{"id":1349,"date":"2016-07-12T00:47:49","date_gmt":"2016-07-12T00:47:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1349"},"modified":"2016-07-12T03:51:08","modified_gmt":"2016-07-12T03:51:08","slug":"salim-halali-le-chantre-de-la-modernite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/salim-halali-le-chantre-de-la-modernite\/","title":{"rendered":"Salim Halali : le chantre de la modernit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSalim Halali : le chantre de la modernit&eacute;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSalim Halali : le chantre de la modernit&eacute;<\/p>\n<p>\n\tSalim Halali est n&eacute; &agrave; B&ocirc;ne (Annaba) en Alg&eacute;rie le 30 juillet 1920, d&#39;une modeste famille de boulangers, originaire de Souk Ahras, berceau d&#39;une des plus grandes tribus Chaouia, les Hilali. Tr&egrave;s jeune, il quitte ses parents et d&eacute;barque &agrave; Marseille en mars 1934 d&#39;un bateau &quot;moutonnier&quot;. Il &quot;monte&quot; &agrave; Paris pour l&#39;Exposition universelle de 1937. Il y commence une carri&egrave;re de chanteur espagnol. C&#39;est sa rencontre avec les chanteurs Bachtarzi Mahieddine et Mohamed Elkamal qui marquera le d&eacute;but d&#39;une carri&egrave;re fabuleuse de chanteur oriental.<br \/>\n\tEn 1938, il fait la tourn&eacute;e des capitales europ&eacute;ennes avec la troupe de Mahieddine et, la m&ecirc;me ann&eacute;e, il se produit dans un spectacle grandiose dans le plus grand cin&eacute;ma de Marseille, place du Th&eacute;&acirc;tre. Il ne tarde pas &agrave; &quot;monter en fl&egrave;che&quot;. Malgr&eacute; son amour pour le chant espagnol il est rest&eacute; tr&egrave;s attach&eacute; &agrave; la musique alg&eacute;rienne et il d&eacute;tiendra le record de la vente des disques en Afrique du Nord.<\/p>\n<p>\n\tEn 1940 il fut sauv&eacute; des camps de concentration gr&acirc;ce &agrave; l intervention de Si Kaddour Benghabrit, recteur de la Mosqu&eacute;e de Paris, qui lui d&eacute;livre une attestation de conversion &agrave; l&#39;islam au nom de son p&egrave;re et qui pour corroborer cela, fait graver le nom de son p&egrave;re sur une tombe abandonn&eacute;e du cimeti&egrave;re musulman de Bobigny. De plus il le fait engager au caf&eacute; de la Mosqu&eacute;e de Paris o&ugrave; il s&#39;est produit r&eacute;guli&egrave;rement avec des artistes aussi importants qu&#39;Ali Sriti et Ibrahim Salah. En 1947, il cr&eacute;e un cabaret &quot;Isma&iuml;lia Folies&quot; dans l&#39;h&ocirc;tel particulier de Ferdinand de Lesseps, avenue Montaigne &agrave; Paris. En 1948, il en cr&eacute;e un second, &quot;Le S&eacute;rail&quot;, rue du Colis&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\tEn 1949, au sommet de sa carri&egrave;re, il choisit de vivre au Maroc o&ugrave; il est, comme partout, re&ccedil;u dans les grandes familles. Il installe &agrave; Casablanca un des plus somptueux cabarets du monde, &quot;Le Coq d&#39;Or&quot; avec six salons d&eacute;cor&eacute;s de draperies tiss&eacute;es d&#39;or et de meubles Louis XV authentiques. A cette &eacute;poque il est souvent all&eacute; &agrave; Tunis pour engager des artistes chanteurs et musiciens, entre autres &quot;la grande dame&quot; de la chanson tunisienne, Chafia Rochdi, &agrave; laquelle il vouait une admiration sans bornes.