&ccedil;aise une dizaine d&#39;ann&eacute;es plus tard. Le dernier &eacute;l&eacute;ment &#8211; et non des moindres &#8211; qui permet d&#39;expliquer la carence d&#39;ouvrages sur la Shoah et les Juifs de Tunisie dans l&#39;historiographie r&eacute;side dans la propre ignorance de ces derniers du sort de leurs coreligionnaires europ&eacute;ens. En effet, quand en 1945 la communaut&eacute; juive de Tunisie prend conscience du g&eacute;nocide des Juifs d&#39;Europe et de la Solution finale, elle a le r&eacute;flexe de taire ses propres souffrances devant l&#39;&eacute;tendue de l&#39;horreur qui s&#39;est d&eacute;roul&eacute;e en Europe de l&#39;Est car elle estime, en comparaison, avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;serv&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong>Vichy en Tunisie<\/strong><\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tCar la phase ultime du projet hitl&eacute;rien, celle de la Solution finale, n&#39;a pas &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e en Tunisie. Les importantes op&eacute;rations militaires entre les forces de l&#39;Axe et les Alli&eacute;s, les diverses luttes d&#39;influence politique, le probl&egrave;me de transport engendr&eacute; par l&#39;isolement g&eacute;ographique du pays sur la carte d&#39;Afrique du Nord, loin de l&#39;Europe, sont autant de facteurs qui ont permis d&#39;emp&ecirc;cher la d&eacute;portation et l&#39;extermination de la communaut&eacute; juive tunisienne dans les camps de la mort allemands ou polonais.<\/p>\n<p>\n\tA l&#39;exception d&#39;une fois, en avril 1943, o&ugrave; les nazis ont organis&eacute; par voie a&eacute;rienne la d&eacute;portation de Juifs de Tunisie vers des camps de concentration en Europe. Dix-sept personnes n&#39;en sont jamais revenues. Parmi elles l&#39;idole de la jeunesse tunisienne, Young P&eacute;r&egrave;s, champion du monde de boxe en cat&eacute;gorie poids mouche.<\/p>\n<p>\n\tSi les Juifs tunisiens ne vivent pas dans l&#39;angoisse de la d&eacute;portation, ils subissent pourtant les m&ecirc;mes lois antijuives que celles appliqu&eacute;es &agrave; leurs fr&egrave;res de l&#39;Hexagone (numerus clausus dans la fonction publique et les professions lib&eacute;rales, interdiction pour les m&eacute;decins juifs de traiter des patients non juifs, dissolution des institutions juives, etc.).<br \/>\n\tEn octobre 1940, apr&egrave;s la d&eacute;faite fran&ccedil;aise, lorsque le mar&eacute;chal P&eacute;tain &eacute;dicte les premi&egrave;res mesures discriminatoires, il n&#39;oublie pas, dans l&#39;article 9 du d&eacute;cret, de les &eacute;tendre &agrave; tout protectorat fran&ccedil;ais, et donc &agrave; la Tunisie. Le 30 novembre, Ahmed II le Bey de Tunis (la Tunisie &eacute;tait une monarchie dont le Bey &eacute;tait le souverain) signe donc le premier d&eacute;cret beylical.<\/p>\n<p>\n\tLes lois s&#39;appliquent &quot;&agrave; tout isra&eacute;lite tunisien comme &agrave; toute personne non tunisienne issue de trois grands-parents de race juive ou &agrave; deux grands-parents de m&ecirc;me race si le conjoint est lui-m&ecirc;me juif&quot;, explique l&#39;article 2 du document. En juin et novembre 1941, puis en mars 1942, de nouvelles lois antis&eacute;mites s&#39;ajoutent par d&eacute;cret aux pr&eacute;c&eacute;dentes, avec le but d&#39;&quot;&eacute;liminer l&#39;influence juive sur l&#39;&eacute;conomie&quot; de tous les secteurs d&#39;activit&eacute;. Les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises proc&egrave;dent &agrave; un recensement des Juifs et de leurs biens qui seront saisis par la suite, et soumet la communaut&eacute; juive &agrave; des amendes p&eacute;cuniaires tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;es. Les Juifs de Tunisie sont alors recens&eacute;s, leurs biens et leurs entreprises saisis. Mais seuls ceux de Sousse et de Sfax seront contraints de porter l&#39;&eacute;toile jaune. Des humiliations qui devaient annoncer les pers&eacute;cutions nazies.