{"id":13541,"date":"2016-09-13T17:37:03","date_gmt":"2016-09-13T17:37:03","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13541"},"modified":"2018-04-23T00:19:17","modified_gmt":"2018-04-23T00:19:17","slug":"dar-ben-attia-gabes-2e-guerre-mondiale-1ere-partie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/dar-ben-attia-gabes-2e-guerre-mondiale-1ere-partie\/","title":{"rendered":"DAR BEN-ATTIA, GABES, 2e GUERRE MONDIALE &#8211; 1ere partie"},"content":{"rendered":"<p align=\"center\">\n\t<strong><u>DAR BEN-ATTIA, GABES, 2<sup>e<\/sup>&nbsp;GUERRE MONDIALE<\/u><\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<strong>(1<sup>&egrave;re<\/sup>&nbsp;Partie)<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLe couple Gracia et Eliahou Ben-Attia eurent trois gar&ccedil;ons. Itsh&#39;ak, Khamous et Nissim. Eliahou &eacute;tait un jeune homme quand il &eacute;tait venu &agrave; Gab&egrave;s,&nbsp; de Lybie, et durant un si&egrave;cle et demi et des mariages presqu&#39;exclusivement entre cousins germains, les Ben-Attia avaient form&eacute; une tribu. L&agrave;-bas, les grandes familles recevaient le titre de Dar (Maison). Ce titre leur &eacute;tait donn&eacute; par les autres car certains ne portaient pas leur nom de famille. Il y avait la Dar Mimoun, Dar Seroussi, et dans notre cas Dar Ben-Attia. Ma M&egrave;re m&#39;a dit un jour que la famille du ministre Sylvain Shalom &eacute;tait surnomm&eacute;e Dar-el-Kadi (la maison du Juge).<\/p>\n<p>\n\tIl s&#39;&eacute;tait cr&eacute;&eacute; un lien excellent entre Dar Ben-Attia et cette ville-oasis situ&eacute;e aux confins du&nbsp; Sahara , sur un beau golfe qui porte son nom. Certains membres s&#39;&eacute;taient distingu&eacute;s par leur service &agrave; leur communaut&eacute;.&nbsp; Jusqu&#39;aux ann&eacute;es 40, la 2<sup>e<\/sup>&nbsp;guerre Mondiale et le nationalisme arabe, il y eut un bouleversement qui changea des r&egrave;gles centenaires.<\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s la Guerre, commen&ccedil;a l&#39;exile vers le Nord,&nbsp; vers la capitale puis la travers&eacute;e de la&nbsp; M&eacute;diterran&eacute;e pour s&#39;&eacute;tablir en France ou en Isra&euml;l. L&#39;histoire de certains membres de cette &quot;tribu&quot; et la disparition d&#39;autres, avant l&#39;heure, pendant la Guerre, seront le sujet de notre travail ici.<\/p>\n<p>\n\t<strong><u>Issh&#39;ak&nbsp;<\/u><\/strong>eut 4 gar&ccedil;ons et 3 filles,&nbsp;<strong>Khamous<\/strong>, son fr&egrave;re eut 4 gar&ccedil;ons et 4 filles.<\/p>\n<p>\n\tC&#39;&eacute;tait aux temps o&ugrave; les parents choisissaient le conjoint de leur enfant sans que les h&eacute;ros n&#39;aient vu&nbsp; l&#39;un l&#39;autre avant la rencontre sous la Houpa.&nbsp; Quoi de plus rassurant pour un&nbsp; fr&egrave;re que d&#39;aller choisir chez l&#39;autre, le bonheur de leurs enfants.&nbsp; Voyons maintenant un de ces &eacute;changes, je dirai presque un Croisement,&nbsp; de 2 couples de cousins germains&nbsp; Ainsi Roubine fils de Isshak &eacute;pousa Bheila fille de Khamous et Sarina s&oelig;ur de Roubine &eacute;pousa Abraham , fr&egrave;re de Bheila. Ce couple fut mes grands-parents.&nbsp; Il n&#39;&eacute;tait pas facile de d&eacute;crire graphiquement les liens de parent&eacute; des g&eacute;n&eacute;rations et les probl&egrave;mes d&#39;h&eacute;r&eacute;dit&eacute; que ces liens pouvaient cr&eacute;er. Heureusement, &agrave; la base, ces gens-l&agrave; devaient &ecirc;tre d&#39;une bonne sant&eacute;. Plus tard, avec l&#39;appr&eacute;hension des lois de l&#39;h&eacute;r&eacute;dit&eacute;, ces liens se faisaient de plus en plus rares.