<\/p>\n<p>\n\tEn 1965, il se retire &agrave; Cannes dans une magnifique villa o&ugrave; il vit entour&eacute; d&#39;oeuvres d&#39;art et de bibelots rares. La passion de la chanson ne l&#39;ayant jamais quitt&eacute;, le voil&agrave; en 1970 qui entreprend une deuxi&egrave;me carri&egrave;re, cette fois en fran&ccedil;ais, avec une musique qui reste n&eacute;anmoins tr&egrave;s influenc&eacute;e par la musique arabe. C&#39;est la premi&egrave;re fois qu&#39;un chanteur oriental tente de faire carri&egrave;re en Europe en y apportant ce qu&#39;il y a de mieux dans la musique arabe, le rythme et le raffinement de la m&eacute;lodie. La parution d&#39;un disque chez Polydor en 1970 fut suivie par un grand gala dans une salle inhabituelle pour la musique de vari&eacute;t&eacute;s: &quot;la salle Pleyel&quot;, r&eacute;serv&eacute;e d&#39;ordinaire aux divas et autres grands interpr&egrave;tes de musique classique. La salle &eacute;tait comble le soir de cette premi&egrave;re internationale mais le public habituel de Salim, qui lui faisait f&ecirc;te, le tira insensiblement vers ses grands succ&egrave;s de la musique arabe.Le lendemain, la presse unanime ne tarissait pas d&#39;&eacute;loges sur la nouvelle &eacute;toile que le monde occidental venait de d&eacute;couvrir. Les radios et la t&eacute;l&eacute;vision firent le si&egrave;ge de l&#39;artiste pour obtenir une interview ou pour l&#39;int&eacute;grer dans leurs grandes &eacute;missions. Salim fut terroris&eacute; par cet assaut m&eacute;diatique qui d&eacute;rangeait la retraite dor&eacute;e qu&#39;il s&#39;&eacute;tait construite dans sa grande villa de Cannes.<\/p>\n<p>\n\tFuyant la vie tr&eacute;pidante qui risquait de devenir la sienne, il pr&eacute;f&eacute;ra retrouver sa vie paisible et tranquille, ne donnant acc&egrave;s &agrave; personne dans sa vie priv&eacute;e et ne prenant de &quot;bain de foule&quot; que de temps &agrave; autre, selon son bon plaisir et non par obligation professionnelle. Il indemnisa totalement la compagnie de disques pour les frais engag&eacute;s et reprit sa libert&eacute; .<\/p>\n<p>\n\tIl avait consacr&eacute; pr&egrave;s de quarante ans &agrave; la musique maghr&eacute;bine qu&#39;il avait servie avec tout son talent, suscitant des vocations et une multitude d&#39;imitateurs qui ne se cachaient pas pour lui emprunter un style qui a marqu&eacute; toute une g&eacute;n&eacute;ration ou puiser all&egrave;grement dans son r&eacute;pertoire. Bien des artistes, dont Enrico Macias, n&#39;ont fait que suivre une voie toute trac&eacute;e. Depuis les ann&eacute;es 70, il n&#39;a jamais cess&eacute; d&#39;enregistrer des chansons, d&eacute;pensant des sommes colossales pour monter d&#39;abord un studio &agrave; Cannes et ensuite un autre &agrave; Paris, pour son plaisir personnel. Il y passait des nuits enti&egrave;res et y conviait les meilleurs musiciens arabes et espagnols. Mieux encore, le &quot;m&eacute;tier&quot; aidant, sa voix et son art se sont affirm&eacute;s, apportant &agrave; son interpr&eacute;tation une souplesse et une s&ucirc;ret&eacute; infinies et faisant de lui un artiste in&eacute;galable.<\/p>\n<p>\n\tEn dehors de ses activit&eacute;s d&#39;antiquaire, o&ugrave; il a montr&eacute; un go&ucirc;t s&ucirc;r et d&eacute;licat, il n&#39;a jamais refus&eacute; de faire des galas sur la C&ocirc;te d&#39;Azur, &agrave; Paris, au Maroc, &agrave; Montr&eacute;al. Sa sp&eacute;cialit&eacute; &eacute;tait l&#39;animation des mariages des grandes familles du monde arabe: le roi du Maroc qui avait pour lui la plus grande admiration l&#39;a convi&eacute; au mariage de sa fille a&icirc;n&eacute;e, lui faisant un pont d&#39;or. Pour cerner ce personnage hors du commun, je vous invite &agrave; vous reporter &agrave; ce que dit de lui un journaliste canadien, Nighthawk, de la Gazette de Montr&eacute;al, qui a assist&eacute; au spectacle que Salim a donn&eacute; en novembre 75 &agrave; Montr&eacute;al, Place des Arts, devant mille huit cents personnes: &quot;Ses chansons sont presque toutes arabes, avec une touche de modernisme, dans le style qui a donn&eacute; naissance au flamenco. (&#8230;) Salim Halali est &eacute;nergique, dynamique, plein de charme et il &eacute;tablit une relation tr&egrave;s intime avec son public, &agrave; la fa&ccedil;on de Manitas de Plata. Il entre en discussion avec un spectateur, tourne un compliment &agrave; une dame au milieu d&#39;une chanson. Il s&#39;arr&ecirc;te pile dans une chanson triste et s&#39;embarque sur un solo de daraboukha qui fait na&icirc;tre des battements de mains dans le public, dans une fr&eacute;n&eacute;tique acc&eacute;l&eacute;ration de rythme. Il s&#39;investit totalement dans son chant, se donne dans la joie avec des caprices d&#39;enfant g&acirc;t&eacute;. (&#8230;) Il vocalise sur chaque syllabe et les variations se succ&egrave;dent en une arabesque fleurie dans une orgie de couleurs.