{"id":13337,"date":"2016-08-16T00:44:56","date_gmt":"2016-08-16T00:44:56","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13337"},"modified":"2016-08-15T19:48:56","modified_gmt":"2016-08-15T19:48:56","slug":"aux-sources-du-phenomene-hillary-clinton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/aux-sources-du-phenomene-hillary-clinton\/","title":{"rendered":"Aux sources du ph\u00e9nom\u00e8ne Hillary Clinton"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>Aux sources du ph&eacute;nom&egrave;ne Hillary Clinton<\/u><\/strong><u>(info # 011508\/16)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar S&eacute;bastien Castellion<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDinesh D&rsquo;Souza,&nbsp;<em>Hillary&rsquo;s America<\/em>&nbsp;(Kindle Edition, livre ou DVD)<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDinesh D&rsquo;Souza est l&rsquo;un des auteurs les plus importants de la droite intellectuelle am&eacute;ricaine. Arriv&eacute; de Bombay en Californie pour y faire ses &eacute;tudes &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, il a rapidement entam&eacute; une carri&egrave;re d&rsquo;auteur sp&eacute;cialis&eacute; dans la d&eacute;nonciation de l&rsquo;influence culturelle de la gauche sur la soci&eacute;t&eacute;. Ses livres ont notamment analys&eacute; les sources des tensions entre blancs et noirs (<em>The end of racism<\/em>, 1991), l&rsquo;influence d&eacute;l&eacute;t&egrave;re de la gauche dans les universit&eacute;s (<em>Illiberal education<\/em>, 1995), l&rsquo;influence internationale de l&rsquo;Am&eacute;rique (<em>What&rsquo;s so great about America<\/em>, 2002) et l&rsquo;apolog&eacute;tique de la religion chr&eacute;tienne.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn 2010, il avait fourni l&rsquo;analyse la plus convaincante &agrave; ce jour de l&rsquo;id&eacute;ologie du pr&eacute;sident Obama. Selon D&rsquo;Souza, Obama n&rsquo;est ni un marxiste classique ni un musulman secret (deux explications fr&eacute;quemment rencontr&eacute;es &agrave; droite mais qui n&rsquo;expliquent pas l&rsquo;intensit&eacute; des liens du pr&eacute;sident avec Wall Street, ni les nombreuses attaques de drone qu&rsquo;il autorise contre les mouvements islamistes). Il est avant tout un anticolonialiste, c&rsquo;est-&agrave;-dire un id&eacute;ologue convaincu que l&rsquo;influence de l&rsquo;Occident dans le monde a &eacute;t&eacute; n&eacute;faste et qu&rsquo;il faut rendre les Etats-Unis moins puissants pour r&eacute;&eacute;quilibrer les choses.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn anticipation de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de novembre prochain, D&rsquo;Souza a &eacute;tudi&eacute; l&rsquo;histoire du parti D&eacute;mocrate en g&eacute;n&eacute;ral et, plus particuli&egrave;rement, d&rsquo;Hillary Clinton, qui, selon tous les sondages disponibles &agrave; ce jour, a toutes les chances de devenir le prochain pr&eacute;sident am&eacute;ricain.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;Souza commence par une question fondamentale&nbsp;: pourquoi Mme Clinton parvient-elle &agrave; obtenir une telle fid&eacute;lit&eacute; des&nbsp;&eacute;lecteurs D&eacute;mocrates&nbsp;? Elle n&rsquo;a pas le charme ou l&rsquo;habilet&eacute; politique de son mari. Elle n&rsquo;incarne pas, comme le faisait Obama, le symbole d&rsquo;une Am&eacute;rique surmontant ses anciennes divisions pour &eacute;lire un membre d&rsquo;une minorit&eacute; nagu&egrave;re pers&eacute;cut&eacute;e. Enfin, Mme Clinton, malgr&eacute; une tr&egrave;s longue carri&egrave;re politique, ne peut citer aucun succ&egrave;s marquant dans les fonctions qu&rsquo;elle occupait dans la Maison Blanche de Bill Clinton, lors de son passage au S&eacute;nat ou comme Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat du pr&eacute;sident Obama. Cette presque septuag&eacute;naire n&rsquo;a, tout simplement, rien accompli de remarquable &agrave; ce jour.