<\/p>\n<p>\n\tPour surmonter la difficult&eacute; de tracer un diagramme de ces liens familiaux, j&#39;ai d&ucirc; me r&eacute;soudre &agrave; en choisir une branche qui &eacute;tait indispensable pour tracer la chaine des g&eacute;n&eacute;rations des personnalit&eacute;s figurant dans ce travail. Les autres membres ont &eacute;t&eacute; &quot;mis de c&ocirc;t&eacute;&quot;. M&ecirc;me les &eacute;pouses, dont j&#39;ai oubli&eacute; les pr&eacute;noms, ne figurent que dans un carr&eacute; symbolique: Toutes mes excuses.<\/p>\n<p>\n\tNous reviendrons plus tard sur l&#39;histoire de Roubine, qui est le principal sujet de la saga de personnalit&eacute;s qui ont marqu&eacute; pour moi les ann&eacute;es du 20 e si&egrave;cle<\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\t&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.harissa.com\/images\/benattia\/image001.jpg\" style=\"width: 500px; height: 892px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p style=\"margin-left:18pt;\">\n\tUn autre couple de cousins eut 6 filles et 2 gar&ccedil;ons. Une des filles &eacute;taient ma grand-m&egrave;re maternelle, ce qui montre que m&ecirc;me ma m&egrave;re faisait aussi partie de la famille.<\/p>\n<p style=\"margin-left:18pt;\">\n\tUn des fils de ce couple, appel&eacute; Azar, eut un destin tragique, on en parlera plus tard.<\/p>\n<p>\n\tUne personnalit&eacute; qui &eacute;tait int&eacute;ressante est un des fr&egrave;res &agrave; mon grand-p&egrave;re Abraham.<\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\t&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il s&#39;appelait&nbsp;<strong><u>Rfila&nbsp;<\/u><\/strong>et diff&eacute;rait de l&#39;arch&eacute;type de sa tribu. Nous y retournerons.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image002.jpg\" style=\"width: 640px; height: 523px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s cette introduction g&eacute;n&eacute;alogique, je d&eacute;crirai d&#39;abord le r&eacute;cit des 2 fr&egrave;res Roubine et Shaul, de ma grand-m&egrave;re paternelle Sarina.<\/p>\n<p>\n\t<strong><u>Roubine Ben-Attia,<\/u><\/strong>&nbsp;dont je tacherai de raconter l&#39;histoire, le plus objectivement possible. Il fut &agrave; la base de ce travail.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image003.jpg\" style=\"width: 640px; height: 387px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\tNous l&#39;appelions Baba-Roubine et les amis de la famille l&#39;appelaient Cheikh Roubine. Toute son attitude lui attribuait du respect. Sans en&nbsp; avoir point besoin, il tenait une belle baquita (canne).&nbsp; Il l&#39;employait surtout pour la distinction de sa d&eacute;marche. Je l&#39;avais appel&eacute;e la d&eacute;marche &agrave; 4 pas, Le bout de la canne ne touchait terre qu&#39;apr&egrave;s qu&#39;il eut fait 4 pas. Apr&egrave;s les 2 premiers pas, il pointait&nbsp; le bout de la canne &agrave; un angle de 45 degr&eacute;s devant lui. C&#39;est seulement apr&egrave;s&nbsp; 2 autres pas qu&#39;il la pointait vers le sol.&nbsp; Quand j&#39;&eacute;tais adolescent, j&#39;avais essay&eacute; d&#39;imiter cette d&eacute;marche.<\/p>\n<p>\n\tIl n&#39;&eacute;tait pas riche mais avait une bonne situation &eacute;conomique. Quand ma petite famille habitait une seule chambre, avec plusieurs autres familles, autour d&#39;une grande cour, il avait une &quot;grande&quot; maison avec 3 chambres et une cour. Il habitait &agrave; 2 maisons de celle du grand Rabin Ha&iuml;m Houry. Je n&#39;avais pas oubli&eacute; ces petits d&eacute;tails, m&ecirc;me apr&egrave;s que nous e&ucirc;mes d&eacute;m&eacute;nag&eacute; vers la Capitale en fin 1947.