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong>Six mois de terreur &agrave; Tunis<\/strong><\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tPeu de temps apr&egrave;s leur arriv&eacute;e, les nazis &eacute;tablissent un climat de terreur en Tunisie, en proc&eacute;dant &agrave; l&#39;arrestation de 100 Juifs dans la Grande synagogue de Tunis et aux abords de l&#39;&eacute;cole de l&#39;Alliance isra&eacute;lite universelle. Des otages qui seront fusill&eacute;s si la population juive ne r&eacute;pondait pas aux exigences allemandes.<br \/>\n\tParall&egrave;lement, les nazis proc&egrave;dent aux premi&egrave;res rafles au sein de la communaut&eacute; juive. Une fa&ccedil;on de r&eacute;quisitionner de la main-d&#39;&oelig;uvre &quot;dans le cadre du STO (Service de travail obligatoire)&quot; pour aller travailler dans les camps de la banlieue de Tunis &#8211; El Aouina ou le Belv&eacute;d&egrave;re &#8211; ou plus au nord, au port de Bizerte ou &agrave; Mateur. Dans un premier temps, ces rafles ont lieu fr&eacute;quemment et concernent l&#39;ensemble de la population juive.<\/p>\n<p>\n\tQuand les troupes allemandes ne se postent pas avec un camion devant un immeuble en appelant tous les r&eacute;sidents juifs &#8211; hommes, femmes et enfants &#8211; &agrave; sortir dans la panique, elles proc&egrave;dent &agrave; des contr&ocirc;les d&#39;identit&eacute; dans la rue, les caf&eacute;s, les cin&eacute;mas, partout, comme le confirme Jules Ta&iuml;eb, qui vivait &agrave; Tunis pendant la Shoah : &quot;Je passais mes journ&eacute;es au cin&eacute;ma pour me prot&eacute;ger des rafles &eacute;ventuelles. L&#39;h&ocirc;tesse qui pla&ccedil;ait les spectateurs me signalait s&#39;il y en avait une, je me r&eacute;fugiais alors aux toilettes jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;elle me pr&eacute;vienne que le danger &eacute;tait pass&eacute;. Alors, je pouvais sortir.&quot;<\/p>\n<p>\n\tRapidement, le Grand conseil, en les personnes de son pr&eacute;sident Mo&iuml;se Borgel et d&#39;un de ses membres Paul Ghez, parvient &agrave; limiter ces arrestations en n&eacute;gociant avec l&#39;occupant allemand et en lui proposant de fournir le nombre d&#39;hommes destin&eacute;s au travail forc&eacute; dans les camps. Les objectifs sont nombreux : faire revenir les vieillards, les femmes et les enfants pris lors des premi&egrave;res rafles, remplacer les travailleurs les plus &eacute;puis&eacute;s par d&#39;autres et am&eacute;liorer les conditions sanitaires dans les camps gr&acirc;ce &agrave; un ravitaillement de m&eacute;dicaments financ&eacute;s par la communaut&eacute;. Une fa&ccedil;on aussi de limiter les rafles aveugles. La communaut&eacute; juive de Tunisie finan&ccedil;ait ainsi enti&egrave;rement les camps et assurait les besoins des Juifs intern&eacute;s. Tant que le Grand conseil fournissait le nombre de travailleurs juifs requis par les autorit&eacute;s allemandes, les arrestations &eacute;taient interrompues. Mais d&egrave;s que la communaut&eacute; ne pouvait plus satisfaire aux exigences nazies, les rafles &eacute;taient remises &agrave; l&#39;ordre du jour.