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa r&eacute;ponse de D&rsquo;Souza est qu&rsquo;Hillary Clinton incarne, pour les militants du parti D&eacute;mocrate, ce que ni son mari ni le pr&eacute;sident Obama n&rsquo;ont jamais pu promettre&nbsp;: la puret&eacute; id&eacute;ologique, la promesse d&rsquo;une poursuite d&eacute;termin&eacute;e et implacable des objectifs qui unissent les membres du parti.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour comprendre quels sont ces objectifs, D&rsquo;Souza consacre un peu plus de la moiti&eacute; de son ouvrage &agrave; faire l&rsquo;historique du parti D&eacute;mocrate avant d&rsquo;&eacute;crire celle d&rsquo;Hillary Clinton. Il voit principalement, dans l&rsquo;histoire du parti D&eacute;mocrate contemporain, l&rsquo;influence de trois p&egrave;res fondateurs.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe premier est Andrew Jackson, g&eacute;n&eacute;ral adul&eacute; de la guerre de 1812 contre la Grande-Bretagne, fondateur en 1824 du parti D&eacute;mocrate et premier pr&eacute;sident D&eacute;mocrate des Etats-Unis, de 1829 &agrave; 1837. Comme le rappelle D&rsquo;Souza de mani&egrave;re d&eacute;taill&eacute;e, Jackson se forgea une solide client&egrave;le politique en expropriant par la menace ou la guerre des dizaines de tribus indiennes, dont les terres &eacute;taient ensuite revendues &agrave; bas prix &agrave; ses soutiens politiques. Au passage, Jackson lui-m&ecirc;me, n&eacute; dans la pauvret&eacute; avant la R&eacute;volution de 1776, devint &agrave; titre personnel l&rsquo;un des hommes les plus riches des Etats-Unis. Dans les deux si&egrave;cles qui suivirent, le parti D&eacute;mocrate n&rsquo;a jamais cess&eacute; d&rsquo;acheter le soutien de ses fid&egrave;les par la distribution de faveurs, ni de permettre &agrave; ses dirigeants de s&rsquo;enrichir massivement &agrave; titre personnel.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa deuxi&egrave;me influence dominante du parti D&eacute;mocrate est celle du pr&eacute;sident Franklin D. Roosevelt, qui dirigea les Etats-Unis de 1933 &agrave; sa mort, en 1944. L&rsquo;influence de Roosevelt sur le parti D&eacute;mocrate fut particuli&egrave;rement marquante dans deux domaines.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tTout d&rsquo;abord, il fut le premier &agrave; changer la strat&eacute;gie du parti &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la minorit&eacute; noire. Jusqu&rsquo;&agrave; Roosevelt, le parti D&eacute;mocrate &eacute;tait intrins&egrave;quement, profond&eacute;ment hostile &agrave; la reconnaissance des droits des Noirs. Il a ardemment soutenu l&rsquo;esclavage, contre l&rsquo;opposition des R&eacute;publicains, jusqu&rsquo;&agrave; la d&eacute;faite du Sud dans la guerre civile.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPuis, le parti D&eacute;mocrate a &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine de toutes les man&oelig;uvres destin&eacute;es &agrave; emp&ecirc;cher les Noirs de profiter de leur libert&eacute; retrouv&eacute;e&nbsp;: lois s&eacute;gr&eacute;gationnistes, cr&eacute;ation du Ku Klux Klan (longtemps d&eacute;crit comme &laquo;&nbsp;le bras arm&eacute; du parti D&eacute;mocrate&nbsp;&raquo;), les lynchages, l&rsquo;entrave au droit de vote&hellip; Avant Roosevelt, le racisme &eacute;tait au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;identit&eacute; D&eacute;mocrate.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa r&eacute;volution introduite par Roosevelt et compl&eacute;t&eacute;e par ses successeurs &ndash; en particulier Lyndon Johnson, pr&eacute;sident de 1963 &agrave; 1969 &ndash; ne consistait cependant pas en une r&eacute;pudiation du racisme. Afin de conserver sa majorit&eacute;, Roosevelt a maintenu en place les lois s&eacute;gr&eacute;gationnistes et a toujours su tordre le bras des quelques D&eacute;mocrates antiracistes du Nord pour qu&rsquo;ils ne fassent pas de difficult&eacute;s sur le sujet. En revanche, il est all&eacute; activement &agrave; la recherche du vote noir, qui &eacute;tait auparavant massivement acquis au parti R&eacute;publicain, en mettant en place des programmes sociaux qui r&eacute;pondaient &agrave; l&rsquo;urgence de l&rsquo;&eacute;poque de la Grande D&eacute;pression.