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Ma M&egrave;re, Tunis<\/strong><\/p>\n<p>\n\tA Tunis, mon p&egrave;re succomba &agrave; sa maladie, quelques mois apr&egrave;s notre arriv&eacute;e &agrave; Tunis et ma m&egrave;re se retrouva seule, avec 4 gosses, (j&#39;&eacute;tais l&#39;ain&eacute; et j&#39;avais &agrave; peine 11 ans) sans instruction ni m&eacute;tier ni aucun support de la famille.&nbsp; Elle &eacute;tait de petite taille, moins de 1 m 50, mais physiquement solide.<\/p>\n<p>\n\tFillette, elle avait &agrave; peine 10 ans, quand elle perdit sa m&egrave;re et devait d&eacute;j&agrave; s&#39;occuper de toutes les taches familiales.&nbsp; Son p&egrave;re, Rebbi Messoud Seroussi, se remaria apr&egrave;s quatre mois de veuvage. Malheureusement sa nouvelle femme &eacute;tait presque toujours couch&eacute;e, malade ou apr&egrave;s un accouchement dont plusieurs se terminaient par des avortements. Plus tard, je vis que cette femme &eacute;tait la bont&eacute; en personne, malgr&eacute; les apparences, elle&nbsp; v&eacute;cut plus de 90 ans.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJe demandais souvent &agrave; ma m&egrave;re&nbsp; de me montrer la grande cicatrice de la brulure qu&#39;elle avait sous l&#39;aisselle, brulure qu&#39;elle re&ccedil;ut quand elle avait plong&eacute; sa courte main dans le Taboun, pour y &quot;coller&quot; une ftira (pita). Sa force et sa vitalit&eacute; lui ont permis d&#39;entretenir sa famille paternelle, puis apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de mon p&egrave;re, elle le fit pour sa famille, 4 orphelins. Elle v&eacute;cut plus de 50 ans apr&egrave;s la disparition de mon p&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\tSon p&egrave;re lui avait interdit toute scolarit&eacute;, son intelligence et sa m&eacute;moire, lui ont permis de retenir par c&oelig;ur tout ce qu&#39;elle entendait. Tr&egrave;s jeune, dans la maison paternelle, elle devint une tr&egrave;s bonne cuisini&egrave;re. Plus tard, je la regardais faire, ainsi elle m&#39;avait&nbsp; fait aimer la cuisine de ses anc&ecirc;tres, pour le plaisir des g&eacute;n&eacute;rations futures.<\/p>\n<p>\n\tLa communaut&eacute; de Tunis distribuait aux indigents, chaque semaine, une somme d&eacute;risoire qu&#39;on appelait le Halouk. Mais ce qui fut une aide importante &eacute;tait &quot;Dar Tqeya&quot;, (qu&#39;on peut traduire par, la Maison du Soutien,)&nbsp; une cantine qui permettait aux enfants pauvres, d&#39;avoir un d&eacute;jeuner chaud, chaque jour. Ma m&egrave;re ne revenait pas &agrave; midi &agrave; la maison et ce repas &eacute;tait important pour nous.<\/p>\n<p>\n\tNotre petite chambre dans le quartier juif de Tunis, &eacute;tait le seul foyer pour la tribu, rest&eacute;e &agrave; Gab&egrave;s&nbsp; et nous avions h&eacute;berg&eacute;, pour de courtes dur&eacute;es, dans cette chambre, des &quot;r&eacute;fugi&eacute;s du Sud&quot; qui attendaient &agrave; Tunis leur d&eacute;part&nbsp; vers la France ou vers Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Baba Roubine<\/strong><\/p>\n<p>\n\tBaba Roubine dirigeait une compagnie de transport entre Gab&egrave;s et Tunis (450 km) et accompagnait souvent sa marchandise entre les 2 villes. Quand il &eacute;tait &agrave; Tunis, il venait nous voir et d&eacute;guster les mets que ma m&egrave;re lui pr&eacute;parait. Il disait souvent, pour la taquiner qu&#39;elle cuisinait presque aussi bien que la tante Bhila, sa femme.