(&#8230;) D&#39;une chanson fran&ccedil;aise assez pauvre quant au texte, (&#8230;) il a su faire un kal&eacute;idoscope de sons d&#39;une dur&eacute;e de quinze minutes. Il conna&icirc;t &agrave; la perfection tous les secrets du chant oriental&quot;.<\/p>\n<p>\n\tVoici donc, pour finir de retracer cette carri&egrave;re &eacute;blouissante, un dernier album consacr&eacute; &agrave; &quot;Salim Hilali au Maroc&quot;. pays o&ugrave; il a r&eacute;sid&eacute; pendant plus de dix ans. Il y est pr&eacute;sent&eacute; les oeuvres typiquement marocaines qu&#39;il interpr&eacute;tait r&eacute;guli&egrave;rement au &quot;Coq d&#39;Or&quot; et dans ses galas au Maroc et &agrave; l&#39;&eacute;tranger.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/www.dafina.net\/gazette\/audio\/salim-halali-alach-ya-ghzali-0?page=90\">Musique&nbsp;<\/a><\/p>\n<p>\n\tSALIM HALALI EST DECEDE LE 25 JUIN 2005 A VALLAURIS<\/p>\n<p>\n\tQUE SON AME REPOSE EN PAIX!<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSalim Halali &#8211; Alach Yaghzali [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/m\/sounds\/view\/Salim-Halali-Alach-Ya-Ghzali\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]<br \/>\n\tSalim Halali &#8211; El Ein Zarga [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/m\/sounds\/view\/Salim-Halali-El-Ein-Zarga\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]<br \/>\n\tSalim Halali &#8211; Layali el Andalous [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/music\/gallery\/Salim-Halali-Ya-Kalbi-Elkahel\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]<br \/>\n\tSalim Halali &#8211; Li Kalbou Safi [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/music\/gallery\/Salim-Halali-Li-Kalbou-Safi\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]<br \/>\n\tSalim Halali &#8211; Mahanni Ezzine [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/m\/sounds\/view\/Salim-Halali-Mahanni-Ezzine\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]<br \/>\n\tSalim Halali &ndash; Mariage (dor biha chibani) [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/m\/sounds\/view\/03-Salim-Halali-Dor-biha-ya-chibani-dor-biha\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]-<br \/>\n\tSalim Halali &#8211; Sbort Mazal Nosbor [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/m\/sounds\/view\/Salim-Halali-Sbort-Mazal-Nosbor\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]<br \/>\n\tSalim Halali-Ya Qalbi Khalli Elhal [<a href=\"http:\/\/votrezo.com\/music\/gallery\/Salim-Halali-Ya-Qalbi-Khalli-Elhal\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">votrezo.com<\/a>]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Salim Halali : le chantre de la modernit&eacute;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[39,139,28,84,22,14,1],"tags":[],"class_list":["post-1349","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique-du-nord","category-cannes","category-maroc","category-marseille","category-musique","category-paris","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1349","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1349"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1349\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1349"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1349"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1349"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}