<\/p>\n<p>\n\tAu total, les historiens avancent le nombre de 5 000 Juifs intern&eacute;s dans les camps en Tunisie, en g&eacute;n&eacute;ral des hommes &acirc;g&eacute;s de 15 &agrave; 45 ans. Les conditions de vie y sont tr&egrave;s difficiles : travail physique ext&eacute;nuant, punitions corporelles, manque de nourriture, conditions sanitaires tr&egrave;s mauvaises, maladies&#8230; Une soixantaine de personnes y trouveront la mort. Les intern&eacute;s y effectuent des travaux de terrassement sur un terrain militaire, ou participent aux d&eacute;chargements et aux r&eacute;parations du mat&eacute;riel de l&#39;arm&eacute;e allemande &agrave; la suite des bombardements alli&eacute;s. A la lib&eacute;ration des camps, en avril 1943, lors de la d&eacute;b&acirc;cle allemande devant le d&eacute;barquement des troupes anglaises et am&eacute;ricaines en Tunisie, les travailleurs reviennent en tr&egrave;s mauvais &eacute;tat, &quot;remplis de poux et malades de la gale&quot; (cf. t&eacute;moignage ci-contre).<\/p>\n<p>\n\tPlusieurs moyens ont &eacute;t&eacute; envisag&eacute;s par les forces allemandes pour &eacute;liminer la population juive de Tunisie. Par fusillade, d&#39;abord. Mais le manque de personnel SS mis &agrave; disposition pour ce plan oriente les Allemands vers d&#39;autres solutions. Parmi celles-ci : pousser la population musulmane au pogrom. Une tentative qui &eacute;chouera gr&acirc;ce &agrave; l&#39;intervention de dignitaires tunisiens. Ainsi, m&ecirc;me si la d&eacute;portation massive et la Solution finale n&#39;ont pas &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;es en Tunisie, les pers&eacute;cutions subies par sa population juive pendant la Seconde Guerre mondiale s&#39;ins&egrave;rent bien dans un tout, celui de la volont&eacute; des nazis d&#39;an&eacute;antir les Juifs de la surface du globe.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong>&quot;Ils nous ont oblig&eacute;s &agrave; travailler vite et dur&quot;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<em><em>T&eacute;moignage d&#39;un Juif tunisien r&eacute;quisitionn&eacute; par l&#39;arm&eacute;e allemande comme travailleur forc&eacute; dans les camps de Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale.<\/em><\/em><\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t&quot;J&#39;avais 18 ans lorsque les Allemands, accompagn&eacute;s d&#39;un policier fran&ccedil;ais, se sont pr&eacute;sent&eacute;s dans notre immeuble avec une liste &agrave; l&#39;appui, et ont appel&eacute; tous les jeunes Juifs qui y habitaient. Je me suis pr&eacute;sent&eacute;, comme tous les autres. Ils nous ont emmen&eacute;s dans une caserne fran&ccedil;aise hors de Tunis, du c&ocirc;t&eacute; de Bardo, et l&agrave;-bas, ils nous ont tri&eacute;s. Le groupe dont je faisais partie a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; &agrave; Djebel-Oust, sur la route de Jagouane. L&agrave;, nous sommes rest&eacute;s quinze jours dans une &eacute;curie de chameaux, la nuit nous dormions sur de la paille, il faisait tr&egrave;s froid et nous n&#39;avions pas de quoi nous couvrir. Le lendemain matin, ils nous ont demand&eacute; de creuser des tranch&eacute;es sur une jonction de 2 &agrave; 3 km, la boue rouge &eacute;tait graisseuse et ils nous obligeaient &agrave; travailler vite et dur.<\/p>\n<p>\n\tAvant d&#39;arriver &agrave; l&#39;&eacute;curie, nous avons travers&eacute; un terrain labour&eacute;, et l&agrave;-bas, j&#39;ai perdu mes souliers dans la boue. Les soldats allemands ne m&#39;ont pas permis de les r&eacute;cup&eacute;rer. J&#39;ai d&ucirc; envelopper mes pieds dans des bouts de chiffons et des papiers trouv&eacute;s sur la route. Apr&egrave;s quinze jours de travail forc&eacute;, je suis retourn&eacute; &agrave; Tunis, avec une forte diarrh&eacute;e. Au bout d&#39;une semaine de repos &agrave; la maison, les soldats allemands sont revenus me chercher pour m&#39;envoyer au port de Bizerte d&eacute;charger les munitions, toutes les marchandises et les produits dont les Allemands avaient besoin. J&#39;&eacute;tais &agrave; la caserne Philibert.