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Connaissant notre situation &eacute;conomique, il profitait de chaque visite pour apporter avec lui toutes&nbsp; les provisions qui nous manquaient, et&nbsp; pour plusieurs jours &agrave; l&#39;avance. Il revenait vers midi avec sa bouteille de vin rouge pour un repas en famille.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour nous c&#39;&eacute;tait jour de f&ecirc;te, inoubliable jusqu&#39;&agrave; la prochaine visite. Ces repas ont resserr&eacute; les liens avec Baba Roubine plus qu&#39;avec les autres membres de la famille.<\/p>\n<p>\n\tLa famille du Cheikh Roubine a fait&nbsp; sa Allya en 1964, sept ans apr&egrave;s nous. Nous &eacute;tions d&eacute;j&agrave; bien &eacute;tablis en Isra&euml;l. Install&eacute;e au Sud d&#39;Isra&euml;l, &agrave; Kiriat Gat, une nouvelle ville d&#39;immigrants et un centre administratif pour les Moshavim de la r&eacute;gion.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image005.jpg\" style=\"margin-left: 12px; margin-right: 12px; float: left; width: 466px; height: 388px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes autorit&eacute;s de l&#39;immigration n&#39;ont tenu aucun&nbsp; compte des services qu&#39;il avait rendu &agrave; la communaut&eacute; &quot;l&agrave;-bas&quot;. Cet octog&eacute;naire n&#39;&eacute;tait plus que l&#39;ombre de ce qu&#39;il &eacute;tait rest&eacute; dans mes souvenirs, mais il gardait toujours sa dignit&eacute; de cheikh et sa &quot;ch&eacute;chia&quot; (chapeau rouge tunisien) avait toujours le long panache de fils noirs qui lui tombait sur l&#39;&eacute;paule.<\/p>\n<p>\n\tIl avait continu&eacute;, en Tunisie et en Isra&euml;l, &agrave; signer des Attestations &agrave; tout Isra&eacute;lite qui a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; travailler dans les camps nazis de Gab&egrave;s et ce&nbsp; jusqu&#39;&agrave; la fin de sa vie.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image006.jpg\" style=\"width: 640px; height: 636px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\tMalgr&eacute; la distance de Ha&iuml;fa, je lui avais souvent rendu visite. Il disparut en 1975, entour&eacute; de ses enfants et arri&egrave;re-petits-enfants.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSeulement depuis mon arriv&eacute;e en Isra&euml;l, j&#39;appris du cousin Nissim (de 6 ans mon ain&eacute;) que le cheikh Roubine (son oncle) a &eacute;t&eacute; accus&eacute; d&#39;avoir trahi sa communaut&eacute; durant l&#39;occupation nazie de Gab&egrave;s. Le cas fut port&eacute; devant les tribunaux de Tunis qui acquitt&egrave;rent le cheikh de toutes les accusations. Il ne pouvait me montrer aucun document sur ce chapitre de l&#39;histoire de notre famille.<\/p>\n<p>\n\tIl y a pr&egrave;s d&#39;un an je re&ccedil;us un Mail d&#39;un universitaire tunisien, le Professeur Mohsen Hamli, qui me demandait des d&eacute;tails sur Cheikh Roubine Ben-Attia. Il faisait, m&#39;a-t-il &eacute;crit, des recherches sur les Cheikhs juifs en Tunisie, durant l&#39;occupation nazie. Il avait surement trouv&eacute; ma parent&eacute; et mon adresse &agrave; la fin d&#39;un de mes articles publi&eacute;s sur Harissa.com. J&#39;ajoute toujours &agrave; mon nom original, mon nom H&eacute;bra&iuml;s&eacute; suivis par mon adresse Email.<\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s quelques mois je re&ccedil;us les documents pr&eacute;sent&eacute;s ici,&nbsp; ce fut le d&eacute;clenchement d&#39;un besoin urgent de rendre ces documents publics, ici, et de les passer ensuite aux Archives de YAD VASHEM.