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tComme le signale D&rsquo;Souza, lorsque des individus ou des groupes se sont &eacute;loign&eacute;s d&rsquo;une id&eacute;ologie malfaisante &ndash; ceux qui ont quitt&eacute; le communisme, par exemple, ou qui, de nos jours, s&rsquo;&eacute;loignent du djihadisme &ndash; ils ont retrac&eacute; leur trouble et l&rsquo;histoire de leur conversion dans des livres ou des articles qui documentent la mani&egrave;re dont ils ont vaincu le mal. Or, il n&rsquo;existe rigoureusement aucun t&eacute;moignage de D&eacute;mocrates expliquant comment ils ont compris que le racisme &eacute;tait condamnable &ndash; pas un livre, pas un article, pas une interview.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette absence de t&eacute;moignage s&rsquo;explique, selon l&rsquo;auteur, par le fait que la conversion des D&eacute;mocrates &agrave; l&rsquo;antiracisme n&rsquo;a jamais repr&eacute;sent&eacute; une crise de conscience mais, sur le mod&egrave;le de Roosevelt, un simple calcul &eacute;lectoral. En offrant des revenus sociaux &agrave; la population noire, sans exigence de travail, et en encourageant financi&egrave;rement les comportements qui p&eacute;rennisent la d&eacute;pendance (comme la multiplication des naissances hors mariage), les D&eacute;mocrates se sont assur&eacute; un vivier de voix p&eacute;renne correspondant exclusivement &agrave; leurs int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;lectoraux.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCela ne veut pas dire que les D&eacute;mocrates d&rsquo;aujourd&rsquo;hui soient intrins&egrave;quement racistes &ndash; ni, du reste, r&eacute;ellement antiracistes. Ce n&rsquo;est pas leur probl&egrave;me&nbsp;: leur probl&egrave;me est, exclusivement, le calcul &eacute;lectoral. Et s&rsquo;il faut, pour s&rsquo;assurer une majorit&eacute;,&nbsp;maintenir en permanence une population dans la d&eacute;pendance et la pathologie sociale, cela repr&eacute;sente pour eux un prix parfaitement acceptable.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;autre influence durable du pr&eacute;sident Roosevelt sur le parti D&eacute;mocrate contemporain vient de sa fascination pour un mod&egrave;le social dans lequel l&rsquo;Etat, sans nationaliser directement les entreprises productives, leur impose des r&egrave;gles strictes de comportement au nom de sa d&eacute;finition de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;Souza d&eacute;montre, par de nombreux exemples, que ce mod&egrave;le dirigiste s&rsquo;accompagnait, chez Roosevelt comme dans toute la gauche am&eacute;ricaine, d&rsquo;une fascination pour les fascismes europ&eacute;ens qui le mettaient en &oelig;uvre de mani&egrave;re plus compl&egrave;te (Roosevelt lui-m&ecirc;me pr&eacute;f&eacute;rait Mussolini, cependant que le jeune John Kennedy &eacute;tait revenu plein de louanges d&rsquo;un voyage dans l&rsquo;Allemagne nazie).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans le cas de Roosevelt, le dirigisme a conduit &agrave; une intervention permanente pour limiter la chute des prix et des salaires&nbsp;qui a transform&eacute; ce qui aurait &eacute;t&eacute; l&rsquo;une des in&eacute;vitables corrections passag&egrave;res du march&eacute; en une crise grave et prolong&eacute;e. Une crise qui a multipli&eacute; les soutiens aux totalitarismes du vingti&egrave;me si&egrave;cle, convaincus que le capitalisme avait rencontr&eacute; ses limites. Plus tard, le Pr&eacute;sident Obama s&rsquo;est inspir&eacute; de ce mod&egrave;le dirigiste pour imposer des objectifs politiques &agrave; l&rsquo;une des principales industries am&eacute;ricaines, l&rsquo;assurance sant&eacute;. Hillary Clinton propose une prise de contr&ocirc;le comparable des pr&ecirc;ts aux &eacute;tudiants et du financement des universit&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEnfin, le troisi&egrave;me p&egrave;re fondateur du parti D&eacute;mocrate est quelqu&rsquo;un qu&rsquo;Hillary Clinton a personnellement connu et admir&eacute;&nbsp;: Saul Alinsky, mort en 1972. Etudiant en criminologie dans le tournant des ann&eacute;es 1930, Alinsky avait &eacute;tudi&eacute; de l&rsquo;int&eacute;rieur la mafia de Chicago. Apr&egrave;s avoir appris les m&eacute;thodes des groupes criminels, il les a transpos&eacute;es pour menacer et faire chanter les employeurs et les gouvernements locaux afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;augmentation des recrutements ou des salaires, l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions de travail&hellip; ou le financement de Saul Alinsky lui-m&ecirc;me. Il a expliqu&eacute; ses principes de cynisme absolu dans l&rsquo;action politique dans un ouvrage,&nbsp;<em>R&egrave;gles pour les radicaux<\/em>, &agrave; qui Hillary Clinton a consacr&eacute;&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.hillaryclintonquarterly.com\/documents\/HillaryClintonThesis.pdf\">son m&eacute;moire de th&egrave;se<\/a>.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMalgr&eacute; l&rsquo;admiration manifeste de Mme Clinton pour Alinsky, lorsque celui-ci lui proposa, &agrave; la fin de ses &eacute;tudes, un emploi dans son organisation semi-criminelle, elle refusa en expliquant &laquo;&nbsp;que l&rsquo;on peut obtenir de meilleurs r&eacute;sultats &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du syst&egrave;me qu&rsquo;en le pressurant de l&rsquo;ext&eacute;rieur<sup>1<\/sup>&nbsp;&raquo;. Cette phrase r&eacute;sume toute sa carri&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa deuxi&egrave;me partie du livre tente d&rsquo;expliquer la vision du monde sp&eacute;cifique d&rsquo;Hillary Clinton, h&eacute;riti&egrave;re de cette triple tradition politique. Les &eacute;crits assez nombreux de la candidate offrent des indices concordants qui montrent une personnalit&eacute; &agrave; la fois hautement id&eacute;ologique et faisant preuve d&rsquo;un cynisme absolu dans la recherche du pouvoir.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour ce qui est de l&rsquo;id&eacute;ologie, Mme Clinton pousse les instincts dirigistes bien au-del&agrave; de l&rsquo;&eacute;conomie&nbsp;: elle a &eacute;crit plusieurs articles et un livre (<em>It takes a village<\/em>, 1996) pour d&eacute;fendre la th&egrave;se selon laquelle l&rsquo;&eacute;ducation des enfants et l&rsquo;instruction des jeunes doit, autant que possible, &ecirc;tre confi&eacute;e aux institutions &eacute;tatiques plut&ocirc;t qu&rsquo;aux familles. La prise de contr&ocirc;le des universit&eacute;s par un syst&egrave;me de financement public est, de nouveau, au c&oelig;ur de son programme pr&eacute;sidentiel pour novembre prochain.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQuant au cynisme politique, la candidate en a fait preuve &agrave; un degr&eacute; bien sup&eacute;rieur au degr&eacute; habituel des hommes politiques. Elle n&rsquo;a longtemps d&ucirc; sa carri&egrave;re qu&rsquo;&agrave; son mariage avec un homme politique plus talentueux et plus charmeur qu&rsquo;elle, mais fragilis&eacute; par un app&eacute;tit sexuel sans contr&ocirc;le.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tHillary est devenue indispensable &agrave; la survie politique de son mari en se consacrant syst&eacute;matiquement, pendant des d&eacute;cennies, &agrave; attaquer personnellement les femmes qu&rsquo;il avait s&eacute;duites. D&rsquo;Souza documente, exemple apr&egrave;s exemple, les chantages au silence, diffamations et menaces physiques organis&eacute;es contre ces femmes par la candidate<sup>2<\/sup>.