{"id":13311,"date":"2016-08-09T22:42:42","date_gmt":"2016-08-09T22:42:42","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13311"},"modified":"2016-08-09T22:42:42","modified_gmt":"2016-08-09T22:42:42","slug":"la-goulette-lart-de-vivre-menace-des-juifs-tunisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-goulette-lart-de-vivre-menace-des-juifs-tunisiens\/","title":{"rendered":"A la Goulette, l\u2019art de vivre menac\u00e9 des juifs tunisiens"},"content":{"rendered":"<p>\n\tA la Goulette, l&rsquo;art de vivre menac&eacute; des juifs tunisiens &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLE TEMPS.CH&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDeux arr&ecirc;ts apr&egrave;s Tunis Marine, sur la vieille ligne TGM, c&rsquo;est la Goulette, anciennement un quartier de p&ecirc;cheurs, coinc&eacute; entre le front de mer et le lac, loin de l&rsquo;agitation des art&egrave;res de la capitale tunisienne. Les r&eacute;sidents du quartier racontent souvent non sans fiert&eacute; que la Goulette, avec sa synagogue, son &eacute;glise et ses mosqu&eacute;es, est une &icirc;le de mixit&eacute; religieuse, le havre de la petite communaut&eacute; juive de Tunis, un lieu sans pareil o&ugrave; r&egrave;gnent harmonie et douceur de vivre. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCela fait sourire Gilles Jacob Lellouche, qui a grandi dans ces venelles, et pour qui l&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or de la communaut&eacute; juive tunisienne appartient aux souvenirs. Il tenait le seul restaurant casher de la ville, Mamie Lily, du nom de sa m&egrave;re qui r&eacute;gnait sur la cuisine. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Consommation d&rsquo;alcool admise &nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>\n\tIl n&rsquo;y a plus de p&ecirc;cherie &agrave; la Goulette, ni de p&ecirc;cheurs, mais les restaurants de poissons ne d&eacute;semplissent pas, surtout en &eacute;t&eacute;, lorsque leurs terrasses d&eacute;bordent sur la rue. Contrairement aux autres adresses populaires de la ville, la consommation d&rsquo;alcool y est admise, preuve d&rsquo;une tol&eacute;rance religieuse particuli&egrave;re. &laquo; En 1980, il y avait 800 juifs ici, 14 synagogues, pour une &eacute;glise et une mosqu&eacute;e. Aujourd&rsquo;hui, nous ne sommes plus qu&rsquo;une douzaine et seule une synagogue a surv&eacute;cu &raquo;, d&eacute;crit Gilles Jacob Lellouche. La plupart des 2 000 juifs tunisiens vivent &agrave; Djerba, dans le sud du pays. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&laquo; C&rsquo;est &agrave; gauche, au coin ; il y a de grands hibiscus qui d&eacute;passent de la grille &raquo;, indique un passant. Tout le monde conna&icirc;t Mamie Lily, qui &eacute;tait plus qu&rsquo;un restaurant : une institution. Herbes folles et buissons ont envahi le jardinet, six mois apr&egrave;s la fermeture, il ne reste rien. &laquo; C&rsquo;&eacute;tait le seul restaurant casher de Tunis, un des seuls du monde arabe &raquo;, mais les menaces ont eu raison de l&rsquo;audace de Gilles Jacob Lellouche. &laquo; La pr&eacute;fecture de police m&rsquo;a appel&eacute; mi-octobre 2015 pour m&rsquo;avertir du danger. Je figurais sur des listes de cibles potentielles des djihadistes. Ce n&rsquo;&eacute;tait plus une pression diffuse mais un risque concret. J&rsquo;&eacute;tais directement menac&eacute;, plus question de rester, pas