<\/p>\n<p>\n\tJe tiens &agrave; le remercier vivement pour le service rendu &agrave; la &quot;tribu&quot; et &agrave; l&#39;histoire de notre communaut&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image007.jpg\" style=\"width: 640px; height: 802px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image008.jpg\" style=\"width: 640px; height: 801px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\tLe r&ocirc;le du cheikh &eacute;tait, entre autres de repr&eacute;senter la communaut&eacute; juive devant les autorit&eacute;s locales et de s&#39;occuper des droits et des devoirs des individus et de la communaut&eacute; en tant que groupe.<\/p>\n<p>\n\tDans les ann&eacute;es 30<strong><u>, M. Houati Haddad<\/u><\/strong>&nbsp;avait servi comme cheikh des juifs de Gab&egrave;s.&nbsp; Son service n&#39;a pas satisfait les notables de la ville (jugement donn&eacute; par le Gouverneur, lettre plus haut), qui le r&eacute;voqu&egrave;rent et nomm&egrave;rent&nbsp; Baba Roubine &agrave; sa place. C&#39;&eacute;tait&nbsp; juste avant l&#39;invasion de la Tunisie par&nbsp; l&#39;Africa-Corps de Rommel, dans sa retraite de Libye. Gab&egrave;s &eacute;tant une ville situ&eacute;e non loin de la fronti&egrave;re libyenne et un point strat&eacute;gique, il y avait une base militaire fran&ccedil;aise muni d&#39;un a&eacute;roport en fonction.<\/p>\n<p>\n\t<a data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=en&amp;q=http:\/\/www.harissa.com\/news\/article\/ma-petite-histoire-dans-un-grand-monde-en-guerre-par-abraham-bar-shay-ben-attia&amp;source=gmail&amp;ust=1473700417192000&amp;usg=AFQjCNFJ8wRskK0WAtJ79-e5DGbrqhjGoA\" href=\"http:\/\/www.harissa.com\/news\/article\/ma-petite-histoire-dans-un-grand-monde-en-guerre-par-abraham-bar-shay-ben-attia\" target=\"_blank\">http:\/\/www.harissa.com\/news\/<wbr>article\/ma-petite-histoire-<wbr>dans-un-grand-monde-en-guerre-<wbr>par-abraham-bar-shay-ben-attia<\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/a><\/p>\n<p>\n\t<wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr> <\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr> <\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr> <\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\tLe cheikh Roubine ainsi que le grand rabbin Haim Houry, qui &eacute;taient en somme voisins, furent charg&eacute;s de remplir les taches les plus abjectes que les nazis avaient inflig&eacute;es aux juifs de Gab&egrave;s, depuis le saisi des richesses personnelles (bijoux et comptes bancaires) jusqu&#39;au recrutement forc&eacute; des travailleurs juifs dans les camps nazis.<\/p>\n<p>\n\t\tEn Isra&euml;l, avec notre assimilation dans le pays, je m&#39;&eacute;tais int&eacute;ress&eacute; aux malheurs de la Shoa et &agrave; ce que les juifs avaient souffert des crimes nazis&nbsp; en Europe et en Afrique du Nord.<\/p>\n<p>\n\t\tJ&#39;ai compris que les nazis avaient contraint Baba Roubine de remplir le r&ocirc;le du JUDENRAT de la communaut&eacute; de Gab&egrave;s. Une plainte de trahison grave avait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e contre lui, par celui qui avait rempli son r&ocirc;le avant l&#39;invasion nazie.&nbsp;<strong><u>Le tribunal de Tunis avait statu&eacute; que la plainte &eacute;tait un coup mont&eacute; contre Roubine et l&#39;a acquitt&eacute; de tout soup&ccedil;on.<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tAvec ces documents j&#39;ai pu retracer l&#39;histoire de l&#39;&eacute;poque, les personnalit&eacute;s et le d&eacute;nouement heureux pour Baba Roubine.