<\/p>\n<p>\n\tJ&#39;ai travaill&eacute; au d&eacute;chargement des bateaux et au d&eacute;blaiement des routes et des maisons bombard&eacute;es par l&#39;aviation am&eacute;ricaine et anglaise. J&#39;ai &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute; cinq plus tard, vers le 7 mai 1943, &agrave; l&#39;arriv&eacute;e de l&#39;arm&eacute;e anglaise et de l&#39;arm&eacute;e am&eacute;ricaine, command&eacute;e par le g&eacute;n&eacute;ral Clark.<br \/>\n\tJ&#39;&eacute;tais rempli de poux et je souffrais de la gale. Je me suis enfui par mes propres moyens pour rentrer &agrave; Tunis et me faire soigner par le Dr Roger Tibi, qui m&#39;avait soign&eacute; au camp de concentration de Bizerte, et qui est lui aussi arriv&eacute; quelques jours plus tard &agrave; Tunis (&#8230;)&quot;<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<em><em>Tir&eacute; des M&eacute;moires de la Seconde Guerre mondiale en Tunisie &#8211; Club d&#39;histoire du lyc&eacute;e Pierre-Mend&egrave;s-France de Tunis<\/em><\/em><\/p>\n<p>\tPar Laure Wibier &quot;<\/p>\n<p>\tsource:<br \/>\n\t<a href=\"http:\/\/fr.jpost.com\/servlet\/Satellite?apage=1&amp;cid=1233304697284&amp;pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull\">http:\/\/fr.jpost.com\/servlet\/Satellite?apage=1&amp;cid=1233304697284&amp;pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull<\/a><\/p>\n<p dir=\"rtl\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p dir=\"rtl\">\n\t<strong>\u05d1\u05db\u05d1\u05d5\u05d3 \u05e8\u05d1<\/strong><\/p>\n<p dir=\"rtl\">\n\t<strong>\u05d7\u05d9\u05d9\u05dd-\u05d2\u05d1\u05e8\u05d9\u05d0\u05dc \u05d6\u05e8\u05d9\u05d1\u05d9<\/strong><\/p>\n<p dir=\"rtl\">\n\t<strong>\u05d9\u05d5&quot;\u05e8 \u05d5\u05e2\u05d3\u05ea \u05d4\u05e4\u05e2\u05d5\u05dc\u05d4 \u05dc\u05de\u05d9\u05de\u05d5\u05e9 \u05d6\u05db\u05d5\u05d9\u05d5\u05ea\u05d9\u05d4\u05dd \u05e9\u05dc \u05e0\u05d9\u05e6\u05d5\u05dc\u05d9 \u05d4\u05e9\u05d5\u05d0\u05d4 \u05d9\u05d5\u05e6\u05d0\u05d9 \u05ea\u05d5\u05e0\u05d9\u05e1\u05d9\u05d4<\/strong><\/p>\n<p dir=\"rtl\">\n\t<strong>\u05d4\u05d1\u05d9\u05ea \u05e8\u05d7\u05d5\u05d1 \u05e8\u05d1\u05d9 \u05e2\u05e7\u05d9\u05d1\u05d0 22 \u05d7\u05d9\u05e4\u05d4 3319310<\/strong><\/p>\n<p dir=\"rtl\">\n\t<strong>\u05d0\u05d9\u05de\u05d9\u05d9\u05dc :<\/strong><strong><span dir=\"ltr\">&nbsp; <a href=\"mailto:zaribi@012.net.il\">zaribi@012.net.il<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/span><\/strong><strong>&nbsp;\u05e0\u05d9\u05d9\u05d3 0505651421 \u05d8\u05dc\/\u05e4\u05e7\u05e1 04-8642541<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>5 000 Juifs intern&eacute;s dans les camps en Tunisie &nbsp; Par mais si<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20841,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[18,1],"tags":[],"class_list":["post-13277","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13277","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13277"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13277\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20841"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13277"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13277"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13277"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}