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; son mari &eacute;tait gouverneur de l&rsquo;Arkansas jusqu&rsquo;&agrave; son propre passage au Secr&eacute;tariat d&rsquo;Etat, toute la carri&egrave;re d&rsquo;Hillary Clinton est marqu&eacute;e par une s&eacute;rie de scandales financiers et personnels&nbsp;: enrichissement par d&eacute;lit d&rsquo;initi&eacute;s, vente de faveurs politiques, y compris d&rsquo;amnisties pr&eacute;sidentielles&hellip; Le plus grand de ces scandales est, de loin, la confusion des genres entre la Fondation Clinton &ndash; une organisation &agrave; but pr&eacute;tendument humanitaire, financ&eacute;e &agrave; la hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars par diverses donations &ndash; et l&rsquo;action de Mme Clinton comme Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat. Les donateurs de la Fondation (dont 90% des recettes ne sont pas all&eacute;es &agrave; l&rsquo;action humanitaire, mais &agrave; la r&eacute;mun&eacute;ration d&rsquo;alli&eacute;s politiques embauch&eacute;s pour la circonstance) ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un trafic d&rsquo;influence syst&eacute;matique dont le couple Clinton, &agrave; titre personnel, a largement profit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAinsi, Frank Giustra, un entrepreneur canadien qui souhaitait d&eacute;velopper une mine d&rsquo;uranium au Kazakhstan, obtint le soutien du D&eacute;partement d&rsquo;Etat apr&egrave;s avoir vers&eacute; 31 millions de dollars &agrave; la Fondation. Toujours dans le domaine de l&rsquo;uranium, la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;Etat russe Rosatom re&ccedil;ut l&rsquo;accord du D&eacute;partement d&rsquo;Etat pour acheter une soci&eacute;t&eacute; qui poss&eacute;dait 20 % des r&eacute;serves am&eacute;ricaines apr&egrave;s avoir g&eacute;n&eacute;reusement financ&eacute; la Fondation Clinton. Le soutien des Etats-Unis au renversement du r&eacute;gime Kadhafi en Libye co&iuml;ncidait myst&eacute;rieusement avec des plans d&rsquo;investissement en&nbsp;Libye pr&eacute;sent&eacute;s &agrave; la Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat par un de ses plus proches conseillers, Sydney Blumenthal. Les exemples, pr&eacute;cis et document&eacute;s, se multiplient sur plusieurs dizaines de pages.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMme Clinton est progressivement devenue le centre d&rsquo;un syst&egrave;me sophistiqu&eacute; de trafic d&rsquo;influence, dans lequel les contributions financi&egrave;res &ndash; dont une part non n&eacute;gligeable parvient personnellement &agrave; la candidate et &agrave; son &eacute;poux, ainsi qu&rsquo;&agrave; une vaste clique d&rsquo;alli&eacute;s &ndash; permettent d&rsquo;influencer les d&eacute;cisions politiques les plus essentielles de la premi&egrave;re puissance mondiale. Ce syst&egrave;me ne pourra que s&rsquo;amplifier et s&rsquo;aggraver si, comme le pr&eacute;disent les sondages, Mme Clinton parvient &agrave; se faire &eacute;lire &agrave; la pr&eacute;sidence. Conna&icirc;tre son histoire et son caract&egrave;re ne suffira pas &agrave; emp&ecirc;cher son &eacute;lection. Mais cela permettra de mieux comprendre le fonctionnement des Etats-Unis de demain.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNotes&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>1&nbsp;<\/sup>La correspondance entre Alinsky et Clinton peut &ecirc;tre achet&eacute;e au lien suivant&nbsp;:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.scribd.com\/doc\/240077031\/The-Hillary-Letters\">https:\/\/www.scribd.com\/doc\/240077031\/The-Hillary-Letters<\/a>.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>2&nbsp;<\/sup>D&rsquo;Souza a une exp&eacute;rience personnelle de l&rsquo;utilisation de moyens d&rsquo;Etat pour intimider les opposants. Apr&egrave;s son article sur Obama, il fut la premi&egrave;re et, &agrave; ce jour, la seule personne jamais incrimin&eacute;e et menac&eacute;e de d&eacute;tention pour avoir, en violation d&rsquo;un article jamais appliqu&eacute; de la loi &eacute;lectorale, donn&eacute; 20 000 dollars de sa poche &agrave; la campagne &eacute;lectorale d&rsquo;un ami<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aux sources du ph&eacute;nom&egrave;ne Hillary Clinton(info # 011508\/16)[Analyse] Par S&eacute;bastien Castellion&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; Dinesh D&rsquo;Souza,&nbsp;Hillary&rsquo;s America&nbsp;(Kindle Edition, livre ou DVD) &nbsp; Dinesh D&rsquo;Souza est l&rsquo;un des auteurs les plus importants de la droite intellectuelle am&eacute;ricaine. 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