<\/p>\n<p>\n\t\tApr&egrave;s la victoire des Alli&eacute;s et le d&eacute;part des nazis de Tunisie, un groupe s&#39;organisa, probablement sous l&#39;instigation de M Houati Haddad et porta une plainte de 5 accusations contre le cheikh Roubine. Ces actes d&#39;accusation &quot;reposaient&quot; soi-disant &quot;sur des enqu&ecirc;tes et des t&eacute;moignages des notables de la communaut&eacute;&quot;<\/p>\n<p>\n\t\tLe Gouverneur qui enqu&ecirc;ta par la suite, d&eacute;couvrit la nullit&eacute; des faits cit&eacute;s, il f&eacute;licita la haute moralit&eacute; de Roubine et accorda &agrave; Houati Haddad le compliment d&#39;&ecirc;tre &quot; homme sans scrupules.&quot; (voir lettre plus haut).<\/p>\n<p>\n\t\tNotre histoire eut une fin, que m&ecirc;me Shakespeare avait jug&eacute;e incroyable pour &quot;Rom&eacute;o et Juliette&quot;. V&eacute;rone n&#39;est pas Gab&egrave;s et Kippour revient chaque automne pour effacer les rancunes des g&eacute;n&eacute;rations d&#39;hier. Malgr&eacute; les controverses et les dures relations entre les cheikhs Roubine et Houati, la petite fille du premier, &eacute;pousa le benjamin du second.&nbsp; Ils v&eacute;curent 50 ans ensemble; jusqu&#39;au d&eacute;c&egrave;s du mari il y a quelques mois.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><u>Shaul Ben-Attia<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\">M&#39;&eacute;tant limit&eacute; aux personnalit&eacute;s ayant&nbsp; rapports &agrave; la guerre. Je ne l&#39;aurais pas rappel&eacute; ici mais son activit&eacute; durant les ann&eacute;es 40 &eacute;tait importante, mais discr&egrave;te et indirecte&hellip;.<\/span><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\">Il &eacute;tait un des fr&egrave;res de ma grand-m&egrave;re et de Roubine. Il se nommait Shaul, il &eacute;tait l&#39;ain&eacute; et le plus ais&eacute; de ses fr&egrave;res. On disait qu&#39;il connaissait le Coran par c&oelig;ur et ses amis Arabes aimaient le faire participer dans leurs discussions, qu&#39;il&nbsp; enrichissait par ses connaissances<\/span><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\">je l&#39;ai tr&egrave;s peu connu, mais on parlait souvent de sa g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, sa noblesse d&#39;am&eacute; et de l&#39;aide qu&#39;il accordait &agrave; certains membres de la tribu.<\/span><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\">On m&#39;avait aussi dit qu&#39;il avait aid&eacute; son fr&egrave;re Roubine durant son affaire devant le tribunal de Tunis.<\/span><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<wbr>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<wbr>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<wbr>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<span dir=\"LTR\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image015.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 388px; height: 652px;\" tabindex=\"0\" \/><\/span><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\">Sur l&#39;annuaire t&eacute;l&eacute;phonique de Gab&egrave;s, datant de 1937, on peut lire &quot;Shaul Ben-Attia, n&eacute;gociant, Souk Djara&quot;. Pour toute la ville de Gab&egrave;s, il n&#39;y avait, en ce temps-l&agrave; que 54 abonn&eacute;s dont 21 appartenaient &agrave; des soci&eacute;t&eacute;s civiles et militaires. Parmi les autres, il y avait 8 qui appartenaient &agrave; des Juifs.