seulement pour moi mais aussi pour le personnel et les clients. &raquo; L&rsquo;attentat du Mus&eacute;e du Bardo, le 18 mars 2015, et celui survenu trois mois plus tard, le 26 juin, dans la station baln&eacute;aire de Port El-Kantaoui, pr&egrave;s de Sousse, restent dans tous les esprits. &laquo; On sait qu&rsquo;il y en aura d&rsquo;autres in&eacute;vitablement. Peut-&ecirc;tre &agrave; Tunis ou m&ecirc;me ici. &raquo; &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Les juifs &eacute;taient artisans, les musulmans p&ecirc;cheurs &nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s une enfance dans les rues du quartier, Gilles Jacob Lellouche d&eacute;cide en 1978 de prendre le large. &laquo; Apr&egrave;s 1973 et la guerre du Kippour, beaucoup de juifs ont quitt&eacute; la Tunisie, pour Isra&euml;l ou pour la France. &raquo; Lui s&rsquo;installe &agrave; Paris o&ugrave; il ouvre un restaurant, rue des Rosiers, &laquo; mais ce n&rsquo;&eacute;tait casher &raquo;, s&rsquo;amuse-t-il. &laquo; Il a fallu une trag&eacute;die dans le m&eacute;tro, un d&eacute;but de d&eacute;pression pour que je comprenne que je devais revenir. &raquo; En 1996, il ouvrait son restaurant &agrave; la Goulette. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;appartement familial o&ugrave; Gilles Jacob vit avec sa m&egrave;re est au premier, un escalier ext&eacute;rieur y m&egrave;ne directement depuis la courette. Au rez-de-chauss&eacute;e habite une cousine rev&ecirc;che avec laquelle&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tles relations sont houleuses. Mamie Lily, engonc&eacute;e dans son fauteuil, balance sa canne et tend l&rsquo;oreille pendant que son fils &eacute;voque l&rsquo;enfance du quartier. Il porte des bacchantes d&eacute;bonnaires et affiche un air de mousquetaire. &laquo; J&rsquo;ai travers&eacute; la M&eacute;diterran&eacute;e dans les deux sens pour fuir un carcan de traditions et pour revenir &agrave; mes racines, au centre du monde. &raquo; &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&laquo; Les maisons ressemblaient &agrave; celle-ci, deux &eacute;tages, avec autour des cours et des jardins &raquo;, se souvient-il. &laquo; Entre juifs et musulmans, nous entretenions une solidarit&eacute; de classe sociale. Les juifs &eacute;taient artisans ou commer&ccedil;ants, les musulmans p&ecirc;cheurs. &raquo; Les diff&eacute;rences entre les deux communaut&eacute;s ne faisaient alors pas barrage. &laquo; Nous pouvions m&ecirc;me c&eacute;l&eacute;brer ensemble les f&ecirc;tes religieuses. Nous ne suivions pas le ramadan, mais nous &eacute;tions convi&eacute;s pour le mouton. Et nous nous faisions des cadeaux. Ensuite seulement, l&rsquo;appartenance religieuse a &eacute;t&eacute; brandie comme un &eacute;tendard. Une partie des Tunisiens essaie d&eacute;sormais d&rsquo;imposer &agrave; coups de marteaux ou de pistolets une identit&eacute; arabo-musulmane. Alors que ce qui pr&eacute;valait, c&rsquo;&eacute;tait une identit&eacute; berb&eacute;rom&eacute;diterran&eacute;enne. &raquo; &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans ces influences entrem&ecirc;l&eacute;es, aussi bien berb&egrave;res, andalouses, qu&rsquo;arabes et turques, le juda&iuml;sme a &eacute;t&eacute; le vecteur privil&eacute;gi&eacute; de la circulation d&rsquo;une culture &agrave; l&rsquo;autre. &laquo; Mais revendiquer comme je l&rsquo;ai fait une identit&eacute; plurielle et nomade est per&ccedil;u ici comme une menace. C&rsquo;est presque un acte politique. &raquo; La cuisine juive de Gilles Jacob Lellouche proc&egrave;de aussi du m&eacute;lange : d&rsquo;origine m&eacute;diterran&eacute;enne, elle s&rsquo;est enrichie d&rsquo;apports espagnols, turcs, libyens. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tChez Mamie Lily, les aficionados d&eacute;couvraient une part oubli&eacute;e de la gastronomie tunisienne, explique une voisine de l&rsquo;&eacute;tablissement : &laquo; Des tajines sp&eacute;ciaux que l&rsquo;on ne fait pas dans les familles musulmanes ou alors diff&eacute;remment ; je me souviens d&rsquo;un plat &agrave; base d&rsquo;&eacute;pinards et de haricots que les juifs appellent pkaila et nous matfouna. Mais le pkaila est presque meilleur. &raquo; Pour Gilles Jacob Lellouche, &laquo; c&rsquo;&eacute;tait un voyage dans le temps et la culture &raquo;. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCar le restaurant proposait, en plus des plats mijot&eacute;s, des expositions au deuxi&egrave;me &eacute;tage sur le patrimoine juif tunisien. &laquo; Beaucoup pensent que les juifs sont arriv&eacute;s avec les colons, il y a 300 ans. Mais nous sommes ici depuis 3 000 ans. Mon ambition n&rsquo;a pas chang&eacute;, je veux r&eacute;veiller les Tunisiens, leur montrer que le patrimoine juif est le leur, qu&rsquo;il est au c&oelig;ur de l&rsquo;&acirc;me tunisienne. &raquo; L&rsquo;association Dar Dekhra, litt&eacute;ralement la maison de la m&eacute;moire, que dirige Gilles Jacob Lellouche, perp&eacute;tue d&eacute;sormais les activit&eacute;s culturelles qui ont vu le jour dans le restaurant. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu bout de l&rsquo;avenue Franklin-Roosevelt, &agrave; 300 m&egrave;tres de la maison de Gilles Jacob Lellouche et &agrave; deux pas de la synagogue, une voiture de police gar&eacute;e et une gu&eacute;rite en souffrance rouge et blanche veillent sur l&rsquo;entr&eacute;e de la seule maison de retraite juive de Tunisie. Il n&rsquo;y a plus que 18 pensionnaires venus des quatre coins du pays, explique Albert Chiche, le directeur, qui n&rsquo;est pas tr&egrave;s optimiste sur l&rsquo;avenir des juifs en Tunisie. Apr&egrave;s un mouvement de retour &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, &agrave; la faveur duquel des juifs fran&ccedil;ais n&eacute;s en Tunisie ont choisi de s&rsquo;installer sur leur terre natale, comme l&rsquo;a fait Gilles Jacob Lellouche, une d&eacute;sillusion a suivi. La communaut&eacute; se meurt lentement. &laquo; La r&eacute;volution a fait na&icirc;tre quelques espoirs balay&eacute;s ensuite par les nombreuses tensions. On est encore loin de l&rsquo;apaisement. &raquo; Le rev&ecirc;tement de marbre dessine au sol une grande &eacute;toile de David. Denise, une r&eacute;sidente, d&eacute;plore l&rsquo;absence de visites, m&ecirc;me si le rabbin Daniel Cohen vient chaque semaine. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tGilles Jacob Lellouche a cru lui aussi que la r&eacute;volution allait tout changer et m&ecirc;me donner un souffle nouveau &agrave; la communaut&eacute;. En 2011, il se pr&eacute;sente sur les listes de l&rsquo;Union populaire r&eacute;publicaine (UPR) pour l&rsquo;&eacute;lection de l&rsquo;Assembl&eacute;e constituante, sans cacher quoi que ce soit de sa religion, au contraire : &laquo; Je ne voulais pas &ecirc;tre le juif pr&eacute;texte, mais montrer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas besoin d&rsquo;&ecirc;tre musulman pour faire de la politique ici. Mais c&rsquo;&eacute;tait une folie. &raquo; Il n&rsquo;est pas &eacute;lu mais sa liste r&eacute;colte quand m&ecirc;me pr&egrave;s de 800 voix &agrave; la Goulette. Les m&eacute;dias locaux parlent de sa candidature, il est invit&eacute; sur les plateaux de t&eacute;l&eacute;vision, devient une personnalit&eacute; en vue, peut-&ecirc;tre trop : &laquo; Je l&rsquo;ai pay&eacute;. C&rsquo;est &agrave; cause de mon engagement que les djihadistes m&rsquo;ont mis sur la liste des individus &agrave; &eacute;liminer. J&rsquo;&eacute;tais le symbole de ce qu&rsquo;ils d&eacute;testent, la possibilit&eacute; d&rsquo;une Tunisie diff&eacute;rente. &raquo; &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>&laquo;Tranquillement le matin et plus doucement le soir &raquo; &nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>\n\tUn fant&ocirc;me blanc surmonte l&rsquo;imposant pi&eacute;destal au milieu de l&rsquo;avenue Habib-Bourguiba dans le centre de Tunis. Selon les passants, les draps dissimuleraient la statue &eacute;questre r&eacute;nov&eacute;e du p&egrave;re de la R&eacute;publique tunisienne. Aux alentours, des gendarmes installent une estrade, des chaises et bloquent l&rsquo;avenue. &laquo; Le pr&eacute;sident va venir, mais c&rsquo;est top secret. &raquo; La tension monte m&ecirc;me si B&eacute;ji Ca&iuml;d Essebsi, le pr&eacute;sident de 89 ans, n&rsquo;est attendu que deux heures plus tard, &agrave; 11 heures. Officiels &eacute;trangl&eacute;s par leur cravate, forces de l&rsquo;ordre en surnombre et journalistes des m&eacute;dias d&rsquo;Etat font la quasi-totalit&eacute; de l&rsquo;assistance. Une caravane de voitures d&eacute;barque soudain toutes sir&egrave;nes hurlantes et en avance sur l&rsquo;horaire. Quelques mots prononc&eacute;s &agrave; la va-vite, cr&eacute;pitements de flashs et le voil&agrave; reparti. &laquo; Ce n&rsquo;est plus l&rsquo;heure des bains de foule &raquo;, explique Tarek Boular&egrave;s, qui travaille dans une compagnie de location de voiture. &laquo; Sifflets et hu&eacute;es, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;il m&eacute;rite ! &raquo; Le raccourci est rapide mais exprime le ras-le-bol des Tunisiens. Les espoirs suscit&eacute;s par la transition d&eacute;mocratique ont enfl&eacute; comme une bulle de savon, avant de dispara&icirc;tre. Trois maux minent le moral: la corruption pire qu&rsquo;avant, l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; qui n&rsquo;existait pas sous Ben Ali et l&rsquo;&eacute;conomie en berne. &laquo; M&ecirc;me le trafic automobile est devenu chaotique &raquo;, ajoute Tarek Boular&egrave;s. Tout est dit. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Un optimisme timide &nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>\n\tPas tout &agrave; fait, car malgr&eacute; le marasme, un optimisme timide subsiste. Tarek Boular&egrave;s a quitt&eacute; la station baln&eacute;aire d&rsquo;Hammamet, faute de travail : &laquo; J&rsquo;ai travaill&eacute; dans la restauration, dans l&rsquo;h&ocirc;tellerie, mais les temps sont durs sur la c&ocirc;te. &raquo; M&ecirc;me les cinq-&eacute;toiles tirent la langue, poursuit Tarek Boular&egrave;s : &laquo; Je me suis install&eacute; dans la capitale, qui est moins d&eacute;pendante du tourisme. Mais, avec l&rsquo;&eacute;t&eacute;, les touristes pourraient revenir. Alors, je pars pour Hammamet. &Ccedil;a va tranquillement le matin et plus doucement le soir. &raquo; En clair, &ccedil;a va mal, &ccedil;a empire m&ecirc;me, mais ce n&rsquo;est pas encore le d&eacute;sastre. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes touristes se sont peu &agrave; peu d&eacute;tourn&eacute;s de la Tunisie apr&egrave;s la r&eacute;volution de janvier 2011 et depuis les attentats de 2015, le mouvement s&rsquo;est acc&eacute;l&eacute;r&eacute;. Mais Tarek Boular&egrave;s ne veut pas croire que le d&eacute;clin est d&eacute;finitif : &laquo; L&rsquo;Europe, peut-&ecirc;tre, ne nous abandonnera pas, les touristes non plus. Entre eux et nous, c&rsquo;est une histoire d&rsquo;amour, &ccedil;a l&rsquo;&eacute;tait au moins. &raquo; Il compte surtout sur les touristes venus de l&rsquo;est de l&rsquo;Europe, de Russie et d&rsquo;Ukraine pour relancer les affaires. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tZouhair Ben Tekaya dirige l&rsquo;h&ocirc;tel Bel Azur, &agrave; Hammamet; sous ses yeux, deux nageurs s&rsquo;&eacute;gayent dans une des trois piscines. Quelques transats plient sous des vacanciers en surpoids, mais la&nbsp;<span style=\"font-size: 1.2em; line-height: 1.7em;\">pelouse qui descend vers la plage est d&eacute;serte, comme les installations sportives. &laquo; Plus de 40 % de baisse par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, &ccedil;a se voit. Mais j&rsquo;ai des r&eacute;servations pour les mois d&rsquo;&eacute;t&eacute;. &raquo; La solution sur laquelle il mise, c&rsquo;est le all inclusive plus plus. C&rsquo;est-&agrave;-dire une formule tout compris qui inclut m&ecirc;me les boissons alcoolis&eacute;es, des repas 24\/24, &agrave; des prix d&eacute;risoires. &laquo; Certains h&ocirc;teliers bradent carr&eacute;ment leurs prix. Moi pas. &raquo; &nbsp;<\/span><\/p>\n<p>\n\tPlus au sud sur la c&ocirc;te, juste avant Sousse, dans la station baln&eacute;aire de Port El-Kantaoui, il n&rsquo;y a plus aucune trace de la tuerie du 26 juin 2015 qui avait fait 39 morts. Tout a &eacute;t&eacute; r&eacute;par&eacute; et repeint. Mais devant le lieu de la trag&eacute;die, l&rsquo;h&ocirc;tel Riu Imperial Marhaba a ferm&eacute;. &nbsp;<span style=\"font-size: 1.2em; line-height: 1.7em;\">&nbsp;&nbsp;<\/span><\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;article original : [www.letemps.ch] &nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA la Goulette, on mangeait des tajines casher Mamie Lily, le restaurant du quartier juif de Tunis, a ferm&eacute;. L&rsquo;ancien propri&eacute;taire &eacute;voque un certain art de vivre qui s&rsquo;&eacute;teint in&eacute;luctablement. Troisi&egrave;me &eacute;tape de notre s&eacute;rie sur la rive sud de la M&eacute;diterran&eacute;e Par Textes et photos: Boris Mabillard, envoy&eacute; sp&eacute;cial &agrave; Tuni<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la Goulette, l&rsquo;art de vivre menac&eacute; des juifs tunisiens &nbsp; LE TEMPS.CH&nbsp; &nbsp; &nbsp; Deux arr&ecirc;ts apr&egrave;s Tunis Marine, sur la vieille ligne TGM, c&rsquo;est la Goulette, anciennement un quartier de p&ecirc;cheurs, coinc&eacute; entre le front de mer et le lac, loin de l&rsquo;agitation des art&egrave;res de la capitale tunisienne. 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