<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\">Les appels se faisaient &agrave; travers une centrale qui n&#39;&eacute;tait de service que de 7 heures &agrave; 19.30, (dimanche de 8 &agrave; 11.) On comprend par-l&agrave;, le manque d&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;avoir le t&eacute;l&eacute;phone &agrave; la maison et que seuls les grands commer&ccedil;ants l&#39;avaient pour leur business.<\/span><\/p>\n<p align=\"right\" dir=\"RTL\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p align=\"right\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image017.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 640px; height: 424px;\" tabindex=\"0\" \/><\/span><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<strong><u><span dir=\"LTR\">Son arri&egrave;re petit fils Rann Ben-Attia<\/span><\/u><\/strong><\/p>\n<p align=\"right\" dir=\"RTL\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\">Pr&egrave;s de 60 ans plus tard, son arri&egrave;re-petit-fils Ranny, capitaine dans l&#39;arm&eacute;e Isra&eacute;lienne, a &eacute;t&eacute; gri&egrave;vement bless&eacute; durant la guerre &quot;Roc-In&eacute;branlable&quot; (TSUK EYTAN) contre le Hamas &agrave; Gaza.<\/span><\/p>\n<p>\n\t\tUn projectile creux, rempli d&#39;explosif, lui a p&eacute;n&eacute;tr&eacute; le corps et n&#39;en &nbsp;pas sorti, bloqu&eacute; dans l&#39;os du bassin. L&#39;extraction du boulet s&#39;est av&eacute;r&eacute;e tr&egrave;s d&eacute;licate, le boulet pouvait exploser &agrave; n&#39;importe quel moment. Ce n&#39;est qu&#39;apr&egrave;s que le n&eacute;cessaire fut fait pour la s&eacute;curit&eacute; maximale et avec l&#39;assistance et le courage de m&eacute;decins et de sp&eacute;cialistes militaires que le projectile fut extrait sans grand dommage.<\/p>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t<span dir=\"LTR\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image019.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 516px; height: 387px;\" tabindex=\"0\" \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t(Photos prises du journal Y&eacute;diott Ahronot)<\/p>\n<p>\n\t\tVoil&agrave; que pendant que j&#39;&eacute;crivais ces lignes, je lis dans un journal que juste 2 ans apr&egrave;s sa blessure, Rann et sa femme viennent d&#39;avoir un petit gar&ccedil;on, le dernier des Ben-Attia, sixi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration apr&egrave;s le patriarche Eliahou.<\/p>\n<p>\n\t\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image021.jpg\" style=\"margin-left: 12px; margin-right: 12px; float: left; width: 577px; height: 358px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t(Fin 1<sup>&egrave;re<\/sup>&nbsp;Partie, <a href=\"http:\/\/www.harissa.com\/news\/article\/dar-ben-attia-gabes-2e-guerre-mondiale-2%C3%A8me-partie\"><strong>Suite et fin sur la 2&egrave;me Partie<\/strong><\/a>)<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tAbraham Bar-Shay (Ben-Attia)<\/p>\n<p>\n\t\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n<p>\t<wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\tAbsf@netvision&lt;net.il<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\t<\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/wbr><\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BEN-ATTIA, GABES, 2e&nbsp;GUERRE MONDIALE (1&egrave;re&nbsp;Partie) Le couple Gracia et Eliahou Ben-Attia eurent trois gar&ccedil;ons. Itsh&#39;ak, Khamous et Nissim. Eliahou &eacute;tait un jeune homme quand il &eacute;tait venu &agrave; Gab&egrave;s,&nbsp; de Lybie, et durant un si&egrave;cle et demi et des mariages presqu&#39;exclusivement entre cousins germains, les Ben-Attia avaient form&eacute; une tribu. 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